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*Langonnais-Bazadais
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MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams

mot = La
Pratica deth gascon en "65" (seguida)
[Suite du fil précédent, détachée pour une bonne lisibilité.
Eth webmèste]

La question n'est pas d'intervenir ou d'influer mais de porter un témoignage, d'observation voire un diagnostic sur la situation linguistique d'un pays de Gascogne à un moment donné.

Ensuite il est vrai et certain qu'il FAUT s'entendre sur les définitions et les poser clairement dès le départ comme dans tout exercice scientifique ou dans toute science dite humaine. Poser une hypothèse de départ et conclure objectivement.
La première partie, les occitanistes de France et de Navarre en sont devenus les champions, quant à l'objectivité, je laisse le soin aux autre de penser ce que bon leur semble mais personnellement mon idée est faite !
Quand on sait que les chiffres de la personne citée proviennent de "recherches" sur des locuteurs nés AVANT 1940, d'extraction ET d'activité rurale qui n'ont jamais quitté l'endroit où ils sont nés, on parvient forcément au chiffre de moins d'un pour cent, ce qui, je trouve, est fort optimiste, donnée la mortalité des populations concernées et une hypothèse de travail hyper restreinte se situant entre deux rivières (Adour et Arros) au nord de l'agglomération tarbaise, bassin de vie principal exclu, d'un pays (la Bigorre) qui est lui aussi assez peu étendu si on le compare, par exemple au Comminges historique ...

Quand on voit arriver une personne parlant "occitan" et qui pose des questions assez orientées on comprend peut-être aussi quelles seront les réactions de ces fameux locuteurs dit naturels peuplant les fantasmes des occitanistes les plus modérés mais qu'ils ont toujours autant de mal à
1/ trouver
2/ faire parler
3/ ...
Auteur : Txatti
14/01/10
Afficher Pratica deth gascon en "65" (seguida) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui, le chiffre ne signifie pas grand chose si l'on ne connait pas les définitions.
Maintenant, je ne suis pas surpris : je n'entends plus parler gascon en Béarn depuis quelques années.
Je connais des locuteurs qui l'emploient encore quotidiennement mais leur âge interdit tout optimisme. La génération de leurs enfants ne parle pas gascon. Il y a une vraie détresse chez certains locuteurs à ne plus trouver à qui parler gascon.

Il me semble que Bernissan est le détenteur de ce compte youtube.
A priori, il semble avoir fait le tour pour l'IEO65 des locuteurs des coteaux de Bigorre. Je pense que son avis sur Pouyastruc est autorisé. De toute façon, il suffit d'aller sur place : les vieilles fermes sont abandonnées, la population semble jeune, travaille sur Tarbes et habite des zones pavillonnaires. Ce ne sont pas des conditions favorables.

www.youtube.com

Pour ce qui est la Bigorre non-montagnarde que je connais assez bien, de nombreux facteurs expliquent cette disparition massive du gascon.
D'une part ces terres aturines ont été assez décimées par la première guerre mondiale. D'autre part politiquement parlant, on se trouve en face de populations plutôt progressistes, assez ouvrières notamment à Vic et Maubourguet, et de vieille tradition juridique romaine.
Bref, une région peu conservatrice, qui tranche assez avec le Béarn du plateau de Ger adjacent qui doit être le dernier endroit du Béarn où l'on trouve encore un petit nombre de locuteurs naturels.
Ajoutons l'influence de Tarbes également. La perte d'identité du Nord-Bigorre est donc un vieux phénomène.
Par contre, j'aurais cru que la montagne restait un conservatoire de l'ancien monde. Cela dit, en Béarn, on voit bien au contraire que ce sont les montagnes qui les premières ont perdu leur identité (la vallée d'Aspe réclamait déjà au XVIIIème siècle à ce que l'on enseigne le français au lieu du béarnais ; seul le Barétous fait exception, et il faut bien mettre ce fait sur sa proximité avec le Pays Basque).
Auteur : Vincent.P
14/01/10
"Je pense que son avis sur Pouyastruc est autorisé." ?
LOL ! comme on dit aujourd'hui !
"Avis autorisé" ? kézako ?

Ce compte youtube dont tu donnes le lien, met en exergue un clip de propagande réalisé l'été 2009 à l'occasion d'une "conférence de presse" donnée par Nosauts de B. à Bouilh-Péreuilh (siège de l'IEO ) par des gens que je connais et côtoie, dont notamment Philippe E., collecteur sur le canton de Campan et qui estime que le nombre de locuteurs dont parle le "patron" devrait plutôt être attribué à la seule région Bagnères de Bigorre/Vallée de Campan...
Je ne vois pas en quoi un avis est plus "autorisé" qu'un autre...
Je ne sais pas pour le Béarn mais j'ai encore parlé gascon pyrénéen avec mon vendeur de fromage préféré sous la halle Brauhauban alors qu'il pleuvait des cordes et que j'y passais en courant pour m'abriter, arrêté par un tonitruant "Adixatz !" du coup j'en ai acheté pour 7 Euros de vieux vache et 5 de jeune brebis pour les faire goûter à nos amis navarrais chez qui nous nous rendons pour parler un peu... castillan.

J'entends parler et parle gascon en Bigorre, en Lavedan, sur les côteaux entre Adour et Arros, et même dans le canton de Pouyastruc.

Je ne comprends pas où se trouve l'intérêt d'un universitaire à déformer la réalité à ce point si ce n'est qu'il a de mauvaise bases de travail, des hypothèses faussées ou un dogmatisme si prégnant qu'il en fait enrager David Grosclaude lui-même lors d'une conférence à l'IUFM de Tarbes ... que je cite : "Je ne peux pas laisser passer ça" en français dans le texte alors que la thèse du néo Docteur n'était pas encore soutenue...
Pour l'anecdote, à cette conférence de presse à laquelle j'ai participé, seul un journaliste de et un photographe de "La Dépêche du Midi/La nouvelle République des Pyrénées" sont venus se perdre sur nos côteaux afin de faire une photo de groupe de nos binettes de collecteurs occitanistes avant d'aller vite retrouver leur écran de tv regarder le Tour de France qui passait par chez nous.
Il y eut le lendemain un petit encart en avant-dernière page du quotidien local, au grand dam des gens ayant travaillé pour organiser cette conf. de presse, avec déplacement des Aragonais qui ont permis aux assos bigourdanes d'obtenir les fonds InterReg pour la collecte de la mémoire orale du GASCON de Bigorre.

Quand aux raisons que tu évoques, Vincent, elles sont toutes justes et exactes mais Tarbes n'est pas Pau et autant je n'entends pas parler facilement béarnais dans la ville au beau ciel les fois où je m'y rends, en tout cas pas autant qu'à Tarbes, autant en privé j'y trouve des locuteurs tout à fait corrects, jusqu'à environ 45/50 ans qui me disent toujours avec autant de ferveur qu'ils parlent béarnais et moi gascon ; nous nous retrouvons sur un point : ce n'est pas de l'occitan !
Advienne que pourra ...
Auteur : Txatti
14/01/10
Par "avis autorisé", je supposais que dans la recherche de locuteurs susceptibles de participer à ces collectages, le canton de Pouyastruc avait été une zone "morte" pour la langue, en tout cas pour autre chose que des locuteurs passifs. Maintenant, je connais un peu la Bigorre, ça me semble ahurissant que du côté de Mun, on ne parle plus gascon.

Pour parler franchement, je crois assez que dans les villages béarnais du Nord-Est (le Vic-Bilh en gros), le chiffre de 5 locuteurs par village est assez proche de ce que je perçois être la réalité. Je n'ai pas la prétention toutefois de dire quelle langue on parle dans les foyers, encore que j'ai mon idée. En tout cas, le gascon est mort socialement  : on ne l'entend plus sur les marchés ruraux. On ne l'entend plus aux Halles de Pau. Cela ne signifie pas que les gens n'en ont plus la maîtrise mais il n'est plus l'outil de communication premier, avant de passer au français en cas d'échec, comme c'était encore le cas il y a 20 ans.

Je suis tout à fait ignorant du contexte local "occitaniste" en Bigorre et de ce qui pourrait motiver une falsification des chiffres. Assez benoîtement, j'aurais tendance à plutôt y voir un excès de pessimisme. Je n'en ai aucune idée. Tout ce que je peux dire c'est qu'à l'échéance de 20 ans, la situation sera celle qui est redoutée. Et contrairement à ce que se plaisent à croire les béarnisants, le Béarn est tout sauf épargné. Ne parlons pas des Landes et plus généralement de toute la Gascogne garonnaise ... L'abbé Lalanne dans les années 50 faisait état de villages gascons du Nord-Gironde où l'on ne parlait plus déjà que français ...
Auteur : Vincent.P
15/01/10
A noste, n'i a que los vielhs que parlan gascon, mes quan un vielh vien a la borda, aqueths vielhs parlan gascon damb eth, cresi que som la darrera bòrda de Tonens on i a encore una vita vitanta per lo gascon.
Auteur : Julian
16/01/10
Petite précision : le compte youtube en question n'est pas celui de la personne citée par Vincent mais ces vidéos de collectage et autre memorabilia ont été mises en ligne par un salarié de Nosauts (Sylvain C. ou Arnaud je ne sais plus), l'autre ne possédant la technique (ou le temps !..) nécessaire pour ce faire ...
Auteur : Txatti
17/01/10
@ Julian : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !
Contunhatz atau, d'arrespectar es voste "vielhs e vielòtas" en parlar era lenga lor qu'espèri ei tanben era voste pròpia tanben adara, caraho !
Auteur : Txatti
17/01/10
Pratica deth gascon en "65"
Segon er IEO65 (estudis d'En Bernissan) sonquement 1% dera populacion deth departament 65 que parla gascon...
Tostemps segon En Bernissan, era transmission orala, mèma enes Pirenées, non se hè mes dempuix es annades 40.
Er òme qu'a decidit que n'i avè cap (0, zero) locutor de gascon en tau o tau canton (pr'esemple aqueth de Pouyastruc) quan i a monde coneixut per toti qu'i viu e que parla patoés o gascon o occitan...
Auteur : Txatti
05/01/10
Afficher Pratica deth gascon en "65" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Hors contexte, ce grain de texte est complètement insipide, vidé de sa substance par le webmestre lui-même, censuré, retardé, corrigé, remanié : vive la démocratie tederiquienne !
Auteur : Txatti
12/01/10
231 101 habitants en 2009 : 1% représente en gros 2311 personnes.

474 communes dans le département : je retire Lourdes, Tarbes, Bagnères, Lannemezan par honnêteté, plus personne n'y parle gascon.
470 communes donc.

Approximativement, ça fait 5 locuteurs par commune.

Ces 470 communes comptent 88578 habitants : en moyenne, 180 habitants par commune. 5 locuteurs par commune, c'est grosso-modo ça, un vieux couple dans une ferme reculée, 3 mémés veuves, noyées dans des lotissements de maisons provençales pour les communes les plus proches de Tarbes, désespérément seules dans la montagne n'espérant plus que rejoindre ceux qui ont eu la chance de partir avant.

La situation doit être à peu près identique en Béarn.
Auteur : Vincent.P
12/01/10
A bien y réfléchir, c'est quand même peu. Plus que 5 personnes dans chaque village, ça doit quand même tourner plus autour de 5-10 foyers, non ?
C'est très variable dans les Hautes-Pyrénées cela dit, je crois effectivement qu'entre Tarbes et Castelnau-Rivière-Basse, il ne doit plus rester quand chose du gascon.
Idem sur les Coteaux de Bigorre je dois dire.
C'est que les choses vont très vite : s'il n'y a pas eu transmission, dès que la génération 1920-1930 d'un village donné disparaît, c'est fini.
Auteur : Vincent.P
12/01/10
Oui, très, trop peu, environ 2000 personnes pour un seul départemement alors que j'ai parlé à au moins un bon millier d'occitanophones de tous âges depuis mon arrivée à Tarbes il y a un peu plus de trois ans ...
Auteur : Txatti
14/01/10
Il faudrait préciser si on parle des gens qui ont pour langue de communication quotidienne le gascon, ou de ceux qui savent le parler.
Le nombre des seconds est sans doute très supérieur au premier.
Ex : dans la ville de Tonneins où j'habite (qui est certes loin du département 65), je n'ai, en plusieurs années, entendu qu'une fois une conversation en gascon. Et je me demande après coup si ce n'était pas des occitanistes !-)
Comme je n'ai pas écouté ce qui se parle chez les gens, je ne peux pas affirmer qu'aucun foyer tonneinquais ne parle gascon ou occitan.
On peut imaginer un couple de vieux paysans retraité à Tonneins, mais c'est résiduel et sans doute insignifiant numériquement.
Par contre, le nombre de ceux qui savent parler gascon ou occitan (mais ne le parlent pas dans la vie courante) est sans doute plus élevé, tout en étant maintenant archi-minoritaire au dessous de 60 ans.
Mais beaucoup diront qu'ils le comprennent.

Tout cela est bien déprimant... Il faudrait une énergie folle pour tenter d'inverser la situation.
Auteur : Tederic
14/01/10
Per Tolosa, dins las annadas 90, ausiguèri parlar lengadocian pas que dos còps : un vièlh cople e al mercat de Sant-Sarnin lo vendeire damb un de sa pratica, mès quand volguèri crompar, me respondèt "mais monsieur, Je connais le français".
Un vièlh tolosan me diguèt que s'entendia parlar lengadocian dins les carrièras de Tolosa dusqu'a l'arrivada dels Pieds-Noirs.
Vergonha nos a escanat.
Auteur : l'aurador
27/02/10
Nous jouons avec des cartes espagnoles et sommes obligés de parler gascon ; visitez le site www.cadeilhan-trachere.com et écrivez-moi SVP _
adishatz  !
Auteur : Pouy Raymond
08/03/11
Noms de Guiche
Bonjour a tous.

Une liste de 1340 recence les habitants de Guiche en Labourd, j'hésite sur la signification et l'origine de certains : Bergouey, Castanch, Herpilh, Pagauloun, Basabilh, Caupene, Fauars, Fortaner, Hueytes, Irle, Labin, Liro, Lichestero, Micawe, Nassebide, Naubeys, Pendaux, Poyes, Sengresse, Sames.

Reste ensuite 27 toponymes basques et 19 gascons.
Auteur : Peïo Dibon
28/12/09
Afficher Noms de Guiche en particulier, et peut-être donner votre avis...
Encore des noms très énigmatiques, très difficiles d'analyse. Donc, il faut prendre ce que j'écris avec beaucoup de circonspection.

Bergouey : cf Bergouey sur Gasconha.com

gasconha.com--mot=bergouey&tipdoc=locs

Castanch : "castanhs" (châtaigniers) prononciation locale et minoritaire en pays charnégou et à Orthez d'une nasale finale + s.

Herpilh : moderne Herpil, attesté en 1340 "horepilh", très énigmatique. Orpustan propose un possible Orrabil que je suppose être "hauteur arrondie des genévriers" avec aspiration initiale labourdine pour orre et bil dont la finale aurait été bizarrement mouillée et l'initiale assourdie (mais dans un contexte gascon, après vibrante r, c'est possible : phénomène d'hyper-correction). Tout cela est très hypothétique.

Pagauloun : probable gasconnisation de pagolaun : pago=hêtre, ola=cabane, -un : suffixe locatif. Il existe une maison Pagaulle en 1340. Sinon, diminutif roman sur le nom de cette maison.

Basabilh : il se passe quelque chose dans la manière de graphier -lh un l final basque. En général, le gascon vocalise un -bil final : ici, on doit être face un phénomène de palatisation de la latérale l en basque que l'on retrouve dans des composés (exemple cité par Orpustan : espylhondo dans les textes médiévaux). Composé de baso=forêt et bil=arrondi.

Caupene : originaire d'un des nombreux lieux-dits gascons de ce nom. Pas d'explication satisfaisante, peut-être doublé tautologique avec la racine oronymique kal/kar + pena (colline, montagne).

Fauars : moderne havars, lieu où poussent les fêves ("Habas")

Fortaner : prénom gascon Fort + Aner (du latin asinarius, cf Aznar)

Hueytes : je ne vois que le gascon hoeita=fuite. Sobriquet ? Cela dit, il est possible qu'il s'agisse d'une variante de "goeitas" (goeita=garde) comme on trouve Houardat en Béarn pour un probable gouardat (=gardé).

Irle : on trouve "Les Irles" à Sainte-Marie-de-Gosse, "Irle" à Montoussin en Comminges. Enigmatique. A tout hasard, métathèse gasconne pour le basque ilharr=bruyère (devient irla) mais cela n'explique pas l'Irle commingeois.

Labin : probablement du basque labe=four + suffixe -in, variante rare de -un (Orpustan n'est pas affirmatif sur l'existence d'un tel suffixe).

Liro : probable déformation du très commun luro sur lur=terre et suffixation caractérisante en -o ("terreux")

Lichestero : la graphie utilisée dans le texte initial ne permet pas d'interpréter la voyelle finale comme une voyelle atone féminine notée -a en normalisé. Difficile d'analyse, Orpustan lui-même n'a pas su en donner une version basque dans son livre sur les noms des maisons médiévales. A tout hasard, peut-on voir dans l'initiale le basque eliza, gasconnisé en lich- et un terme apparenté au basque eztari=canal (cf estèir en gascon, mot d'origine latine) ? Quelque chose comme "canal de l'église" ?

Micawe : Micaben à Sames. "càvenn"/"cave" en gascon signifie "ruche en vannerie".
"Milieu de la ruche" ? J'ai pensé à un dérivé quelconque du prénom Miqueu, mais le lieu-dit de Sames rend l'hypothèse improbable. Je me demande si nous n'aurions pas in fine une formation basque déformée :
biko=figuier + un (suffixe locatif) prononcé bico-oun. Comme Oniza en Soule qui donne le gascon Auénse prononcé Abense (cf Bense sur Gasconha.com), on pourrait avoir :

'bicoweun (accentué sur l'initiale comme tous les étymons d'origine basque, la finale s'affaiblissant en -en cf Bidachen/Bidaitzun) puis micawe(n), prononcé plus tard micaben, lorsque w intervocalique aura été remplacé par la prononciation béarno-chalossaise. Tiré par les cheveux ?

Nassebide : "nassa" en gascon, c'est un barrage, "bide" c'est le basque pour chemin. Un chemin qui mène à l'Adour ?
On ne peut exclure que l'élément initial soit la déformation classique en basque de laharr (ronce) qui passe facilement à narr : (cf Narrosse, Nassiet qui doit être Narzieta)

"nasse" pourrait être nar(r) + suffixe d'abondance -zu (ronceraie)

narzu donnera en gascon nasse (comme garzia donne gassie)

Naubeys : déformation du basque Narbaitz de sens inconnu (on identifie la racine narbe)

narbaitz > nalbaitz par confusion des vibrantes > naubays/naubeys (vocalisation)

Pendaux : mauvaise lecture pour "pendanx", patronyme des Landes adjacentes, "pendants" (x représente la prononciation vélaire du n final) ?

Poyes : "pòja" est une cavité en gascon. Forme féminine rare du latin podium (qui donne poi/poei) ?

Sengresse : "Sengresse" à Souprosse. A mon avis, toponyme basque sur la base zing (qui donne zingil=vesce) : zingilatz(a)/zingiratz(a) (lieu où pousse la vesce) comme Candresse est Ganderatz(a)

Sames : originaire de Sames, formé sur une vieille racine bascoïde inexpliquée : Samakoitz, Samadet, ... Samatz(e) en basque.
Auteur : Vincent.P
30/12/09
Les Irles, à Sames
Le quartier du bord du gave se désigne comme "les Irles", et l'étymologie le reliait aux ilots des gaves qui existaient jusqu'au XVI ou XVIIeme siecle ; surement la meme origine pour sainte Marie de Gosse.
Auteur : Régis Duval, à Sames
21/11/10
Afficher Les Irles, à Sames en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je n'ai pas connaissance qu'un tel phénomène de rhotacisme (iscla > irla), qui existe cependant dans les zones frontalières du languedocien (et a fortiori en languedocien).
Un exemple connu  : carla est la contraction "rhotacisée" de castela.

castela(r) > castla > carla

Voir aussi : Carlus, Carlucet, Caylus, ...
Auteur : Vincent.P
21/11/10
L'appel de la Teste
Testerine de coeur, exilée en région parisienne je serai ravie de communiquer avec des gascons, testut, barbot etc...
J'adore mon bassin, je suis chauvine, j'aime les huîtres, les trogues, j'espère de tout mon coeur revenir, toute ma famille est sur le bassin, je meurs d'ennui, la nostalgie c'est au dessus de tout.
Qui voudra me répondre ?
Auteur : Ginou
20/12/09

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz !
Vous pourriez vous inscrire au groupe Histoire-Traditions-Bassin-Arcachon qui comprend beaucoup d'amoureux ou de nostalgiques du Pays de Buch.
Afficher L'appel de la Teste en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je remercie beaucoup Gasconha.com, je m'inscris aussitôt.
Auteur : Ginou
03/01/10
Toponymie de Came
Adishatz amics gascons.

Je continue dans ma quête de toponymie au sujet de Came.

Voila maintenant le quartier du Bourg : Hagedot, Moulie, Camou, Pillon, Lartigue, Saubat, Lalanne, Vigneau, Junca-Labas, Norde, Gauche, Villemayan, Crestian, Lamothe, Balier, Chanq, Coudine, Pehau, Lauguit, Tignoy, Lataillade, Suhette (probablement basque), Dinot bas, Saubade, Mendes, Gensanne, Trouilh, Arosse, Froys, Lengon, Berdoly, Chusque, Caillabat, Mondis, Matoulot, Menicq, Laborde, Joanicoges - Sarrailere, Dufau, Lagouarde, Andriu, Massou, Alis, Moulie, Chicon, Charfoitan.

Encore une très forte toponymie gasconne pour ce quartier.

Suhette viendrait-il de Zu-eta ou bien Zuhi-eta ?

Trois autres sont basques : Arancou, Ganderats et Recart.
Auteur : Peïo Dibon
13/12/09
Afficher Toponymie de Came en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'aimerais beaucoup avoir les savantes explications de M. Vincent P. au sujet de ces maisons.

Merci d'avance !
Auteur : Peïo Dibon
13/12/09
Bonjour  !

J'avais communiqué mes petites analyses le lendemain, ce n'est pas passé il semble.

Voici  :

Hagedot  : "petit haget" en gascon (forêt de hêtres)

Moulie  : gascon "molièr" (meunier)

Camou  : gascon "camon" (terrains d'alluvions) ou originaire d'une commune homonyme

Pillon  : toponyme fréquent en gascon, inexistant comme nom de famille, petite pile  ? Impossible de savoir si c'est pillon ou pilhon.

Lartigue  : gascon "artigue"

Saubat  : prénom gascon (Sauvé)

Lalanne  : "la lande" en gascon

Vigneau  : "lieu planté de vignes" en gascon (vinhau)

Junca  : gascon "juncar" (jonchaie)

Labas  : il n'existe pas à ma connaissance de variante masculine du gascon "lavassa" (pierre), on pourrait à la rigueur admettre une déformation du patronyme Labasse présent en pays charnégou mais c'est à prouver. Labas est le nom d'un pic d'Arrens-Marsous, d'une maison de Pouillon et de Saint-Martin-de-Seignanx. La distribution autorise donc à y voir un résidu basque, peut-être formé sur labe (brûlis en basque) avec suffixe locatif -atz (auquel cas, le toponyme d'Arrens pourrait témoigner de la pratique d'écobuage).

Norde  : Nordet a existé comme patronyme à Salies mais cela reste énigmatique. Cela sonne plutôt basque  : à titre d'hypothèse, pourquoi pas quelque chose comme Ainorda formé sur ain=en hauteur et la racine urd/ord (plateau) pour un sens de "plateau élevé"  ? Cela correspondrait  ?

Gauche  : probablement gascon "gauchèr" (gaucher)

Villemayan  : gascon "ville au milieu" (majan, variante de miejan, du latin medianum  ?)

Crestian  : "chrétien" demeure d'un cagot

Lamothe  : gascon pour "la mothe"

Balier  : toponyme à Moliets-et-Maa, ne peut pas être ramené directement au suffixe -ièr (du latin arium) qui donne -èr en gascon. "Baleinier" pourrait correspondre  : baleia/balena en gascon + suffixe -èr. Mais quel drôle de sens (on a bien cela dit Chardier à Sauvelade qui est probablement Shardièr autrement dit "Sardinier"). Sinon déformation d'un patronyme qu'on trouve sur Salies dans la paroisse Saint-Martin "Balhere", probablement basque, peut-être la déformation de quelque chose comme Ibarbehere ("vallée d'en bas") avec confusion entre latérale et vibrante, aphérèse et réduction de deux syllabes similaires.

Ibar(be)here > Balhere puis Ballié (on en trouve également dans la même paroisse de Salies).

La forme gasconne du prénom Valier n'est pas Valier mais Valer.

Chanq  : "saut sur un pied" sobriquet probable pour un "tchancayre"

Coudine  : gascon "petite queue"

Pehau  : plutôt "Pierre-forgeron" mais peut être également "Pierre du Hêtre" ("pied de hêtre" paraît moins assuré)

Lauguit  : "auguit" c'est le brouillard du matin au dessus des marécages en gascon du Béarn selon Lespy. Peu crédible dans ce sens exact mais clairement en lien avec augar.

Tignoy  : quelque chose comme "petite teigne" avec le suffixe gascon -oy

Lataillade  : "la taillée" en gascon

Suhette  : zuhi=chênaie en basque + suffixe locatof -eta. Pourrait être aussi à la rigueur formé sur le basque zubi=pont avec chute du b intervocalique, classique en basque. Quelle explication convient  ?

Dinot Bas  : (Arnau)dinot

Saubade  : "Sauvée" en gascon

Mendes  : famille juive portugaise

Gensanne  : également le nom d'une maison noble d'Orsanco. Orpustan y voit l'anthroponyme médiéval gascon "Gensana" (variantes  : Gensac, Genses, Jensine, ...).

Trouilh  : gascon "treuil"

Arosse  : la présence ou non d'un seul r change l'interprétation du tout au tout. Soit un lieu pierreux Arrotza en basque, soit Arotza "le forgeron".

Froys  : forcément roman mais quel sens  ? Même origine que le patronyme Frouilh de Hastingues  ?

Lengon  : du nom de la ville gasconne du Bazadais.

Berdoly  : peut-être une variante du prénom gascon médiéval "Berdoy" qui poserait tout le problème de l'équivalence ou pas des suffixes -oy et -olh (un épi de maïs se dit aussi bien caboy que caboulh) voire un hypothétique gascon verdolh, variante de bergolh (qui donne le patronyme Bergouly) sur verga=verge, mais quel suffixe alors  ?

Chusque  : semble gascon. Pas d'idée sur le sens. Dérivé de "shesca" (variante chuintée de sesca), "roseau sauvage"  ?

Caillabat  : "calhavat" lieu caillouteux

Mondis  : prénom (Mira)mondis

Matoulot  : prénom (Guilhe)matoulot

Menicq  : prénom (Guilhe)menic

Laborde  : transparent

Joanicoges  : dérivé de Jean mais je comprends mal la finale. "Joanicotes" avec suffixes -ic, -ot et -es, g indiquant une prononciation mouillée  ?

Sarrailere  : gascon "sarralhèra" (endroit où il y a un "sarralh")

Dufau  : soit "du hêtre", soit "du forgeron"

Lagouarde  : "la garde" en gascon
Auteur : Vincent.P
13/12/09

Réponse de Gasconha.com :
Je ne sais pas ce qui s'est passé : je ne trouve pas trace, Vincent, de ta première réponse.
Heureusement, il semble que tu es prudent et gardes des doubles de tes contributions...
Une fois de plus, merci !
[Tederic]
Merci encore de vos recherches ! Il ne reste pour ce quartier que quelques maisons : Barbe, Andriu, Massou, Alis, Chicon et Charfoitan.
Auteur : Peïo Dibon
16/12/09
J'avais oublié :

Andriu : André en gascon

Massou : vieux prénom gascon "Manson" plutôt que "petit mas"

Alis : Alix  ?

Chicon : "petit" en gascon

Charfoitan : complètement énigmatique, juste comme ça, transcription malhabile du français "ça fera tant" ?

Arancou : plutôt "originaire d'Arancou"

Ganderats : c'est basque mais on ne sait toujours pas ce que signifie gander/gandar (c'est aussi l'origine de Candresse dans les Landes)

Recart : "Errekarte" (entre les ravins)
Auteur : Vincent.P
16/12/09
La maison BARBE indique-t-elle la profession de barbier ?
Auteur : Peïo Dibon
17/06/10
Impossible de dire sans une étude précise de la fonction du lieu à une époque plus ancienne.
Difficile aussi dans une telle région de démêler les noms de maison véritables et les "importations" patronymiques.
Bref, est-ce la maison du barbier, "Barbé" ou la maison du dénommé Barbé (dont un lointain ancêtre hérita du sobriquet de "barbier" ?).
Auteur : Vincent.P
18/06/10
Je trouve Joanicoges très intéressant.
En effet, c'est à l'évidence la prononciation de Joanicot, diminutif à double suffixes cumulés, typiquement gascon.
Ce "g" atteste un traitement du "t" du type de celui qu'on trouve dans la région d'Orthez (sommes-nous ici dans la plaine béarnaise ?).
En Gascogne bordelaise, deux secteurs à caractère fortement isoglossique présentent un traitement comparable, savoir le Bazadais méridional (Captieux, Lerm-et-Musset) et le Cubzaguais. "Lo jorn" se dit "lou tyour" à St-André,"joen" devient "tyune" et le prénom Jean s'y prononce quelque chose comme "Jhian".
Auteur : David
27/06/10
Pardon, c'est bien sûr le traitement des fricatives (ch/j)que je voulais dire, et non du t.
Question à Vincent P : ces deux palatalisations, celle de l'occlusive dentale (Orthez) et celle de la fricative alvéolaire (Bazadais, Cubzaguais) sont-elles reliables ?
Peut-on trouver les deux dans une même zone ? En tous cas, il est curieux de constater que, pour le Cubzaguais, il y a vraiment un glissement très fort du /ch/ vers l'occlusive, à tel point que, si on prend par exemple le mot "lo chavarit", qui désigne le seuil de la porte, si on demandait à un locuteur du Cubzaguais par quelle lettre il commence, il dirait à coup sûr "un t" (tyabarit).
Auteur : David
27/06/10
Ne faut-il pas simplement voir dans LABAS un composé "Là-bas", indicant la situation éloignée d'une maison ?
Auteur : P. Dibon
23/08/10
Le quartier portait le nom de PRIGAILLA.
Un toponyme gascon ?
Auteur : P. Dibon
23/08/10
Calendari GUEULE DE BOIS rOCkcitanie
Notre association a édité LO CALENDARI 2010
calendrier bilingue occitan (gascon)-français très complet
avec plus de 600 prénoms plus ou moins usuels.
Le tout traduit dans ces 2 langues.

LO CALENDARI, de format A3 orienté portrait,
est illustré par des photos de pochoirs représentant
des "gueules" du monde de la musique ou du cinéma

A savoir : Diana Ross, Robert Dalban, James Brown,
Fermin Muguroza, Joe Strummer, Joey Starr,
Mickaël Jackson, Angus Young, Bruce Lee,
Bob Marley, Pamela Grier, Bernard Blier.

Le tout réalisé par notre ami DiDierDuyats.

Un CADEAU original et rare (peu d'exemplaires)
disponible par correspondance
à partir du 15 décembre.

Pour se le procurer, pour vous ou vos ami(e)s,
merci d'envoyer l'adresse du destinataire avec
un chèque de 13€50 (incluant le port et l'enveloppe solide)
à l'ordre de :

association GUEULE DE BOIS rOCkcitanie
Marie Claire & Henry
c/o Ostau Biarnés
46 bd. Alsace Lorraine 64000 PAU

gueule@free.fr
tél : 09 53 71 88 18

gueule.free.fr/calendari.pdf
Auteur : Golfech
08/12/09
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Miss France
Pauvre Gascogne ! Pauvre Béarn ! Le Comité Miss France ne sait plus vous placer.

www.tf1.fr/miss-france
Auteur : Vincent.P
05/12/09
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INDIE
J'ai une ancêtre (1300) qui s'appelait Indie, ce prénom est il gascon ?
Auteur : inconnu
30/11/09
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Aidons Tisséo pour les noms en oc de la ligne E !
C'est ici :
tisseoc.free.fr

La Ligne E sera entièrement en Gascogne entre Saint-Michel-du-Touch et Beauzelle.
J'ai fait quelques propositions moi-même.

Remarquez que l'occitanisation des noms propres est abandonnée mais dommage de ne pas aller plus loin en proposant une version en oc différente de la version française.
Auteur : Vincent.P
24/11/09
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Parler le patois de Buch
Bonjours a tous !
Je suis issue d'une famille de la Teste de Buch, depuis des générations on vit ici.
J'ai 21 ans et je regrette ce que devient ma ville, mes racines, mon pays, j'écris beaucoup et je fais de la musique aussi et j'aimerais parler le patois de Buch.
Si quelqu'un peut m'aider, merci !

Voici mon email : nosfer33 @ hotmail.fr
Auteur : Yoann
24/11/09

Réponse de Gasconha.com :
Adiu Yoann !
Le "patois de Buch", c'est du gascon maritime.

(pour répondre à Yoann, enlever les espaces si vous faites un copier-coller de son adresse e-mail)
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Propositions de noms de stations de métro pour Toulouse
En effet, il semble bien qu'une part de la jeunesse de Toulouse trouve les annonces ridicules qu'elle soit occitanophone ou non. Je renvoie au fil de discussions "Vergonha" pour discuter de cette question. Je pense pour ma part que les annonces sont de très belle facture linguistique, du moins, c'est un accent sud-languedocien parfait, à défaut de respecter les modalités locales de l'oc toulousain.

Voici mes propositions :

Ligne A :

----> Rive gauche :

- Mirail-Basso-Cambo : c'est clairement un quartier anciennement de langue gasconne, les documents attestent Miralh avec mouillure gasconne issue du latin miraculum > miracl(u), mouillure qui disparait rive droite où on dit "Le Miral". Basso Cambo est anciennement "Bache Came".

Donc : "Le Miralh - Baisha Cama" (respect de l'article toulousain !!)

- Bellefontaine : on est dans le Toulouse gascon mais on peut concevoir une dénomination double. "Bèra Hont / Bèla Font".

- Reynerie : c'est la demeure de "Rainier" en oc. Notez que c'est une version gasconne : en languedocien, on dirait "Reyneryo" que l'on écrit "Reineriá" lors qu'en gascon, c'est bien "Reineria" (dites Reyneri'o).

- Mirail-Université : Le Miralh - Universitat

- Bagatelle : tire son nom du Bagatelle parisien. "Bagatèla"

- Mermoz : le ridicule le plus total que d'occitaniser le patronyme, cette station dessert le quartier de La Faourette, remettons ce nom oc au goût du jour ! "La Haureta/La Faureta".

- Fontaine-Lestang : Fontaine est redondant, ce quartier était simplement "Lestang", "Fontaine-Lestang" étant le nom d'une demeure. "L'Estanh".

- Arènes : "Las Arènas"

- Patte-d'Oie : c'est un nom générique employé pour désigner la forme de la place, et relevé pour la première fois en français au XIXème siècle. Il y a hésitation entre "pè" et "pata", il semble que les locuteurs naturels utilisaient plus volontiers "Pata d'Auca" que "Pè d'Auca" qui lui était réserbé aux autres usages, non-topographiques. Il vaudrait mieux "La Pata d'Auca".

- Saint-Cyprien-République : "Sent-Subran" suffit. Bien joué le s chuinté, c'est comme ça qu'on prononce !


----> Rive droite :

- Esquirol : Esquirol est un nom récent qui honore un enfant de la ville, Jean-Dominique Esquirol. C'est peut-être snob, voire populiste, mais je n'aime pas les noms de rues qui doivent leur nom à une personnalité. Je trouve généralement que les vieux noms "donnés par le peuple" font plus pour l'identité d'une ville que les divers hommages obligés aux Grands Hommes (une mode révolutionnaire idiote dans la droite lignée des communes rebaptisées). Evidemment, je ne suis pas dupe de la difficulté qu'il y a à démêler l'authentique de la décision administrative.

Il est sans doute trop tard pour retrouver un vieux nom, sachez que ce qui était la Rue Esquirol, aujourd'hui absorbée dans la place, était la rue Rue Malcousinat-Vieil, prolongée au Nord de la place par la Rue Saint-Géraud, une halle dite "de la Pierre" se dressant au milieu de la place.

Va pour "Esquiròl" mais par nostalgie, "La Hala de Pèira" serait pas mal.

- Capitole : "Capitòli"

- Jean-Jaurès : ridicule ! Il faut trouver un nom plus authentique, plus exotique aussi pour les oreilles de la population désoccitanisée. Finalement, cette station dessert les allées Jean-Jaurès (anciennement d'Angoulême et si on fouille les cadastres, on doit pouvoir trouver un vrai nom d'oc) et Roosevelt. Pourquoi pas "Las Andanas" ?

- Marengo - SNCF : mince alors ! Si on n'appelle pas cette station Matabiau, quand utilisera-t-on ce toponyme si emblématique de la ville ? Marengo relève de l'Histoire de France, je pense qu'il faut savoir se débarrasser de ces toponymes pompeux pour retrouver le vieux Toulouse d'oc.

- Jolimont : c'est un nom français du XIXème siècle pour désigner le plateau appelé autrefois "Redoute" ou "Le Calvinet", superbe nom d'oc qu'il faut ressusciter. "Le Calvinet" (prononcez : Lé Kalbi'nett)

- Roseraie : "La Roseriá" (La Rouze'ryo)

- Argoulets : attesté "As Argoulets" dans les textes anciens. Donc : "Les Argolets".

- Balma-Gramont : le terroir de Gramont avait pour nom véritable "La Rouaysse". Gramont n'est que le nom de la famille qui possédait le château, au delà du Pont de Périole sur l'Hers. "Balmar-La Roaissa"
Auteur : Vincent.P
13/11/09
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Pour Reynerie : lire "Reyne'ri-yo" (qui serait donc Reyne'ryo en languedocien)

La discussion sur la "Vergonha" est intitulée "Le combat est perdu..." dans les "grans de sau".
Auteur : Vincent.P
13/11/09
Ligne B
Il y a moins de propositions différentes de celles officialisées. Quelques restitutions d'articles, omission des noms propres.


Borderouge : toponyme fréquent qui doit désigner une ancienne auberge des temps romains tout comme les nombreux "Maisons Rouges", ici sur la route Burdigala-Tolosa. "Bòrdaroja"

Trois-Cocus : "Les Tres Cocuts" (à prononcer plutôt  : "Ley Trey Cou'cutss). En sud-languedocien, /s/ final + consonne b,d,g,n,r,m,j donne /i/.

La Vache : ancienne métairie. "La Vaca"

Barrière de Paris : "(La) Barrièra de París"

Minimes-Claude Nougaro : "Las Minimas" (à prononcer  : "Lay Mi'nimos")

Canal-du-Midi : "(La) Canal del Miegjorn" (à prononcer  : "La Ka'nal dél Miédjou")

Compans-Caffarelli : c'est l'ancien quartier de "l'Artillerie". "La Caserna" me semble convenir mais on peut admettre à la rigueur "Compans" qui est un nom commingeois (prononcé Koum'pangs sur les lieux d'origine, mais Koum'pas avec dénasalisation sur Toulouse-centre).

Jeanne-d'Arc : la Place Jeanne-d'Arc est l'ancienne Place Matabiau et n'a ce nom que depuis les années 20 après l'érection d'une statue d'une héroïne essentiellement française et qui n'a rien à voir avec la ville de Toulouse. "Plaça Matabuòu"

Jean-Jaurès : j'ai proposé "Las Andanas".

François-Verdier : les Allées Forain-FV sont anciennement les "Allées de Saint-Etienne". "Sant-Esteve"

Carmes : "Las Carmes" (à prononcer "Lay 'Karmos")

Palais-de-Justice : "(Le) Palais de Justicia"

Saint-Michel – Marcel-Langer : "Sant-Miquèl"

Empalot : difficile de revenir en arrière, mais à l'origine Empalot est rive gauche, ce nom n'a été donné à ce quartier que par erreur après construction du viaduc. C'est avant tout le quartier du Férétra. Enfin bon. "En Palòt"

Saint-Agne : "Sant-Anhan" (première attestation au XIIème siècle : Saint-Anian)

Saouzelong : "Sauselong"

Rangueil : c'est le nom d'une famille resté à l'une des demeures du domaine de l'Espinet. "Ranguelh"

Faculté-de-Pharmacie : "(La) Facultat de Farmacia"

Université-Paul-Sabatier : "Universitat Tolosa III"

Ramonville : "Ramonvila"
Auteur : Vincent.P
16/11/09
Erreur de ma part sur les "Tres Cocuts" : s ne se "yodise" pas devant t. "Léss tré ??" car devant c, je ne sais pas ce que ça donnera vraiment.
On constate au passage la grande différence du languedocien et du gascon qui maintient généralement les consonnes finales très solidement. Il faut savoir par exemple qu'en languedocien, "dels" est en fait toujours prononcé "dass"/"déss" et que devant b,d,g,n,r,m,j, cela donne "di" !
Auteur : Vincent.P
16/11/09
Devant les sourdes c,p et t il semble que s final se prononce "s". Donc "Las 'Karmes"
Auteur : Vincent.P
16/11/09
Origine de Estella de la ma (l'Estela de la mar).
J'aimerais connaître l'origine de Estella de la ma.
Auteur : VIDAL
11/11/09
Afficher Origine de Estella de la ma (l'Estela de la mar). en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je suis également à la recherche de cette origine car certains sportifs en revendiquent la paternité et c'est assez génant.
Auteur : Bob
15/11/09
Nous en avions parlé il y a des années sur la liste G(V)asconha Doman.
Des indices semblaient montrer qu'il pourrait s'agir d'un chant basque adapté au gascon en diverses traductions localisées, effectuées par les évêchés au XIXème siècle (d'où Estela de la Mar pour les Landes, Bona Mair deu Bon Diu en Béarn).
C'est une question à creuser. En fait, je n'ai jamais vu une seule preuve écrite.
Auteur : Vincent.P
24/11/09

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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