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mot : La
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mot = La
Le sentiment national gascon chez Camelat
"U soulet sistèmi de grafie qui escoubaré l'ère e nous acoustumaré à ue léngue literari tau Bear e la Gascougne. [...] Que y a u interès mayou, u interès qui gausarèy apera naciounau à nous maneya qu'ue soule léngue, ue léngue qui sie biste coumprèse dous quoate corns de la Terre dous Naupoples."

Lettre à André Pic de Janvier 34 :

"E sabes quoan de proubençaus e soun abounats à Reclams ? Tres ou quoate : Fontan, Mistrau, Rolland, Arnaud qui ey de Lunel e qu'ey tout.
Nou parli de Loubet qui ey à Paris. Que souy doungues decidat mèy que mèy à nou tant debisa de Proubence e à bira-m decap à Catalougne e Espagne."

Lettre à André Pic de Janvier 36 :

"Mercés hère dou sinnet dab qui bieni de coupa las hoelhes dou libe de Rohlfs : le Gascon, ue bère obre que t'en respouni e qui-ns e cabilhara à touts dens l'idée qu'em mèy iberics qu'arré mèy e que-ns e cau cerca noustes mestes nou sur la Seine ne sur lou Rose mès tras los montes, darrè las mountagnes puntagudes."
Auteur : Vincent.P
04/02/10
Afficher Le sentiment national gascon chez Camelat en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bruch
Que pensez-vous de Bruch ? peut-on le confondre avec Bruc ? Un village porte ce nom près d'Agen et c'est aussi celui de ma femme originaire de La Réole.
Auteur : servente
02/02/10
Afficher Bruch en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il me semble que Bruch s'est écrit "Brulh" dans le passé, ce qui indiquerait peut-être une relation avec le Bruilhois, plus qu'avec le mot "bruc" (fougère). Mais je ne retrouve plus ma source, miladiu !-)
De plus, mon impression générale est que les noms terminés en "ch" en Gascogne n'ont jamais été prononcés "k" en fin de mot.
On a l'exemple avec "puch"... "ch" transcrivait autre chose, de plus mouillé, mais je n'ai pas le vocabulaire des lingüistes pour en parler...
Auteur : Tederic
22/02/10
Le lexique du lectourois Noulens (1) donne : BRUCHOC, BRUCHOT, BRUCHOU, BRUCHO.
Buisson, hallier.
BRUCH ne serià la racina. Podrià venir de brucs (bruyères) o de bush, bosh (buis) dambés un R ajustat coma per vriulet violet)

(1) se pòt telecargar aqueste petit dictionari (2300 mots) en tustar sus Internet "Noulens la flahuto gascouno" en PDF o en format teste borrat de fautas mès que pòdi enviar corregit as que lou damadaran.
Auteur : l'aurador d'agenés
27/02/10
A priori lo brush (lou bruch) en gascon est le "sorcier" en français (lanusquet :hetilher aussi).
Auteur : Gerard Sent-Gaudens
17/05/10
Je sens mal "le sorcier" comme origine d'un nom de village.
Auteur : Tederic
18/05/10
MALAMBIC
Moi je cherche l'origine du nom de ma grand mère qui est ::MALAMBIC
si quelqu'un peut me dire je ne trouve nulle part l'origine ils étaient vers Gimont , merci de me renseigner !
Super comme site, je me régale de tout lire voir chercher...
Merci a vous tous !
Adichatz
Auteur : Lagardère S;
28/01/10

Réponse de Gasconha.com :
Voir les explications données par Vincent.P sur le loc Balambits.
Si Bielambic à Boulogne (31) vient de Bielambits, Malambic du côté de Gimont a toutes les chances d'avoir la même origine que Malambits/Malambitz/Marambitz.
Afficher MALAMBIC en particulier, et peut-être donner votre avis...
bonjour,

Le nom, très rare, est attesté en Gironde (Lansac) depuis la fin du XVIe siècle. Il est un peu plus courant sous la forme Malambic (variante ancienne : Malambit).
Tous ces noms renvoient sans doute à Malembits, nom de famille porté dans le Lot-et-Garonne, désignant probablement celui qui est originaire de Malambits, hameau à Mauléon-d'Armagnac, dans le Gers (Malembit sur la carte de Cassini), ou encore de Malembit, hameau à Montsoué (40). Sens possible du nom : les mauvais parages (cf. le catalan "ambits")."
Quant à moi, mes origines Mallambic sont de Lansac en Gironde, ou j'ai un aieul né en 1685 lecui étant laboureur.
En retour de ces informations, pouvez-vous me dire d'ou est originaire votre grand-mére ?
Auteur : Mallambic
12/02/10
Quartier Labarte à Guiche :
Balin, Barte (gascon barta), Barthes de Laillet, Bicilles, Borde de Hiriarton, Borde d'Irasse (Iratzeko Borda), Chartecs (eshartics ?), Charticqs (eshartics), Derrière Lacoste, Etchart (Etxarte, entre les maisons), Etchebeheïty (Etxebeheiti, la maison d'en bas), Etchechoury (Etxexuri), Etchibiague (Etxibiaga, maison située dans un lieu où abondent les gués ?), Labarte (Labarta), Labourdette (Labordeta), Las Barrades, Lauplecq, Maisonave (Maisonava de 1340), Maribere (Maribèra), Peyrouticq, Pessenave, Pouchiou, Sorhouet (Sorhoeta, dans les prés).
Auteur : Peïo Dibon
25/01/10
Afficher Quartier Labarte à Guiche : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Balin : beaucoup d'hypothèses et aucune qui ne soit transparente. Un quelconque prénom suffixé par un diminutif -in ? Une variante de valent=vaillant ?

Barte : gascon "barta"

Barthes de Laillet : cf précédemment.

Bicilles : aucun correspondant immédiat, il faudrait des attestations anciennes. A tout hasard, s'agit-il de la maison médiévale attestée Basabil(a) ("regroupement boisé") ? Basabil peut donner quelque chose comme "bicille" de la même manière que Aintzibil devient en gascon la commune d'Aïncille (vocalisation du l final).

Borde de Hiriarton : cf Hiriarton

Borde d'Irasse : basque "iratze" 'fougeraie'

Chartecs : probable variante de Charticqs.

Charticqs : cf précédemment.

Derrière Lacoste : gascon "darrèr"=derrière Lacoste (transparent)

Etchart : basque "etxarte" 'entre les maisons'

Etchebeheity : basque "etxebeheiti" 'maison située en bas'

Etchechoury : cf précédemment

Etchibiague : les auteurs analysent généralement etxe-bi-aga (lieu des deux maisons) à l'origine également du Chabiague de Biarritz, même si en effet, un composé sur ibi est possible. Quel sens préférer pour cette maison des barthes ? Etchart, juste à côté, est-il un indice quant à deux maisons au milieu desquelles elle se trouverait ?

Labarte : gascon "la barta"

Labourdette : cf précédemment

Las Barrades : débat sans fin sur le fait de savoir q'il faut y voir "varat" ou "barrat"

Lauplecq : encore un nom difficile, gascon d'apparence, peut-être une formation étrange "l'" + "au" + "plec" 'pli' en gascon. Un sobriquet "au plec" 'au lit' ? Plecq est un lieu-dit de la rive droite.

Maisonave : cf précédemment.

Maribère : je renvoie à la discussion sur ce lieu-dit, probablement "Marie-Belle".

gasconha.com-Maribère

Peyrouticq : prénom gascon "Peiròt" + -ic

Pessenave : gascon "pèça nava" 'pièce nouvelle'

Pouchiou : gascon "poshiu", variante du "puisheu" 'obstacle'

Sorhouet : basque "sorhoeta", 'lieu du champ'
Auteur : Vincent.P
31/01/10
A Guiche encore
A Guiche encore, le quartier Fontan :
Aous Bers, Ariberos, Barat Naou, Barrat, Bieilles, Bic Dessus (Vic Dessús), Chartics, Dous Bers, Etchechoury (Etxexuri = maison blanche), Fontan, Labaile (Le bailli ?), Lapebie (Lapebia), Ligue de Labourdette, Naourin de Garat, Notari (notaire ?), Rechou (Hreisho, le frêne ?), Urrette (Urri-eta -- Urreta -- Urrette = lieu des noisetiers ?).
Auteur : Peïo Dibon
20/01/10
Afficher A Guiche encore en particulier, et peut-être donner votre avis...
Aous Bers : gascon "aus vèrns" 'aux aulnes'

Ariberos : gascon "arribèras" de sens ambigu, le terme a pu prendre le sens de plaine

Barat Naou : gascon "varat nau" 'nouveau fossé'

Barrat : gascon "barrat" 'fermé'

Bieilles : probablement le gascon "vielhas" mais vieilles quoi ?

Chartics : gascon "eshartic", en français 'essart'

Dous Bers : cf Aous Bers

Etchechoury : basque "Etxexuri" 'maison blanche'

Fontan : gascon "hontan" 'fontaine'

Labaile : "baile" au sens de bailli est masculin. On trouve à Haut-Mauco et Guiche "Labayle", "Labaylette" à Cazeneuve et Aydius. Par contre, il existe bien le terme de "bailia" féminin au sens de 'baillage'. Serait-ce le même terme (en gascon de l'ouest, on attendrait "bayly").
Sur une autre base, il y a bailac qui signifie "gaule", "bâton".

Lapebie : je pense qu'une formation basque lape (plutôt un dérivé de laphiz, 'marne' ou "labe" au sens de brûlis, que l'on retrouve probablement dans Lapurdi) + ibia (=le gué) est probable.

Ligue de Labourdette : gascon "liga" 'brin d'osier' (?) et gascon "la bordeta" 'la petite borde'

Naourin de Garat : on trouve Naurine à Pouillon et à Caumont-sur-Garonne, contraction du prénom médiéval Navarrin(e) (formé sur Navarre) ? Garat est le basque garate 'lieu élevé'

Notari : gascon "notari" 'notaire'

Rechou : gascon "hreisho" 'frêne'

Urrette : en effet basque "urreta" 'coudraie'
Auteur : Vincent.P
23/01/10
Ariberos ne serait pas plutot Arribèra + suffixe aquitain -os ?
Auteur : Peïo Dibon
24/01/10
Barrat ne serait pas, lui, une déformation de Barat-Varat, 'fossé' ?
Auteur : Peïo Dibon
24/01/10
Au niveau de Lapebia, je vois mieux un labe-ibi-a qu'un dérivé de lapiz.
Auteur : Peïo Dibon
24/01/10
Sur barrat/varat, il me semble que la confusion est possible dans des noms de lieux, voire fréquente.
Quand on trouve un lieu nommé "Bar(r)at", j'incline à penser que c'est un "varat", parce que l'adjectif "barrat" seul ne me semble pas très naturel, et je n'ai pas connaissance que "barrat" soit utilisé comme nom commun.
Certes, la prononciation de "rr" n'est pas celle de "r", mais la transcription des noms ou mots gascons peut être erratique sur ce point comme sur d'autres.
Auteur : Tederic
24/01/10
Sur "Ariberos" :
Je ne pense pas que "arribèras" serait transcrit ainsi en bas Adour, ou le "a" non tonique n'est pas prononcé "o".
Le suffixe -os vascon m'étonnerait aussi, posé sur un mot d'origine latine.
Je pense au cas "Castagnos" qui serait, je crois, "Castanhòus".
Auteur : Tederic
24/01/10
Au sujet de Barrat : oui, la notation des vibrantes est erratique.
Mais en général, c'est plutôt dans l'autre sens, "rr" noté "r".
Mais la confusion a pu évidemment avoir eu lieu.
Il y a beaucoup de "Barrat" ailleurs qu'en Gascogne au demeurant.

Au sujet de Ariberos : bonne remarque de Tederic au sujet du a final dans la zone.
On peut aussi envisager "arriberòts" sachant qu'il y a une certaine tendance à graphier le groupe -ts simplement "s" (notamment dans les environnements passablement basques).
D'ailleurs, il existe encore un lieu-dit Ariberot (non présent sur les cartes IGN) à Guiche, est-ce celui du Vic de Sus ?
Auteur : Vincent.P
24/01/10
S'agit-il de Guiche en Lorraine ?
Auteur : Pizza
31/05/10

Réponse de Gasconha.com :
Ah non, il s'agit de Guiche en Gascogne !
Ah bon. Je pensais à la célèbre Guiche lorraine.
Auteur : Pizza
08/06/10

Réponse de Gasconha.com :
Ah ah ah... Très drôle !
Toujours à Guiche (?)
Quartier LAPLACE : Amestoy (Ameztoi, basque), Barthes de Laillet, Bauplaisir, Begorre, Bernard, Bourrat, Choy, Du Vic Dessus et De La Place, Gousse, Henart, Hiriarton (basque ?), Houga (fougeraie ?), Houticq, Janchinoy, Labadie (l'abbaye), Laborde de Pansu, Labourgade it Port, Lacausse, Lapebie, Lasournae, Lassiserou, Lateulere (la tuilerie ?), Latsague (Latsaga, basque), Lavignoten, Louteule (le tuilier ?), Masounave (maison neuve), Piquet du Plaisir, Plachot (petite place ?), Portes, Seques de La Bourgade.
Auteur : Peïo Dibon
17/01/10
Afficher Toujours à Guiche (?) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Gixunen ere, bai.
Auteur : Peïo Dibon
18/01/10
Laplace : transparent, gascon "plaça" qui signifie place, mais peut-être plutôt métairie.

- Ameztoi : basque "ametz" (chêne tauzin) + suffixe botanique -doi, assourdi en -toi après sifflante, c'est l'équivalent du gascon Tauzia

- Barthes de Laillet : la transcription des lieux-dits est très aléatoire quant à l'orthographe choisie. Plusieurs hypothèses : prénom médiéval Lay (qui signifie Laïc) avec dimunitif -et, où bien déterminant l' + gascon alh=aïl et suffixe botanique -et (comme dans Castagnet) : lieu où pousse l'aïl (l'alhet). Très hasardeux.

Bauplaisir : expression idiomatique française "Beau plaisir"

Begorre : originaire de la Bigorre

Bernard : prénom d'origine germanique, Bernat sur l'IGN

Bourrat : en gascon "borrat", c'est une gorgée. Sobriquet pour une personne portée sur l'alcool ? Certains proposent un dérivé de "burat", bure, étoffe grossière de laine : alors Bourrat est un résidu d'avant le passage de "ou" à "u" français.

Choy : gascon "chòi" au sens de petit.

Vic Dessus : "vic" en gascon signifie hameau, "dessús" signifie 'tourné vers le Sud', 'au dessus'

Gousse : probablement originaire du village landais de Gousse, réduction du basque Gaboza (toponyme basco-aquitain en -osse, sur une base probablement apparentée au mot gave), Gavosse qui devient Gousse avec v intervocalique prononcé w : Gawosse > Gawsse > Gousse (dans cette région des Landes, aw devient ou, source : BBF)

Henart : une des probables réductions gasconnes du basque Oihanart (entre les forêts), une maison de ce nom est citée à Guiche en 1340

Hiriarton : cité herriarton en 1340, difficile de dire s'il s'agit d'un Hiriart basque avec diminutif gascon -on ou directement du basque Hiriart suffixé en -un -suffixe locatif basque)

Houga : gascon "heugar 'fougeraie'

Houticq : il me semble qu'il s'agit d'une cacographie pour Hourticq, prénom médiéval gascon Fort suffixé en -ic

Janchinoy : prénom gascon "Joan" + gascon "shinòi" 'petit'

Labadie : 'l'abbaye' en gascon

Laborde de Pansu : francisation du gascon "pançut" 'qui a un double-menton'

Labourgade : gascon "la borgada", l'agglomération en gros. Je ne comprends pas le "it Port" : faute de frappe ? Parce qu'à part imaginer une forme surréaliste "neugue" de l'article pyrénéen ("ith")...

Lacausse : le terme occitan médian de "causse" n'est jamais attesté en Gascogne, de plus il est masculin.
Peut-être gascon "cauça" 'chaussure', sobriquet, nom de métier, description qui nous échappe, ...

Lapébie : fameux nom gascon resté inexpliqué, de distribution sud-landaise et charnégou. Graphié "La Pébie" à Saint-Martin-de-Hinx.
Je suppose qu'il existe un terme gascon "pebia" qui m'est inconnu. Quelqu'un aurait eu une idée ? Une fois le tour des hypothèses romanes fait, je m'aventurerai alors peut-être à proposer une explication par le basque.

Lasournae : cacographie ? Pas analysable en l'état.

Lassiserou : doit représenter la maison "lichesteroe" de 1340, non ? Au fond, je ne vois qu'une déformation poussée du basque Lizarazu avec des inversions de consonne et de voyelles.
Sinon, énigmatique. Orpustan ne s'avançait pas non plus.

Lateulere : gascon "la teulèra" 'la tuilerie'

Latsague : basque Latsaga "lieu du cours d'eau"

Lavignoten : Lavignote est transparent, c'est le gascon "la vinhòta" 'la petite vigne'. Mais quid de ce n ? Serait-ce la marque du génitif en basque ?

Louteule : gascon "lo teulèr" 'le tuilier'

Masounave : gascon "maison nava" 'maison neuve'

Piquet du Plaisir : dimunitif de pic/pique à déterminer, près de Beauplaisir

Plachot : gascon "placòt" 'petite place' conformément au consonantisme du parler gascon du Bas-Adour qui chuinte tout

Portes : gascon "pòrtas"

Seques : difficile de savoir s'il s'agit de "sequèrs" grosso-modo un lieu sec ou "seguèrs" 'lieu de ronces', ou autres combinaisons à la finale près.
Auteur : Vincent.P
18/01/10
En vérifiant sur le Cadastre, Laasournae est en fait Lajournade !
Une autre m'a échappé : Miqueou, sans doute Micawe de 1340.
Auteur : Peïo Dibon
19/01/10
Ohhh. Ma tarabiscotée interprétation Micawe tomberait à plat.
Cela étant, Micaben existe toujours à Sames. Je ne pense pas qu'on puisse dès lors identifier les deux maisons.
Par contre, Lichesteroe et Lassiserou c'est somme toute probable : qu'en penser ?

Lajournade, oui, classique gascon "la jornada", grosso-modo 'l'arpent', une unité de mesure.
Auteur : Vincent.P
19/01/10
En effet, votre explication en profondeur de Micawe est remise en question avec Miqueou...!
Un dérivé de Michel ?
Quant à Lassiserou, je pense probable qu'il s'agisse la maison Lichestero de 1340, sans en être vraiment sur non plus !
Auteur : Peïo Dibon
20/01/10
Gascueña de Bornova (Guadalajara.-Castilla y La Mancha.- España)
Que penser ce toponyme castillan ?
Copier puis coller ce lien qui donne sur une page écrite en castillan ou en catalan, au choix :
www.ecoturismo.com
Auteur : Txatti
17/01/10

Réponse de Gasconha.com :
Sonque clicar suu ligam : Gasconha.com reconstitue les liens.
Afficher Gascueña de Bornova (Guadalajara.-Castilla y La Mancha.- España) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Plusieurs hypothèses d'auteurs espagnols :

books.google.fr

Donc déjà cité en 1269. Le XIIIème siècle, c'est l'époque de la Nouvelle Castille reprise aux Musulmans. Donc, il me semble très probable que Gascueña dans la Manche soit une colonie gasconne en Nouvelle Castille.

Un étymon latin Vasconiana (qui pourrait être un fundum quelconque d'un dénommé Vasconius, ou un camp militaire d'une cohorte vasconne, autant d'hypothèses) n'aurait pas abouti à un g initial qui est la marque d'une influence germanique.

Dans le même genre :

es.wikipedia.org/wiki/Gascones
Auteur : Vincent.P
18/01/10
Toujours pour Guiche...
Bonjour a tous les gasconhautas !

Toujours pour Guiche, pour le quartier L'Aoulouette :
Alsaberry (sans doute altza-berri), L'Aoulouete (alouette en gascon ?), La Barte, La Ligue, Larouquete, Larran (larrain, la lande) et Larreuille.
Merci d'avance pour le temps passé à ces explications.
Auteur : Peïo Dibon
17/01/10
Afficher Toujours pour Guiche... en particulier, et peut-être donner votre avis...
L'Aoulouette : alouette en gascon se dit "alauda".
De toute façon, la diphtongue initiale est aberrante. Je pense qu'il faut y voir un toponyme basque déformé suffixé en -eta.
Il faudrait des attestations anciennes.
Si le "l" initial n'est pas organique, alors on peut envisager des formations du genre "ur(r)ueta" sur urru=de l'autre côté, "or(r)oeta" sur orre=genévrier, "oloeta" sur olo=avoine, ...

Tout, à la confusion des latérales près, suivront bien le schéma suivant :

oloeta > oulouette > aoulouette

Si "l" est organique, c'est plus difficile, je ne crois pas que le terme lur(r) "terre", qui apparaît souvent sous la forme luro, admettrait cependant une double suffixation luroeta. Où se situe ce quartier ?

Alsaberry : (h)alz désigne l'aulne mais "nouvel aulne" n'a pas beaucoup de sens. Plus probablement la nouvelle maison "Alsa" qui est bien le basque altza=l'aulne.

La Barte : transparent, terme gascon "barthe"

La Ligue : "liga" en gascon, c'est le brin d'osier. Soit un toponyme quelconque qui indique le travail de la vigne, soit un endroit où pousse l'osier.

Larouquete : gascon "l'arroqueta", la petite roche

Larran : basque larrain, espace inculte, lande

Larreuille  : "relha" en gascon est un sillon, probablement forme hyper-gasconne "arrelha" avec déterminant, prononcé selon les caractéristiques du gascon noir "L'Arreuille". Sinon cacographie pour Larreule (="la règle" en gascon, terme monastique ou originaire de Larreule/La Réole).
Auteur : Vincent.P
17/01/10
Encore merci. Selon moi, Oloeta est la forme qui convient le mieux comme étymon de L'Aoulouette.
Auteur : Peïo Dibon
17/01/10
Citation
"Les Gascons sont des barbares et des fous, parce que, seuls au monde,
ils ne se rendent pas compte de la force civilisatrice des Français"

Etienne Dolet
Auteur : Vincent.P
16/01/10
Afficher Citation en particulier, et peut-être donner votre avis...
Quand ils s'en sont rendus compte, ce fut trop tard...
Auteur : Txatti
17/01/10
Pratica deth gascon en "65" (seguida)
[Suite du fil précédent, détachée pour une bonne lisibilité.
Eth webmèste]

La question n'est pas d'intervenir ou d'influer mais de porter un témoignage, d'observation voire un diagnostic sur la situation linguistique d'un pays de Gascogne à un moment donné.

Ensuite il est vrai et certain qu'il FAUT s'entendre sur les définitions et les poser clairement dès le départ comme dans tout exercice scientifique ou dans toute science dite humaine. Poser une hypothèse de départ et conclure objectivement.
La première partie, les occitanistes de France et de Navarre en sont devenus les champions, quant à l'objectivité, je laisse le soin aux autre de penser ce que bon leur semble mais personnellement mon idée est faite !
Quand on sait que les chiffres de la personne citée proviennent de "recherches" sur des locuteurs nés AVANT 1940, d'extraction ET d'activité rurale qui n'ont jamais quitté l'endroit où ils sont nés, on parvient forcément au chiffre de moins d'un pour cent, ce qui, je trouve, est fort optimiste, donnée la mortalité des populations concernées et une hypothèse de travail hyper restreinte se situant entre deux rivières (Adour et Arros) au nord de l'agglomération tarbaise, bassin de vie principal exclu, d'un pays (la Bigorre) qui est lui aussi assez peu étendu si on le compare, par exemple au Comminges historique ...

Quand on voit arriver une personne parlant "occitan" et qui pose des questions assez orientées on comprend peut-être aussi quelles seront les réactions de ces fameux locuteurs dit naturels peuplant les fantasmes des occitanistes les plus modérés mais qu'ils ont toujours autant de mal à
1/ trouver
2/ faire parler
3/ ...
Auteur : Txatti
14/01/10
Afficher Pratica deth gascon en "65" (seguida) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui, le chiffre ne signifie pas grand chose si l'on ne connait pas les définitions.
Maintenant, je ne suis pas surpris : je n'entends plus parler gascon en Béarn depuis quelques années.
Je connais des locuteurs qui l'emploient encore quotidiennement mais leur âge interdit tout optimisme. La génération de leurs enfants ne parle pas gascon. Il y a une vraie détresse chez certains locuteurs à ne plus trouver à qui parler gascon.

Il me semble que Bernissan est le détenteur de ce compte youtube.
A priori, il semble avoir fait le tour pour l'IEO65 des locuteurs des coteaux de Bigorre. Je pense que son avis sur Pouyastruc est autorisé. De toute façon, il suffit d'aller sur place : les vieilles fermes sont abandonnées, la population semble jeune, travaille sur Tarbes et habite des zones pavillonnaires. Ce ne sont pas des conditions favorables.

www.youtube.com

Pour ce qui est la Bigorre non-montagnarde que je connais assez bien, de nombreux facteurs expliquent cette disparition massive du gascon.
D'une part ces terres aturines ont été assez décimées par la première guerre mondiale. D'autre part politiquement parlant, on se trouve en face de populations plutôt progressistes, assez ouvrières notamment à Vic et Maubourguet, et de vieille tradition juridique romaine.
Bref, une région peu conservatrice, qui tranche assez avec le Béarn du plateau de Ger adjacent qui doit être le dernier endroit du Béarn où l'on trouve encore un petit nombre de locuteurs naturels.
Ajoutons l'influence de Tarbes également. La perte d'identité du Nord-Bigorre est donc un vieux phénomène.
Par contre, j'aurais cru que la montagne restait un conservatoire de l'ancien monde. Cela dit, en Béarn, on voit bien au contraire que ce sont les montagnes qui les premières ont perdu leur identité (la vallée d'Aspe réclamait déjà au XVIIIème siècle à ce que l'on enseigne le français au lieu du béarnais ; seul le Barétous fait exception, et il faut bien mettre ce fait sur sa proximité avec le Pays Basque).
Auteur : Vincent.P
14/01/10
"Je pense que son avis sur Pouyastruc est autorisé." ?
LOL ! comme on dit aujourd'hui !
"Avis autorisé" ? kézako ?

Ce compte youtube dont tu donnes le lien, met en exergue un clip de propagande réalisé l'été 2009 à l'occasion d'une "conférence de presse" donnée par Nosauts de B. à Bouilh-Péreuilh (siège de l'IEO ) par des gens que je connais et côtoie, dont notamment Philippe E., collecteur sur le canton de Campan et qui estime que le nombre de locuteurs dont parle le "patron" devrait plutôt être attribué à la seule région Bagnères de Bigorre/Vallée de Campan...
Je ne vois pas en quoi un avis est plus "autorisé" qu'un autre...
Je ne sais pas pour le Béarn mais j'ai encore parlé gascon pyrénéen avec mon vendeur de fromage préféré sous la halle Brauhauban alors qu'il pleuvait des cordes et que j'y passais en courant pour m'abriter, arrêté par un tonitruant "Adixatz !" du coup j'en ai acheté pour 7 Euros de vieux vache et 5 de jeune brebis pour les faire goûter à nos amis navarrais chez qui nous nous rendons pour parler un peu... castillan.

J'entends parler et parle gascon en Bigorre, en Lavedan, sur les côteaux entre Adour et Arros, et même dans le canton de Pouyastruc.

Je ne comprends pas où se trouve l'intérêt d'un universitaire à déformer la réalité à ce point si ce n'est qu'il a de mauvaise bases de travail, des hypothèses faussées ou un dogmatisme si prégnant qu'il en fait enrager David Grosclaude lui-même lors d'une conférence à l'IUFM de Tarbes ... que je cite : "Je ne peux pas laisser passer ça" en français dans le texte alors que la thèse du néo Docteur n'était pas encore soutenue...
Pour l'anecdote, à cette conférence de presse à laquelle j'ai participé, seul un journaliste de et un photographe de "La Dépêche du Midi/La nouvelle République des Pyrénées" sont venus se perdre sur nos côteaux afin de faire une photo de groupe de nos binettes de collecteurs occitanistes avant d'aller vite retrouver leur écran de tv regarder le Tour de France qui passait par chez nous.
Il y eut le lendemain un petit encart en avant-dernière page du quotidien local, au grand dam des gens ayant travaillé pour organiser cette conf. de presse, avec déplacement des Aragonais qui ont permis aux assos bigourdanes d'obtenir les fonds InterReg pour la collecte de la mémoire orale du GASCON de Bigorre.

Quand aux raisons que tu évoques, Vincent, elles sont toutes justes et exactes mais Tarbes n'est pas Pau et autant je n'entends pas parler facilement béarnais dans la ville au beau ciel les fois où je m'y rends, en tout cas pas autant qu'à Tarbes, autant en privé j'y trouve des locuteurs tout à fait corrects, jusqu'à environ 45/50 ans qui me disent toujours avec autant de ferveur qu'ils parlent béarnais et moi gascon ; nous nous retrouvons sur un point : ce n'est pas de l'occitan !
Advienne que pourra ...
Auteur : Txatti
14/01/10
Par "avis autorisé", je supposais que dans la recherche de locuteurs susceptibles de participer à ces collectages, le canton de Pouyastruc avait été une zone "morte" pour la langue, en tout cas pour autre chose que des locuteurs passifs. Maintenant, je connais un peu la Bigorre, ça me semble ahurissant que du côté de Mun, on ne parle plus gascon.

Pour parler franchement, je crois assez que dans les villages béarnais du Nord-Est (le Vic-Bilh en gros), le chiffre de 5 locuteurs par village est assez proche de ce que je perçois être la réalité. Je n'ai pas la prétention toutefois de dire quelle langue on parle dans les foyers, encore que j'ai mon idée. En tout cas, le gascon est mort socialement  : on ne l'entend plus sur les marchés ruraux. On ne l'entend plus aux Halles de Pau. Cela ne signifie pas que les gens n'en ont plus la maîtrise mais il n'est plus l'outil de communication premier, avant de passer au français en cas d'échec, comme c'était encore le cas il y a 20 ans.

Je suis tout à fait ignorant du contexte local "occitaniste" en Bigorre et de ce qui pourrait motiver une falsification des chiffres. Assez benoîtement, j'aurais tendance à plutôt y voir un excès de pessimisme. Je n'en ai aucune idée. Tout ce que je peux dire c'est qu'à l'échéance de 20 ans, la situation sera celle qui est redoutée. Et contrairement à ce que se plaisent à croire les béarnisants, le Béarn est tout sauf épargné. Ne parlons pas des Landes et plus généralement de toute la Gascogne garonnaise ... L'abbé Lalanne dans les années 50 faisait état de villages gascons du Nord-Gironde où l'on ne parlait plus déjà que français ...
Auteur : Vincent.P
15/01/10
A noste, n'i a que los vielhs que parlan gascon, mes quan un vielh vien a la borda, aqueths vielhs parlan gascon damb eth, cresi que som la darrera bòrda de Tonens on i a encore una vita vitanta per lo gascon.
Auteur : Julian
16/01/10
Petite précision : le compte youtube en question n'est pas celui de la personne citée par Vincent mais ces vidéos de collectage et autre memorabilia ont été mises en ligne par un salarié de Nosauts (Sylvain C. ou Arnaud je ne sais plus), l'autre ne possédant la technique (ou le temps !..) nécessaire pour ce faire ...
Auteur : Txatti
17/01/10
@ Julian : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !
Contunhatz atau, d'arrespectar es voste "vielhs e vielòtas" en parlar era lenga lor qu'espèri ei tanben era voste pròpia tanben adara, caraho !
Auteur : Txatti
17/01/10
Pratica deth gascon en "65"
Segon er IEO65 (estudis d'En Bernissan) sonquement 1% dera populacion deth departament 65 que parla gascon...
Tostemps segon En Bernissan, era transmission orala, mèma enes Pirenées, non se hè mes dempuix es annades 40.
Er òme qu'a decidit que n'i avè cap (0, zero) locutor de gascon en tau o tau canton (pr'esemple aqueth de Pouyastruc) quan i a monde coneixut per toti qu'i viu e que parla patoés o gascon o occitan...
Auteur : Txatti
05/01/10
Afficher Pratica deth gascon en "65" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Hors contexte, ce grain de texte est complètement insipide, vidé de sa substance par le webmestre lui-même, censuré, retardé, corrigé, remanié : vive la démocratie tederiquienne !
Auteur : Txatti
12/01/10
231 101 habitants en 2009 : 1% représente en gros 2311 personnes.

474 communes dans le département : je retire Lourdes, Tarbes, Bagnères, Lannemezan par honnêteté, plus personne n'y parle gascon.
470 communes donc.

Approximativement, ça fait 5 locuteurs par commune.

Ces 470 communes comptent 88578 habitants : en moyenne, 180 habitants par commune. 5 locuteurs par commune, c'est grosso-modo ça, un vieux couple dans une ferme reculée, 3 mémés veuves, noyées dans des lotissements de maisons provençales pour les communes les plus proches de Tarbes, désespérément seules dans la montagne n'espérant plus que rejoindre ceux qui ont eu la chance de partir avant.

La situation doit être à peu près identique en Béarn.
Auteur : Vincent.P
12/01/10
A bien y réfléchir, c'est quand même peu. Plus que 5 personnes dans chaque village, ça doit quand même tourner plus autour de 5-10 foyers, non ?
C'est très variable dans les Hautes-Pyrénées cela dit, je crois effectivement qu'entre Tarbes et Castelnau-Rivière-Basse, il ne doit plus rester quand chose du gascon.
Idem sur les Coteaux de Bigorre je dois dire.
C'est que les choses vont très vite : s'il n'y a pas eu transmission, dès que la génération 1920-1930 d'un village donné disparaît, c'est fini.
Auteur : Vincent.P
12/01/10
Oui, très, trop peu, environ 2000 personnes pour un seul départemement alors que j'ai parlé à au moins un bon millier d'occitanophones de tous âges depuis mon arrivée à Tarbes il y a un peu plus de trois ans ...
Auteur : Txatti
14/01/10
Il faudrait préciser si on parle des gens qui ont pour langue de communication quotidienne le gascon, ou de ceux qui savent le parler.
Le nombre des seconds est sans doute très supérieur au premier.
Ex : dans la ville de Tonneins où j'habite (qui est certes loin du département 65), je n'ai, en plusieurs années, entendu qu'une fois une conversation en gascon. Et je me demande après coup si ce n'était pas des occitanistes !-)
Comme je n'ai pas écouté ce qui se parle chez les gens, je ne peux pas affirmer qu'aucun foyer tonneinquais ne parle gascon ou occitan.
On peut imaginer un couple de vieux paysans retraité à Tonneins, mais c'est résiduel et sans doute insignifiant numériquement.
Par contre, le nombre de ceux qui savent parler gascon ou occitan (mais ne le parlent pas dans la vie courante) est sans doute plus élevé, tout en étant maintenant archi-minoritaire au dessous de 60 ans.
Mais beaucoup diront qu'ils le comprennent.

Tout cela est bien déprimant... Il faudrait une énergie folle pour tenter d'inverser la situation.
Auteur : Tederic
14/01/10
Per Tolosa, dins las annadas 90, ausiguèri parlar lengadocian pas que dos còps : un vièlh cople e al mercat de Sant-Sarnin lo vendeire damb un de sa pratica, mès quand volguèri crompar, me respondèt "mais monsieur, Je connais le français".
Un vièlh tolosan me diguèt que s'entendia parlar lengadocian dins les carrièras de Tolosa dusqu'a l'arrivada dels Pieds-Noirs.
Vergonha nos a escanat.
Auteur : l'aurador
27/02/10
Nous jouons avec des cartes espagnoles et sommes obligés de parler gascon ; visitez le site www.cadeilhan-trachere.com et écrivez-moi SVP _
adishatz  !
Auteur : Pouy Raymond
08/03/11
Noms de Guiche
Bonjour a tous.

Une liste de 1340 recence les habitants de Guiche en Labourd, j'hésite sur la signification et l'origine de certains : Bergouey, Castanch, Herpilh, Pagauloun, Basabilh, Caupene, Fauars, Fortaner, Hueytes, Irle, Labin, Liro, Lichestero, Micawe, Nassebide, Naubeys, Pendaux, Poyes, Sengresse, Sames.

Reste ensuite 27 toponymes basques et 19 gascons.
Auteur : Peïo Dibon
28/12/09
Afficher Noms de Guiche en particulier, et peut-être donner votre avis...
Encore des noms très énigmatiques, très difficiles d'analyse. Donc, il faut prendre ce que j'écris avec beaucoup de circonspection.

Bergouey : cf Bergouey sur Gasconha.com

gasconha.com--mot=bergouey&tipdoc=locs

Castanch : "castanhs" (châtaigniers) prononciation locale et minoritaire en pays charnégou et à Orthez d'une nasale finale + s.

Herpilh : moderne Herpil, attesté en 1340 "horepilh", très énigmatique. Orpustan propose un possible Orrabil que je suppose être "hauteur arrondie des genévriers" avec aspiration initiale labourdine pour orre et bil dont la finale aurait été bizarrement mouillée et l'initiale assourdie (mais dans un contexte gascon, après vibrante r, c'est possible : phénomène d'hyper-correction). Tout cela est très hypothétique.

Pagauloun : probable gasconnisation de pagolaun : pago=hêtre, ola=cabane, -un : suffixe locatif. Il existe une maison Pagaulle en 1340. Sinon, diminutif roman sur le nom de cette maison.

Basabilh : il se passe quelque chose dans la manière de graphier -lh un l final basque. En général, le gascon vocalise un -bil final : ici, on doit être face un phénomène de palatisation de la latérale l en basque que l'on retrouve dans des composés (exemple cité par Orpustan : espylhondo dans les textes médiévaux). Composé de baso=forêt et bil=arrondi.

Caupene : originaire d'un des nombreux lieux-dits gascons de ce nom. Pas d'explication satisfaisante, peut-être doublé tautologique avec la racine oronymique kal/kar + pena (colline, montagne).

Fauars : moderne havars, lieu où poussent les fêves ("Habas")

Fortaner : prénom gascon Fort + Aner (du latin asinarius, cf Aznar)

Hueytes : je ne vois que le gascon hoeita=fuite. Sobriquet ? Cela dit, il est possible qu'il s'agisse d'une variante de "goeitas" (goeita=garde) comme on trouve Houardat en Béarn pour un probable gouardat (=gardé).

Irle : on trouve "Les Irles" à Sainte-Marie-de-Gosse, "Irle" à Montoussin en Comminges. Enigmatique. A tout hasard, métathèse gasconne pour le basque ilharr=bruyère (devient irla) mais cela n'explique pas l'Irle commingeois.

Labin : probablement du basque labe=four + suffixe -in, variante rare de -un (Orpustan n'est pas affirmatif sur l'existence d'un tel suffixe).

Liro : probable déformation du très commun luro sur lur=terre et suffixation caractérisante en -o ("terreux")

Lichestero : la graphie utilisée dans le texte initial ne permet pas d'interpréter la voyelle finale comme une voyelle atone féminine notée -a en normalisé. Difficile d'analyse, Orpustan lui-même n'a pas su en donner une version basque dans son livre sur les noms des maisons médiévales. A tout hasard, peut-on voir dans l'initiale le basque eliza, gasconnisé en lich- et un terme apparenté au basque eztari=canal (cf estèir en gascon, mot d'origine latine) ? Quelque chose comme "canal de l'église" ?

Micawe : Micaben à Sames. "càvenn"/"cave" en gascon signifie "ruche en vannerie".
"Milieu de la ruche" ? J'ai pensé à un dérivé quelconque du prénom Miqueu, mais le lieu-dit de Sames rend l'hypothèse improbable. Je me demande si nous n'aurions pas in fine une formation basque déformée :
biko=figuier + un (suffixe locatif) prononcé bico-oun. Comme Oniza en Soule qui donne le gascon Auénse prononcé Abense (cf Bense sur Gasconha.com), on pourrait avoir :

'bicoweun (accentué sur l'initiale comme tous les étymons d'origine basque, la finale s'affaiblissant en -en cf Bidachen/Bidaitzun) puis micawe(n), prononcé plus tard micaben, lorsque w intervocalique aura été remplacé par la prononciation béarno-chalossaise. Tiré par les cheveux ?

Nassebide : "nassa" en gascon, c'est un barrage, "bide" c'est le basque pour chemin. Un chemin qui mène à l'Adour ?
On ne peut exclure que l'élément initial soit la déformation classique en basque de laharr (ronce) qui passe facilement à narr : (cf Narrosse, Nassiet qui doit être Narzieta)

"nasse" pourrait être nar(r) + suffixe d'abondance -zu (ronceraie)

narzu donnera en gascon nasse (comme garzia donne gassie)

Naubeys : déformation du basque Narbaitz de sens inconnu (on identifie la racine narbe)

narbaitz > nalbaitz par confusion des vibrantes > naubays/naubeys (vocalisation)

Pendaux : mauvaise lecture pour "pendanx", patronyme des Landes adjacentes, "pendants" (x représente la prononciation vélaire du n final) ?

Poyes : "pòja" est une cavité en gascon. Forme féminine rare du latin podium (qui donne poi/poei) ?

Sengresse : "Sengresse" à Souprosse. A mon avis, toponyme basque sur la base zing (qui donne zingil=vesce) : zingilatz(a)/zingiratz(a) (lieu où pousse la vesce) comme Candresse est Ganderatz(a)

Sames : originaire de Sames, formé sur une vieille racine bascoïde inexpliquée : Samakoitz, Samadet, ... Samatz(e) en basque.
Auteur : Vincent.P
30/12/09
Les Irles, à Sames
Le quartier du bord du gave se désigne comme "les Irles", et l'étymologie le reliait aux ilots des gaves qui existaient jusqu'au XVI ou XVIIeme siecle ; surement la meme origine pour sainte Marie de Gosse.
Auteur : Régis Duval, à Sames
21/11/10
Afficher Les Irles, à Sames en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je n'ai pas connaissance qu'un tel phénomène de rhotacisme (iscla > irla), qui existe cependant dans les zones frontalières du languedocien (et a fortiori en languedocien).
Un exemple connu  : carla est la contraction "rhotacisée" de castela.

castela(r) > castla > carla

Voir aussi : Carlus, Carlucet, Caylus, ...
Auteur : Vincent.P
21/11/10

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