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Dernier quartier de Came
Le dernier quartier de Came reste à analyser : Pouyo.

Arnaudin, Belin, Betbeder (Bèthvéder), Bourdet (Bordeta), Bourdales, Berdoye, Bedomine, Cabana, Cabana de bas, Cantau, Coudagnot, Chicon (shicon), Couday, Couhe, Lateulere (lateulèra), Larrieu (larriu), Lahieitte (Lahita  ?), Laborde (laborda), Ladeuchs, Loustalet (lostalet), Lambou, Larribere, Pourrade (porrada), Peyre (pèira), Puyau (pujou), Pouyo (idem), Pedecame, Rencontre, Rap, Sillan, Saint-Cricq (Sent-Cric)Touron (turon), Troupet.

J'ai relevé deux noms à priori basques : Barran et Cluchague. Barran serait peut-être d'un étymon 'Barrain' ; Cluchague venant à coup sur de 'Kurutxaga'.
Auteur : Peïo Dibon
18/06/10
Afficher Dernier quartier de Came en particulier, et peut-être donner votre avis...
Quelques remarques :

"Lahieitte" n'est sans doute pas "Lahita", mais Lahieyte/lahieita qui veut dire autre chose.

Je ne suis pas tout-à-fait sûr de l'équivalence "turon"/"touron".

"Chicon" ne doit pas se transcrire en "shicon". C'est à mon avis "chic" (peu de chose) + diminutif affectueux (donc vraiment peu de chose, mais on y tient !). La prononciation authentique de "Chicon" doit être plutôt "Tchicoun", et on pourrait même peut-être la noter en graphie alibertine gasconne "Thicon", où "th" est le "tt" basque de "pottok" ou "ttipi", son qui n'existe pas en français.
Auteur : Tederic
19/06/10
Je reviendrai sur le reste d'ici peu.
A propos de Lahieyte : la borne de Pausasac à la frontière entre Béarn, Soule et Basse-Navarre est dite dans les textes anciens "de las tres hieytes".
Grosclaude, hièita en normalisé, dans le sens plus précis selon Lespy de "domaine".

L'étymologie est la même que pour "hitte" : du latin fi(c)ta. La diphtongaison s'explique pas le contexte palatal 'ct'.
Auteur : Vincent.P
23/06/10
Arnaudin  : petit Arnaut

Belin : en théorie, prénom médiéval "français" formé sur "beau" mais on ne peut dans un contexte gascon évacuer une aphérèse sur Isabelin (ce qui revient un peu au même).

Betbeder : "belle vue" en gascon

Bourdet : probablement "borde" + suffixe collectif gascon -et : "ensemble de bordes"

Bourdales : probablement gascon "bordalés", "Bordelais"

Berdoye : dérivé féminin d'un ancien prénom gascon Bert/Berd + suffixation g(v)asconne (cf Berdoy)

Bedomine : a toutes les apparences d'un prénom gascon suffixé, la racine Bed- reste inexpliquée (cf les prénoms Bediaa, Bedico, ...)

Cabana : gascon "cabanar", "ensemble de cabanes"

Cantau : gascon candau/cantau=versant

Coudagnot : gascon coude=queue + double suffixation -an(h) + ot

Chicon : gascon chic=petit + suffixe dimunutif

Couday : probablement coudagn (cf Coudagnot qui en est le diminutif) avec amuïssement du -gn final

Couhe : probable dérivé du verbe gascon couhà=coiffer, mais quelle formation exacte ?

Lateulère : "la tuilerie" en gascon

Larrieu : "le ruisseau" en gascon

Lahieitte : variante du gascon "la hita"=la borne

Laborde : transparent

Ladeuchs : pose la question délicate de l'origine du village oloronais de Ledeuix et du patronyme basque Laduche. Il faudra y revenir.

Loustalet : "le petit oustau"

Lambou : probablement gascon, je ne vois pas de correspondances immédiates

Larribère : "la rivière" en gascon, au sens de la vallée

Pourrade : on y voit généralement des poireaux "pourret"

Peyre : "pierre" en gascon

Puyau : grande controverse sur le fait de savoir si c'est un "puyòu" (petit puy) ou un "puyau" avec suffixe qualitatif (endroit 'puyeux', bosselé en fait)

Pouyo : cf avant, même si en l'espèce, c'est ici "puyòu" (pujòu en normalisé)

Pedecame : "Pierre de Came" ou "Bas de Came"

Rencontre : comme en français

Rap : pas d'analyse possible sur un nom aussi court et qui peut admettre une infinité d'explications depuis la simple onomatopée au toponyme basque gasconnisé.
Remarquons cependant que "Rap" existe à Saint-Béat juste à côté du hameau d'Eup ainsi qu'à Bidache "Le Rap".
Ce qui peut permettre d'envisager à la rigueur une racine basque (*errape ? "sous les racines" ?).

Sillan : variante de Seillan, lieu d'origine

Saint-Cricq : forme gasconne de Saint Cyriaque

Touron : autre forme de turon=monticule

Troupet : gascon tropèth "troupeau"
Auteur : Vincent.P
12/07/10
Section D2 : Abraham, Beroy, Couchot, Espermont, Guilhemot, Guineran, Hayet, Hourquet, Larroudé, Marquine, Menyon, Moncaut, Paillet, Pouyo, Saubat.

Beroy : "beau" (Beroi)
Guilhemot : "petit Guilhem"
Hayet : "hêtraie" (Haget)
Hourquet : "petit lieu planté d'arbres" (Horc-et) ? Ou alors le basque Urketa = lieu de bouleaux ?
Larroudé : "le charron" (Larrodèr)
Moncaut : "mont chaud" (Montcaut)
Pouyo : "petite hauteur" (Pujou)
Saubat : prénom gascon (Sauvat).

Section D4 : Bellocq, Borde de Bellocq, Borde de Lagouarde, Borde de Piron, Capdoreu, Lartigot, Lataillade, Petichou, Piron, Sabalette, Sarrot, Vigneau Berry.

Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Borde de Bellocq : "borde de Belloc" (Borda de Belloc)
Borde de Lagouarde, Piron : idem.
Lartigot : "la petite friche"
Lataillade : "le bois taillé" (Latalhada)
Sabalette : "lieu du plat" en basque (Zabaleta)
Sarrot : "petite colline"
Vigneau Berry : "Vinhau neuf" doublet gasco-basque (Vinhau Berri)

Section D5 : Borde de Capdoreu : "borde de Capdoreu" (borda de Capdoreu)
Larribère : "la rivière" (Larribèra)
Auteur : P. Dibon
23/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Voir le sens exact de arribèra.
Une grande Daune au prénom gascon.
Maï Politzer née Fourcade.
Née le 15 Août 1915 à Biarritz, son père cuisinier de la cour d'Espagne, s'était installé après la chute d'Alphonse XIII à Biarritz et faisait les saisons à Saint-Sébastien.
Elle devint sage-femme et rencontra Georges Politzer dans le train en rentrant de son école à Paris.
Politzer, agrégé de philosophie, fut un des grands résistants intellectuels.
Maï fut arrêtée le 14 février 1942 par les brigades spéciales en même temps que Georges. Elle a dit adieu à son mari à la Prison de la Santé le 23 Mai 1942, il a été fusillé dans l'heure suivante, elle, a été déportée le 24 Janvier 1943 (avec Charlotte Delbo qui reviendra et racontera leur déportation)
Elle mourra à Auschwitz le 6 Mars 1943 du typhus, à son beau prénom gascon avait été substitué le matricule 31 680.
Il y a un loc que je connais, un beau parc à Arcueil 94 qui porte son nom, Maï.
Auteur : Dominique
17/06/10
Afficher Une grande Daune au prénom gascon. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Traduction d'une expression landaise
Pouvez-vous me traduire cette expression  : (gascon landais)
"Chen abe pou, daumine, d'abort, aou mey".
Merci.
Auteur : ticouly
16/06/10
Afficher Traduction d'une expression landaise en particulier, et peut-être donner votre avis...
"chen abe pou" = shens aver pòur (sans avoir peur) ?
"aou mey" = au mei (au plus)
daumine = deu mensh ??? (ce qui donnerait : "sans avoir peur, du moins, d'abord, au plus") ???
Auteur : Tederic
17/06/10
Bordeaux gasconne, Toulouse plus méridionale qu'occitane...
Pourquoi dire que Bordeaux "était bien gasconne dans le passé" ?
Elle l'est, point  !
La production littéraire gasconne bordelaise, vous connaissez ?
Il n'y a pas que Verdié : Théodore Blanc, Guillaume Dador, Gric de Prat, sans compter les dizaines d'opuscules, pamphlets, noëls, chansons, les deux grandes mazarinades, le discours des Regrattières...
Et les environs ! Jean Vigé, André Goujas, Joseph Allain à St-André-de-Cubzac, l'abbé Bergey à Lesparre et St-Emilion, Barreyre, l'abbé Ferrand, Elie Boirac, Masson, les chrnoniqueurs anonymes des centaines de rebriques gasconnes des journaux à Arcachon, St-Loubès, La Réole, Bordeaux, Cubzac...

Toulouse est davantage une ville méridionale qu'une ville occitane.
Toulouse lorgne traditionnellement vers Paris. Le français règne à l'université de Toulouse depuis sa fondation forcée par le roi de France (en 1253, de crois).
Les Jeux Floraux, au temps de Godolin, excluaient les oeuvres en occitan !
Quant à l'environnement et à la coloration occitane du gascon de la région bordelaise, j'y vois richesse et non pas dilution.
Auteur : David
14/06/10
Afficher Bordeaux gasconne, Toulouse plus méridionale qu'occitane... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mais tout cela s'évanouit si vite. Je pense que l'occitanisme n'a pas suffisamment réédité ses oeuvres gasconnes du Bordelais, qui sont restées assez méconnues.
Auteur : Vincent.P
15/06/10
C'est vrai. On a l'impression d'un vide littéraire en région bordelaise, en ce qui concerne l'expression gasconne...
Et c'est dû à une négligence des occitanistes - à commencer par l'IEO - et lerefus ou l'ignorance du fait que Bordeaux soit en réalité une grande place-forte de la littérature populaire gasconne.
N'oublions pas que l'Eysinais Théodore Blanc (1840-1880), comme son successeur tardif Roger Romefort, dit Gric de Prat, originaire du Taillan-Médoc, ont tous deux composé et monté des pièces de théâtre en gascon à Bordeaux, au Grand-Théâtre (au moins une attestation pour Blanc).
Et manifestement, le succès était au rendez-vous. Gric de ¨Prat a fait les délices de générations de Bordelais, depuis la parution de ses oeuvres complètes en 1938, au Félibrige (il était bayle de l'Escolo Jaufré Rudel).
N'oublions pas non plus Charles Garraud, de Ste-Foy-la-Grande, qui illustra la production girondine d'expression... languedocienne !
Son livre Les Tastounemens d'un Abugle parut à Bordeaux en 1838, je crois... Un languedocien mêlé de gascon, un parler transdialectal absolument passionnant !
Si on peut mettre des pièces jointes, j'aimerais vous faire connaître le texte fondateur que Blanc composa en l'honneur de la langue gasconne, en 1871. De portée contestable, mais porteur d'un immense amour.
Auteur : David
27/06/10
Per jo, Bordèu n'a pas grand causa de gascon.
La lenga, òc, mès lo quite païsatge, las mentalitats benlèu, aquesta cultura de ribèira, de vinhas, me sembla resoludament guienesa.
Lo quite dialècte bordalés es tant pròishe, a còps, dau lengadocian e dau lemosin !
Per jo, la Gasconha comença damb las Lanas girondinas e damb lo a- prostetic (per se fixar una lemita).
Donc : Vasadés, Lana girondina (Belin, St Sefrian, Vilandraut, Capsius), e Pais de Buc : son en Gasconha.
Per contra, Medòc , Entre 2 Mars, Gravas, Vath de Dordonha... : Bordalés, una region a part.
Auteur : Gaby
17/12/11
N'importe quoi ... Comme si une ligne isoglossique qui n'a pas 150 ans sur un détail linguistique signifiait quoi que ce soit ...
Comme si le Bordelais avait beaucoup en commun avec le Périgord, ce vaste pays de forêts aux maisons du Massif Central ...
Comme s'il y avait une différence entre Buch et le Médoc (estuaire excepté et dans ce cas-là, soyons logique, ce n'est pas de Guyenne dont il faut parler mais de convergences saintongeaises).

C'est franchement n'importe quoi Gaby ...
Je te conseille d'aller te promener dans le Gers et de constater combien le Bordelais a en commun avec la Gascogne centrale, celle des coteaux et de la vigne.
Ou d'aller vers Marmande ou Tonneins voir ce qu'est la vallée de la Garonne, sa profonde unité jusqu'au confluent avec la Dordogne.
Le plus ridicule dans ton propos, c'est sur les Graves ...

Gaby, tu propages une vision vieillotte de la "Gironde", celle du XIXème siècle, des châteaux viticoles et du snobisme bordelais, ou alors celle de Mauriac, par méconnaissance totale de ce qu'est la Gascogne, sentimentalement, politiquement, ...

Quant au dialecte bordelais, je suis désolé que l'ALF proposé en lien ici même fait montre qu'il montre des affinités avec le reste des parlers gascons, et qu'il est très éloigné des parlers guyennais (en son temps, l'abbé Lalanne avait montré que la différence linguistique entre le Libournais et le Périgord limousin était de 25% soit juste moitié moins qu'entre gascon et saintongeais frontière la plus abrupte de France entre deux parlers romans).

Il va falloir que tu argumentes un petit plus en tout cas, et surtout que tu définisses ta Guyenne. Podensac ou Targon, ce n'est ni Nontron, ni Bonaguil ...
Auteur : Vincent.P
18/12/11
Je précise ma vision :
pour la vallée de la Garonne, Marmande et Tonneins, pour moi, ont quelque chose en commun avec Bordeaux, en effet.
Je considère que les vallées de Garonne et Dordogne ont quelque chose de particulier qui les éloigne de la Gascogne profonde.
Mais même d'un point de vue linguistique :
- Los rius cantèren una musica per aquesta freida matinada (Bordelais)
- Los rius cantèron una musica per aquesta frecha matinada (~Languedocien)
- Los arrius que cantèn ua musica per aquesta hreda matiada (Gascon méridional)
....
Alors, qu'est-ce qui ressemble le plus au Bordelais ?
David Escarpit a dû l'expliquer, le Bordelais est riche en apports languedociens, périgourdins, etc. venus des 2 fleuves, et il explique également que le parler bordelais (de la ville) a de forts points communs avec celui de la ville d'Agen, par exemple.
Et puis on retrouvera dans toute la région bordelaise l'article 'dau' (cf. nord-occitan), le f- initial, la conjugaison en -èri, ères, èt..., l'article 'una', l'absence de 'que' énonciatif, le r- initial, ...
Et je ne parle que du Bordelais pas trop périphérique  !
Parce qu'en Cubzagais, on a p.ex. canavèla, bèla... au lieu de canavèra , bèra...
Le Libournais, lui, est absolument limousin. Et l'est de la Gironde n'a rien de gascon.
Donc je maintiens que le Bordelais est quasiment non-gascon, sauf, je l'admets, le Médoc landais qui fait partie de la Gascogne maritime, d'accord.

Guyenne, en effet, n'était pas le bon mot. Je dirais simplement le pays "ribeirin", ou bordelais. Mais ribeirin me plaît plus.
Je ne connais pas le Gers mais celui-ci, évidemment, n'est pas en contact avec le Périgord, la Charente, le Quercy...
En amont du Gers, il n'y a que les vallées des Pyrénées, n'est-ce pas ? Alors normal que dans le Gers, les anciens apports n'aient pas été autres que gascons.

Après, si on veut parler de maisons, le Bordelais et le Périgord n'ont probablement rien en commun, mais le Bordelais et le Pays Basque (la super référence pour les "Vasconistes")... non plus ! (Quoique... y a des maisons de style basque à Talence....)
Je ne connais pas, d'ailleurs, d'architecture rurale très typée en Bordelais....

Il m'avait semblé que la Gascogne était le pays délimité par la Garonne et les Pyrénées.... Podensac peut-être, mais pas Targon ! Enfin bon, ça se discute...
Auteur : Gaby
19/12/11

Réponse de Gasconha.com :
Le triangle gascon mar-Garona-montanha est une approximation, très commode certes.
La Gascogne a passé la Garonne en Entre-deux-mers, la toponymie en témoigne abondamment (Bellebat etc.).

Sur le caractère plus ou moins gascon du Bordelais, il faut avoir une approche géographique et diachronique (à travers le temps) : il se peut très bien que le Bordelais ait été fortement gascon à certains moments (par exemple à la fin du 1er millénaire avec le duché de Vasconie/Gascogne), et beaucoup moins à d'autres.
Tout au long du 2e millénaire, j'entrevois que la tendance a été à la dégasconnisation du Bordelais, sous l'effet conjoint de :
- la francisation (implacable à partir de la conquête française de 1453),
- la gabachisation (fait mystérieux qui semble massif sur plusieurs siècles ; des tests ADN sur les bordelais ou nord-gascons de souche pourraient permettre de comprendre ce qui s'est passé),
- la guyennisation, liée à l'importance des échanges est-ouest le long du Lot et de la Dordogne principalement, et aussi à la guyennisation administrative sous l'ancien régime, qui a placé en Guyenne de larges territoires au sud de Garonne, souvent très gascons de langue (jusqu'à Biscarrosse !).
Un mouvement de regasconnisation permanente, par immigration venant du Sud-Gascogne, a pu aussi (mais c'est une hypothèse à confirmer) contrer, mais seulement en partie, les facteurs de dégasconnisation énumérés ci-avant.

L'atlas lingüistique de Gascogne est un outil précieux pour tracer les limites de la Gascogne, mais il donne un état aux alentours de 1900, qui intègre donc la dégasconnisation, probablement très forte, des siècles précédents.
L'idéal serait d'avoir des atlas lingüistiques pour chaque siècle en remontant dans la nuit des temps, mais nous ne les aurons jamais !
D'où la nécessité d'étudier les noms de famille, les noms de lieu, de retracer l'origine lointaine des habitants de souche...
[Tederic M.]
De toute façon, à La Brède, les autochtones disaient parler "gascoun", donc je ne vois même pas pour quelle raison aller dire que les Graves seraient plutôt "guyennaises".
Ce pays n'a tellement rien en commun avec le Périgord ou le Haut-Agenais que c'est étrange de balancer de pareilles choses ...
Le pignada, le sable, la Garonne, les maisons à ossature en bois, les toponymes typés comme Virelade ou Arbanats, c'est tellement la Gascogne que le nier est étrange.
Auteur : Vincent.P
19/12/11
Pour ce qui est de la Guyenne d'ancien régime, à partir de la seconde moitié du 17e siècle, elle englobait en fait tout le Pays de Born, jusqu'à St Julien et Lévignacq (évêché de Bordeaux). En fait, des terres hyper gasconnes.
Auteur : inconnu
19/12/11
Tederic nous dit  : La Gascogne a passé la Garonne en Entre-deux-mers, la toponymie en témoigne abondamment (Bellebat etc.).
Je ne nie pas que l'on a parlé (et que l'on parle encore) gascon à la Brède, Virelade, Arbanats, en Entre-deux-Mers, à Bordeaux, etc. Mais
1. Si la Brède, Illats, Landiras... ont quelque chose de landais, ce n'est pas pareil à Cérons, Preignac, Portets...
En passant du pinhadar à la vallée (viticole !!) de la Garonne, c'est comme entrer dans un autre pays, c'est évident !
2. Si l'on veut délimiter la Gascogne actuelle, d'un point de vue "identité"/"paysage", ce sera plus difficile en Bordelais... Où est la limite ? Il faudrait donc se baser sur la séparation :
a) vigne + Entre-deux-Mers bazadais d'une part
b) pinhadar + Bazadais à proprement parler d'autre part
J'envoie à Tederic une carte illustrant mes propos.
Auteur : Gaby
21/12/11
Oui, passer de l'ancienne lande plantée de pins à l'ancienne lande plantée de vignes, c'est passer d'un pays à un autre, c'est une lapalissade ...
Encore faut-il prouver en quoi ce pays de vigne est proprement "guyennais", ou en tout cas civilisationnellement étranger à tout univers gascon ...
Il me semblait au contraire que ce dernier était pour partie défini par les paysages viticoles ...

Je ne sais pas Gaby si tu as le permis, mais dès que tu pourras te promener un peu partout, essaie de passer du Bordelais en Saintonge, l'entrée dans la grande plaine d'oïl après Barbezieux.
Ou alors va du côté de Bergerac et enfonce-toi dans la forêt périgourdine.
Puis perds-toi sur les coteaux gersois, va te promener à Nérac ou Lectoure. Tu verras ce que le Bordelais a de gascon.

NB : S'il est un pays qui au fond s'éloigne de l'imaginaire gascon, ce sont les Pyrénées ...
Auteur : Vincent.P
21/12/11
L’ancienne lande plantée de vignes ? C'est plutôt des coteaux alluvionnaires qui sont plantés de vignes, et un plateau calcaire sur l'autre rive !!!!
Je connais en effet la Double, le Vitrezais, l'ouest de la Dordogne (un des berceaux de ma famille au demeurant).
Les forêts et les étendues hostiles c'est en effet autre chose que le Bordelais, mais dans le vignoble bergeracois, je trouve des ressemblances avec le vignoble libournais, voyons !
Bon, on ne va pas disserter sur les ressemblances entre paysages...
Mais toujours est-il que SI LE BORDELAIS EST LINGUISTIQUEMENT A INCLURE DANS LA GASCOGNE, il forme un ensemble un peu à part, UNE ZONE EN MARGE...
IL N'Y A PAS DE LIMITE NETTE ENTRE GASCOGNE ET PAYS LANGUEDOCIENS. Ou alors, quelle est-elle ?
Auteur : Gaby
21/12/11
Dans les Graves, moi je vois du sable, mais enfin bon ... Je vois peu de coteaux, ou alors, rive droite ...

Le Bergaracois n'est pas le "Périgord".
C'est au fond la continuité du Haut-Agenais.

D'ailleurs, comme par hasard, la langue du Périgord dit pourpre ne connait pas les mutations "nordiques" comme les palatisations mais reste fidèle au modèle méridional.
Dès l'origine, les Petrocores ("quatre peuples") devaient être une alliance hétéroclite de peuplades locales.

On peut tout à fait disserter sur les ressemblances entre les paysages car l'homme le façonne en fonction d'un contexte culturel, et à ce titre, la parenté du très vieux style vernaculaire du Libournais avec les maisons landaises n'est pas sans incidence sur ce que cela dit de sa culture ancienne.

Il existe pour le reste une frontière très nette entre Gascogne et pays languedociens, sauf dans la zone d'interférence en Séronais en Ariège.
Auteur : Vincent.P
21/12/11
Tu ne vois pas de coteaux dans les Graves ? Tu as déjà monté la côte de Rieussec (à Fargues) en voiture ?

Aurais-tu une carte de la frontière de la Gascogne, une frontière que l'on pourrait proposer presque 'officiellement' ?
Auteur : Gaby
22/12/11
Fargues, c'est le Bazadais plus précisément le Langonnais.
Quand je parle des Graves, je parle de l'ancien "Pays Gasc", à savoir la bande de terre qui va de Bordeaux à Langon et qui longe la rive gauche de la Garonne, par définition une terre de "grave".
Auteur : Vincent.P
22/12/11
Terre de grave = gravier, alluvions ; différent quelque peu du plateau landais.
Historiquement, Fargues est en Bordelais, je l'ai appris hier. Par contre, Langon était en Bazadais.
Auteur : Gaby
23/12/11
C'est exact, comme toute la vallée du Ciron en fait, à partir de Préchacq.
Auteur : Vincent.P
23/12/11
Morlin en Bearn
Que cerqui un luoc de Bearn que se sona(va) Morlin dins un acte de 1368 de l'arquiu dels PO (66). Mercé plan
Auteur : lucila
13/06/10
Afficher Morlin en Bearn en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un tel lieu-dit n'existe pas. Ce doit être Morlaàs ou Morlanne.
Auteur : Vincent.P
15/06/10
Dernière moisson de prénoms
Ma dernière moisson de prénoms très spécifiques, dans les registres paroissiaux des Landes :
Philippe au féminin dans de nombreux actes du début du dix-neuvième siècle, Sever, ainsi orthographié vers la fin du dix-huitième,
Augé prénom masculin, et, trouvés à Mugron fin 18ème, deux prénoms que j'ai eu du mal à lire :
Menjou ou Menjon prénom masculin, et quelque temps plus tard :Menjine prénom féminin.
Je viens aussi de trouver quatre occurrences du prénom de Grassie, ou Gracie, (et pas Gassie ou Garcie j'ai bien vérifié).
Il s'agit de deux petites filles nées l'une en 1692, l'autre en 1694 et qui ont la même marraine Grassie ou Gracie de Farthouat.
Je me propose de vous envoyer les prénoms que je trouverai et qui me sembleront gascons, mais je ne veux pas encombrer votre site si cela vous semble sans intérêt.
Amitiés
Dominique
Auteur : Dominique
11/06/10

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz Dominique !
Vos recherches ne peuvent que nous intéresser.
Certains des prénoms que vous citez ici sont déjà présents dans la base, parfois sous des graphies différentes (par exemple, Augé est présent sous la forme "Augèr", qu'on ne trouvera d'ailleurs jamais dans les registres avec l'accent grave ; Séver a été créé récemment à la suite d'une de vos propositions).
"Menjou/Menjon" (les deux formes sont imaginables et sont exactement le même prénom) est un hypochoristique de "Domenge".
Quant à "Gracie", nous n'avons que "Gracian" avec "Gracianette" comme dérivé.

Quand il s'agit d'une forme très proche d'un prénom existant dans la base, vous pouvez la soumettre par gran de sau sur le prénom existant.
Quand la forme est un peu moins proche, par exemple pour "Menjou/Menjon" par rapport à "Domenge", vous pouvez proposer d'entrer le prénom dans la base.
Ce "Menjou/Menjon" existe déjà dans la base, mais seulement comme nom de famille  il peut arriver qu'un prénom ait donné un nom de famille, ces derniers sont donc aussi une source d'information sur les prénoms, ou plutôt sur les noms individuels qui ont précédé l'organisation nom-prénom que nous connaissons de nos jours.

[Tederic M.]
Afficher Dernière moisson de prénoms en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ephren
Comme les Hautes Pyrénées n'ont pas mis leurs actes d'état civil en ligne, j'ai demandé à la mairie de Rabastens de Bigorre l'acte de naissance de mon grand -père en 1878, le nom de mon grand père est bien gascon Jean Barat, mais celui de sa mère est curieux Hersilie Ephren.
Hersilie j'ai trouvé : c'est la femme de Romulus la Sabine enlevée lors des jeux et qui va séparer romains et Sabins en guerre.
Mais Ephren ne me paraît pas spécialement gascon et je n'ai pas vu de Ephren à notre époque sur l'annuaire des Hautes-Pyrénées ; mes ancètres étaient tous paysans et ceux là cordonniers, je ne pense pas qu'on bougeait bien loin à cette époque.
Si quelqu'un pouvait me dire quelque chose sur ce nom.
Mon grand père et ma grand mère ne parlaient entre eux que Gascon...!
Adishats
Auteur : Dominique
07/06/10
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Je ne pense pas me tromper beaucoup en faisant l'hypothèse qu'il s'agit là d'un nom donné par l'Assistance publique dont l'originalité dans le choix des noms répondait au besoin de faire en sorte que ces enfants ne soient pas homonymes de personnes déjà existantes, ou en tout cas ne portent pas un nom de famille de la région (et surtout pas celui du père quand il était tacitement connu).

Chaque famille disposait d'un domestique placé par l'Assistance, entre esclave et membre de la famille.
La plupart des domestiques développaient une grande fidélité pour la maison qu'ils servaient. On les enterrait dans le caveau familial.

fr.wikipedia.org-Ephrem
Auteur : Vincent.P
08/06/10
Merci pour cette réponse sur Ephren, je n'avais pas pensé à cette hypothèse mais elle me paraît très plausible.
amitiés
Auteur : Dominique
08/06/10
Prénoms Sébé, Vincense...
En fouillant les actes d'état civil en ligne des Landes aux dix-septième, dix-huitième,et au début du dix-neuvième siècle voici quelques prénoms trouvés qui m'ont paru gascons ou du moins très spécifiques à ces paroisses de Nerbis, Hauriet, Larbey, Maylis,et autres Saint Aubin, en tous les cas je ne les ai pas trouvés ni en Lozère Cantal Bouches du Rhône, ou vallées Italiennes vaudoises où je fais aussi des recherches :

Arramonde prénom féminin (Raymonde peut-être ?), Sébé prénom masculin (une forme de Sever comme Saint-Sever ?), Estebenine prénom féminin, je suppose qqc comme Etiénette mais c'est bien plus joli.
Quiterie ? prénom féminin. Vincense, prénom féminin de plusieurs de mes tri quadri et quinquaïeules, c'est une jolie forme féminine de Vincent, elle est une fois écrite bien sûr Bisence.
J'ai vu aussi passer une Valance, et un Balentin. Il y a aussi des Dominge et des Dominger.

J'espère que c'est ici qu'il faut vous mettre mes trouvailles et non dans les grains de sel pour que de jeunes futurs parents puissent trouver des idées, moi j'aime bien Estebine et Vincense, mais cela fait bien des lustres que je ne cherche plus de prénom ...!
Auteur : Dominique
06/06/10

Réponse de Gasconha.com :
J'ai vu que vous aviez aussi créé "vos trouvailles" (d'ailleurs très intéressantes) en propositions de prénoms.
La plupart se rattachent à des prénoms déjà existants dans la base de Gasconha.com.
Je pense donc transformer dans ces cas là les propositions de prénom en "grans de sau" associés aux prénoms concernés, ou compléter les fiches prénoms par les formes que vous avez trouvées (par exemple la forme féminine Vincense).

Les attestations que vous avez trouvées reproduisent parfois directement la prononciation gasconne (ex : un "b" apparait à la place d'un "v" dans "Estebine", "Sébé", Bisence...).
Gasconha.com utilise la norme occitane d'Alibert pour noter les prénoms, mais indique aussi ("écrit à la française :") une forme plus facilement lisible pour un public habitué au français, et utilisable pour l'Etat civil afin d'éviter que l'incompréhension du code graphique d'Alibert n'entraine pendant toute la vie de la personne ainsi prénommée une lecture erronée.
Tout ça est bien sûr un peu compliqué, mais il faut en passer par là !
[Tederic]
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Le joli mot de "confréresse"
Je viens de trouver sur les registres paroissiaux de Larbey, le joli mot de confréresse pour le féminin de confrère, en fait il y avait des confréries religieuses et les femmes pouvaient en être membres, comme quoi les gascons, mêmes curés avaient des moments où ils n'étaient pas machistes, je trouve le mot plein de trouvailles, sonnant bien et plus beau que consoeur, j'aime à croire que c'est une formation proprement gasconne d'un mot français !
Dominique
Auteur : Dominique
06/06/10
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Dardy : le gascon indépendant du provençal
"Plus ignorés peut-être sont les usages, la langue, le génie littéraire de cette population primitive.
Le dialecte de l'Agenais est loin d'avoir sur la rive droite de la Garonne sa pureté native.
Le contact du français, l'absence de règles, d'autorité, les licences de la littérature chantée ont multiplié les expressions de fantaisie ; tandis que les habitants de nos Landes, dans l'ancien duché d'Albret, réfractaires au français, internés dans leurs solitudes, loin du courant du progrès et du monde lettré, gardent encore la langue primitive pure de toute interpolation."

"Peut-être cette publication sera-t-elle de quelque secours pour les tenants de ce fait que le gascon est une langue parfaitement indépendante du provençal auquel on s'est efforcé de le rattacher [...]. Les écarts qui existent entre notre dialecte et le provençal sont tels que je n'ai pas à dire pourquoi je n'accepte pas certainement concessions de priorité, de droit d'aînesse en faveur de ce dernier. Notre degré de parenté avec la langue de Mistral est des plus éloignés, et la prétention de lui subordonner toute la famille de la langue romane ne saurait nous atteindre ; nous sommes d'un foyer bien distinct, bien différent, bien indépendant. La meilleure preuve à l'appui serait de faire parler ensemble un vrai provençal et un vrai gascon, le gascon croirait entendre un italien, et le provençal un espagnol.
L'idiome est d'ailleurs pour chaque province comme pour les nations une providentielle délimitation contre le capricieux morcellement qui n'atteindra jamais le caractère distinctif, les coutumes et le parler des populations comme il fait le territoire.
La Provence, le Languedoc, la Gascogne gardent ainsi dans leur dialecte leur ancienne démarcation que les cartes officielles n'ont pas fait disparaître, et que n'affecteront pas davantage des prétentions que rien ne justifie."

Léopold Dardy, Lagrange, 1891
Auteur : Vincent.P
31/05/10
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Le gascon pour Krutwig
Intéressant passage - à prendre à la légère et pour ce qu'il est, à savoir les rêves d'une "jeunesse autodidacte" dans les années 50 - qui résume la pensée de Krutwig sur le gascon.

"Krutwig sostiene que hay varias lenguas vascas por su origen : éusquera, gascón, castellano, aragonés y otras que, como el catalán y el francés, no siendo vascas, se hablan también en parte del territorio vasco (que tiene, como veremos, según Krutwig, una extensión considerable).
Para un patriota vasco será legítimo expresarse habitualmente en éusquera y gascón ; no así en francés ni castellano, porque, aun siendo este último una lengua vasca por su origen, es también la del Estado español que desnacionaliza a Vasconia.
Utilizar el catalán supondría asimilarse a una etnia distinta, contra la que en principio, los vascos no tienen nada, pero que no es vasca, obviamente.
En cambio, el gascón sí puede utilizarse como una lengua secundaria, por ser un romance vasco que no desnacionaliza, de la misma forma que el yiddish ha ayudado a conservar la identidad étnica de los judíos : «Todo ello, sin embargo, no deberá impedir que el euskera se convierta en la lengua general de Vasconia, por ser su símbolo nacional y su lengua originaria.
Algo así como la lengua santa de los vascos que, al igual que la otra lengua santa, el hebreo, deberá llegar a ser la lengua común.»

Source :

www.scribd.com
Auteur : Vincent.P
31/05/10
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Généalogie des Gascon du Québec
Je suis Réjean Gascon 117e de la génération de Pierre Chrysante Lalongé dit Gascon, nous fumes croisés de par mes arrières grand parent aux iroquois de la région de Montreal.
Le descendant de la seigneurie de Répentigny est le sieur de Echillais.
Auteur : Réjean Gascon
29/05/10
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Geneanet indique en effet que les Lalongé qui firent souche au Québec étaient originaires de Lugon en Fronsadais (Nord-Gironde).

geneanet.org

Geneanet fait aussi la preuve que le surnom "Gascon" a été donné à la seconde génération née au Canada.
On a donc un témoignage intéressant que ces Gascons des confins que sont les Gascons bordelais du Nord de la Dordogne se disaient bien "gascons".
Au demeurant, nous le savions grâce aux enquêtes de l'abbé Lalanne dans les années 50.
L'opposition frontale avec les Gabays d'oïl jouait évidemment dans cette identification.
Auteur : Vincent.P
30/05/10
Une citation de Charles Grellet-Balguerie (1850) rapportée dans le récemment paru "Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais" de Eric Nowak (chez PyréMonde) :
"Chacune de ces contrées (Bourgez et Cubzaguez) est comme partagée elle-même en deux, tant les populations qu'elles renferment diffèrent essentiellement entre elles de types, de moeurs et de langage. [...]
Ces deux catégories d'habitants se sont eux-mêmes considérés, de tout temps comme aujourd'hui, comme deux peuples étrangers l'un à l'autre ou d'origine différente.
Et ils ont raison en ce sens. Les premiers, les riverains et leurs plus proches compatriotes au sud-ouest [les Gascons donc], auxquels de plus nombreuses relations avec les cités pouvaient inspirer l'idée d'une supériorité quelconque, ont toujours désigné leurs voisins du nord-est et leur pays, par les termes dédaigneux de Gabay, Gabatches, Gabatcherie, aussi usités en Espagne. [...] C'est dire assez que ces deux peuples ne sont pas congénérés, qu'ils appartiennent à deux races [sic] distinctes dans le principe, mais toutes deux autochtones et originaires du sol qu'ils se partagent.
Les caractères primitifs des deux races sont encore permanens et visibles par tout observateur attentif."

Pour ma part, j'ai encore entendu récemment exprimer par une personne originaire d'Ambès qui a environ 45 ans une forme de dédain des gabays, même si dite en partie sur le ton de la plaisanterie.

Il est intéressant de rappeler ces différences et ce racisme, qui sont un fait historique, qui est sans doute en train de s'estomper définitivement.
Auteur : Tederic
30/05/10
A propos du terme de gabach :
c'est aussi le sobriquet que donnaient les Languedociens de Toulouse et de l'Aude aux migrants du Massif Central.
Et c'est sous le nom de Gavot que les Provençaux appelaient avec mépris les Alpins.

A chaque fois la même situation :
il s'agit de la confrontation moderne d'un peuple méridional, souvent héritier d'une situation antique (Vascons, Ibères, Ligures) et d'un peuple septentrional (souvent héritier également d'une situation antique, en général plutôt celte ! A ce titre, l'isoglosse c/ch est primordiale), les deux peuples étant en contact lors de migrations saisonnières (vendanges des Gabays en Libournais, moissons en Languedoc, travaux estivaux en Provence, ...). Souvent également, les pays gavots/gabachs sont caractérisés par une plus forte démographie (car pays plus pauvres, donc moins portés sur le malthusianisme qui paradoxalement, est avant tout la démographie des pays riches).

Je trouve cette distinction fascinante car au fond, elle dessine une France véritablement méridionale. Elle donne assez de crédit à l'hypothèse médioromane que je trouve très séduisante.

pagesperso-orange.fr/auvergnelangueciv/m.htm#MEDIOROMAN
Auteur : Vincent.P
30/05/10

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