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Dernière moisson de prénoms
Ma dernière moisson de prénoms très spécifiques, dans les registres paroissiaux des Landes :
Philippe au féminin dans de nombreux actes du début du dix-neuvième siècle, Sever, ainsi orthographié vers la fin du dix-huitième,
Augé prénom masculin, et, trouvés à Mugron fin 18ème, deux prénoms que j'ai eu du mal à lire :
Menjou ou Menjon prénom masculin, et quelque temps plus tard :Menjine prénom féminin.
Je viens aussi de trouver quatre occurrences du prénom de Grassie, ou Gracie, (et pas Gassie ou Garcie j'ai bien vérifié).
Il s'agit de deux petites filles nées l'une en 1692, l'autre en 1694 et qui ont la même marraine Grassie ou Gracie de Farthouat.
Je me propose de vous envoyer les prénoms que je trouverai et qui me sembleront gascons, mais je ne veux pas encombrer votre site si cela vous semble sans intérêt.
Amitiés
Dominique
Auteur : Dominique
11/06/10

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz Dominique !
Vos recherches ne peuvent que nous intéresser.
Certains des prénoms que vous citez ici sont déjà présents dans la base, parfois sous des graphies différentes (par exemple, Augé est présent sous la forme "Augèr", qu'on ne trouvera d'ailleurs jamais dans les registres avec l'accent grave ; Séver a été créé récemment à la suite d'une de vos propositions).
"Menjou/Menjon" (les deux formes sont imaginables et sont exactement le même prénom) est un hypochoristique de "Domenge".
Quant à "Gracie", nous n'avons que "Gracian" avec "Gracianette" comme dérivé.

Quand il s'agit d'une forme très proche d'un prénom existant dans la base, vous pouvez la soumettre par gran de sau sur le prénom existant.
Quand la forme est un peu moins proche, par exemple pour "Menjou/Menjon" par rapport à "Domenge", vous pouvez proposer d'entrer le prénom dans la base.
Ce "Menjou/Menjon" existe déjà dans la base, mais seulement comme nom de famille  il peut arriver qu'un prénom ait donné un nom de famille, ces derniers sont donc aussi une source d'information sur les prénoms, ou plutôt sur les noms individuels qui ont précédé l'organisation nom-prénom que nous connaissons de nos jours.

[Tederic M.]
Afficher Dernière moisson de prénoms en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ephren
Comme les Hautes Pyrénées n'ont pas mis leurs actes d'état civil en ligne, j'ai demandé à la mairie de Rabastens de Bigorre l'acte de naissance de mon grand -père en 1878, le nom de mon grand père est bien gascon Jean Barat, mais celui de sa mère est curieux Hersilie Ephren.
Hersilie j'ai trouvé : c'est la femme de Romulus la Sabine enlevée lors des jeux et qui va séparer romains et Sabins en guerre.
Mais Ephren ne me paraît pas spécialement gascon et je n'ai pas vu de Ephren à notre époque sur l'annuaire des Hautes-Pyrénées ; mes ancètres étaient tous paysans et ceux là cordonniers, je ne pense pas qu'on bougeait bien loin à cette époque.
Si quelqu'un pouvait me dire quelque chose sur ce nom.
Mon grand père et ma grand mère ne parlaient entre eux que Gascon...!
Adishats
Auteur : Dominique
07/06/10
Afficher Ephren en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je ne pense pas me tromper beaucoup en faisant l'hypothèse qu'il s'agit là d'un nom donné par l'Assistance publique dont l'originalité dans le choix des noms répondait au besoin de faire en sorte que ces enfants ne soient pas homonymes de personnes déjà existantes, ou en tout cas ne portent pas un nom de famille de la région (et surtout pas celui du père quand il était tacitement connu).

Chaque famille disposait d'un domestique placé par l'Assistance, entre esclave et membre de la famille.
La plupart des domestiques développaient une grande fidélité pour la maison qu'ils servaient. On les enterrait dans le caveau familial.

fr.wikipedia.org-Ephrem
Auteur : Vincent.P
08/06/10
Merci pour cette réponse sur Ephren, je n'avais pas pensé à cette hypothèse mais elle me paraît très plausible.
amitiés
Auteur : Dominique
08/06/10
Prénoms Sébé, Vincense...
En fouillant les actes d'état civil en ligne des Landes aux dix-septième, dix-huitième,et au début du dix-neuvième siècle voici quelques prénoms trouvés qui m'ont paru gascons ou du moins très spécifiques à ces paroisses de Nerbis, Hauriet, Larbey, Maylis,et autres Saint Aubin, en tous les cas je ne les ai pas trouvés ni en Lozère Cantal Bouches du Rhône, ou vallées Italiennes vaudoises où je fais aussi des recherches :

Arramonde prénom féminin (Raymonde peut-être ?), Sébé prénom masculin (une forme de Sever comme Saint-Sever ?), Estebenine prénom féminin, je suppose qqc comme Etiénette mais c'est bien plus joli.
Quiterie ? prénom féminin. Vincense, prénom féminin de plusieurs de mes tri quadri et quinquaïeules, c'est une jolie forme féminine de Vincent, elle est une fois écrite bien sûr Bisence.
J'ai vu aussi passer une Valance, et un Balentin. Il y a aussi des Dominge et des Dominger.

J'espère que c'est ici qu'il faut vous mettre mes trouvailles et non dans les grains de sel pour que de jeunes futurs parents puissent trouver des idées, moi j'aime bien Estebine et Vincense, mais cela fait bien des lustres que je ne cherche plus de prénom ...!
Auteur : Dominique
06/06/10

Réponse de Gasconha.com :
J'ai vu que vous aviez aussi créé "vos trouvailles" (d'ailleurs très intéressantes) en propositions de prénoms.
La plupart se rattachent à des prénoms déjà existants dans la base de Gasconha.com.
Je pense donc transformer dans ces cas là les propositions de prénom en "grans de sau" associés aux prénoms concernés, ou compléter les fiches prénoms par les formes que vous avez trouvées (par exemple la forme féminine Vincense).

Les attestations que vous avez trouvées reproduisent parfois directement la prononciation gasconne (ex : un "b" apparait à la place d'un "v" dans "Estebine", "Sébé", Bisence...).
Gasconha.com utilise la norme occitane d'Alibert pour noter les prénoms, mais indique aussi ("écrit à la française :") une forme plus facilement lisible pour un public habitué au français, et utilisable pour l'Etat civil afin d'éviter que l'incompréhension du code graphique d'Alibert n'entraine pendant toute la vie de la personne ainsi prénommée une lecture erronée.
Tout ça est bien sûr un peu compliqué, mais il faut en passer par là !
[Tederic]
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Le joli mot de "confréresse"
Je viens de trouver sur les registres paroissiaux de Larbey, le joli mot de confréresse pour le féminin de confrère, en fait il y avait des confréries religieuses et les femmes pouvaient en être membres, comme quoi les gascons, mêmes curés avaient des moments où ils n'étaient pas machistes, je trouve le mot plein de trouvailles, sonnant bien et plus beau que consoeur, j'aime à croire que c'est une formation proprement gasconne d'un mot français !
Dominique
Auteur : Dominique
06/06/10
Afficher Le joli mot de "confréresse" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dardy : le gascon indépendant du provençal
"Plus ignorés peut-être sont les usages, la langue, le génie littéraire de cette population primitive.
Le dialecte de l'Agenais est loin d'avoir sur la rive droite de la Garonne sa pureté native.
Le contact du français, l'absence de règles, d'autorité, les licences de la littérature chantée ont multiplié les expressions de fantaisie ; tandis que les habitants de nos Landes, dans l'ancien duché d'Albret, réfractaires au français, internés dans leurs solitudes, loin du courant du progrès et du monde lettré, gardent encore la langue primitive pure de toute interpolation."

"Peut-être cette publication sera-t-elle de quelque secours pour les tenants de ce fait que le gascon est une langue parfaitement indépendante du provençal auquel on s'est efforcé de le rattacher [...]. Les écarts qui existent entre notre dialecte et le provençal sont tels que je n'ai pas à dire pourquoi je n'accepte pas certainement concessions de priorité, de droit d'aînesse en faveur de ce dernier. Notre degré de parenté avec la langue de Mistral est des plus éloignés, et la prétention de lui subordonner toute la famille de la langue romane ne saurait nous atteindre ; nous sommes d'un foyer bien distinct, bien différent, bien indépendant. La meilleure preuve à l'appui serait de faire parler ensemble un vrai provençal et un vrai gascon, le gascon croirait entendre un italien, et le provençal un espagnol.
L'idiome est d'ailleurs pour chaque province comme pour les nations une providentielle délimitation contre le capricieux morcellement qui n'atteindra jamais le caractère distinctif, les coutumes et le parler des populations comme il fait le territoire.
La Provence, le Languedoc, la Gascogne gardent ainsi dans leur dialecte leur ancienne démarcation que les cartes officielles n'ont pas fait disparaître, et que n'affecteront pas davantage des prétentions que rien ne justifie."

Léopold Dardy, Lagrange, 1891
Auteur : Vincent.P
31/05/10
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Le gascon pour Krutwig
Intéressant passage - à prendre à la légère et pour ce qu'il est, à savoir les rêves d'une "jeunesse autodidacte" dans les années 50 - qui résume la pensée de Krutwig sur le gascon.

"Krutwig sostiene que hay varias lenguas vascas por su origen : éusquera, gascón, castellano, aragonés y otras que, como el catalán y el francés, no siendo vascas, se hablan también en parte del territorio vasco (que tiene, como veremos, según Krutwig, una extensión considerable).
Para un patriota vasco será legítimo expresarse habitualmente en éusquera y gascón ; no así en francés ni castellano, porque, aun siendo este último una lengua vasca por su origen, es también la del Estado español que desnacionaliza a Vasconia.
Utilizar el catalán supondría asimilarse a una etnia distinta, contra la que en principio, los vascos no tienen nada, pero que no es vasca, obviamente.
En cambio, el gascón sí puede utilizarse como una lengua secundaria, por ser un romance vasco que no desnacionaliza, de la misma forma que el yiddish ha ayudado a conservar la identidad étnica de los judíos : «Todo ello, sin embargo, no deberá impedir que el euskera se convierta en la lengua general de Vasconia, por ser su símbolo nacional y su lengua originaria.
Algo así como la lengua santa de los vascos que, al igual que la otra lengua santa, el hebreo, deberá llegar a ser la lengua común.»

Source :

www.scribd.com
Auteur : Vincent.P
31/05/10
Afficher Le gascon pour Krutwig en particulier, et peut-être donner votre avis...
Généalogie des Gascon du Québec
Je suis Réjean Gascon 117e de la génération de Pierre Chrysante Lalongé dit Gascon, nous fumes croisés de par mes arrières grand parent aux iroquois de la région de Montreal.
Le descendant de la seigneurie de Répentigny est le sieur de Echillais.
Auteur : Réjean Gascon
29/05/10
Afficher Généalogie des Gascon du Québec en particulier, et peut-être donner votre avis...
Geneanet indique en effet que les Lalongé qui firent souche au Québec étaient originaires de Lugon en Fronsadais (Nord-Gironde).

geneanet.org

Geneanet fait aussi la preuve que le surnom "Gascon" a été donné à la seconde génération née au Canada.
On a donc un témoignage intéressant que ces Gascons des confins que sont les Gascons bordelais du Nord de la Dordogne se disaient bien "gascons".
Au demeurant, nous le savions grâce aux enquêtes de l'abbé Lalanne dans les années 50.
L'opposition frontale avec les Gabays d'oïl jouait évidemment dans cette identification.
Auteur : Vincent.P
30/05/10
Une citation de Charles Grellet-Balguerie (1850) rapportée dans le récemment paru "Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais" de Eric Nowak (chez PyréMonde) :
"Chacune de ces contrées (Bourgez et Cubzaguez) est comme partagée elle-même en deux, tant les populations qu'elles renferment diffèrent essentiellement entre elles de types, de moeurs et de langage. [...]
Ces deux catégories d'habitants se sont eux-mêmes considérés, de tout temps comme aujourd'hui, comme deux peuples étrangers l'un à l'autre ou d'origine différente.
Et ils ont raison en ce sens. Les premiers, les riverains et leurs plus proches compatriotes au sud-ouest [les Gascons donc], auxquels de plus nombreuses relations avec les cités pouvaient inspirer l'idée d'une supériorité quelconque, ont toujours désigné leurs voisins du nord-est et leur pays, par les termes dédaigneux de Gabay, Gabatches, Gabatcherie, aussi usités en Espagne. [...] C'est dire assez que ces deux peuples ne sont pas congénérés, qu'ils appartiennent à deux races [sic] distinctes dans le principe, mais toutes deux autochtones et originaires du sol qu'ils se partagent.
Les caractères primitifs des deux races sont encore permanens et visibles par tout observateur attentif."

Pour ma part, j'ai encore entendu récemment exprimer par une personne originaire d'Ambès qui a environ 45 ans une forme de dédain des gabays, même si dite en partie sur le ton de la plaisanterie.

Il est intéressant de rappeler ces différences et ce racisme, qui sont un fait historique, qui est sans doute en train de s'estomper définitivement.
Auteur : Tederic
30/05/10
A propos du terme de gabach :
c'est aussi le sobriquet que donnaient les Languedociens de Toulouse et de l'Aude aux migrants du Massif Central.
Et c'est sous le nom de Gavot que les Provençaux appelaient avec mépris les Alpins.

A chaque fois la même situation :
il s'agit de la confrontation moderne d'un peuple méridional, souvent héritier d'une situation antique (Vascons, Ibères, Ligures) et d'un peuple septentrional (souvent héritier également d'une situation antique, en général plutôt celte ! A ce titre, l'isoglosse c/ch est primordiale), les deux peuples étant en contact lors de migrations saisonnières (vendanges des Gabays en Libournais, moissons en Languedoc, travaux estivaux en Provence, ...). Souvent également, les pays gavots/gabachs sont caractérisés par une plus forte démographie (car pays plus pauvres, donc moins portés sur le malthusianisme qui paradoxalement, est avant tout la démographie des pays riches).

Je trouve cette distinction fascinante car au fond, elle dessine une France véritablement méridionale. Elle donne assez de crédit à l'hypothèse médioromane que je trouve très séduisante.

pagesperso-orange.fr/auvergnelangueciv/m.htm#MEDIOROMAN
Auteur : Vincent.P
30/05/10
l'Estaca en langue de Bigorre
Je recherche les paroles et musique de l'Estaca en langue de Bigorre.
Auteur : Courreges-Lacosye Marcel 65200 ORDIZAN
28/05/10
Afficher l'Estaca en langue de Bigorre en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il n'y a pas de version de l'Estaca en gascon plus spécifiquement bigourdan.
L'adaptation de la chanson de Llach en gascon fut le fait des occitanistes d'Orthez (Narioo) et donc, les paroles de l'Estaca sont en gascon plutôt béarnais.
De plus, l'obédience occitaniste des traducteurs fait que la graphie employée est de peu d'utilité pour les chanteurs amateurs qui n'auraient du gascon qu'une connaissance passive.
Sinon, voici de quoi vous réjouir :

fpl.forumactif.com/forum-occitan-f11/estaca-ou-estaco-t2640.htm

Maintenant, je ne sais pas l'usage que vous allez en faire, je vous donne juste mon avis.
Cette chanson est une grande chanson catalane de résistance. Je trouve que c'est un crève-coeur que cette formidable mélodie, si intimement liée à une période historique précise, soit devenue l'enregistrement obligé de la moindre chorale régionale.
Cela se fait au détriment des vieux airs gascons que plus personne n'enregistre. Cela se fait au détriment du sens profond de la chanson.
Auteur : Vincent.P
29/05/10
Familha Artus a enregistré une version
familha.artus.free.fr
Auteur : lou-aner
10/06/10
Fermat attaqué par Descartes comme "gascon"
Descartes, non sans méchanceté, à propos du lomagnol Fermat :

« Monsieur Fermat est Gascon, moi pas »

Gascon est souvent interprété dans le sens "vantard", il me semble que le propos de Descartes est plus "xénophobe" que cela, au sens où il ne traite pas seulement de vantard, mais de vantard parce que Gascon.

Sur la Wikipédia anglaise, qui reprend l'encyclomédie Britannica, Fermat est dit d'origine basque, ce qui évidemment une confusion classique dans la littérature anglo-saxonne entre "basque" et "gascon".

en.wikipedia.org/wiki/Fermat

La Wiki catalane parle d'un mathématicien "occitan", ce qui est évidemment le comble du ridicule, en plus d'être un anachronisme idiot.

ca.wikipedia.org/wiki/Fermat
Auteur : Vincent.P
22/05/10
Afficher Fermat attaqué par Descartes comme "gascon" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Tragique condition qu'être gascon  : on risque d'être étiqueté soit basque soit occitan, et si par bonheur on est étiqueté "gascon", c'est en tant qu'insulte !-)

Mais l'étiquette "occitane" est peut-être tolérable, au moins dans ce cas précis, d'abord parce que selon moi, la Gascogne appartient à l'Occitanie (mais je préconise de mettre en avant l'étiquette "gascon").
Ensuite, parce que Fermat, né en "Gascunya" comme l'indique, et il faut lui en savoir gré, la Wiki catalane, est mort à Castres. Où a-t-il vécu ?
Auteur : Tederic
22/05/10
Avocat auprès du Parlement de Toulouse, il a fini sa carrière dans cette juridiction, à savoir Castres. Il avait fait ses études à Bordeaux.
Auteur : Vincent.P
22/05/10
D'après mes collègues mathématiciens du lycée Pothier d'Orléans, B.Hauchecorne et D.Suratteau dans leur livre les "mathématiciens de A à Z", Fermat est né à Beaumont de Lomagne, actuellement en Tarn-et-Garonne, il était issu d'une bourgeoisie aisée, et il a fait des études de Droit, et non de sciences, à Toulouse puis à Bordeaux et enfin à Orléans.
C'est un amateur éclairé en mathématiques qui "mène une vie quiète au parlement de Toulouse, il est marié et a cinq enfants", malgré cette vie rangée il attrape la peste en 1642, en réchappe miraculeusement, et continue à utiliser ses loisirs à ... annoter les oeuvres du mathématicien grec Diophante et à échanger du courrier de nature mathématique avec toute l'Europe, c'est à dire en Latin et un peu en français, je ne sais rien du gascon, et il meurt à Castres à l'âge de soixante-quatre ans, sa dépouille est transférée dix ans plus tard dans l'église des Augustins de Toulouse.
On voit donc qu'il a vécu aux marges ou aux limites de la Gascogne.
L'insulte de Descartes ne me paraît pas une insulte xénophobe à l'encontre de Fermat mais plutôt une insulte de savant aigri, car Descartes, s'il avait été le fondateur de la géomètrie analytique (les fameux repères cartésiens), devait être fort jaloux de ce mathématicien du dimanche, de ce magistrat qui fort discret ne publiait pas et était pourtant le plus dense de son époque.
Le traiter de gascon c'était en fait une contradiction dans les termes, car si Fermat n'était pas loin de la Gascogne, il n'en avait aucun des prétendus défauts, la vantardise, et le côté superficiel et tête brûlée.
Le terme Xénophobe est celui du temps : le gascon est vantard et sale comme l'auvergnat est radin, le normand fourbe et le bas breton abruti.
Cette Xénophobie n'est pas particulière à Descartes et elle tombe à plat quand il l'applique à Pierre de Fermat.
Tout cela pour dire que Fermat a vécu à Toulouse !!
Amitiés
Auteur : Dominique
07/06/10
Que les choses soient claires cependant, Beaumont-de-Lomagne, parce qu'en Lomagne, est en Gascogne, et c'est une Lomagne encore très gasconnante que celle de Beaumont.
Le Tarn-et-Garonne, une horreur départementale, a considérablement modifié la vision des lieux.
Auteur : Vincent.P
03/07/10
Le Médoc à tort et à travers "C’est lui qui le dit"
www.lemague.net

"Il y a un caractère médocain, oui, celui de la semi insularité Y’a plusieurs types de Médocains parce qu’il y a plusieurs types de Médoc. Entre la forêt, l’estuaire, ceux qui vivent ou qui vivaient du bois et ceux qui vivent ou qui vivaient de la pêche ou de la vigne et aujourd’hui ceux qui se sont rajoutés et qui vivent du tourisme et ceux qui vivent de plus rien parce qu’ils sont retraités et la strate supplémentaire des médocains qui travaillent à Bordeaux, ça fait un patchwork pas facile à cerner. C’est frappant de constater que dans le Médoc, il n’y a pas de folklore, y’a pas de costume, de langue particulière, y’a pas de patois médocain, il y a juste quelques mots par ci par là. On n’est pas dans une identité comme on peut l’être comme au Pays Basque, en Bretagne, en Alsace, en Corse."

"Y’a le côté un peu moins sympathique, je couche avec mes enfants. Je fais ce que je veux. On sait pertinemment qu’il y a des problèmes de consanguinité, de violence familiale. Une intervention sur deux voir deux sur trois que font aujourd’hui les gendarmes, faut le savoir, ce sont pour des violences qu’ils appellent les V.I.F.  : violences intrafamiliales. Il faut aussi se poser des questions du revers de la médaille de la semi insularité. Ca renforce ce que peuvent être les secrets familiaux qui existent dans toute la France rurale ou urbaine. Mais plus on se rapproche de la pointe du Médoc, canton de Lesparre, canton de Saint-Vivien, moins on a de contact avec l’extérieur donc forcément plus les secrets de famille sont enfouis. L’alcoolisme aussi, tous ces sujets on les a traité dans le Journal du Médoc, on a aucun tabou, on a fait des dossiers, on en parle de temps en temps."
Auteur : Vincent.P
16/05/10
Afficher Le Médoc à tort et à travers "C’est lui qui le dit" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Même avec humour, étonnant maintien moderne des pires clichés sur les gens de la lande, ici le Médoc.

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www.facebook.com/group.php?gid=41834230239
Auteur : Vincent.P
16/05/10
Traduction de "la ferme des veaux" en "medoquin" ?
Bonjour,
Avec mon conjoint nous sommes en train de monter une société d'élevage de veau de lait et nous souhaiterions lui donner le nom de "la ferme des veaux, ou la ferme des veaux a engraisser" mais en patois, mais autour de nous personne ne sait le traduire.
Nous habitons à une dizaine de km de St Vivien de Médoc, j'espere que vous pourrez me renseigner
merci d'avance
Auteur : Magaly
12/05/10
Afficher Traduction de "la ferme des veaux" en "medoquin" ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voici, certifiés par l'Atlas linguistique de la Gascogne, les termes locaux en gascon du Nord-Médoc.

"la ferme" : tout dépend ce que vous voulez exprimer. Comme dans toute langue qui a servi à exprimer en premier lieu la civilisation agraire, le gascon possédait un grand nombre de mots techniques.
Disons que si pour vous, il s'agit bien d'une ferme pour bovidés (au sens d'étable au fond), le terme nord-médoquin est : par'gaw (prononcez pargaou avec diphtongue finale, comme dans Nadau, nadaou, s'écrit pargau en graphie normalisée).
Sinon, le terme générique est "borde", "bourdiou" (prononcé bour'diw écrit bordiu en normalisé).

NB : ' note la finale qui suit à accentuer.

Donc : "lou pargaou" ou "la borde" ou "lou bourdiou", sachant qu'inévitablement de telles graphies seront estropiées, et que l'on peut tenter : "lou pargaw" par exemple qui rend bien la diphtongue.

"des" : en gascon médoquin, c'est clair, c'est "das" avec s final prononcé. Seulement le mot qui va suivre commençant par b, ce s final va se sonoriser en z. Du temps où l'on possédait la langue, jamais on n'aurait eu idée de noter cette différence orale. De nos jours, je ne sais pas.

"veau" : en gascon médoquin, c'est bédèt, avec t final prononcé, accent tonique sur la finale et bien faire attention à distinguer le premier é qui est fermé du second è ouvert.
On le veut au pluriel, on rajoute s (sachant qu'en Médoc, il y avait une large tendance à "avaler" ces finales plurielles, de telle sorte que -ts final parfois donnait immuablement -t, mais c'est une affaire de statistiques de réalisation).

Donc au final, j'écrirais ainsi :

"lou pargaou das bédèts"

qui se prononce  :

"lou par'gaw daz bé'dètss"

(r roulé)

qui s'écrirait en graphie classique gasconne :

"lo pargau daus vedèths"

Privilégiez la graphie franco-gasconne qui rend mieux la prononciation. Tant pis si ça patoise.
Auteur : Vincent.P
12/05/10

Réponse de Gasconha.com :
Merci beaucoup, Vincent, pour cette explication détaillée et avisée, à laquelle je souscris au nom de Gasconha.com.

Y a-t-il eu un mot spécifique pour "veaux à engraisser" ? Il sera difficile de le savoir, donc contentons-nous du "pargaou das bédèts" !

Un détail qui peut avoir son importance si la graphie classique était choisie par nos éleveurs : il me semble que la graphie classique note "das" le "das" du Médoc, donc ce serait "lo pargau das vedèths" en normalisé classique.
[Tederic]
L'ALG ne donne que "vieille vache à engraisser destinée à l'abattoir" (madèra en médoquin, prononcez ma'dère) ou "veau d'un an" (anolh, prononcez anouly ly représentant l final mouillé, sur la côte, pegolh dans la lande).

Au passage, à propos de dau/daus, on se rend compte dans l'ALG que "daus" n'est en fait prononcé "daws" qu'en un seul endroit des pays girondins, à savoir Saucats.
Le Médoc et Bordeaux qui ont bien "daw" au singulier, ont immuablement "das" au pluriel. L'Entre-Deus-Mers a "dés" ou "dòws". Le confluent Lot-Garonne a la même solution que Bordeaux. Le reste du domaine gascon (hors montagne) a "dous". L'ALG ne semble pas recueillir de forme "déws", ce qui pose la question de savoir si l'on ne pourrait pas tenter l'économie en écrivant "dos" (il n'y a qu'en Ossau qu'au singulier, on trouve des formes vocalisées "dows", peut-être importées de Gironde  ?).
Dans le même genre, cela m'avait énormément surpris de me rendre compte que les Languedociens écrivent "dels" un mot dans lequel l n'est jamais prononcé (c'est toujours déss).
Et pire, en fonction du contexte consonantique, il y aura des assimilations. "dels vailets" se prononce en fait ... "di baylétss".
Auteur : Vincent.P
12/05/10
Remarquez que Per Noste donne pargau comme un mot médoquin, ce qu'il est, mais surtout comme un mot féminin, ce qu'il n'est pas si l'on en croit l'ALG.
Il arrive que certains substantifs aient maintenu la fonction initiale du suffixe -ale(m) latin qui était de fabriquer des adjectifs.
Ainsi, destrau est féminin parce que hache était sous entendu. Pour que pargau soit féminin, il faudrait imaginer que le terme est issu d'une expression du genre "bòrda pargau" où pargau est un adjectif qualificatif, qui devient substantif, et reste au féminin car bòrda l'est.
Auteur : Vincent.P
13/05/10
J'ai posé la question à quelqu'un du Médoc (Bégadan) qui a entendu dans sa jeunesse parler des femmes dont la langue native était le gascon "medoquin".
Pour "ferme", il n'a pas su me dire un mot, mais quand je lui ai donné le mot "lo pargau", il s'en est souvenu, mais m'a tout de suite dit, sans que j'ai abordé la question du genre féminin ou masculin, que la locutrice disait "la pargau" (féminin).
Je pense que l'information est fiable, et qu'on peut donc proposer "la pargau das vedèths" ("la pargaou das bédèts").
Auteur : Tederic
13/05/10
Simin Palay donne effectivement "pargàu" féminin.
Comme il s'agit de veaux de lait il serait peut-être amusant de prendre le terme "bederét ou bederot" qui signifie toujours selon S.Palay un jeune veau.
Celà pourrait donc donner "la pargàu das bederéts".
Auteur : J.P.Depeyris
17/05/10
Le conseil général du Gers vendait le paysage (bien collectif par excellence) aux afficheurs !
Voilà plus de 20 ans que le conseil général du Gers quadrille le département de gigantesque panneaux 4x3m scellés au sol, panneaux dont l’une des faces est exploitée commercialement (toujours la face la plus visible bien sûr !) par l’afficheur CBS OUTDOOR, déjà condamné à plusieurs reprises pour violation du Code de l’environnement.

Alors que l’urgence est de débarrasser les entrées de ville de la prolifération de panneaux publicitaires qui les transforment en cloaques visuels, le conseil général en a « remis une couche » en y implantant ses propres panneaux !

Mais le comble est que le conseil général a même réalisé l’exploit de polluer les entrée de certains petits villages en y faisant installer, souvent en pleine nature, des panneaux scellés au sol de grand format, ceux-là mêmes qui sont pourtant considérés comme le symbole de la pollution des entrées de ville (le philosophe et académicien Michel Serres parle de « coups de poing atroces » et d’ « abomination »).

Et pour ce faire, de passer outre aux dispositions du régime général du Code de l’environnement qui, pourtant, interdit les panneaux publicitaires scellés au sol dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants !

Heureusement, grâce à Paysages de France, les monstrueux panneaux implantés illégalement aux entrées de Saint-Clar, dans le Gers, mais aussi à celles de Caussade, dans le Tarn-et-Garonne où le conseil général a suivi le même chemin, ont été récemment démontés.

Une opération qui a d’ailleurs été saluée par les nouveaux maires des communes concernées et qui devrait être prochainement suivie par la « libération » d’autres villages.

Espérons que le conseil général du Gers, plutôt que de s’en prendre à Paysages de France*, reconnaîtra enfin le bien fondé d’une démarche qui a pour seule ambition de l’aider à dépolluer les entrées de ville, d’améliorer l’image du département et de permettre aux habitants de se réapproprier leur paysage.

* Communiqué du Conseil Général du Gers (avril 2010)  : «Depuis plus de 20 ans, le Conseil Général du Gers met à disposition des associations gersoises des panneaux d'affichage 4x3 afin de les aider à promouvoir leurs manifestations.
A compter du 1er mai 2010, le Conseil Général ne pourra plus exploiter ses panneaux 4x3, et ce en raison de l'action de l'association « Paysages de France » (5 place Bir-Hakeim - 38000 Grenoble) qui a dénoncé l'illégalité de ces panneaux et nous a mis en demeure de les supprimer en référence aux articles L.581-27 et L.581-32 du Code de l'Environnement.
Conscient de l'aide précieuse que représentait ce dispositif d'affichage pour les associations départementales, nous sommes sincèrement désolés que le recours à la rigueur des textes de cette association nous oblige à prendre cette décision.
Cette nouvelle contrainte, totalement indépendante de notre volonté, ne remet nullement en cause notre soutien au réseau associatif départemental et le Conseil Général restera un partenaire privilégié des manifestations.»

Paysages de France
Association agréée au plan national au titre du Code de l'environnement contact@paysagesdefrance.org
www.paysagesdefrance.org
Auteur : Paysages de France
06/05/10
Afficher Le conseil général du Gers vendait le paysage (bien collectif par excellence) aux afficheurs ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je ne pense pas que les panneaux publicitaires soient un combat primordial dans le Gers et ailleurs.
D'abord parce que je suis attaché à la dichotomie ville/campagne : à ce titre, la présence de la civilisation urbaine matérialisée par des panneaux publicitaires ne me choque pas, je dirais même qu'elle a un certain attrait.
En venant de Fleurance par exemple, il y a quelque chose de rassurant, de familier à retrouver les codes de la vie urbaine en arrivant dans l'agglo d'Auch.

Le reproche à faire à ces panneaux est sans-doute à l'échelle de la France leur manque de variété, on apprécierait des panneaux vantant un commerce local, une animation, ...
En tout cas, je ne méprise pas l'art publicitaire, parfois même il peut être source d'identification régionale, via la typographie, via l'activité vantée (les pubs pour les férias, ça marque un paysage), via les noms même (c'est amusant les SARL Cazenave, les Etablissements Laborde, ...).

A mon avis, l'identité paysagère du Gers est bien plus mise en danger par la mode des pavillons bas. Il n'y a plus un seul village gersois dont le centre-bourg autour de l'église n'est pas littéralement vitrifié par une horreur bâtie ces dernières années.
Cela touche aussi les villes : du fait de la construction anarchique de pavillons sur les coteaux d'Auch, il est désormais impossible d'avoir une vue d'ensemble sur la ville, ce n'est plus que haies en plastique, balancelles, palmiers, teints rosâtres.

Il est parfois un peu trop facile d'attaquer les institutions plutôt que le mauvais goût d'une population. C'est que d'une certaine manière, s'en prendre à la lubie du "tous propriétaires" qui est en train de faire des ravages esthétiques au Sud d'une ligne Nantes-Dijon, c'est s'aliéner des gens qui justement, en toute incohérence, souhaitent vivre en ville sans ses désagréments (civilisation du commerce, proximité, ...).
Lutter contre les panneaux publicitaires, surtout dans les villes, c'est un peu snob et c'est au fond entériner le fantasme rurbain, des villes à la campagne. Non, la ville est son propre univers qui commande la campagne aux alentours, il faut respecter les codes de la ville.
En tout état de cause, j'en suis à préférer une zone industrielle ou une bretelle d'autoroute à l'étalement urbain contemporain.
Auteur : Vincent.P
06/05/10
Je comprends ton objection, Vincent, et peut-être que sans panneaux publicitaires, Las Vegas ne serait pas las Vegas...
Mais quand même, mon expérience visuelle des panneaux publicitaires, c'est que, le plus souvent, ça gâche le paysage, pour des raisons profondes, qu'il serait intéressant de tirer au clair.

Je l'ai remarqué à Tonneins rive gauche à l'entrée du pont, dans les deux sens.
Là, c'est en sortant de Tonneins.
C'est même pire quand on rentre à Tonneins.

Si je me rappelle bien, la route de Toulouse, à Villenave d'Ornon (Bordeaux) vers le Pont de la Maye, c'est un autre exemple.

Bon, le problème des entrées de ville est connu et général. Ce n'est pas seulement qu'il y a des panneaux, c'est aussi les bâtiments récents en tôle, ou les bâtiments anciens (à Villenave, des échoppes en pierre) massacrés par des vitrines criardes...

Donc, la lutte contre la débauche de panneaux fait bien partie, à mon avis, de la sauvegarde des paysages, et Gasconha.com doit y participer dans le cadre de son action, disons, "conservatrice".
Auteur : Tederic
12/05/10

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