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Traduction de "la ferme des veaux" en "medoquin" ?
Bonjour,
Avec mon conjoint nous sommes en train de monter une société d'élevage de veau de lait et nous souhaiterions lui donner le nom de "la ferme des veaux, ou la ferme des veaux a engraisser" mais en patois, mais autour de nous personne ne sait le traduire.
Nous habitons à une dizaine de km de St Vivien de Médoc, j'espere que vous pourrez me renseigner
merci d'avance
Auteur : Magaly
12/05/10
Afficher Traduction de "la ferme des veaux" en "medoquin" ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voici, certifiés par l'Atlas linguistique de la Gascogne, les termes locaux en gascon du Nord-Médoc.

"la ferme" : tout dépend ce que vous voulez exprimer. Comme dans toute langue qui a servi à exprimer en premier lieu la civilisation agraire, le gascon possédait un grand nombre de mots techniques.
Disons que si pour vous, il s'agit bien d'une ferme pour bovidés (au sens d'étable au fond), le terme nord-médoquin est : par'gaw (prononcez pargaou avec diphtongue finale, comme dans Nadau, nadaou, s'écrit pargau en graphie normalisée).
Sinon, le terme générique est "borde", "bourdiou" (prononcé bour'diw écrit bordiu en normalisé).

NB : ' note la finale qui suit à accentuer.

Donc : "lou pargaou" ou "la borde" ou "lou bourdiou", sachant qu'inévitablement de telles graphies seront estropiées, et que l'on peut tenter : "lou pargaw" par exemple qui rend bien la diphtongue.

"des" : en gascon médoquin, c'est clair, c'est "das" avec s final prononcé. Seulement le mot qui va suivre commençant par b, ce s final va se sonoriser en z. Du temps où l'on possédait la langue, jamais on n'aurait eu idée de noter cette différence orale. De nos jours, je ne sais pas.

"veau" : en gascon médoquin, c'est bédèt, avec t final prononcé, accent tonique sur la finale et bien faire attention à distinguer le premier é qui est fermé du second è ouvert.
On le veut au pluriel, on rajoute s (sachant qu'en Médoc, il y avait une large tendance à "avaler" ces finales plurielles, de telle sorte que -ts final parfois donnait immuablement -t, mais c'est une affaire de statistiques de réalisation).

Donc au final, j'écrirais ainsi :

"lou pargaou das bédèts"

qui se prononce  :

"lou par'gaw daz bé'dètss"

(r roulé)

qui s'écrirait en graphie classique gasconne :

"lo pargau daus vedèths"

Privilégiez la graphie franco-gasconne qui rend mieux la prononciation. Tant pis si ça patoise.
Auteur : Vincent.P
12/05/10

Réponse de Gasconha.com :
Merci beaucoup, Vincent, pour cette explication détaillée et avisée, à laquelle je souscris au nom de Gasconha.com.

Y a-t-il eu un mot spécifique pour "veaux à engraisser" ? Il sera difficile de le savoir, donc contentons-nous du "pargaou das bédèts" !

Un détail qui peut avoir son importance si la graphie classique était choisie par nos éleveurs : il me semble que la graphie classique note "das" le "das" du Médoc, donc ce serait "lo pargau das vedèths" en normalisé classique.
[Tederic]
L'ALG ne donne que "vieille vache à engraisser destinée à l'abattoir" (madèra en médoquin, prononcez ma'dère) ou "veau d'un an" (anolh, prononcez anouly ly représentant l final mouillé, sur la côte, pegolh dans la lande).

Au passage, à propos de dau/daus, on se rend compte dans l'ALG que "daus" n'est en fait prononcé "daws" qu'en un seul endroit des pays girondins, à savoir Saucats.
Le Médoc et Bordeaux qui ont bien "daw" au singulier, ont immuablement "das" au pluriel. L'Entre-Deus-Mers a "dés" ou "dòws". Le confluent Lot-Garonne a la même solution que Bordeaux. Le reste du domaine gascon (hors montagne) a "dous". L'ALG ne semble pas recueillir de forme "déws", ce qui pose la question de savoir si l'on ne pourrait pas tenter l'économie en écrivant "dos" (il n'y a qu'en Ossau qu'au singulier, on trouve des formes vocalisées "dows", peut-être importées de Gironde  ?).
Dans le même genre, cela m'avait énormément surpris de me rendre compte que les Languedociens écrivent "dels" un mot dans lequel l n'est jamais prononcé (c'est toujours déss).
Et pire, en fonction du contexte consonantique, il y aura des assimilations. "dels vailets" se prononce en fait ... "di baylétss".
Auteur : Vincent.P
12/05/10
Remarquez que Per Noste donne pargau comme un mot médoquin, ce qu'il est, mais surtout comme un mot féminin, ce qu'il n'est pas si l'on en croit l'ALG.
Il arrive que certains substantifs aient maintenu la fonction initiale du suffixe -ale(m) latin qui était de fabriquer des adjectifs.
Ainsi, destrau est féminin parce que hache était sous entendu. Pour que pargau soit féminin, il faudrait imaginer que le terme est issu d'une expression du genre "bòrda pargau" où pargau est un adjectif qualificatif, qui devient substantif, et reste au féminin car bòrda l'est.
Auteur : Vincent.P
13/05/10
J'ai posé la question à quelqu'un du Médoc (Bégadan) qui a entendu dans sa jeunesse parler des femmes dont la langue native était le gascon "medoquin".
Pour "ferme", il n'a pas su me dire un mot, mais quand je lui ai donné le mot "lo pargau", il s'en est souvenu, mais m'a tout de suite dit, sans que j'ai abordé la question du genre féminin ou masculin, que la locutrice disait "la pargau" (féminin).
Je pense que l'information est fiable, et qu'on peut donc proposer "la pargau das vedèths" ("la pargaou das bédèts").
Auteur : Tederic
13/05/10
Simin Palay donne effectivement "pargàu" féminin.
Comme il s'agit de veaux de lait il serait peut-être amusant de prendre le terme "bederét ou bederot" qui signifie toujours selon S.Palay un jeune veau.
Celà pourrait donc donner "la pargàu das bederéts".
Auteur : J.P.Depeyris
17/05/10
Le conseil général du Gers vendait le paysage (bien collectif par excellence) aux afficheurs !
Voilà plus de 20 ans que le conseil général du Gers quadrille le département de gigantesque panneaux 4x3m scellés au sol, panneaux dont l’une des faces est exploitée commercialement (toujours la face la plus visible bien sûr !) par l’afficheur CBS OUTDOOR, déjà condamné à plusieurs reprises pour violation du Code de l’environnement.

Alors que l’urgence est de débarrasser les entrées de ville de la prolifération de panneaux publicitaires qui les transforment en cloaques visuels, le conseil général en a « remis une couche » en y implantant ses propres panneaux !

Mais le comble est que le conseil général a même réalisé l’exploit de polluer les entrée de certains petits villages en y faisant installer, souvent en pleine nature, des panneaux scellés au sol de grand format, ceux-là mêmes qui sont pourtant considérés comme le symbole de la pollution des entrées de ville (le philosophe et académicien Michel Serres parle de « coups de poing atroces » et d’ « abomination »).

Et pour ce faire, de passer outre aux dispositions du régime général du Code de l’environnement qui, pourtant, interdit les panneaux publicitaires scellés au sol dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants !

Heureusement, grâce à Paysages de France, les monstrueux panneaux implantés illégalement aux entrées de Saint-Clar, dans le Gers, mais aussi à celles de Caussade, dans le Tarn-et-Garonne où le conseil général a suivi le même chemin, ont été récemment démontés.

Une opération qui a d’ailleurs été saluée par les nouveaux maires des communes concernées et qui devrait être prochainement suivie par la « libération » d’autres villages.

Espérons que le conseil général du Gers, plutôt que de s’en prendre à Paysages de France*, reconnaîtra enfin le bien fondé d’une démarche qui a pour seule ambition de l’aider à dépolluer les entrées de ville, d’améliorer l’image du département et de permettre aux habitants de se réapproprier leur paysage.

* Communiqué du Conseil Général du Gers (avril 2010)  : «Depuis plus de 20 ans, le Conseil Général du Gers met à disposition des associations gersoises des panneaux d'affichage 4x3 afin de les aider à promouvoir leurs manifestations.
A compter du 1er mai 2010, le Conseil Général ne pourra plus exploiter ses panneaux 4x3, et ce en raison de l'action de l'association « Paysages de France » (5 place Bir-Hakeim - 38000 Grenoble) qui a dénoncé l'illégalité de ces panneaux et nous a mis en demeure de les supprimer en référence aux articles L.581-27 et L.581-32 du Code de l'Environnement.
Conscient de l'aide précieuse que représentait ce dispositif d'affichage pour les associations départementales, nous sommes sincèrement désolés que le recours à la rigueur des textes de cette association nous oblige à prendre cette décision.
Cette nouvelle contrainte, totalement indépendante de notre volonté, ne remet nullement en cause notre soutien au réseau associatif départemental et le Conseil Général restera un partenaire privilégié des manifestations.»

Paysages de France
Association agréée au plan national au titre du Code de l'environnement contact@paysagesdefrance.org
www.paysagesdefrance.org
Auteur : Paysages de France
06/05/10
Afficher Le conseil général du Gers vendait le paysage (bien collectif par excellence) aux afficheurs ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je ne pense pas que les panneaux publicitaires soient un combat primordial dans le Gers et ailleurs.
D'abord parce que je suis attaché à la dichotomie ville/campagne : à ce titre, la présence de la civilisation urbaine matérialisée par des panneaux publicitaires ne me choque pas, je dirais même qu'elle a un certain attrait.
En venant de Fleurance par exemple, il y a quelque chose de rassurant, de familier à retrouver les codes de la vie urbaine en arrivant dans l'agglo d'Auch.

Le reproche à faire à ces panneaux est sans-doute à l'échelle de la France leur manque de variété, on apprécierait des panneaux vantant un commerce local, une animation, ...
En tout cas, je ne méprise pas l'art publicitaire, parfois même il peut être source d'identification régionale, via la typographie, via l'activité vantée (les pubs pour les férias, ça marque un paysage), via les noms même (c'est amusant les SARL Cazenave, les Etablissements Laborde, ...).

A mon avis, l'identité paysagère du Gers est bien plus mise en danger par la mode des pavillons bas. Il n'y a plus un seul village gersois dont le centre-bourg autour de l'église n'est pas littéralement vitrifié par une horreur bâtie ces dernières années.
Cela touche aussi les villes : du fait de la construction anarchique de pavillons sur les coteaux d'Auch, il est désormais impossible d'avoir une vue d'ensemble sur la ville, ce n'est plus que haies en plastique, balancelles, palmiers, teints rosâtres.

Il est parfois un peu trop facile d'attaquer les institutions plutôt que le mauvais goût d'une population. C'est que d'une certaine manière, s'en prendre à la lubie du "tous propriétaires" qui est en train de faire des ravages esthétiques au Sud d'une ligne Nantes-Dijon, c'est s'aliéner des gens qui justement, en toute incohérence, souhaitent vivre en ville sans ses désagréments (civilisation du commerce, proximité, ...).
Lutter contre les panneaux publicitaires, surtout dans les villes, c'est un peu snob et c'est au fond entériner le fantasme rurbain, des villes à la campagne. Non, la ville est son propre univers qui commande la campagne aux alentours, il faut respecter les codes de la ville.
En tout état de cause, j'en suis à préférer une zone industrielle ou une bretelle d'autoroute à l'étalement urbain contemporain.
Auteur : Vincent.P
06/05/10
Je comprends ton objection, Vincent, et peut-être que sans panneaux publicitaires, Las Vegas ne serait pas las Vegas...
Mais quand même, mon expérience visuelle des panneaux publicitaires, c'est que, le plus souvent, ça gâche le paysage, pour des raisons profondes, qu'il serait intéressant de tirer au clair.

Je l'ai remarqué à Tonneins rive gauche à l'entrée du pont, dans les deux sens.
Là, c'est en sortant de Tonneins.
C'est même pire quand on rentre à Tonneins.

Si je me rappelle bien, la route de Toulouse, à Villenave d'Ornon (Bordeaux) vers le Pont de la Maye, c'est un autre exemple.

Bon, le problème des entrées de ville est connu et général. Ce n'est pas seulement qu'il y a des panneaux, c'est aussi les bâtiments récents en tôle, ou les bâtiments anciens (à Villenave, des échoppes en pierre) massacrés par des vitrines criardes...

Donc, la lutte contre la débauche de panneaux fait bien partie, à mon avis, de la sauvegarde des paysages, et Gasconha.com doit y participer dans le cadre de son action, disons, "conservatrice".
Auteur : Tederic
12/05/10
Libardac et Cague lèbre
Bonjour,
j'aurai aimé connaître la signification de libardac et cague lèbre s'il vous plait.
Je ne suis même pas certaine que ce soit du patois médocain.
Mais c'est 2 noms attisent ma curiosité et j'aimerai comprendre pourquoi quand je fournis mon adresse le sourire arrive sur le visage de mon interlocuteur.
je vous remercie sincèrement
Salutations.
Auteur : Nathalie E
06/05/10

Réponse de Gasconha.com :
"Cague lèbre" = "Chie lièvre", donc endroit où on trouvait des crottes de lièvre, peut-on penser.
"Libardac", nom roman en "ac", n'a pas d'explication simple et n'a pas normalement à faire sourire (quoique qu'il ne faille pas exclure qu'un nom à forte consonnance "méridionale" porte certains à sourire).
Afficher Libardac et Cague lèbre en particulier, et peut-être donner votre avis...
Libardac est probablement un toponyme de l'époque romaine formé sur le suffixe d'origine celtique -akos, devenu -acum en latin, ce qui n'a rien d'étonnant dans ce secteur de Listrac où passait la voie romaine de "La Levade".

Il est raisonnable de penser qu'ici, le suffixe est associé à un nom de propriétaire, peut-être Leopardus qui a été un nom latin.

Il est possible que les sonorités des toponymes en -ac, si fréquents dans la France méridionale, évoquent aux oreilles de certains interlocuteurs un imaginaire de tartarin.
On ne peut que déplorer la tendance actuelle qui veut qu'une prononciation par trop typique d'un toponyme local soit l'objet de moqueries.
Je sais que sur Bordeaux, je ne m'autorisais plus à dire "Eysines" et "Le Bouscat" correctement de peur qu'on se moque.
La tendance atteint aujourd'hui d'autres communes : on attend "Cestà" pour Cestas, Sauca pour Saucats, ...
Quand on entendra Anderno pour Andernos, ce sera foutu.
Auteur : Vincent.P
06/05/10
Il me semble quand même que "Piche lèb(r)e" est plus fréquent que "Cague lèbre" !-)
Auteur : Tederic
06/05/10
Gironde non vasconne ?
Je suis déssu de votre carte fausse car par l'histoire seule les landes été vascon par la suite cela est devenue gascon, non pas la gironde elle a été ratacher.
Auteur : Bougeard
03/05/10
Afficher Gironde non vasconne ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il faudra dire aux lieux-dits Bardos, Ballos, Garosse, Gueyrosse, Marosse, Sambosse, Sargos et cie du Libournais et de l'Entre-Deux-Mers de déménager plus au Sud.
S'ils croisent les Arros, Bernos, Carros et autres Pudos du Médoc, ils leur feront la commission : repli en Bazadais ! Mais attendez, Bazas c'est en Gironde ?
Auteur : Vincent.P
03/05/10
Je tombe sur un gran de sau aussi extravagant que d'autres :
parce que l'on trouve des lieux-dits en -ÒS(SA) en Gironde, elle se rattache à une imaginaire Vasconie.... région historique bien connue de tous, évidemment, et qui a toujours existé....
Comment, personne ne connaît la Vasconie ? Elle a même un drapeau ! Manque plus que l'hymne...

Au fait, je rappelle que GARRÒSSA = une légumineuse.
Et au nord de la Garonne, ce n'est même plus la Gascogne !
Auteur : Gaby
18/12/11
Il faudrait expliquer alors la raison pour laquelle le o est resté ouvert ...
Il est probable cependant que Garosse avec un seul r soit l'équivalent du limousin Jarousse au sens de légumineuse.
Reste la question du o ouvert (qui rejoint celle de Bedos).

Pour le reste, la Vasconie a au moins le mérite de l'existence historique.
D'ailleurs, le terme même de "Gascogne" n'est que l'héritier de "Vasconia" mais je pensais que c'était évident ...

Quant au fait que l'on trouve des toponymes en -os/osse en Bordelais et Bazadais (et non pas en Gironde, cela n'existe pas la Gironde), et pas en Périgord ou en Agenais guyennais, c'est en effet le signe fort de l'appartenance de ces terres à un espace qui relève du "triangle aquitain" (Garonne-Océan-Pyrénées) le tout centré sur le plateau landais, lieu de divagation de nos pâtres.
Ce n'est évidemment qu'un indice parmi d'autres de la g(v)asconnité ancienne de ces terres septentrionales.
Auteur : Vincent.P
19/12/11
1. Le O ouvert... mais, chez nous, on ne le prononce jamais fermé dans "OSSE" !!

2. La Gironde n'est-elle pas la limite nord de la Gascogne ?
Auteur : Gaby
21/12/11
1. Je crois que nous ne nous sommes pas compris ... Le o ouvert dans "Garrosse" est problématique car on attendrait "Gar(r)ousse".

2. Les fleuves ne sont jamais des frontières, ce sont les vallées fluviales qui le sont. Je m'explique : l'espace de la "riparia" est toujours un univers mélangé des influences contradictoires, mais on peut toujours l'attribuer à une culture ou un peuple.
Les fleuves sont des autoroutes antiques.
C'est par les rivières que la culture romane s'est propagée. La Garonne n'est en aucun endroit une frontière, sauf là où les coteaux tombent à pic rive droite, à savoir vers Agen.
Ailleurs c'est toujours mêlé, et plutôt franchement gascon en aval d'Agen. Entre Agen et Toulouse c'est mêlé. Puis cela redevient gascon.

Quant à la Gironde, c'est une mer intérieure, mais l'ancienne toponymie de Blaye montre que même là l'estuaire n'était pas frontière. Et a contrario les colonies saintongeaises au Verdon.
Auteur : Vincent.P
21/12/11
1. D'accord. Ca veut dire que le toponyme n'a rien à voir avec la légumineuse ?
Mais je pense qu'il faut tenir compte des erreurs des cartographes... ne nous fions pas à l'orthographe des toponymes.
Transformer O en OU est tout à fait possible.

2. Erratum : Je voulais dire la Garonne, pas la Gironde.. Petite coquille. Mais c'est pareil.
En effet, j'ai un excellent exemple de ce que tu dis, c'est le dialecte du Pays Macarien, qui est quasiment du Bazadais, alors qu'il est entouré d'un gascon de Benauge proche du Bordelais.
Mais pour définir un pays, ce que l'on fait avec la Gascogne, il faut bien définir une frontière...
Si la Garonne n'est pas tout indiquée, faut-il prendre la Dordogne ?
Cependant, un fleuve, même n'étant pas une frontière hermétique, constitue quand même une séparation...
Quand même, à une époque, IL N'Y AVAIT PAS DE PONTS !!!
Et les paysans, mettons (un peu de 47 pour changer) de Meilhan n'allaient pas se mélanger aux gens de Marmande !!
C'est une question bien complexe, tout ceci !
Auteur : Gaby
21/12/11
1. On n'en sait rien. Ce que je sais par contre, c'est que l'erreur des cartographes sur les toponymes Garrosse/Gayrosse semble alors généralisée sur divers toponymes bien éloignés les uns des autres ...
Maintenant, sur le cas de Garrosse, les lieux-dits sud-languedociens "La Garrosse" laissent penser à la solution botanique, avec maintien d'un o ouvert comme dans "La Bedosse".

2. Je ne vois pas de quoi tu parles, je ne vois pas ce que tu cherches à définir quand les limites de la langue gasconne sont connues au village près depuis au moins l'enquête Bourciez.
Pas ma faute si la langue gasconne dépassait la Dordogne en Libournais et en Bourgeais et que la frontière était autrefois située sur la grande forêt séparant la Saintonge et le Bordelais (déplacée artificiellement vers le Sud via les migrations gavaches).
Le gascon a probablement toujours été la langue des autochtones de Saint-Emilion et autres paroisses situées au Nord de la Dordogne.

Pour ce qui est des fleuves, il y a toujours eu des ponts là où il y avait des villes d'ampleur, et le monde des "rivières" communiquait via la batellerie.

L'étude des patronymes des habitants du Marmandais tend à prouver que les alliances se faisaient avec la rive gauche, plus volontiers qu'avec les familles des coteaux de parler guyennais.
C'est comme ça. D'ailleurs, cela explique probablement que Marmande ait connu les mutations phonétiques gasconnes.
Ce qui laisse sous-entendre à une époque historique une dynamique gasconne positive en vallée de la Garonne.
Quel en était le vecteur ? Bordeaux ?
Auteur : Vincent.P
21/12/11
2. Pour définir la Gascogne actuellement, disais-je, il faut une frontière. Bourciez, c'était il y a un siècle.
Une chose intéressante à faire serait une enquête où l'on interrogerait des gens "du coin" (p. ex. nés à St Emilion, de parents et gds-parents du même endroit) : "Vous sentez-vous gascon  ?"
Je ne suis pas certain que les Libournais se sentiraient gascons...
Alors que des Bazadais, évidemment ! Et dans l'inconscient collectif (pour moi, p. ex.), le Bazadais ça "sent la Gascogne" alors que le val de Dordogne ça sent... le val de Dordogne.
La limite a évolué.
Evidemment, les toponymes sont gascons, ainsi que le lexique traditionnel.... mais ça correspond à la Gascogne de l'Ancien Régime, et en 2012 bientôt, il faut revoir la notion de Gascogne.
Ca ne sert à rien de "reconquérir" les abords de la Gascogne, au contraire je pense qu'il faut en réadapter les contours.
Donc je pose la question : en 2011-2012, quelle est la limite de la Gascogne en Gironde ?
PS : et même si l'on parle encore des dialectes gascons en Bordelais, ça ne veut pas dire que l'autochtone se considère comme Gascon.
Auteur : Gaby
22/12/11

Réponse de Gasconha.com :
Si la référence pour tracer les limites de la Gascogne est le sentiment qu'ont les habitants eux-mêmes, ces limites seront excessivement variables.
A l'heure actuelle, surtout si on interroge les jeunes, on se retrouverait vite avec pour la Gascogne les limites du département du Gers !

Tout le projet de Gasconha.com est de fonder la Gascogne sur des critères plus diachroniques, plus stables, moins subjectifs.
Les isoglosses, donc la manière de parler, ont une épaisseur historique suffisante, et c'est pour ça que pour l'instant la meilleure référence est l'Atlas lingüistique de Gascogne, ou les travaux de Bourciez (j'ai tendance à confondre).
Certes, c'est la Gascogne de 1900 qui était ainsi définie. Mais le triangle qu'elle définit était proche du Duché de Gascogne de l'an 1000...

Quant à la Gascogne de demain :
par principe quand on est patriote gascon, et attaché à la vérité historique, on combat la tendance à la réduction territoriale impulsée par des découpages administratifs venus d'ailleurs.
Je pense qu'il faut donc défendre mordicus la Gascogne du triangle mar-Garona-montanha, comme première approche, quitte à affiner pour ceux qui sont intéressés.
Ensuite, si on est plus ambitieux (et il faut l'être !) et qu'on pense à la création d'une région Gascogne, il faut probablement donner sa liberté à la métropole bordelaise qui a sa logique propre, et rayonne sur Poitou, Saintonge, Limousin, Périgord...
Idem pour Toulouse et peut-être Bayonne.
Mais garder tout le reste, Béarn compris !
[Tederic M.]
La limite qui a évolué, c'est celle de l'influence francisante de Bordeaux qui en effet a touché plus précocement le Libournais que le Bazadais.
Dans les années à venir, tout aura tellement changé que chercher une différence sera sans but.

Pour le reste, je détecte largement en Libournais des indices d'une gasconnité qui s'est évanouie assez tardivement, et que l'on ne dit plus "gascons" mais "Sud-Ouest".
Architecture des pavillons des années 70, encore une pointe d'accent, bascomanie d'opérette, ...
Auteur : Vincent.P
22/12/11
En effet, mar-Garona-montanha semble le plus simple.
Et n'essayons pas de reconquérir quoi que ce soit, l'évolution est un processus naturel.
Auteur : Gaby
23/12/11

Réponse de Gasconha.com :
En matière géo-politique, l'évolution est un processus humain qui s'appelle "l'histoire", qui est souvent faite de désirs de conquête qui s'entrechoquent.

Je ne préconise pas la conquête mais l'affirmation. Et une identité qui s'affirme à tendance à rayonner.
On le voit bien en Gascogne bayonnaise.
[Tederic M.]
Plaques d’immatriculation béarnaises
Le Béarn possède enfin son logo pour les nouvelles plaques d’immatriculation !!
Avec ces plaques d'immatriculations personnalisées, affichez clairement aux yeux du monde la culture forte et indépendante du Béarn !

www.bearn.net/autocollant-plaque
Auteur : Laborde
03/05/10

Réponse de Gasconha.com :
Très bien, sauf que ce n'est pas réglementaire.
Afficher Plaques d’immatriculation béarnaises en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pas vu, pas pris Tederic !!
Auteur : Julian
04/05/10
Bearn.net pourrait-il s'internationaliser et proposer des "dames" sur fond rouge et blanc (drapeau qui a quelques partisans sur ce site) ou pour d'autres, dont je suis, le léopard d'or aquitain sur fond de gueules(rouge) ?
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
05/05/10
Il parait que concernant le logo régional au dessus du département (obligatoire), il avait été proposé à chacun des 26 conseils régionaux de choisir éventuellement un emblème de la région autre que celui en vigueur.
Seules 3 régions ont répondu, on devine lesquelles, ce sont l'Alsace la Bretagne et la Corse.
Je trouve dommage que l'on n'ait pas saisi l'opportunité et donné la possibilité à chacun de choisir l'emblème de son choix (on continuera toujours à trouver sur le coffre arrière des voitures des autocollants affichant l' identité régionale !)
Surtout que l'important, c'est le numéro d'immatriculation au centre qui détermine l'identité du véhicule, le reste pouvait être au choix du propriétaire.
Bonne initiative de la part de Bearn.net
Auteur : Tédéric D.
20/05/10
Pour ma part, voici ce que j'ai mis en lieu et place de cet affreux pictogramme de l'Aquitaine : imageshack.us.
Sur mon prochain véhicule, j'y mettrai le blason de la Gascogne, voire du Médoc.
Auteur : Stéphane Bouléris
06/06/10
On peut tout simplement faire inscire OC en lieu et place d'un logo, parlant et suffisant !
Auteur : Txatti
11/06/10
S'il suffisait d'arborer une plaque, ou un autocollant, pour être Gascon, Basque ou Béarnais. C'est à la portée du premier Parigot venu.
J'ai remarqué que souvent, ce sont ceux qui ont les signes extérieurs les plus ostentatoires qui en savent le moins sur la langue et le terroir du pays qu'ils affichent au cul de leur automobile. Et souvent aussi les plus arrogants et agressifs.
Auteur : P.Lartigue
26/08/10
Laumet
Ma grand-mère s'appelait : LAUMET.
Comment se fait-il,que je ne trouve pas ce patronyme ?
Auteur : THIEMONGE
03/05/10

Réponse de Gasconha.com :
Comme nom de famille, LAUMET existe peu en Gascogne, mais comme nom de lieu, il existe bien (Laumet, Laoumet, mais aussi Aumet, les Aumettes, les Aumèdes, si on considère que "Laumet" peut être "L'Aumet).
Alors, on pense à une variante de plus de l'occitan ou gascon pour "orme" : a(u)lomet>aomet>aumet ?
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C'est un nom de famille bien localisé en Lomagne. C'était surtout le patronyme de Cadillac, le fondateur de Détroit.

en.wikipedia.org/wiki/Antoine_Laumet_de_La_Mothe,_sieur_de_Cadillac
Auteur : Vincent.P
08/05/10
Larrue
Vient du radical aquitanique "larr"(lande).
A Ascain présence du nom patronymique Larru. Le a/e final est l'article en Basque.
Auteur : Larrue
03/05/10

Réponse de Gasconha.com :
Pourtant Geneanet donne "Larrue" surtout en Gascogne, avec aussi quelques "Larrué" en Comminges ou Couserans.
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Les caractéristiques phonétiques du gascon souvent communes au basque font que souvent à l'écrit, sans distinction d'accents assez souvent, les patronymes basques et gascons se ressemblent (cf Larre/Larré).
La distribution du patronyme en pays bordelais essentiellement rend l'explication par le gascon arrua=rue, bien plus probable.

Il n'y a pas au passage de Larru attestés à Ascain, qui de toute façon n'aurait aucun sens en basque. C'est larre=lande qui peut donner Larre.
Auteur : Vincent.P
03/05/10
Noms de lieux "Sentaraille" (Couserans, mais aussi Xaintrailles en Albret...)
On me dit qu'il ne peut s'agir de Senta Aralha. Aralha serait une invention, la racine "Eulalia" ne pouvant donner "Aralha" en gascon.
"Sentaralha" viendrait alors d'un mot signifiant "sentier" (lequel exactement ?.
Que ne pensatz ?
Auteur : Tederic
29/04/10
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Il n'a pas qu'en gascon qu'Eulalie donne des formes étranges : Aularia en est une forme d'oc non-gasconne connue (cf Saint-Aulaire en Corrèze).
Les formes sont issues de rhotacismes et de métathèses sur Eulalia.
Il y a même parfois encore hésitation : ainsi localement, Sainte-Eulalie-en-Born est dit /seuntaw'ladi/ ou /seuntaw'lari/.

Et puis, il y a le village de Fontrailles à côté de Saint-Arailles, que l'on interprète comme "la Fontaine d'Eulalie", Saint-Arailles étant au XVème siècle "sancta Ralha de Marrasto".
D'ailleurs, la plupart de ces villages ont (ou avaient) leur église dédiée à Sainte-Eulalie.

Maintenant, convenons que nous disposons pas d'un nombre suffisant d'attestations anciennes.
Mais refuser de voir des hagiotoponymes dans certains cas évidents, cela revient à faire ce que font certains nationalistes basques, à savoir nier que Santurce par exemple est une forme de Saint-George.

es.wikipedia.org/wiki/Santurce
Auteur : Vincent.P
29/04/10
"djimbaow" à la Teste
Bonjour, je suis natif de la Teste et j'ai toujours entendu dire "djimbaow" pour désigner quelqu'un de fou, ou taré !
Mais je ne connais pas la véritable écriture de ce mot...
Quelqu'un pourrait me renseigner ?
merci d'avance !
Auteur : David Dastarac
27/04/10
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Contre-sens sur le terme de "gascon" chez Molière
Les termes de "gascon" et "basque" chez Molière sont ambigus, notamment celui de "gascon" qui tient parfois plus de la figure du méridional que de la figure du gascon proprement dite.
Il n'en reste pas moins clair qu'il s'agit chez Molière de donner des traits nationaux à ses personnages gascons, au même titre que le Suisse (contrefait avec un accent allemand) ou le Turc (contrefait avec un italien de pacotille).

Ainsi, il y a contresens à vouloir faire du français gasconnant du spadassin gascon des Fourberies de Scapin "le langage populaire de l'époque".
Au passage, le spadassin est un portrait-type du Gascon, né sous Henri IV.

www.clg-nezant-stbrice.ac-versailles.fr

J'ai regardé quelques adaptations de la pièce, généralement, les acteurs prennent un accent mi-italien, mi-espagnol pour incarner le gascon.

Sur la confusion gascon/méridional, voir ce texte de Pey de Garros :

bearniaiseries.blogspot.com
Auteur : Vincent.P
23/04/10
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Lunettes
lunettes : beriglas o berigles ?? (pr. Brigles), bajaulas
Auteur : lunetaire
14/04/10
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Lunetas, Clucas.
Auteur : Inconnu
20/05/10
"cerise" en gascon ?
Com se ditz "cerise" en gascon ?
Auteur : cerièira
13/04/10
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De très nombreuses réalisations :
en voici un résumé d'après la carte 98 de l'ALG (que je peux scanner si ça intéresse, elle concerne le pluriel).
Je fais abstraction des variétés de cerises, détaillées en carte 101.

La base est toujours le latin ceresia, forme bas-latine du latin classique cerasum.
Le cerisier a été importé par les Romains : le basque lui même dit gerezi (cf Gréciette, du basque gerezieta=cerisaie).

J'adapte un peu la graphie de l'ALG : s note l'apico-alvéolaire, le s espagnol qui parait chuinté. ch note le son français équivalent. On remarquera donc que partout cerise est prononcé avec un s apico-alvéolaire qui justifierait que l'on écrive s (sauf en quelques points précis).
Je note ç la sifflante interdentale, comme le z en castillan.

Béarn : sé'rizœs vers Orthez, sé'rizos ailleurs, parfois encore sé'rizas avec voyelle finale relâchée. En alibertin : cerisa(s), même si serisa serait plus cohérent.

Hautes-Pyrénées : chi'déro/si'déro dans les coteaux de Bigorre, sé'ryézas/sa'ryézas en Lavedan, si'dérés en Aure, ...
Chaque village a sa manière de déformer l'étymon latin. En alibertin rigoureusement appliqué : shideras, seriesas, sideres, ...

Comminges-Couserans : on tourne autour de formes très diverses sé'ridos, sé'riros, se'zeras, ...
Notons la forme de Castillon en Couserans : çé'(d)ziros, probablement archaïque et qui fait état d'un stage intermédiaire entre le latin et les dialectes romans moderne dans la mutation de c+i,e.
En alibertin : seridas, seriras et pour le coup cesiras, où c se justifie mieux, dans l'optique où un son est un signe.

Gers : un peu partout sé'rilyos voire sé'rijos qui déborde dans les parties gasconnes du 47 et du 82.
serilhas, serijas.

Landes : concurrence des formes cerisa et cerilha adaptées au phonétisme noir, à savoir sœ'rizœs, sœ'rilyœs, ...

Gironde : prolongement des formes landaises, on a sœ'rizœs/sé'rizœs en Médoc. Les formes de l'Entre-Deux-Mers sont plus originales : sœ'rayzœ, si'rèyzo, ...

Gascogne toulousaine : alors que côté sud-languedocien, à Foix comme à Toulouse, on emploie sé'ryèros (qu'on devrait donc graphier serièra), on emploie sé'ziros au confluent Ariège-Garonne, sé'rilyos plus généralement en Gascogne toulousaine, ce qui est la preuve que même sur des mots de vocabulaire anodins, les formes de la Gascogne toulousaine sont plus proches de formes gasconnes lointaines que des équivalents languedociens immédiats.
Même constat entre Aulus en Couserans qui dit se'ziros et le Vicdessos en Foix qui dit sé'ryèros.

Au final, en évacuant la question délicate de l'initiale, cerise en gascon se dit plutôt cerisa.
Formes plus rares : cesira, cerida, cerilha, cerija, ceriesa, ... L'ibéro-languedocien a cerièra. Le guyennais plutôt cirèsa. L'aragonais a ciresa à l'Ouest en vis-à-dis de la Bigorre, l'aragonais à l'Est en vis-à-vis du Comminges a "si'sèrés" avec les deux s chuintants, donc en accord avec le gascon et le languedocien, le catalan du Pallars a "si'rèrés", également deux chuintants, que le catalan note aussi cirera/cireres.
Auteur : Vincent.P
13/04/10
En même temps, cette question de l'initiale est un peu artificielle :
à l'exception du parler d'Antras, c+e,i en position initiale donne le même son que s, tout comme à l'intervocalique, ce qu'on écrit d'ailleurs s (cocina donne cosia), sauf les exceptions bordelaises et commingeoises.
A se demander au fond pour quelle raison l'on s'embarrasse de c en alibertin, puisqu'on a bien viré son équivalent z dans les positions intervocaliques.

Extrait sonore du parler d'Antras : c'est vraiment un parler très typé, avec un accent presque basque à mes oreilles ( !!).

crdo.risc.cnrs.fr
Auteur : Vincent.P
15/04/10

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