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Noms de maison de Guiche
Adishatz a totz.

J'aimerais savoir si cette liste de maisons de Guiche (en Pays Charnégou) de 1817 possède des racines toponymiques gasconnes où sinon autres :
Trebuc, Tarbastit, Routou, Haches, Padaouen, Fossegran.

Peut-être voit- on en Gaches le basque haitz ?
Auteur : Peïo Dibon
10/07/09
Afficher Noms de maison de Guiche en particulier, et peut-être donner votre avis...
Trebuc et Padaouen me semblent clairement gascons, les autres pourraient l'être aussi.
trabuc = obstacle du terrain  ?
padaouen = padouen(c) (terre communale)
Auteur : Tederic
20/07/09
D'accord avec Tederic sur Trebuc et Padaouen.
Fossegran c'est une "grande fosse".
Tarbastit, un probable "tard bastit"=contruit tardivement.
Routou peut être l'aphérèse de Peyroutou (existe à Anzex).
Reste Haches qui doit être de la famille du gascon haish/hèish (=faix, fagot).

Pas de noms basques dans cette liste donc.
Les toponymes basques de Guiche fossilisés ou issus de patronymes basques sont bien plus évidents : Haramboure, Tabarcette, Haritzague, Garat, Pinaqui, Irasse, Chuhenne, ...
Auteur : Vincent.P
20/07/09
Le nom Haches ne vient donc pas du basque haitz ?
Auteur : Peïo Dibon
23/07/09
Je vois difficilement comment.
Tout d'abord, la racine oronymique aitz ne prend pas de h (sauf dans les parlers labourdins mais ce n'est pas étymologique, mais ça peut marcher pour Guiche en effet).
Il est exact également qu'il existe des variantes ahez/hez (cf Hasparren qui est Ahetz-barren).
Ensuite, quelle formation envisager, notamment sur le suffixe ? Difficile de savoir, il faudrait connaître la prononciation locale. Si c'est 'Haches avec accent tonique sur la première syllabe, alors on peut envisager, à la rigueur, du Aitzatz, cad "endroit où il y a une hauteur" avec le suffixe locatif -atz.
Cela sous-entend un recul d'accent tonique (mais on sait qu'il est très fréquent dans une région influencée par le gascon noir : 'Biarritz, Bi'dache, ...).
Enfin bon, c'est quand même assez tiré par les cheveux quand on sait que le toponyme est encore aujourd'hui "Les Barthes de Haches" au confluent de l'Adour et de la Bidouze, dans un environnement bien moins basque que sur les hauteurs.
Pour être complet, il semble cependant que les noms de bordes de l'arribère de l'Adour tirent leur nom de propriétaires des hauteurs (doublets : Chuhenne, Hiriarton, Mastoy, ...).
Alors si l'on peut situer la maison Haches ailleurs, cela peut fournir la clé.
Auteur : Vincent.P
25/07/09
Une maison m'a échappé pour ce quartier HACHES : Borde Lali.
Sans doute la borde de la maison Lali. Mais qu'est-ce que ce Lali ?
Auteur : Peïo Dibon
24/01/10
En vérifiant sur le Cadastre, Fossegran est en fait Estegran. Une maison porte le nom de Becq de la Bidouse. Que signifient ces deux noms ?
Auteur : Peïo Dibon
25/01/10
La scène du Lou Hapchot
Lu dans "Sud-Ouest" du 14 mars 2009 :
Hourtin.
"La comédie de Delphine Guillonneau "Les bitumeuses" avait remporté un franc succès sur la scène du Lou Hapchot [...]"

"la scène du Lou Hapchot", comme si c'était "Lou Reed" ou "Lou Salomé"... au lieu de, tout simplement, "la scène du Hapchot" !
On ne sait même plus reconnaitre dans "lou" l'article défini "le".
Et "hapchòt", vous savez ce que c'est ?
Auteur : Tederic
10/07/09
Afficher La scène du Lou Hapchot en particulier, et peut-être donner votre avis...
"leytaré" = laitier ?
Bonjour,
Pas trouvé confirmation sur votre site que le "leytaré" était bien le laitier. Pouvez-vous confirmer ?
Merci
Auteur : Filou
09/07/09

Réponse de Gasconha.com :
Nous ne pouvons confirmer pour l'instant.
"laitier" serait plutôt "leytè".
La balle est aux gasconha-nautes !
Afficher "leytaré" = laitier ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Òc, òi, oi, si, ba !
Es dus !
Les deux, Capitaine !
Et "leitassèr/a" pour quelqu'un/e qui apprécie le lait et ses dérivés.
Auteur : Txatti
09/07/09
Le meurtre du peuple landais
Les Landes sont le nouvel eldorado des classes moyennes urbaines qui fuient la ville.
Depuis des années que l'on nous l'annonce, cela arrive.
Avec tous les projets dans les cartons, ce département sera bientôt encore mieux desservi.

On n'a donc pas fini de voir fleurir les lotissements.
Maintenant, il faut être réaliste : il sera impossible de sauver la culture gasconne dans les Landes à ce rythme de substitution de la population autochtone.
Sans jouer sur des peurs qui n'existent pas (je crois que le sentiment d'appartenance à la France transcende l'identité régionale, probablement le seul exemple en Europe), il faut quand même avoir conscience de ce qui se trame.
Un accueil des nouveaux venus dans la situation actuelle, à savoir le manque total de visibilité de la culture vernaculaire, c'est clairement la mort des Landes.
Depuis plus de 100 ans, on a eu successivement la mort du monde agro-pastoral, puis la mort de la langue, aujourd'hui celle de l'architecture et des paysages.
In fine, c'est le meurtre du peuple landais.

Je n'entonnerai pas mon refrain sur l'échec historique du mouvement occitaniste qui n'a pas été capable d'articuler une vision économique et identitaire des mutations socio-économiques de ces 50 dernières années.
Mais tout de même, il faut constater le succès des mouvements basque ou corse dans la lutte contre la spéculation et ce qu'ils appellent, peut-être un peu puérilement, la colonisation.

nouvelobs.com
Auteur : Vincent.P
07/07/09
Afficher Le meurtre du peuple landais en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos du paysage des Landes de l'article, je me demande vraiment où ils ont trouvé ça.
Une colline si haute et si pêlée, ça fait bien plus Pays Basque.
Même en Orthe (vu la maison, ça ne peut pas être la Chalosse), ce n'est pas possible.
Auteur : Vincent.P
07/07/09
100% d'accord. Quan beden que los quitis landés ne coneixen medix pas mé l'existencia deu gascon...
Que tornan pintrar los ostaus vielhs en vriolet o verd o blu provençau..
Que los viladges bes arcuelhan dap lotissements au noms plan locaus com "clos de Mathilde" o atau... n'i a pas de que no pas estar suspres...
Qu'es de mau comprener que n'agim pas ouardat sonqu'un troç d'identitat, é que tot singui a vender...
Malaja, lo noste pais qu'es broi, é ne sabem pas ns ha arrespectar.
E arrond quan tu, lo locau, vas arromegar contra tot aco a tons amics autant landés que tu, que te haras tractar de "fachiste ou réactionnaire..."
N'estanquam pas lo progres ! !
"Le meurte du peuple landais". Quio, mé per qui ?
Auteur : Renaud
07/07/09
Je n'ai pas de réponse structurée sur cette perte de mémoire et cette mort culturelle que vous constatez.

Le site Gasconha.com tout entier est une tentative de réponse  !
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Tederic
08/07/09
Courties
Bonjour,
Mon nom de famille est Courties, je voulais savoir si c'était d'origine gasconne et si oui quelle en est l'origine ?
Merci slts
Auteur : Courties
01/07/09
Afficher Courties en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est un patronyme bien localisé en Comminges, aux environs de Boulogne-sur-Gesse, c'est-à-dire à la frontière du Magnoac, au Nord de la Garonne.
On en trouve aussi en Bruilhois dans le Lot-et-Garonne (rive gauche de la Garonne en face d'Agen). Dans tous les cas, c'est un patronyme gascon.

Doit signifier "originaire de Courties", qui peut être le village à la frontière de l'Astarac et de la Rivière-Basse, ou tout autre lieu-dit homonyme.
On explique ces lieux-dits généralement par le gascon cortia (prononcez cour'tiyo) au pluriel, issu de cortina (=rideau) au sens de fortifications (Grosclaude). C'est donc un toponyme militaire.
Auteur : Vincent.P
02/07/09
Sites pour apprendre le gascon
HELP Ma famille est gasconne, mon père vient de décéder et moi du haut de mes 53 ans, perdue en Guyane, j'ai besoin de retrouver mes racines que ma famille ne m'a pas transmises.
Connaissez vous des sites pour apprendre le gascon avant mon retour au pays............
C'est devenu vital pour moi pour ne pas dire viscéral.........
Mieux vaut tard que jamais.
Merci pour votre aide
Sylvie
Auteur : SYLVIE DARRIGADE
01/07/09
Afficher Sites pour apprendre le gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Adichatz Sylvie,
Je suis moi aussi un gascon éxilé en Bretagne et je travaille sur un site que je trouve très bien fait.
Les coordonnées sont les suivantes :
www.pernoste.com
Ce site me permet de comprendre et de commencer à parler gascon.
En plus on peut y trouver des dictionnaires et des ouvrages pour travailler.
Sur le site il y a la rubrique "A hum de calhau", des exercices interactifs écrits et oraux.
Pour moi c'est un site super.
Auteur : Jean-Pierre Depeyris
02/07/09
Arnaudin
Actuellement, l'oeuvre de Felix Arnaudin est bien répertoriée et bien protégée.
Il faut absolument la sortir et la faire connaitre beaucoup plus qu'on ne le fait.
Organiser des expositions dans chaque village des Landes chaque fois que l'occasion se présente( fêtes, foires, marchés etc...
Sinon ce brave homme va encore s'endormir.
Auteur : Loubére
27/06/09
Afficher Arnaudin en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il faut même aller plus loin que l'oeuvre d'Arnaudin, d'une part parce qu'elle est limitée à la Haute Lande, d'autre part parce que je crains qu'entrer trop profondément en communion d'esprit avec lui ne condamne à une nostalgie dont il est difficile de se défaire dans l'optique d'agir pour le futur.
Egalement, ne pas abandonner la lande girondine et peut-être coordonner le Tursan et la Chalosse avec le Béarn, et le Marensin, le Seignanx et Orthe avec Bayonne.

Les expositions pourraient broder sur les éléments importants de la culture "lanusqueta" que sont les paysages, la toponymie, la musique, l'architecture, la généalogie, l'économie, ...
Arnaudin fournit une base pour tout cela mais nous pouvons faire plus (photographies, brochures sur le patrimoine linguistique, fédération de groupes musicaux, ...).
Il faut instrumentaliser également les manifestations modernes comme les fiestas estivales.
Et s'il faut éviter la nostalgie (encore que), nous avons le droit d'user des sentiments et pourquoi pas faire naître de nouveau un vague sentiment patriotique gascon ?
Il faut s'inspirer des Basques dans l'imaginaire qu'ils développent (et qui était le nôtre jusque dans les années 40 : revenons-y, la lecture de la revue Le Festin y incite, c'est le basco-landais, l'esprit festayre).
Le Musée d'Aquitaine de Bordeaux, au fond la plus grande ville des Landes géographiques, peut jouer un rôle.
Auteur : Vincent.P
27/06/09
Miss Béarn-Gascogne
C'est idiot mais notons l'arrivée de Miss Béarn-Gascogne, le retour (après Miss Béarn-Bigorre il y a quelques années)...
La Gascogne réduite aux Landes après le Gers ?

preselection-miss-gascogne-bearn
Auteur : Vincent.P
27/06/09
Afficher Miss Béarn-Gascogne en particulier, et peut-être donner votre avis...
Et ICI (espagne.aquitaine.fr), la Gascogne est réduite à 3 départements.
Auteur : Tederic
28/06/09
Pourtant le questionnaire m'indique que seule Agen n'est pas en Gascogne, y incluant de ce fait la Gironde de Bordeaux.
Auteur : Vincent.P
29/06/09

Réponse de Gasconha.com :
Il ne faut pas trop chercher la cohérence...
Le point positif est que la carte de Gascogne est celle de la Gascogne lingüistique. Wikipedia est correct sur ce point, et une bonne onde se propage...
Après, si on veut approfondir la réflexion, et c'est la vocation de Gasconha.com, on peut avancer que Agen est partiellement gasconne, par sa rive gauche, et que Bordeaux l'est de moins en moins.
[Tederic]
Je ne sais pas d'où vient la carte de Wikipedia mais sur Toulouse, elle exagère : le confluent Garonne-Ariège est gascon et tout laisse à penser que l'on parlait gascon jusqu'à Saint-Cyprien (le chemin de la Flambère qui longe la Garonne, la flambelle des textes languedociens).
On ne comprend pas l'histoire de Toulouse si l'on place les premiers phénomènes gascons au delà du Touch : Toulouse colle à l'Aquitaine ethnique (et probablement que les Tolosates en étaient une composante rive gauche dominée par les Volques) et que Pinsaguel ait des traits gascons (v intervocalique prononcé w, h gascon, vocalisation du l final) alors que Vieille-Toulouse non, c'est formidable de ce que cela signifie d'atavisme.
Dans les premières versions de cette carte, ce fait était bien reconnu.

Gascon_ES.png

Pour ce qui est d'Agen, effectivement, il est cavalier de lui nier son importance dans l'histoire de la Gascogne garonnaise, ne serait-ce que parce que la ville est partie prenante de tout ce qui se passe rive gauche depuis les Nitiobriges et qu'elle a été de l'aventure du Duché.
Le parler d'Agen même est d'ailleurs mi-gascon par Luchaire.
Auteur : Vincent.P
29/06/09
Le bearnais est un mélange de basque et de gascon
Le bonjour.

Vôtre site ma foi est très important et je le trouve très bien fait :)

Toute fois le bearnais que je suis ne vois pas le nom de cansons dé bearn inscrit là ou cela devrait, car le bearnais est un mélange de basque et de gascon et non pas du gascon uniquement même si la langue est proche et que l'on se comprend facilement :)
Après c'est qu'un détail, je vous l'avoue :)

bonne journée à vous
Auteur : Remy boy
20/06/09

Réponse de Gasconha.com :
D'abord merci pour votre appréciation !
A quelle inscription de "cansons dé bearn" sur Gasconha.com faites-vous allusion ?

Sur la place du béarnais par rapport au gascon :
Pour Gasconha.com et la plupart des lingüistes, le béarnais fait partie de l'ensemble lingüistique gascon.
Si on affine, tout en restant simple, le béarnais, le bigourdan, le chalossais... ont même un degré de gasconnité supérieur au gascon parlé en Armagnac, en Bazadais ou en Lomagne, justement parce que le fond aquitano-pyrénéo-vascon (commun, parait-il, avec le basque) reste plus sensible dès qu'on se rapproche des Pyrénées et du Pays basque.
Voir l'article controversé sur le degré de gasconnité.
Afficher Le bearnais est un mélange de basque et de gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Hormis les évidents parlers d'Aspe et du Barétous, voire ceux de l'Orthézie du fait du vocalisme qui annonce l'ouest-gascon, les parlers gascons du Béarn ne sont pas vraiment un conservatoire de vieux traits qui pourraient les rapprocher du basque.
Il faut plutôt aller dans les hautes vallées des Pyrénées centrales pour cela.

Je ne crois pas non plus que le Béarn soit la plus basque des régions gasconnes.
Pour cela, Orthe ou les pays landais côtiers conviennent mieux.
Mais d'une certaine manière, le Béarn relève d'un autre sous-univers : avec la Soule disons et les voisins roncalais et aragonais, le Béarn s'inscrit déjà dans un ensemble pyrénéen plus qu'atlantique (ce que l'on peut deviner de l'ancienne langue basque du Béarn, c'est qu'elle devait se rapprocher plutôt du souletin) et la tension entre est-gascon et ouest-gascon me semble une résurgence de ce dilemme.
Et plus au loin, c'est toute l'Histoire de la Gascogne entre trois pôles, le basque, le bordelais et le toulousain.
Auteur : Vincent.P
20/06/09
Et encore un cliché qui a la vie dure, UN !
C'est dingueuh ce que l'imagerie populaire béarnaise charroie comme faussetés, imprécisions, voire contre-vérités quant à l'histoire et à la langue béarnaise.
À croire que la fameuse transmission orale pyrénéenne et gasconne a eu un raté, un mauvais hoquet proche du renvoi quand "nouste henric" est devenu Henri IV de France et de Navarre...
Le fait que le béarnais fut 'plus' écrit, et plus longtemps que les autres variantes de gascon a-t-il joué  ?
Le tout souvent accompagné d'un léger dédain ou mépris poli envers le reste de la Gascogne, agrémenté d'une jalousie forte envers les Basques, leur pays et leurs langues, suivi d'un revirement certain depuis la fin du XXe siècle face à leurs succès pour conserver leur identité.
Les Anciens disent même que les Béarnais avaient peur des Basques.
Merci à Vincent P. de rester impartial et de rétablir souvent le cap (que dis-je la péninsule ?) lors de ses interventions.
Auteur : Txatti
26/06/09
Enfin bon, l'imagerie populaire béarnaise, il n'en reste pas grand chose non plus...
Je ne crois pas que nous gagnerons non plus à accabler le peu qu'il reste de petit patriotisme en Béarn.
Cela disparaît très vite ces choses-là.
Auteur : Vincent.P
26/06/09
Je ne sais s'il en reste grand chose ou pas effectivement mais il est un fait aussi qu'elle revient au grand galop à chaque fois que je cause avec un/e Béarnais/e !
Auteur : Txatti
27/06/09
L'identité béarnaise n'est plus qu'un miroir grossissant des succès identitaires basques dans la mesure où c'est un chauvinisme de réaction (aiguillé par l'occitanisme officiel, ce qui nous rend complètement ridicules aux yeux de nos voisins parce qu'incapables d'articuler un discours simple d'appartenance territoriale).
S'il y a bien une identité en train de crever, c'est la béarnaise et sans être paranoïaque, le discours moralisateur occitaniste en est la principale cause, lui qui préfère l'exaltation puérile et romantique "des Pyrénées aux Alpes" à l'amour raisonné de la petite patrie.
Dès lors, le béarnisme se retrouve entre les mains d'organisations qui produisent des choses intéressantes, mais qui sont désespérantes d'atrophie intellectuelle, en particulier dans la négation même du fait gascon.
Le crime de l'occitanisme, c'est réellement d'avoir pris en otage le Béarn pour en faire le poste avancé de sa lutte (une vraie galéjade que la place disproportionnée du Béarn dans le combat occitan).
Ils ont confisqué la parole sur le Béarn et au fond, l'Occitanie qu'ils vendent est une béarnisation pathétique du Sud de la France.
In fine je ne crois donc pas que le problème soit la fierté béarnaise qui bien utilisée aurait pu être le moteur d'un renouveau gascon (après tout, ce n'était qu'un avatar d'âme paysanne) mais bien plus ce qu'en ont fait les occitanistes.
Auteur : Vincent.P
27/06/09
Je ne suis pas certain de capter toutes les nuances du discours ci-dessus (notamment : "l'Occitanie qu'ils vendent est une béarnisation pathétique du Sud de la France") mais je suis sûr de vouloir me démarquer totalement de la conclusion : pour moi défendre le peu d'identité gasconne résiduelle voire la faire connaître pour ne pas qu'on l'oublie définitivement ne peut reposer sur une identité bancale ou mensongère, que sont pour moi occitanisme et béarnisme.
Il est tout simplement nécessaire de recadrer les territoires et leurs identités.
La Gascogne mérite mieux que d'être une simple province occitane et le gascon plus qu'un dialecte.
J'en suis convaincu et les arguments sont irréfutables, je ne vais pas les reproduire une fois de plus ici, qu'ils soient historiques, linguistiques ou culturels.

Par contre le Béarn mérite aussi d'être remis à sa place comme Pays à part entière et intégrante de la Gascogne, ni plus ni moins.
Même si ce Pays historique n'a pas un territoire administratif reconnu (tel que les Landes, ou la Bigorre avec le 65) il tire mieux son épingle du jeu que d'autres grâce à la Préfecture paloise, chance que n'ont pas Comminges, Couserans ou Lomagne).
Il faut discuter en tête-à-tête avec tous ces acteurs occitanistes ou autres pour comprendre qu'en fin de compte leurs conceptions ne sont pas si éloignées que cela, mais que leurs prises de positions initiales les pénalisent définitivement ; le prêt-à-penser et la boîte à outil fournie avec fait le reste.
Restent les intérêts personnels, amitiés et inimitiés humaines, souvent minables et les suiveurs aveugles qui ne veulent pas penser mais sont pourtant sincères.
Quand au renouveau gascon, il faut bien entendu qu'il prenne en compte cette fierté béarnaise, mais ne peut se payer le luxe de trop s'éloigner des élites universitaires bordelaises et toulousaines, ou de leurs étudiants, ainsi que de leur masse populaire, ce qui semble malheureusement le cas aujourd'hui.
"L'avatar d'âme paysanne" en question est tout prêt à endosser l'identité gasconne ou locale car les ruraux n'ont jamais oublié ce qu'ils sont ni qui ils sont et si on leur présente des formules occitanes éloignées de ce qu'ils sont, ils la dédaigneront comme ce fut le cas depuis les années 70.
Le défi serait donc plutôt de réunir têtes pensantes et cœurs vaillants...
Les classes moyennes urbaines se soucient principalement de leur confort et ne voient pas plus loin que leur propre reproduction quand ils n'ont pas honte de leur identité d'origine, s'ils en ont une.
Auteur : Txatti
28/06/09
Je ne crois pas avoir conclu que le béarnisme et l'occitanisme étaient les voies à suivre, seulement qu'il est inutile d'accabler le patriotisme béarnais - plutôt ce qu'il en reste - comme source des maux gascons.
Il revient aux seuls Béarnais d'avoir su maintenir mieux que leurs voisins gascons une certaine fidélité à leur petite patrie (et au delà du chauvinisme en réaction aux Basques, on touche là aussi à ce qu'on pourrait appeler l'âme des peuples, ou en des termes moins pédants la sociologie : c'est un fait que les Béarnais sont en moyenne plus conservateurs, plus arrogants).
Du moins, comme je l'exprimais, c'était vrai jusqu'à récemment, avant que les occitanistes n'emportent des batailles d'image décisives (dernier exemple en date : les fêtes de Lasseube sont sous le signe de la croix occitane).
Je ne nierai pas la collusion des intérêts béarnistes et occitanistes au sujet de la négation de la Gascogne (ni même les liens étroits à l'origine de l'occitanisme orthézien avec le béarnisme) mais alors que pour le mouvement occitaniste, empêcher l'émergence d'une Gascogne cohérente et fière d'elle est une nécessité, pour les béarnistes c'est une simple fioriture pas vraiment désirée au fond. D'un côté la Gascogne est combattue, de l'autre elle est seulement méprisée dans une optique de guerre de clochers.

Ainsi pour peu qu'elle soit bien utilisée, la fierté béarnaise peut être le moteur du renouveau des identités bigourdane ou landaise (je ne suis pas vraiment d'accord sur les Landes départementales comme entité cohérente mais bon) un peu comme dans le mouvement occitaniste pour lequel le Béarn est comme un eldorado où s'expérimente in situ l'idéologie occitane.
Il n'y a rien à craindre du Béarn autre chose que des bouffées de nostalgie patriotique de plus en plus rares à mesure qu'il se normalise sur un modèle français.
Auteur : Vincent.P
29/06/09
Je vais écrire quelque chose d'affreux : la vie m'a appris à me méfier des Béarnais/es, dans des circonstances diverses et impliquant des gens très différents.
Je reste donc sur le qui-vive quand ils sont impliqués.
Dès que je baisse la garde, je me retrouve dans le pétrin. Cela n'étant pas dans ma nature ni mes idéaux de juger les gens a priori, je souhaite un jour être démenti.
Navré.
Auteur : Txatti
30/06/09
Navré de quoi ? Il ne faut pas l'être, il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis (même si c'est grossi par des différends personnels).
Les Béarnais sont en effet des maquignons dans l'âme.
Personnellement, la méchanceté béarnaise me réjouit assez (je crois qu'il suffit d'entendre l'accent béarnais pour s'en faire une idée), d'une part parce qu'elle est à la base de toutes ces histoires hilarantes de paysans qui font mon délice, d'autre part parce que je ne peux m'empêcher d'y voir un maintien de l'ancien monde.
Pour parler franc, les Bigourdans sont en moyenne beaucoup plus sympathiques et francs (dans ma famille, ceux de Bigorre ou des confins étaient des gens extraordinaires et bons), ils ont également moins de caractère (les proverbes anciens étaient tout de même basés sur des faits tangibles : "Biarnés, faus e cortés", c'est vrai ainsi que "les Béarnais parlent trois langues : le béarnais, le français et le sous-entendu").
Je pense que les Landais de la lande auraient à dire sur les Chalossais qui sont au fond leurs Béarnais à eux. La raison c'est que Béarn et Chalosse sont de tout temps des terres opulentes qui ont engendré une paysannerie mesquine, à cheval sur ses privilèges (d'où le foralisme, d'où le légitimisme béarnisant, d'où aussi l'existence d'un Etat indépendant jusqu'en 1620, les Basques de la CAV ressentent la même chose à l'égard des Navarrais).

Il y ainsi un monde entre l'idéalisme basque, presque fanatique, et le cynisme béarnais, étouffant pour qui y vit.
On dit souvent qu'en plantant son maïs, le Basque dit "cela a poussé l'an dernier, cela poussera cette année", le Béarnais préfère le mode de la complainte désabusée, le stress comme moteur de la vie "Ah cette année, on n'aura rien".
Je crois que tout cela va plus loin que des discussions de bars, on touche à la résurgence de psychès nationales. Tout cela évidemment disparait.
Auteur : Vincent.P
01/07/09
Navré d'avoir à faire ce genre de remarque, qui implique du ressenti personnel mais qui est partagé par de nombreux Gascons hors Chalosse, Béarn et Vic-Bilh (et parfois en vallées d'Aspe et d'Ossau mêmes vis à vis des Palois et Orthéziens) ainsi que par les Basques.
Ceci étant, le débat devient vite stérile.
Nous n'avons pas les mêmes définitions.
Ce qui est nommé "cynisme" ici est pour moi de la fausse modestie et ainsi de suite.
L'échange fut cependant instructif.
Donc merci, mais navré, néanmoins.
Auteur : Txatti
03/07/09
Bonjour.
"Dédain ou mépris", "jalousie forte", méfiance envers les Béarnais/es, "méchanceté", "cynisme étouffant", fourberie...
N'en jetez plus  ! Manquait pourtant encore à ce descriptif flatteur "mangeurs d'enfants" ou "pilleurs de tombes".
N'étant ni linguiste, ni sociologue, je me bornerai simplement à exprimer ici ma surprise (vous l'aurez peut-être compris, je fais partie de ce rebut de l'Humanité) face à de telles diatribes, à mon sens aussi infondées (car généralisatrices) que déplacées sur un site où, jusqu'à ce jour,
je prenais un relatif plaisir à venir naviguer. Alors, certes, nuancerez-vous peut-être le propos en
expliquant qu'il vise exclusivement les béarno-béarnisant ou les traîtres passés à la solde des occitanistes... Il n'empêche
que les relents de vos discours sont particulièrement nauséabonds.
Enfin... sans doute ces quelques lignes trouveront-elles une explication dans l'intolérance et l'étroitesse d'esprit inhérentes à mon prétendu "béarnisme".
Cordialement
Auteur : Landru
10/08/09
<<(...)les relents de vos discours sont particulièrement nauséabonds. >>
Genre de périphrase toute faite qui n'a aucun sens, si ce n'est le cliché euphémistique qui s'y cache.
Il suffit de relire l'échange en contexte ainsi que d'autres échanges entre les interlocuteurs en présence pour comprendre et constater qu'il n'y a rien de fasciste ni de raciste dans les propos tenus.
Les différents intervenants sont eux-même parties prenantes, ont le courage de leurs opinions et essaient de les exposer clairement, en aucun cas ils n'ont à en avoir honte malgré le miroir déformant que vous tendez.
On culpabilise tellement la pensée et le ressenti individuel et humain que personne n'ose plus les exprimer, si ce n'est sous forme de vagues formules soi-disant bien pensantes, de la pensée prémachée par les manipulateurs de haut vol, bien plus néfastes à la libre pensée et au progrès humain que nos échanges empreints de sincérité et de volonté de se connaître mutuellement afin d'avancer et progresser.
Par contre votre intervention mériterait d'être autrement mieux argumentée afin d'être prise en considération. Accumuler les lieux communs et le prêt-à-penser que je vous laisse le soin de qualifier peut difficilement servir votre point de vue ou réaction ; ni susciter l'émulation à la pensée nécessaire au débat.
Nulle diatribe n'avait abouti à la conlusion, que vous portez faussement naïvement, que les Béarnais seraient, je vous cite "le rebut de l'humanité".
Je vous laisse enfin le soin d'auto-qualifier l'attitude que soutend la formule "sur un site où, jusqu'à ce jour,
je prenais un relatif plaisir à venir naviguer." et le manque de respect du webmestre et des différents contributeurs du site de les soumettre à un aussi minable chantage consumériste.
Auteur : Txatti
20/08/09
Adishatz a tots
L'animosité de vos lecteurs gascons ou basques vient du fait que le Béarn c'est agrandi au cour des siecles sur le dos de ses malheureux voisins, quand a vous gascons vous m'avaient l'air de ne pas avoir toujours digérés votre humiliante défaite de Launac et pourtant cela date...

Oui nous sommes fier, nous avons de bonne raison de l'etre, nos ancetres nous ont legués un pays Libre, avec une culture originale, des traditions propres et une histoire glorieuse.

Votre jalousie vient elle du fait que vous ne puissiez en dire autant soumis que vous etes a vos différents occupants.

Aujourd'hui vos reproches se tournent vers notre alliance occitane pour le developpement linguistique, nous avons plus d'affinité et de respect pour le mouvement occitant qui se bat a nos cotés depuis de nombreuses années que pour une gascogne francisé a l'image de sa capitale bordeaux ou de sa region depourvu d'identité.

Quand a nous que cela ne vous deplaise nous prosperons toujours et encore.

Toquey, si gauses
Auteur : lou-aner
06/09/09
Le Lac de Bious Artigues en Ossau
Que signifie ce toponyme, est ce vrai qu'Artigues /Artigas signifierait Ours, à rappeler du basque "Artz" ?
Auteur : Pampi
25/05/09

Réponse de Gasconha.com :
"artiga" est parfois rattaché au basque "arte" (chêne).
Afficher Le Lac de Bious Artigues en Ossau en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui, la correspondance garric/garrigue arte/artigue pour désigner des "terres défrichées".
En basque de Basse-Navarre, arteaga a le sens de "défrichement".
Garrigue et artigue sont donc deux mots d'un vieux fond pré-indo-européen, pas forcément basque au sens strict du terme puisqu'on les trouve en Espagne du Nord, en Languedoc, en Provence, ... Son succès en Gascogne cependant ne peut s'expliquer que par son histoire particulière (il est résiduel ailleurs).

Bious est le quasi-homonyme de l'ancien nom de Mouguerre (Biudz en 1249) : bil (arrondi) + suffixe locatif basque -tz pour un sens de "Montagne arrondie", avec vocalisation gasconne biltz > bius.
Pour les bious languedociens, c'est boeufs !
Auteur : Vincent.P
26/05/09
Banèra du Bazadais ?
J'ai "cercatz", j'ai eu 0 banèra.

Ça fait des années que je cherche le blason du Bazadais : le Bazadais serait-il un pays négligeable que je ne parvienne pas à trouver son blason ?
Désolé pour l'occitan, j'ai vécu en Normandie et en Lyonnais et n'ai pas pu apprendre notre belle langue.
Auteur : inconnu
21/05/09
Afficher Banèra du Bazadais ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Comment les landais se saluaient-ils ?
Comment dit-on bonjour en gascon, ou du moins comment les landais se saluaient-ils ? je pense notamment aux hommes et femmes qui vivaient de la résine (gemmeurs).
Auteur : Emilie
12/05/09
Afficher Comment les landais se saluaient-ils ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ils ne se saluaient pas, ils se tapaient sur la gueule.
Auteur : Beurre Noir
21/05/10

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grain de sel !
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