"Auzan" signifie "du pays d'Eauze".
Il parait donc indiqué de rétablir la forme "Eusan" ("Eousan" à la française pour indiquer la diphtongue "éou").
Gentilé : Auzanais, Auzanaises (ça ne va pas : auzan=eusan=pais d'Eusa (Eauze) ; Castelnau n'a pas à s'approprier le pays d'Eauze mais le cas n'est pas facile... "castelnoviens d'Auzan" ? et en gascon, "castetnavòts d'Eusan" ?)
De plus, "auzanais" est comme un pléonasme pour la terminaison : c'est comme si on disait un "bordelaisien" ou un "toulousanais"...
[Tederic M.]
Castelnau ("Castelnau: nom de famille de la mere de ma grande-mere."
[Isabel d'Argentine]
Castelnau peut être languedocien (probablement transcription de Castelnòu), mais quand il est gascon, nous rétablissons le "t".
), Castetnau (Nous suivons la proposition de Michel Grosclaude de ne pas garder le "h" final de "castèth", dans les noms qui lui juxtaposent un autre mot.)
en graphie occitane normalisée :
Castetnau
oc. gascon : castèth
français : château
casteran (prononcer "castéra") : châtelain casteret : petit château casterar (prononcer entre "castérang" et "castéra") : château ou place-forte
Castets, c'est mon nom de famille et aussi loin que mes ancetres se souviennent, ce nom est gascon et est tres repandu dans le Gers et dans les Hautes Pyrenees.
Auteur : Christophe Castets
04/12/05
Egalement castère.
Auteur : Bernat
31/12/05
N'y aurait-il pas une inversion entre la prononciation de "casteran" et de "casterar" ?
Je dis ça au cas où un novice en langue gasconne passe par là.
Auteur : Flò
30/05/08
c quoi l'origine du mot "castèth" ?
Auteur : Jess
04/05/09
Réponse de Gasconha.com : "castellum" en latin : lieu fortifié, citadelle, refuge, hauteur habitée, réservoir d'eau...
prononcer "naw"
neuve : nava (prononcer "nawe", "nabe", "nabo", "nawo"...) ou parfois nau comme le masculin
Les formes nèu et nèva existent aussi.
Le couple navèth/navèra correspond à nouveau/nouvelle.
Effectivement, dans le nord des Landes et en Gironde on a "nèu" et "nèva" vs "nau", on a en effet distingué les successeurs de NOVUM et NOVEM.
Auteur : Philippe Lartigue
30/04/05
Les successeurs de NOVU(M) et NOVA(M) ont donné [nèw] et ['nèbë] à Marmande, [nèw] et ['nèbo] à Tonneins.
Ces formes septentrionales se retrouvent en languedocien occidental d'où elles ont peut-être essaimé en Nord-Gascogne.
En graphie classique on peut les écrire de deux façons : "nèu, nèva" qui reflètent la prononciation locale et "nuèu, nuèva" qui sont des graphies plus englobantes.
Vous avez remarqué des rues, des édifices, des maisons isolées, des coins de campagne (etc...) qui :
sont injustement menacés,
méritent d'être connus (par exemple pour leur architecture, d'hier ou d'aujourd'hui),
sont chargés d'histoire (même d'une histoire très locale),
portent des noms que tout le monde ne sait pas décrypter ou prononcer (des noms gascons, ou "patois", par exemple),
donnent des idées pour l'avenir,
etc...
Proposez-les ici, avec une photo* et le commentaire qui permettra au public de partager votre passion !
*Les photos doivent être envoyées séparément, par e-mail.
Attention :
Les lieux proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine géographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrénées, et même, au Sud des Pyrénées, le reste du domaine vascon...