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mot = La
Les mots de la "Volcommunication"
Emmanuelle Fère nous explique dans un article de "Sud-Ouest", Anglet : Volcom, ère Pinault, année 1, comment Volcom veut être le « best in class » après son entrée dans le groupe PPR  :
"conquérir, comme chez d'autres marques de la glisse, un public devenu « mature », en quête de matières plus nobles, de couleurs « moins flashy ». Ainsi, aux gammes « core » des 15-30 ans et « stone age » de l'univers skate va s'ajouter, à partir du printemps 2013, la Volcomunity. Elle sera lancée en juillet, à Berlin, lors de la Fashion Week."

Mais la journaliste nous a rassurés : "Le fameux « Youth against establishment » (« Les jeunes contre l'ordre établi »), signature de la marque, continuera d'être décliné."

Entre le "footwear", la "plate-forme de sourcing", le "côté back-office", "les responsables du marketing au look « cool »", les "événements surf, skate, snow et motocross" et sans compter les plus anciens "design", "marketing", on se dit que la langue française ne sait plus fournir les mots du monde nouveau...

L'entreprise Volcom est selon l'article d'origine californienne.
PPR est un groupe mondial d'origine française.
Anglet est selon Gasconha.com en Gascogne.
Auteur : Tederic M.
22/01/13
Afficher Les mots de la "Volcommunication" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le monde de la "comm" des grandes entreprises est infesté de ce jargon, soit pour créer une barrière entre ceux qui maîtrisent ce langage ("l'élite") et les autres mais si on fait ça en marketing, gare ! soit par peur panique de passer du côté des ringards....
Reste qu'à Paris c'est déjà pénible mais chez nous on a un double sentiment de distance :on ne peut s'empêcher de penser qu'on nous a déjà fait le coup avec le français depuis un ou deux siècles et qu'on recommence à nous emm... avec la "volcommunication".
La seule parade est de tourner cela en dérision quand on est en position de le faire !
Auteur : Gérard S-G
22/01/13
"Ils ont presque copié sur la Gascogne"


J'ai trouvé cette carte écrite (cliquer sur la photo pour mieux voir - Gasconha.com navèth sonque) par le frère de ma mère, donc gascon d'Albret.

En quoi y a-t-il reconnu (sur une image du Limousin) des archétypes gascons ?
- l'attelage de boeufs,

Mais aussi, je suppose :
- la petite bâtisse à emban,
- l'ambiance d'airial, avec ce qui semble être des chênes,

et peut-être...
- le béret porté par l'homme.
Auteur : Tederic M.
22/01/13
Afficher "Ils ont presque copié sur la Gascogne" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bal gascon
Vu sur la Dépêche  :
http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/11/1533286-bal-gascon-ce-soir-avec-le-groupe-remenilhe-a-la-salle-des-fetes.html

Je ne pourrai pas y aller, mais c'est bien de voir que ça parle de gascon au pays de l'Occitanie !
Auteur : Christophe L.
11/01/13
Afficher Bal gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui, souvent les articles de presse parlent de bal gascon, de cornemuse gasconne, de folklore gascon.
Mais pour ce qui est de la langue et de la culture elles sont nommées occitanes !
Le gascon c'est bon pour le folklore et pour amuser la galerie, pour les choses sérieuses c'est l'occitan !
Auteur : jmcasa
12/01/13
Voir aussi ce jour sur Sud-Ouest : la cuisine en gascon par des élèves du cours de gascon à Blanquefort, mais un livre de recettes traduites en occitan !
CQFD
Auteur : jmcasa
15/01/13
précision
Effectivement écrit en occitan de Gascogne c'est à dire écrit pas dans une brolha approximative franco phonético..béarno, lafitto digne des plus grands linguistes recrutés par l'IBG..CQFD
Auteur : miqueu
21/01/13
Quel occitan de Gascogne ?
Je doute qu'il se trouve encore une seule personne apte à écrire, graphie alibertine ou pas, en gascon de la banlieue bordelaise.
Auteur : Vincent P.
21/01/13
Tu en trouveras au moins 2 David Escarpit et moi-même
Auteur : Gaby
22/01/13
Le gascon de la grammaire de l'abbé Caudéran ou le gascon du Bazadais ? Ce n'est pas la même chose.
http://books.google.fr/books?id=Kn8CAAAAQAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false
Auteur : Vincent P.
22/01/13
ta vincens
J'ai suivi un peu ton cheminement sur FB et si j'ai bien compris Vincent tu est maintenant avocat.
Donc je tiens a te féliciter et souhaite toute la réussite que tu mérite dans cette nouvelle "vie"..
et qui sait tu auras peut être comme client quelques vieux occitanistes arroganhecs comme moi...arrider..
coraument miqueu
Auteur : miqueu
22/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com que soeta tanben a Vincent ua bona escaduda professionau.
Mès qu'ei dejà desempuish bèra pausa un avocat deus bons, entà la Gasconha !

Un conselh totun : que ne s'engatge pas tròp viste dens la politica, coma lo praube Andrèu de Bòrdavielha* qui, joen avocat, e's prensentèt tà deputat e i perdot la vita...

[Tederic M.]

*Los gojats de Bòrdavielha / Lous gouyats de Bordebielhe (Simin Palay)
Les 2... il suffit de s'adapter.
Personnellement, j'utilise couramment le gascon garonnais mais je peux m'adapter aux différents grands dialectes girondins (pour le bas-médoquin, basiquement seulement ! :D ), au grand-landais, voire au béarnais si je n'ai pas trop perdu.....
Mais les lexiques manquent.

PS : je me doute que le bordelais urbain et oriental (Verdié), le bordelais de la banlieue (Romefort, Brujol...) (= sud médoquin ou des Landes bordelaise), le bazadais, le garonnais, le gascon de Benauge, le gascon "de Guyenne", le libournais, le cubzagais, le gascon de Buch, le parlar negue ou le semi-negue de Pauillac ne sont pas la même chose. Je me suis assez penché dessus !
Auteur : Gaby
22/01/13
Que serí querioús de saber qüant de locutoús damoran en Girounde, loucutoús de ço qu'apèran "nord-gascoûn"...
Malurousament, pas goaire...
Jou, qu'apèri en un gascoûn nourmat !
E har viste, pr'amoú qu'acabaram touts per parlar ûn gascoûn hantaume, ûn foussile dount digûn ne parli pas mé ! E cadun, dehèner lou soûn troussicot de tèrra.
Sounque l'exemple de le grafia nourmalisada... A le coumençada, l'irèja qu'èra cadûn qu'escrivoussi dab le medixa.
Mes que vei, adara, e de mei anar mei, cadun adaptar le soua grafia entà pegar au mé proche dou soûn parlar nadau.
Ta plân, qu'aquera grafia nourmalisada que fenís per estar un trabuc puixqu'aquò, le grafia moudèrna qu'ac hadè dijà !
Bref... un gascoûn nourmat qu'es, segoûn jou, mé que necessari !
Auteur : Castèths
23/01/13
A qué sèrv un gascon normat ?
Quò's la mèma causa qu'un occitan normat : pèrta de diversitat ! I a pas besonh de tots utilisar lo mème dialècte.
E l'intercompreneson, qu'en hèsetz ?
Auteur : Gaby
23/01/13
En 10 ans (senoûn adara) que's vam arretroubar dus coulhoûns a parlar lou negue de Lebouhèira, 4 a parlar lou biarnés de Saubatèrra, 1 a parlar lou gascoûn bourdalés, 2 lou parlar de le Vath de Oelh en Comenge, etc...
N'i aurà pas mé nada estaca afectiua au parlar loucau percé digûn lou parlarà pas mé... Qu'es maluroús mes qu'es atau.
Parçâns qu'i a oun lou "vernaculari" qu'es estupat dempux bèra pausa (e'm pensi qu'ès plân plaçat per ic saber), e lous auts crots un chic vius que'us van seguir hen lou clot...
Alabetz, n'es pas questioûn d'entercomprenedura, puixque comprenedura n'i aurà pas mé !
Qu'es un ligam pregound dab un territori que nes hèi parlar un gascon dialectau. Mes qui pot díser adara que viu oun le soua gran mai vivè ?
Auteur : Castèths
23/01/13
Coma aimi contradiser las gents, divi te diser que, òc, dens lo Bordalés, n'i a quasi pas mèi l'usatge de la lenga coma d'autscòps.
Aquò dit, dens la quita region de Pelagruia, entenduri parlar en guienés, per la mèssa òc de St Fèrme (i avèva 2 o 3 papès que lo parlèvan).
E, egau se l'usatge de cada jorn deus locutors naturaus a dispareishut, i a totjorn quauquas brigalhas per 'ci per 'qui.

FAU DONC S'APOIAR SUS LAS BRASAS ENCARA VIVAS PER MASTAR QUAUQUARREN.

E vau ajotar una petita anecdòta : vau mudar dens la rua on vivèva la grand-mair de mon grand-pair, e desempui l'an passat damorèvi dens la rua de la grand-mair d'aquesta... donc 6 generacions d'escart ... E tot aquò shens ec hèser exprés !! ('quò's a Bordèu)

Hihi !

Èstis hardit

PS : sui tot a fèit d'acòrd , ec torni diser, per arrenjar un gascon SEMI-NORMALIZAT (a mons temps perduts, aprèsti una metòda de nòrd-gascon orientau).
Auteur : Gaby
24/01/13
Dans les années 50, l'abbé Lalanne indiquait que le gascon était quasi-mort en Nord-Gironde (Cubzadais, Libournais, ...).
Les enquêteurs de l'ALG, pour les années 60, indiquent pour la plupart des points du Médoc que le gascon n'est plus usité que par les personnes âgées.

50 ans après, je ne pense pas que la situation est bien meilleure, hum, hum.
Bénédicte Boyrie-Fénié indique poliment pour de nombreuses communes de l'Entre-Deux-Mers autrefois gasconnant, dans l'impossibilité de recueillir une forme gasconne des toponymes, qu'il s'agit d'un secteur "très francisé".

Je pense qu'une enquête en Gironde montrerait probablement des foyers de résistance en Bazadais (j'y ai vu encore des vieux à béret il y a 2 semaines, je fais le lien avec la pratique de la langue parce que je suis quelqu'un qui aime les clichés), une absence totale de mémoire populaire liée à la langue en Nord-Gironde, une mort clinique en Médoc, ...
Je ne parle même pas de l'accent : la vitesse avec l'accent gascon du Bordelais (imaginez Lacouture) a disparu est impressionnante.

Mais attention ! La Gironde et le Lot-et-Garonne ont été seulement précurseurs : tout cela est aujourd'hui à l’œuvre partout ailleurs en Gascogne.
Auteur : Vincent P.
24/01/13
Oc mes qu'es a Bourdèu, pas a Gastas ni a Pimbou les Troujas !
Auteur : Castèths
24/01/13
Probable qu'as rason, Vincent.

Una sola causa m'esprui dens tons prepaus : 'quò's la pretenduda disparicion de l'accent bordalés.
Solide que los intellectuaus e los borgés an causit de lo pèrder.
Mès, escota, per jo que vivi a Bordèu, pòdi te diser que l'accent i es bien viu.
Los junes, d'acòrd, es defecile de constatar, mès a partir de la 40na, tròbas tot un pilòt de gents qu'an l'accent. Sufis de marshar capvath las ruas !
Auteur : Gaby
26/01/13
Mès justament, Gaby, es aquò lo problèma :
Los qu'an quaranta ans qu'an enqüera l'accent, mès los joens n'ac an pas mei.
Sintòme d'ua non transmission, qui hè ineluctabla la disparicion futura de l'accent...
O mei exactament, i a ua uniformizacion de l'accent dens l'espaci francés. Qu'arribam a l'estadi finau de l'uniformizacion lingüistica (e culturau) en França.
En Gasconha pregona, i a enqüera joens parents qui an bien "l'accent", doncas i a enqüera mainatges qu'ac arreceberan, mès seran totjorn mei isolats e benlèu que n'ac guarderan pas.
Shens ua Gasconha qui torne estar un espaci de vita dinamic e autocentrat, ne vesi pas coma quina particularitat que sia, culturau o lingüistica, e's poderé transméter.
Auteur : Tederic M.
26/01/13
Per afinar çò que dises :

- a Bordèu (e suspausi tanben a Tolosa, Pau, etc), l'accent s'esfaça EN MOIÈNA "a causa" deus barreis de populacion, migracions d'oïl (fonccionaris, estudiants, retreitats), de l'uniformisacion....[ Hèi dòu, mès coma poirem demandar a gents d'oïl, vinguts a Bordèu pr'estudiar l'oceanografia o la magistratura , de préner nòste accent ? ]
Mès a mon avis, en çò deus junes originaris deu lòc, benlèu que l'accent es damorat ; simplament, son honduts dens la massa. Quò's pr'aquò que disèvi qu'es "defecile a constatar".


- a la campanha, l'accent damòra a tot atge. Quòra èri en terminala, divèva i auger 50 % de ma classa que l'avèva, e d'alhurs me soveni de quauques mòts dits per collègas de classa a Lengon :
"guite" (= petite amie ; mòt trobat enlòc mèi damb aqueth sens)
"tyaoupisquer"
"chibaou"
"sarmouney"
"caou pèc aquèth gouyat"
...
E en çò deus junes Vasadés (mens de 30 ans)
"oun es ?"
"couarrère"
"cheyrot"
"placiot"
"bartailh" (= bazar, barda)
"barricot"
"bugade"
etc.
Entenduri cantar, tanben, "Au barricòt deu nòvi" per un Vasadés qu'a la vintena.

Conclusion : fau renforçar lo gasconisme dens las campanhas per alimentar las vilas. (Estrange, çò que disi, non ?)

E,en tot cas : fau i créser ! Viva la Gasconha, viva la Guièna !
Auteur : Gaby
26/01/13
J'ai vécu 4 ans à Bordeaux, j'y étais il y a encore 2 semaines pour la journée, je n'ai pas entendu vraiment que l'accent gascon soit généralisé, plutôt le contraire même, mais c'est fort logique tant Bordeaux est une ville qui attire des gens venus de tous les horizons.

J'avais remarqué, mais cela va faire 8 ans maintenant, que l'accent se maintenait parmi les "petites gens" de la banlieue pavillonnaire, type Pessac rive gauche ou Floirac rive droite. Agents publics de catégorie C, ouvriers, ... Des déracinés d'une génération. Tous plus de 40 ans.
J'avais fait le constat que les chauffeurs de bus avaient tous l'accent aussi.

J'ai vécu 2 ans à Toulouse par la suite (je dois dire à dessein, pour connaître mieux la Gascogne ! Cela peut paraître bizarre comme décision mais c'était réfléchi), je ne fais pas le même constat. L'accent se maintient de manière assez amusante, dans une version assez aristocratique, parmi la jeunesse bourgeoise aux racines toulousaines (c'est-à-dire des Ariégeois ou des Carcinols de deux générations). A Toulouse, ce sont les "petites gens" qui n'ont pas massivement l'accent, ainsi que les banlieues pavillonnaires, car il y a eu substitution de population via Airbus.

Pau est sur un schéma toulousain, sauf que c'est Total qui remplace Airbus.
Les vieilles familles paloises du centre ont encore l'accent, les commerçants notamment, par contre c'est carrément du titi parisien ailleurs. La jeunesse n'a absolument plus l'accent, sauf les rugbymen.

Bordeaux n'est pas phagocytée par une grande entreprise, sa francisation est assez ancienne, a des racines plus profondes qu'à Toulouse ou Pau, elle est aujourd'hui en phase terminale avec la boboïfication du centre.

Pour vous faire rire, il m'a été reproché à Toulouse de parler comme sur le marché de la volaille. Par un avocat. Je suppute que mon accent est en cause.
Auteur : Vincent P.
26/01/13
Pour une analyse plus précise, la jeunesse à Toulouse possède aléatoirement l'accent. En fait, il y a une dichotomie entre les Toulousains de souche et les néo-Toulousains "midi-pyrénéens".

Toulouse est une ville peuplée de Tarnais et d'Aveyronnais depuis quelques décennies. Les vieilles familles avaient leurs racines plutôt en Ariège, en Lauragais, en Gascogne toulousaine, voire en Bas-Quercy, mais avec la métropolisation, Toulouse a rayonné au delà, en prenant à elle notamment le Tarn au détriment d'Albi et Castres, et surtout l'Aveyron.

C'est fou le nombre d'Aveyronnais à Toulouse. Souvent au détriment de Montpellier plus proche, comme quoi le bassin de la Garonne a une réalité humaine. Beaucoup ont l'accent. D'ailleurs, je dis l'accent, mais ce n'est pas mon accent : je ne me reconnais absolument pas dans l'accent pour le coup très méridional de l'Aveyron.

Je dirais que la plupart du temps, quand quelqu'un a l'accent à Toulouse, il s'agit d'un "Midi-Pyrénéen" plus que d'un Toulousain (si l'on fait donc exception des familles bourgeoises de souche qui ont toujours l'accent).
Des témoignages disent que les derniers à posséder "l'occitan" à Toulouse étaient aussi les "allochtones" de l'Aveyron.

Petite confession, là aussi sur un ton amusé : je déteste l'accent aveyronnais, surtout chez une femme !
Auteur : Vincent P.
26/01/13
@Gaby  : Tu passes à côté de la réalité ... Les études d'océanographie et l'ENM ne sont pas les causes premières de la venue des gens d'oïl à Bordeaux.

D'abord, les gens de l'ENM sont affectés ailleurs en France après leurs études, donc bon ...

Ensuite, Bordeaux rayonne énormément sur tout le Sud de la région Poitou-Charentes. C'est la grande ville où les Saintongeais migrent. C'est comme ça depuis le 19ème siècle et le chemin de fer. Sans oublier les Périgourdins qui n'ont plus beaucoup d'accent ...

Et puis surtout, Bordeaux est sur une voie nantaise, à savoir que la ville accueille les immigrés d'Île-de-France qui fuient la mégalopole. Tous les projets actuels (LGV notamment) favorisent cet état de fait.

Je dirais bien qu'à Bordeaux, le pourcentage de gens d'origine locale ne doit pas dépasser les 20%.
Dans les années 90, il avait été prouvé que sur une ville comme Oloron-Sainte-Marie, en Béarn, le pourcentage de patronymes béarnais parmi les habitants ne dépassait pas le tiers. C'est quand même un marqueur.

Il nous faut ouvrir les yeux et constater le brassage immense des populations. Sans jugement de valeur, c'est une donnée.

Dans tous les cas, tout cela me conforte dans l'idée qu'il faut administrativement tout du moins contenir cette tendance, en faisant de Bordeaux et Toulouse des villes-régions déconnectées de la périphérie.
Cependant, il me semble que c'est un peu vain : ces villes rayonnent tellement loin désormais.
Et personnellement, j'aime nos grandes villes aussi ... C'est vibrant, animé, jeune.
Auteur : Vincent P.
26/01/13
J'habite à Hossegor... Je suis impressionné par l'évolution de ces 10 dernières années.
Quand on va au hasard des rues, ou des commerces, 80% des gens sont des "parisiens", même en hiver, comme maintenant.
On a vu disparaître toute trace de "régionalisme" (par ex. livres en gascon), les livres de contes tous en français (Arnaudin, Bladé,etc..) de façon assez brutale.
Ceci n'est pas une enquête, c'est juste un constat terrible.
Mais rassurons-nous le Conseil Général est heureux : la population croit plus vite dans les Landes qu'en Aquitaine, particulièrement dans cette zone "sud".
Et le C.G. est parfaitement adapté à la nouvelle situation, lui : rien dans ses bulletins sur le gascon, la Gascogne, le folklore, l'enseignement de la langue, la musique régionale pourtant enseignée assez largement (il n'y a pas besoin de parler gascon). Pas une page, pas un entrefilet, rien !
La situation n'est guère meilleure à Capbreton. Un léger mieux à Tyrosse plus populaire, où je peux parler encore gascon. Combien de temps ?
Auteur : Lo Pèir
26/01/13
E be praube, ne som pas a la nòça dens aqueste "bal gascon" (titol deu hiu) !-)
Auteur : Tederic M.
26/01/13
Nous vivons la dernière phase de l'unification définitive de la France, c'est comme ça. La France est devenue une réalité humaine après avoir été une réalité administrative.

Ce qui est très surprenant, c'est la vitesse du changement ces dernières années, mais il s'explique aisément comme un simple cas particulier des mutations à l’œuvre dans le monde entier.

Personnellement, je ne sais pas si cela vaut le coup de prendre en otage les générations qui viendront avec nos marottes et s'il ne vaudrait mieux pas leur laisser vivre le monde tel qu'il se forme.

Reste le sentiment patriotique, forcément sentimental, romantique, irrationnel, qui peut pousser à vouloir sauver des bribes, ou à inventer quelque chose de nouveau.
Le besoin d'ancrage peut se faire ressentir également dans la population.
Et puis, ne serait-ce qu'économiquement, nous ne pouvons pas nous résoudre à ces no man's lands qui se développement entre deux mégalopoles.

Pour ce qui est d'Hossegor, le flux des retraités n'est pas bien grave : c'est cynique à dire, mais ils n'ont pas vocation à faire racine.
Le phénomène beaucoup plus intéressant est celui des jeunes couples, la trentaine, ceux des pavillons jaunes et des lotissements, qui viennent de partout et fuient la ville. Au Nord du département des Landes, les derniers résultats électoraux montrent la force de ce phénomène.
Auteur : Vincent P.
26/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Nous ne sommes pas des preneurs d'otages, et si nos "marottes" ne correspondent à rien chez les nouvelles générations, elles passeront tout simplement aux oubliettes.
A nous quand même de tenter de répondre intelligemment au besoin d'ancrage qui doit toujours exister (à confirmer cependant) !
[Tederic M.]
Cela dit, il y a une solution  : plutôt que perdre des décennies à construire un projet gascon, on n'a qu'à se dire "basque", des Basques périphériques certes, en tout cas à Capbreton ou Hossegor, cela peut facilement prendre.

C'est une ligne un peu cynique, opportuniste, mais on voit les miracles sur une ville comme Bayonne, qui est tout aussi soumise aux changements contemporains que les autres.
Auteur : Vincent P.
26/01/13
Non, nous ne sommes pas des preneurs d'otage !

J'avais en tête des familles quand j'ai écrit ça. Très occitanistes. Et dont les gosses ont été les premiers à quitter le pays natal, voire à rejeter en bloc l'héritage culturel.
La destinée individuelle de chacun.

Ce qui est certain, c'est qu'il faut séduire, et je crois que l'imaginaire g(v)ascon l'est [séduisant].
Donc si adhésion il y a, elle sera volontaire.
Auteur : Vincent P.
27/01/13
Quelle impression allons-nous donner aux jeunes gascons (et bien oui,il en reste !) qui lisent ce fil pessimiste, autoflagellant et dépourvu d'espoir, voire même d'espérance ?
A quoi servent ces constatations de décès en série, ces reniements et ces déguisements suggérés ?
Que diable, arrêtons cette spirale de délectation morbide ou alors arrêtons carrément Gasconha.com !

Chacun d'entre nous est capable de faire des choses, grandes ou petites (souvent petites, mès aquo rai !) pour que la Gascogne vive : alors faisons le et arrêtons de dénigrer, de discutailler, de désespérer les autres et soi-même !
Auteur : Gérard S-G
27/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Si vous le voulez, chers gasconhautes, Gasconha.com a de belles années à vivre.

Mais comme souvent dans la vie, nous recevons des signaux contradictoires :
- nous voyons tous les jours la disparition de ce qui faisait pour nous la spécificité gasconne (ex : la langue, l'accent),
- nous voyons que la Gascogne est en voie d'être engloutie par l'étalement des aires métropolitaines toulousaine et bordelaise,
- nous recevons du public, et notamment sur ce site, des preuves de désir de Gascogne, y compris de la part des jeunes, ce qui laisse penser qu'une movida gasconne est possible...
[Tederic M.]
Je suis assez optimiste  : je ressens nettement cette nécessité d'identification dans une partie de la jeunesse.

J'ai envie de dire que pour le coup, c'est triste à dire, il est d'autant plus facile de répondre à ce désir si nous n'avons pas comme attirail une langue à apprendre  ! Les gens n'ont pas le temps d'apprendre correctement une nouvelle langue (surtout quand celle dont nous voudrions faire la promotion n'est pas normalisée et n'est plus parlée). Mais si on leur parle modes de consommation, patrimoine architectural, emploi au pays, c'est déjà plus simple  !

Moi, je serais d'avis que des gens compétents s'attachent, maintenant, en urgence, d'une part à compiler tout ce que l'on sait sur la langue gasconne, d'autre part à élaborer pour les temps futurs, si les conditions historiques le permettent, un gascon normalisé.

Parallèlement à ce travail, il faut développer le reste  : là encore, les Basques ont une sacrée avance sur nous, il suffit de voir la conversion stupéfiante dans les campagnes du Labourd et de Basse-Navare, notamment parmi la jeunesse dont la sociologie politique est en train de changer à grande vitesse.
Auteur : Vincent P.
27/01/13
Per un còp te vaqui optimista Vincent ; e damb una interessanta sintèsa que partatgi, hòra lo fèit qu'aimi mèi la semi-normalisacion deu gascon que non pas la normalisacion totala.

I a un brave pilòt de causas a desvalompar, torni emèter ma prepausicion de crear una associacion autorn d'aquò, capvath tota la Gasconha e la Guièna.
Auteur : Gaby
27/01/13
l'instit et la "honte"
Mes oncles et tantes nés comme votre serviteur sur la jonction Astarac, Magnoac et Comminges migrèrent vers Toulouse, dans les années 40-50. Une dizaine d'années après, ce fut mon tour. Qu’en est-il aujourd’hui ? Réunion d’oncles, tantes et cousins, il y a peu de jours, 30-40 ans après.
Le constat : mes enfants, mes petits enfants ont l'accent et parmi mes cousins, je n'en relève aucun qui l'ait vraiment perdu. Tous comprennent le gascon, les oncles le parlent, une partie des cousins est en mesure de le parler. Alors ne soyons pessimistes qu'à demi, sans totalement désespérer.
Il n'empêche {{la technologie à fortement occupé l'espace de tous les vocabulaires}} et pas seulement notre gascon.
Quant à l'Education Nationale, nous devons la remercier pour nous avoir fabriqué {{un espéranto occitan déshumanisé}}, seul vestige des « honteuses » langues vernaculaires qu'elle s'est acharnée à détruire, cette « honte » subsistant encore chez certains. Elle est la plus grande responsable de la disparition de notre langue que nous aurions dû être fiers de perpétuer, tels les basques et quelques catalans.
Auteur : Guy Pierre Souverville
08/08/13
Un nouveau sentiment gascon ?
Tous les peuples qui ont sauvé leur langue sont passés par une phase unificatrice quand la 'langue commune' n'était pas généralisée : néerlandais standard contre les parlers flamands (!), catalan normalisé, ukrainien standard, norvégien (et encore : deux normes), gallois scolaire, breton unifié, etc. Parfois dans la douleur. Le salut de la langue exigeait une norme scolaire.
Mais il faut savoir intégrer le vocabulaire, la morphologie, voire des faits de syntaxe de tous les parlers. C'est même indispensable au sentiment de langue et de prolongement dans la durée (contre le "présentisme" actuel), mais aussi rationnellement à tout usage non artificiel de l'écrit (et de l'oral).

Il faut aussi savoir résister à l'excès normatif quand il concerne des systèmes différents, même apparentés et ne pas fabriquer des langues et des peuples illusoires. C'est au moins aussi dangereux que le repli sur des micro-langues.

Normalement le dialecte devrait déboucher sur la langue commune quand on passe d'un cercle d'appartenance à un autre : "patois" au village, "haute langue" à la ville, se nourrissant mutuellement. C'est la complémentarité dialectes / koiné (Suisse alémanique, etc.). Mais pour tenir compte de cela, il faut connaître les gens, les respecter, ne pas se sentir "institué", que la ville ne méprise pas la campagne... Tout le contraire de l'esprit francophone qui a homogénéisé l'Hexagonie sans égard aux assujettis.
On ne refait pas l'histoire, mais on peut en effet ne pas se plier aux représentations dominantes.

Nous ne savons pas ce que serait devenu le gascon dans un vaste Etat gascon indépendant. Aucune langue moderne n'a échappé aux tensions qui aboutissent fatalement à une norme officielle reflétée par la langue des "quotidiens populaires" et des "kiosques de gare".

{{L'évolution normale de toute langue d'assez grande diffusion (cas du gascon) est de produire sa norme.}} C'est une nécessité de la société moderne, et cela se fait quand la langue est vivante et les courants d'échange vigoureux sur tout le territoire linguistique.
Pour la Gascogne, tout favorisait l'assimilation. Mais surtout, la Gascogne ni les autres pays d'oc n'ont connu le "printemps des peuples" qui a secoué l'Europe entre 1832 et 1860. L'assimilation politique et morale était acquise depuis trop longtemps. Pourtant une génération aurait suffi pour remonter la pente.

En l'état actuel des choses, ce n'est pas la langue qui sauvera l'identité gasconne (ou provençale, ou occitane, ou bretonne), c'est le sentiment d'appartenance, non rationnel, à un fond qu'on porte en soi. Ce sentiment - même modeste - redonnera-t-il une place à la langue, et un nouveau statut (de langue d'usage courant à langue mythique) ? {{Comment faire pour que la langue puisse de nouveau "parler à tout le monde", sinon en parlant d'abord, à tout le monde, de la Gascogne ?}}
Auteur : PJM
08/08/13
Que PJM me permette de rectifier : l'histoire...
Que PJM me permette de rectifier : l'histoire du gascon comme langue d'Etat est connue jusqu'à nos jours.
Un bref rappel :
D'abord bien établie, la norme béarnaise fut chahutée par le Bordelais Miqueu de la Mountanhe au XVIe s., qui disait que les oo et les aa lui donnaient le vertige. Au XVIIe siècle Montesquiou fait un accès de purisme dans son Esperit dos Leys. Comme il est usuel à cette époque de trancher par le duel à l'épée les querelles d'orthographe et de graphie, l'Académie Gasconne projetée ne peut voir le jour, le quorum n'étant jamais atteint. C'est à l'Hôpital de Sente-Quitterie qu'est enfin couché par écrit et signé l'accord sur la suppression des lettres inutiles. Personne n'étant d'accord sur cette notion, une certaine anarchie s'installe. Au XIXe siècle la réaction puriste est menée par Lecounte de l'Isle et ses néo-classiques. Les poètes Suberbielle et Ducasse sont exilés aux Amériques pour avoir critiqué les décisions de l'éphémère Comité insurrectionnel dit "deus Tolosans". Devant l'agitation des hispaniolistes en 1840, la fronde des Montagnards en 1882, les manoeuvres du clergé béarnais pour la conservation des voyelles doubles et triples, l'Institut d'Etat pour la langue décide de ne rien faire. Il est vrai qu'une partie des problèmes en suspens avaient été réglés par une intervention personnelle de la sainte Vierge à Lourdes (l'Eglise catholique ne possède qu'une infime partie de ces préconisations). L'influence du groupe dit des Catalans et celle de la Société des Helibres précèdent la réaction basquiste de 1911. Dernier événement marquant, les émeutes estudiantines de 1932 pour le rétablissement du h disjonctif marquent l'adoption définitive de la graphie dite "gasconne consensuelle" ("u mot que m'agrade hort, ne sabis pas perqué" dira le grand Lois Barthou-tou). Seul événement notable des dernières années : la grève de la garbure pour protester contre l'obligation du français première langue étrangère dans deux collèges de Chalosse. Le gouvernement, les corps constitués, les syndicats et l'Association des Linguistes ont cédé au bout de trois heures. Ce fut la plus grave crise que l'Etat gascon ait connue depuis la Révoltes des permis de chasse en 1953. La Gascogne essaime maintenant par le monde ses Instituts Febus-et-Latécoère qui sont l'équivalent du Goethe-Institut ou des Instituts Dante. Récemment, le célèbre Bill Gates a rencontré un oebmèste gascon et lui a demandé avec respect la recette du succès gascon. Mais ça ne s'apprend pas...
Auteur : PMJ
08/08/13

Réponse de Gasconha.com :
PMJ, il ne fallait peut-être pas dévoiler cette rencontre que j'ai eue récemment avec M. Gates ? [T. Merger]
Le mépris de la ville
PJM, tu écris : "... que la ville ne méprise pas la campagne".
Hélas, c'est vrai, et c'est une partie de nos malheurs...
Auteur : Douste
24/08/13
a Douste
Ca signifie ?
Auteur : guy pierre souverville
26/08/13
Le sentiment de supériorité de nos petites villes sur la campagne environnante
Ca ne répond pas à ce hiu de discussion mais à un autre, à propos d'un manifeste pour la langue, le Béarn, etc. J'ai dû manquer une marche (copier-coller raté) Donc ça tombe comme un cheveu sur la soupe ! Pardon pour cette bourde.

Je voulais dire que {{le sentiment de supériorité de nos petites villes sur la campagne environnante n'a pas aidé à valoriser la langue}} et qu'il faudrait "que la ville ne méprise pas la campagne". Mais est-ce que ça répond encore à la situation actuelle ?
Manciet a été l'un des derniers représentants de ces milieux ruraux fiers de leur culture. Dans les grandes villes de jadis un sentiment gascon habitait encore le Bordeaux de Meste Verdié, de Saint-Rémy.
Auteur : Douste
26/08/13
A Douste tostem
J'attendais la précision. C'est bien vrai. Pensionnaire à Saint-Gaudens, j'ai connu le mépris de l' "élite" commerçante et des petits employés envers les gens des campagnes et accessoirement envers leurs rejetons. A l'époque, années 50-60, les négoces étaient nombreux, les paysans aussi, la clientèle des premiers faisant vivre les seconds.
Patatras  ! Les technologies ont depuis réduit des trois quarts le monde agricole, les grandes surfaces avalant, en même temps, le commerce et la superbe de l'épicier d'antan.

Mais la dépopulation des campagnes a du même coup fait disparaître la pratique de notre langue originelle dans cet effondrement collectif.
Auteur : GPS
28/08/13
résistance
Bonjour je suis métisse de père malgache-camerounais et de mère gasconne (plus précisément la Chalosse St-Sever/adour) ; petite je comprenais le gascon que parlait mon grand-père et les voisins .Après pas mal de pérégrinations, j'ai eu un poste sur Bordeaux mais c'est quand je suis à Dax que je me sens "chez moi".Une black landaise n'en déplaise à certains racistes.Donc ceux qui oublient leurs racines gasconnes c'est dommage
Auteur : lespiauc
16/01/14
Le mal qui grignotte lentement nos territoires
Désolé d'apporter une note grave voire un peu pessimiste en ces temps de fêtes mais je conseille l'article du journaliste Jean-Laurent Cassely "Que faire des territoires perdus de la mondialisation ?" (www.slate.fr/story/66125/mondialisation-territoires-perdus)

ainsi que la contribution du lecteur aveyronnais qui suit(Larrynautik) et dont j'ai repris le titre du post.
Voir aussi le livre cité de Laurent Davezies "La crise qui vient"(encore désolé !).

Mieux vaut garder quand même les yeux ouverts devant ce qui nous guette pour essayer de prendre et recommander les bons virages,quand on peut les prendre ...

Bona fin d'annada a tots, totun !
Auteur : G S-G
27/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, pensi que l'an ne s'acaba pas mau ende Gasconha.com (ende la Gasconha, qu'es auta causa...), e sajeram de héser miélher enqüera, e de gahar o crear las escasenças de'ns amassar fisicament !
[Tederic M.]
Afficher Le mal qui grignotte lentement nos territoires en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai lu l'article de Cassely.
Parallèlement, je reviens ce soir de Sos, petite bourgade entre Albret et Armagnac, où la maison de retraite semble la locomotive économique... alors qu'autrefois il y avait une scierie, d'abord bien raccordée à la voie ferrée près de la gare de Sos, puis au bord de la route, à "Las Pusoques" quand la route a eu supplanté le rail.

Pour juger du devenir économique de nos régions, et dans notre cas, de la Gascogne, soyons modestes intellectuellement parce qu'il est très difficile d'embrasser la totalité du problème, restons calmes et rationnels parce que le catastrophisme ne favorise pas l'analyse, soyons imaginatifs et indépendants d'esprit !

Bon, que'm lanci !
En économie, et sur la localisation des activités, les coûts de production jouent un rôle important.
Si nos territoires ne sont pas compétitifs, c'est en partie parce que le coût du travail y est élevé, alors que le coût de l'énergie, qui joue beaucoup sur le coût des transports, favorise l'arrivée de produits depuis des pays qui ont des coûts moindres.
Je doute de toute réflexion prospective qui ne prend pas en compte les paramètres du coût du travail et du coût de l'énergie.

Ensuite, à coûts du travail et de l'énergie égaux, certains s'en sortent mieux que d'autres, par exemple la sidérurgie allemande mieux que la sidérurgie française, pour des raisons politico-culturelles qui viennent de loin.

Un des commentaires à l'article de Cassely met en avant le contraste entre Lens et Bilbao.
Beaucoup de clichés là-dedans !
Les basques plus racistes que les chtis ?
J'ai assez vécu chez les chtis pour en douter.
De toute façon, c'est plutôt Lille que Lens, qu'il faut comparer à Bilbao.
Et Lille a peut-être sa bourgeoisie d'affaires, mais se sent-elle "chti" ?

Il peut y avoir des fiertés ethniques qui induisent des réussites économiques.
Quand une communauté n'a pas confiance en soi, pas de modèle de réussite en son sein, il ne faut guère attendre qu'elle ait du gnac.

Plutôt que considérer comme acquis que seules les métropoles peuvent arriver à rester dans la course mondiale, il faut raisonner finement sur les tissus sociaux qui font des communautés économiques solides.

Si tous les jeunes aveyronnais pensent qu'il n'y a pas d'avenir chez eux, c'est bien sûr mal parti.
La Gascogne profonde est dans la même situation.
Mais s'il y a un patriotisme suffisant, certains resteront quand même (en acceptant de gagner peu d'argent), d'autres qui auront réussi ailleurs dans l'économie mondialisée reviendront...

Sur Gasconha.com, on ne va pas trop développer la réflexion sur le coût du travail et de l'énergie (j'ai dit pourtant comme je trouve ces paramètres importants), mais la question du patriotisme et du "gnac" collectif a pleinement sa place !
Celle de la décentralisation politique, qui favorise les synergies locales et l'utilisation des ressources spécifiques aux régions ou aux petits pays, également. On voit que ça joue en Allemagne. Coller au terrain...

Voici mes premières réflexions, un peu désordonnées, parce que je ne vais pas ce soir construire une théorie...
Auteur : Tederic M.
27/12/12
Deuxièmes réflexions...
1) J'affine le constat :
Pour la Gascogne profonde, c'est-à-dire la partie du triangle gascon qui n'est pas (encore) dans la zone d'influence des deux métropoles Bordeaux et Toulouse, l'exil des jeunes diplômés est une réalité ancienne.
La plupart des jeunes qui avaient dépassé l'école primaire devenaient fonctionnaires, et quittaient la région, au moins pour un temps.
Je suis moi-même un produit de cet exil.

Pourquoi cette réalité reçoit-elle maintenant la lumière des projecteurs ?
L'article de Cassely parle de vieilles régions industrielles comme la Lorraine, qui n'avaient peut-être pas connu autant l'exil des diplômés, et où la tentation de l'exil toucherait maintenant aussi les non diplômés.

La Gascogne profonde a sur ces régions d'industrie sinistrée l'avantage... d'avoir eu ses industries sinistrées beaucoup plus tôt, et plus progressivement peut-être, et avec l'amortisseur du débouché facile (mais douloureux par l'exil) dans la fonction publique, puis le développement de l'économie résidentielle ou "présentielle" grâce à l'afflux de retraités principalement.
L'attrait touristique (douceur du climat) joue un rôle, Cassely en parle.

La Gascogne profonde a aussi, maintenant, l'avantage d'être proche de deux métropoles mondialisées (enfin, relativement), Toulouse et Bordeaux.
Ne pas négliger non plus le Pays basque espagnol, qui ressemble à une aire métropolitaine, largement autant mondialisée que Bordeaux et Toulouse, et physiquement (mais pas culturellement) presque aussi proche de la Gascogne profonde.
Cette proximité d'aires métropolitaines mondialisées permet des allers et retours...

Je rappelle aussi que l'action de l'Etat français a depuis l'origine (les premiers rois capétiens) renforcé Paris au détriment de tout le reste du territoire.
Même Lyon, jadis place financière supérieure à Paris, a dû s'incliner. Lire Braudel.
Donc, rien de très nouveau pour nous. Pas de panique !

L'attractivité résidentielle de la Gascogne profonde devrait perdurer.
Attention quand même au flux des retraités du nord de la France et de l'Europe : de nouvelles destinations s'ouvrent à eux, plus au sud (Maroc, Tunisie, Croatie...).
Les maisons de retraites allemandes commencent à se délocaliser dans les pays à faible coût de main d'oeuvre...
Le déclin de la fonction publique et du tissu des grandes entreprises en France peut aussi réduire le nombre des retraités qui (re)viennent en Gascogne, et leur pouvoir d'achat.

2) Mes préconisations :
- individuellement, pratiquer le compromis, les allers et venues entre l'économie mondialisée et l'ancrage dans nos territoires ; nous le faisons déjà, sauf que le retour au territoire est souvent définitif : soit c'est la retraite, soit c'est un retour anticipé, mais on n'a plus trop envie de repartir vers la dureté du vaste monde, qui n'attend pas non plus après nous...
Les jeunes sont attirés, eux, par le vaste monde. Ils sentent qu'ils doivent y faire leurs preuves.
Ils veulent aussi consommer mondial (smartphones etc.), et la voie royale pour cela est de "travailler mondial".
Mais certains en reviendront.
D'autres n'iront pas, car tous les jeunes diplomés de Gascogne ne peuvent pas devenir cadres de l'économie mondialisée.

- collectivement :
Je maintiens la nécessité d'un patriotisme qui pousse à entreprendre dans le territoire d'élection.
Une économie alternative, locale à circuit court, est à développer.
Et il n'est pas interdit d'essayer de vendre au reste du monde en jouant la carte du terroir.
Mais la force du patriotisme local dépend de la capacité à se rencontrer, à agir ensemble: l'union fait la force. Des patriotes isolés chacun dans son coin peuvent moins.
Une autonomie locale, qui permet d'adapter les règles du jeu économique au terrain, est également à conquérir.
La décentralisation vers les régions ne suffit pas : celles-ci dont divisées entre métropoles mondialisées et le reste.
Les règles (y compris la législation du travail) doivent-elles être les mêmes partout ? Si c'est le cas, ce sont les règles de la zone mondialisée qui l'emportent...
Là, on entre dans des questions politiques de distribution des compétences entre échelons géographiques.
Auteur : Tederic M.
30/12/12
(A propos de l'introduction de la rubrique "lengue nouste")
Pas gravè si devons parlar Castillan me faï plaser del fach que parlo un pau.
Adio
Raymond
(Peiregord)

http://www.gasconha.com/spip.php?rubrique6
Auteur : Martin
24/12/12
Afficher (A propos de l'introduction de la rubrique "lengue nouste") en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le mal qui grignotte lentement nos territoires
Désolé d'apporter une note grave voire un peu pessimiste en ces temps de fêtes mais je conseille l'article du journaliste Jean-Laurent Cassely "Que faire des territoires perdus de la mondialisation ?" (www.slate.fr/story/66125/mondialisation-territoires-perdus)

ainsi que la contribution du lecteur aveyronnais qui suit(Larrynautik) et dont j'ai repris le titre du post.
Voir aussi le livre cité de Laurent Davezies "La crise qui vient"(encore désolé !).

Mieux vaut garder quand même les yeux ouverts devant ce qui nous guette pour essayer de prendre et recommander les bons virages,quand on peut les prendre ...

Bona fin d'annada a tots, totun !
Auteur : G S-G
27/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, pensi que l'an ne s'acaba pas mau ende Gasconha.com (ende la Gasconha, qu'es auta causa...), e sajeram de héser miélher enqüera, e de gahar o crear las escasenças de'ns amassar fisicament !
[Tederic M.]
Afficher Le mal qui grignotte lentement nos territoires en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai lu l'article de Cassely.
Parallèlement, je reviens ce soir de Sos, petite bourgade entre Albret et Armagnac, où la maison de retraite semble la locomotive économique... alors qu'autrefois il y avait une scierie, d'abord bien raccordée à la voie ferrée près de la gare de Sos, puis au bord de la route, à "Las Pusoques" quand la route a eu supplanté le rail.

Pour juger du devenir économique de nos régions, et dans notre cas, de la Gascogne, soyons modestes intellectuellement parce qu'il est très difficile d'embrasser la totalité du problème, restons calmes et rationnels parce que le catastrophisme ne favorise pas l'analyse, soyons imaginatifs et indépendants d'esprit !

Bon, que'm lanci !
En économie, et sur la localisation des activités, les coûts de production jouent un rôle important.
Si nos territoires ne sont pas compétitifs, c'est en partie parce que le coût du travail y est élevé, alors que le coût de l'énergie, qui joue beaucoup sur le coût des transports, favorise l'arrivée de produits depuis des pays qui ont des coûts moindres.
Je doute de toute réflexion prospective qui ne prend pas en compte les paramètres du coût du travail et du coût de l'énergie.

Ensuite, à coûts du travail et de l'énergie égaux, certains s'en sortent mieux que d'autres, par exemple la sidérurgie allemande mieux que la sidérurgie française, pour des raisons politico-culturelles qui viennent de loin.

Un des commentaires à l'article de Cassely met en avant le contraste entre Lens et Bilbao.
Beaucoup de clichés là-dedans !
Les basques plus racistes que les chtis ?
J'ai assez vécu chez les chtis pour en douter.
De toute façon, c'est plutôt Lille que Lens, qu'il faut comparer à Bilbao.
Et Lille a peut-être sa bourgeoisie d'affaires, mais se sent-elle "chti" ?

Il peut y avoir des fiertés ethniques qui induisent des réussites économiques.
Quand une communauté n'a pas confiance en soi, pas de modèle de réussite en son sein, il ne faut guère attendre qu'elle ait du gnac.

Plutôt que considérer comme acquis que seules les métropoles peuvent arriver à rester dans la course mondiale, il faut raisonner finement sur les tissus sociaux qui font des communautés économiques solides.

Si tous les jeunes aveyronnais pensent qu'il n'y a pas d'avenir chez eux, c'est bien sûr mal parti.
La Gascogne profonde est dans la même situation.
Mais s'il y a un patriotisme suffisant, certains resteront quand même (en acceptant de gagner peu d'argent), d'autres qui auront réussi ailleurs dans l'économie mondialisée reviendront...

Sur Gasconha.com, on ne va pas trop développer la réflexion sur le coût du travail et de l'énergie (j'ai dit pourtant comme je trouve ces paramètres importants), mais la question du patriotisme et du "gnac" collectif a pleinement sa place !
Celle de la décentralisation politique, qui favorise les synergies locales et l'utilisation des ressources spécifiques aux régions ou aux petits pays, également. On voit que ça joue en Allemagne. Coller au terrain...

Voici mes premières réflexions, un peu désordonnées, parce que je ne vais pas ce soir construire une théorie...
Auteur : Tederic M.
27/12/12
Deuxièmes réflexions...
1) J'affine le constat :
Pour la Gascogne profonde, c'est-à-dire la partie du triangle gascon qui n'est pas (encore) dans la zone d'influence des deux métropoles Bordeaux et Toulouse, l'exil des jeunes diplômés est une réalité ancienne.
La plupart des jeunes qui avaient dépassé l'école primaire devenaient fonctionnaires, et quittaient la région, au moins pour un temps.
Je suis moi-même un produit de cet exil.

Pourquoi cette réalité reçoit-elle maintenant la lumière des projecteurs ?
L'article de Cassely parle de vieilles régions industrielles comme la Lorraine, qui n'avaient peut-être pas connu autant l'exil des diplômés, et où la tentation de l'exil toucherait maintenant aussi les non diplômés.

La Gascogne profonde a sur ces régions d'industrie sinistrée l'avantage... d'avoir eu ses industries sinistrées beaucoup plus tôt, et plus progressivement peut-être, et avec l'amortisseur du débouché facile (mais douloureux par l'exil) dans la fonction publique, puis le développement de l'économie résidentielle ou "présentielle" grâce à l'afflux de retraités principalement.
L'attrait touristique (douceur du climat) joue un rôle, Cassely en parle.

La Gascogne profonde a aussi, maintenant, l'avantage d'être proche de deux métropoles mondialisées (enfin, relativement), Toulouse et Bordeaux.
Ne pas négliger non plus le Pays basque espagnol, qui ressemble à une aire métropolitaine, largement autant mondialisée que Bordeaux et Toulouse, et physiquement (mais pas culturellement) presque aussi proche de la Gascogne profonde.
Cette proximité d'aires métropolitaines mondialisées permet des allers et retours...

Je rappelle aussi que l'action de l'Etat français a depuis l'origine (les premiers rois capétiens) renforcé Paris au détriment de tout le reste du territoire.
Même Lyon, jadis place financière supérieure à Paris, a dû s'incliner. Lire Braudel.
Donc, rien de très nouveau pour nous. Pas de panique !

L'attractivité résidentielle de la Gascogne profonde devrait perdurer.
Attention quand même au flux des retraités du nord de la France et de l'Europe : de nouvelles destinations s'ouvrent à eux, plus au sud (Maroc, Tunisie, Croatie...).
Les maisons de retraites allemandes commencent à se délocaliser dans les pays à faible coût de main d'oeuvre...
Le déclin de la fonction publique et du tissu des grandes entreprises en France peut aussi réduire le nombre des retraités qui (re)viennent en Gascogne, et leur pouvoir d'achat.

2) Mes préconisations :
- individuellement, pratiquer le compromis, les allers et venues entre l'économie mondialisée et l'ancrage dans nos territoires ; nous le faisons déjà, sauf que le retour au territoire est souvent définitif : soit c'est la retraite, soit c'est un retour anticipé, mais on n'a plus trop envie de repartir vers la dureté du vaste monde, qui n'attend pas non plus après nous...
Les jeunes sont attirés, eux, par le vaste monde. Ils sentent qu'ils doivent y faire leurs preuves.
Ils veulent aussi consommer mondial (smartphones etc.), et la voie royale pour cela est de "travailler mondial".
Mais certains en reviendront.
D'autres n'iront pas, car tous les jeunes diplomés de Gascogne ne peuvent pas devenir cadres de l'économie mondialisée.

- collectivement :
Je maintiens la nécessité d'un patriotisme qui pousse à entreprendre dans le territoire d'élection.
Une économie alternative, locale à circuit court, est à développer.
Et il n'est pas interdit d'essayer de vendre au reste du monde en jouant la carte du terroir.
Mais la force du patriotisme local dépend de la capacité à se rencontrer, à agir ensemble: l'union fait la force. Des patriotes isolés chacun dans son coin peuvent moins.
Une autonomie locale, qui permet d'adapter les règles du jeu économique au terrain, est également à conquérir.
La décentralisation vers les régions ne suffit pas : celles-ci dont divisées entre métropoles mondialisées et le reste.
Les règles (y compris la législation du travail) doivent-elles être les mêmes partout ? Si c'est le cas, ce sont les règles de la zone mondialisée qui l'emportent...
Là, on entre dans des questions politiques de distribution des compétences entre échelons géographiques.
Auteur : Tederic M.
30/12/12
Lède de la Canillouse
Je cherche l'origine du mot Canillouse qui est indiqué par Google sur votre site mais ensuite impossible de le trouver.
Pouvez vous me guider ?
merci
Auteur : ROBIN
20/12/12

Réponse de Gasconha.com :
La "Lède de la Canillouse" est mentionnée ici, comme un nom de lieu du Médoc "on ne peut plus gascon" :
gasconha.com/spip.php?page=ligam&id_ligam=326
D'ailleurs, vous le connaissez, à voir votre adresse e-mail bien ancrée en Médoc...
Mais que signifie "canillous(e)" ? Appel aux gasconhautes !
Afficher Lède de la Canillouse en particulier, et peut-être donner votre avis...
canillous
Chez Palay on trouve :
"canilhoùs,-e"(arm.);adj.et s.enfant nerveux,-euse.
En Médoc, boeuf mal chatré,v.canelhous.
Signifie aussi infesté de chenilles.
Pour lède on trouve  : 1°"lede"(Gr.-L.);sf.-Bouse.
2°"léde"sf.Sorte de claie agricole,de traîneau,v.cléde.cf.avec léye,galerie,allée
3°"lède,lète(L.)sf.
Lède, marais salant, marais en général.
A partir de ces quelques renseignements peut-être pourrez vous faire des suppositions....
Auteur : joan-peir
21/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Joan-Pèir.
Pour "lède/lette", c'est au bord de l'océan un "vallon interdunaire" : gasconha.com/spip.php?page=paraula&id_paraula=108

canelhous.
Compte tenu du fait qu'il s'agit d'un lieu géographique naturel, la signification "infesté de chenilles" est envisageable, "boeuf mal chatré" est également une piste à explorer, puisque ce sens serait du Médoc selon Palay, et qu'il y avait dans les lettes les "vaches de lette".
lède,lète
Entre Moliets et Vielle St-Girons dans les landes il y a une plage qui s'appelle "la lette blanche".
Dans ces vallons interdunaires les bergers faisaient paître les troupeaux autrefois.
Auteur : joan-peir
21/12/12
CONEISHI taben lo Piquey
Il y a aussi le Piquey de la Canilhose dans ce coin, haut lieux de chasse de mon père dans le Médoc.
Auteur : lo granstef
24/12/12
Poichereau, Lorreyte, Badet
Je continue mes recherches généalogiques que j'avais abandonnées depuis quelques mois car manque de temps et je m'adresse de nouveau à Gasconha.com car j'ai trouvé quelques autres noms dans mon arbre généalogique dont je ne suis pas sûre de l'origine (il faut dire que je ne suis pas une experte pour ce qui est de l'origine régionale des noms).
Je crée un nouveau post par peur que personne ne voit mon commentaire sur l'ancien post que j'avais crée puisqu'il date de quelques mois déjà.
Premièrement, je voudrais préciser que mes ancêtres portant les noms que je vais citer sont tous gascons et que chacun de mes derniers ancêtres trouvés portant ces noms ont vécu au 18ème ou au 19ème siècle.
- Le premier nom est Poichereau qui me semble plutôt venir d'un peu plus haut (c'est surtout la fin en "eau" qui me fait penser à ça).
Quelqu'un saurait-il me dire d'où vient exactement ce nom ?
- Le deuxième nom est Lorreyte.
Lorsque je recherche l'étymologie de ce nom sur internet, on me dit que ce nom désignerait celui qui est originaire de la ville de Lorette dans le département de la Loire, mais cette explication ne me convainc pas vraiment.
Y'a t'il une autre explication ou bien la famille Lorreyte descend-elle réellement d'une ancienne famille Lorettoise ayant émigrée en Gascogne ?
- Quant au dernier, il s'agit de Badet et je n'ai aucune certitude quant à l'origine de ce nom. Je trouve sur votre site le nom "Badeigt", y'a t'il un rapport ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Auteur : Alice R.
19/12/12
Afficher Poichereau, Lorreyte, Badet en particulier, et peut-être donner votre avis...
Geneanet, en donnant seulement ces attestations anciennes, confirme que ce n'est pas gascon :
POICHEREAU (POCHEREAU) 1680 - 1680 Soings-en-Sologne, Val de Loire
POICHEREAU (POCHEREAU) 1664 - 1675 Vernou-en-Sologne, Val de Loire
Auteur : Tederic M.
19/12/12
Geneanet donne un noyau ancien de "Badet" en Gascogne landaise (Ousse-Suzan).
J. Tosti l'a identifié dans les Landes et signale l'existence de lieux Badetz-Badets. Serait-ce un pluriel de "badet" ? Pas sûr, surtout à voir la forme "z".

Mes recherches ne donnent aucune confirmation de la parenté Badet-Badeigt.
Auteur : Tederic M.
25/12/12
En faisant quelques recherches j'ai trouvé certaines informations. Je connaissais aussi geneanet mais je n'avais pas fait attention à certaines choses.

Badet serait un toponyme. Aujourd'hui c'est le nom d'un hameau à Sabres dans les Landes.

La présence du nom Lorreyte semble être assez ancienne en Gascogne ceci dit je n'ai toujours pas pu trouver sa signification et son origine exacte.

Quant à Poichereau, je suis remonté une génération en arrière et il se trouve que le nom a été changé de Poicherau à Poichereau, j'imagine que l'origine reste inchangée.

Voilà en tout cas merci et je vous souhaite de bonnes fêtes (même si elles sont déjà entamées !)
Auteur : Alice R.
26/12/12
Je connaissais une famille Badet, dans le Marensin (Onesse).
Lorreyte est plutôt la région de Dax, la Chalosse.
Quant à la signification, difficile à trouver ? (Badet, diminutif de Vath, Bat, petite vallée).
Lorreyte semble aussi être un diminutif (Lorrei, rouge-gorge, mais peu probable comme origine d'un patronyme).
les formes Badet, Badeigt, dépendent de la région où ils ont étés orthographiés, à l'origine. Badeigt, étant plutôt béarnais.
Auteur : Lo Pèir
26/12/12
Badet ne peut pas être "petite vallée" : -ll- intervocalique donne r, on aurait "barèth".

J'ai longtemps voulu mettre ce patronyme en relation avec Bazet (qui est le patronyme de ma mère ainsi qu'un village de la banlieue de Tarbes).

Bazet serait la version orientale de Badet, avec d intervocalique qui passe à z, mais je crois que le Bazet bigourdan. Or, miracle, la prononciation locale est [ba'dèt] !

Nous ne sommes pas dans cette zone du Magnoac ou z intervocalique devient d (vous suivez ?) donc il doit s'agir d'un reste de la prononciation originelle de ce qui a été toujours écrit "Bazed" depuis le 13ème siècle.

Je pense donc qu'il y a identité entre Badet/Badeigt/Bazet, reste à trouver la signification ...
Auteur : Vincent P.
26/12/12
Poicherau est localisé à Dax à la fin du 19ème siècle avant de devenir Poichereau au début du 20ème siècle.

En dépit de ce changement orthographique qui pourrait faire supputer une francisation, j'ai plutôt envie d'y voir une migration urbaine vers Dax en provenance du Loiret.

Après, c'est certain que Poicherau pourrait s'analyser comme un patronyme gascon (Poychicot à savoir Poi "puy" + déterminant à déterminer ...) mais il ne faudra engager l'analyse que si généalogiquement, on ne peut absolument pas faire le lien avec la souche française du Loiret.

Le fait que Poicher(e)au est localisé à Dax favorise plutôt l'hypothèse d'une migration.
Auteur : Vincent P.
26/12/12
Il suffirait de connaître la prononciation authentique du toponyme "Badet" de Sabres pour avancer :
selon le "truc" que les gasconhautes avertis commencent à connaitre, un "e" qui ne se prononce pas "eu" en zone de parlar negue porte forcément un accent grave.
Et dans ce cas, c'est la terminaison -èth, puisque -èt n'est pas possible à ma connaissance.
Donc, si on ne prononçait pas "Badeut" pour le Badet de Sabre, c'est "Badèth", et du coup le "Badet" landais a la même origine lingüistique (mais pas forcément génétique) que le Badeigt béarnais, graphié aussi "Badèth" en alibertin.
Auteur : Tederic M.
26/12/12
Lorreyte est assez clairement un patronyme/toponyme de Chalosse.

Je fouillerai plus en profondeur la question mais en l'état de mes intuitions, je vois deux pistes :

- la finale -reyte peut, comme dans Rivareyte "rive fracturée", représenter le latin fracta (qui devient hrèita en gascon). Quid de lor- ?

- Lorreyte peut être un toponyme basque gasconnisé devenu patronyme. Je pense au quartier de Sauveterre-de-Béarn appelé Oreyte (Oreyta au 14ème siècle), qui a vraiment une apparence basque.
Auteur : Vincent P.
26/12/12
Vincent signale dans une remarque qu'il serait impossible que Badet puisse venir de Bat/Vath. Le passage du lat. au gasc. le justifiant.
Toutefois il n'y a pas eu d'impossibilité que Palay fasse le relevé de : Badéte,f., vallée, dim. de vallée.
S'agit-il d'une erreur de transcription de Palay, d'un localisme postérieur à la formation du patronyme issu de ce toponyme ?
Il suppose aussi un masculin, ce qui n'est pas impossible toutefois ?
Auteur : Lo Pèir
26/12/12
J'ai aussi le cas du "Sarpouta" (Sarpotar) à Réaup (http://gasconha.com/spip.php?page=loc&id_loc=504), qui normalement devrait être "Sarpoura"...

C'est comme si on avait "Castéta" au lieu de "Castéra" !
Je pense qu'il a pu y avoir oubli de la logique ancienne pour des toponymes créés tardivement.
La formation de dérivés en -ar aurait fonctionné beaucoup plus tardivement que la correspondance th/r.
Auteur : Tederic M.
26/12/12
A noter que le patronyme existe dans la région de Dax sous la forme "Badets" qui pourrait être la marque d'un pluriel donc suggérer un nom commun.
Mais il faut aussi compter avec la négligence des employés d'état-civil qui, surtout au XIXè siècle, ont transformé les noms de famille à qui mieux-mieux si on n'y prenait pas garde !
Auteur : G S-G
27/12/12
Oui effectivement ce n'est pas rare qu'en remontant une génération dans mon arbre généalogique je remarque que le nom ai été changé.
Parfois c'est une seule lettre, d'autres fois le nom est méconnaissable.
En tout cas merci beaucoup pour votre aide, je ne trouve pas grand chose sur internet et en attendant de recevoir plus d'informations de la part des mairies je ne peux pas dire grand chose.
En tout cas je vous tiens au courant pour Poicher(e)au, j'ai pensé aussi à un nom français légèrement gasconnisé puis ensuite refrancisé. Pour le moment je n'ai pas d'ancêtres venant du Loiret avant 1800, je continue mes recherches et je vous dis ça.
Auteur : Alice R.
29/12/12
Alice, je vous conseille de consulter le site suivant :
http://www.geopatronyme.com/
Il donne des indications quant à l'origine géographique d'un nom.
Par exemple, il montre que "Lorreyte" est un patronyme landais, essentiellement chalossais lorsqu'on jette un coup d'oeil à la rubrique "naissances", que "Badets" est également landais, plutôt de la côte atlantique.
Quant à "Poichereau/Poicherau" il existe bel et bien dans les Landes, à Dax, bien qu'il n'ait pas l'air d'origine gasconne. Par contre, on trouve des Poicherot dans le Doubs si on tape ce nom sur le net. C'est peut-être le même nom écrit différemment.
Auteur : D.Séré
10/02/13
Gascon et béarnais : deux langues différentes ?
On peut à la rigueur imaginer que des historiens passionnés par le Béarn puissent signer le manifeste dont "Biarn toustems" donne l'écho (cf "nouveautés sur le web") mais que des linguistes ou supposés tels puissent écrire que gascon et béarnais doivent être inscrits séparément au nombre des langues de France est totalement aberrant ; son vaduts pècs o qué ?
Auteur : Gerarsd Saint-Gaudens
16/12/12
Afficher Gascon et béarnais : deux langues différentes ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
De la sociolinguistique de bazar ...

Le terme de béarnais au demeurant a été relevé par les occitanistes, les Béarnais parlaient de "patois" comme tous les autres.
Auteur : Vincent P.
16/12/12
Cela dit, ce dont il est demandé la séparation, c'est celle de l'ensemble béarno-gascon de l'occitan.

Mais bon, je n'arrive toujours pas à comprendre cette utilisation maladive de l'expression "gascon et béarnais". J'attends que l'on nous définisse ce qu'est le béarnais.
Auteur : Vincent P.
16/12/12
La formulation "faire inscrire séparément le béarnais et le gascon dans la liste des langues de France", qui figure dans ce manifeste, est ambigüe, volontairement peut-être.
Un profane comprendra qu'il s'agit de lister le gascon et le béarnais comme deux langues différentes.
C'est peut-être bien ce que certains souhaitent. Je comprends comme ça la formulation suivante, également sur le site de Biarn-toustem :
"Les PROVENÇAUX luttent pour la reconnaissance de leur langue régionale. Les Béarnais et les Gascons sont d'autant plus solidaires de cette légitime demande qu'actuellement ni le béarnais ni le gascon ne sont encore reconnus !" http://biarn-toustem.blogspot.fr/2012/12/pour-la-reconnaissance-de-la-langue.html

Mais le manifeste situe par ailleurs le béarnais dans l'ensemble gascon.
Auteur : Tederic M.
16/12/12
Parler de béarnais et de gascon c'est pas pire que de parler d'"occitan du Béarn" !
Ou de "concours bigourdan d'expression gasconne" (21è concours du 65) !
Tout est une quesion d'identité et d'appartenance et les gens s'identifient à ce qu'ils aiment !
C'est aussi cela la liberté culturelle et linguistique !
Le piment est bien d'Espelette alors qu'il vient d'Amérique ! Le béret est basque et il est fabriqué en Béarn à Oloron ! Et le centre du monde est entre Bayonne et Laàs ! J'ai même lu dans la Setmana que les dinosaures étaient occitans !
Cest pire que du Desproges !
Auteur : jmcasa
19/12/12
Parler de "béarnais et de gascon" est à mon sens intellectuellement pire, oui. Car c'est incohérent.

"et" sous-entend la juxtaposition de deux concepts sur le même pied d'égalité. Or gascon et béarnais n'ont rien à voir. Béarnais est le nom donnée aux modalités linguistiques gasconnes parlées en Béarn par les Béarnais eux-mêmes (mais massivement seulement depuis que les occitanistes ont ressuscité le terme). Gascon est le nom d'une langue définie scientifiquement, voire ethniquement.
Bref, on compare un terme sociolinguistique(le ressenti) avec un terme linguistique et historique (le naturel).

"Occitan du Béarn" est intellectuellement satisfaisant, c'est la modalité linguistique parlée sur un espace géographique donnée. Après, on peut être libre de ne pas croire dans le concept d'occitan.

"Concours bigourdan d'expression gasconne" est là aussi très cohérente : c'est un concours organisé sur un lieu géographique donné (la Bigorre) qui fait la promotion de la langue vernaculaire des lieux, le gascon.
Auteur : Vincent P.
19/12/12
Ne noyons pas le poisson, cher M.Casa.
Je persiste à dire qu'un linguiste affirmant que béarnais et gascon sont 2 langues différentes affirme une fausseté.
Je suis tenté de croire d'ailleurs que le lapsus de présentation dans Biarn toustems (différent, semble-t-il, du texte du manifeste que le lecteur pressé que je suis n'a pas lu) n'est peut-être pas si innocent que ça.
Avec cela, que bâtir ?
Auteur : G S-G
19/12/12
Le manifeste se termine par la phrase suivante, juste avant la liste des signataires: "Voilà pourquoi, nous, linguistes, sociolinguistes et historiens soussignés, demandons instamment à toutes les femmes et à tous les hommes politiques de veiller à faire inscrire séparément le béarnais et le gascon dans la liste des langues de France établie par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France".
Je le répète, pour le commun des mortels, mais aussi pour les "femmes et hommes politiques" interpellés par le manifeste (qu'on sait très occupés, et peu portés à approfondir ces questions), ça signifie qu'on veut que le gascon et le béarnais soient inscrits officiellement comme des langues distinctes.
Une autre phrase du manifeste va dans ce sens : "Ces pratiques sont largement discriminatoires à l’égard du béarnais et du gascon, qui ne sont pas soutenus comme ils devraient l’être s’ils étaient traités séparément en tant que langues — et, partant, en tant que cultures — structurellement autonomes."
Vous remarquerez ici le "s" pluriel à "langues", qui s'applique à béarnais et gascon.
Par ailleurs, il est vrai que le Manifeste situe le béarnais dans l'ensemble gascon.
Bref, c'est ambigu, mais l'effet premier, c'est de détacher le béarnais du gascon, et pour le gascon, c' est mortel :
pourquoi pas demain (et certains le font déjà) détacher le bigourdan, le "landais"... ?
Ce n'est plus deux langues, qu'il faudra lister, mais une douzaine !
Et Camelat qui a choisi d'écrire en béarnais parce qu'il le sentait comme un standard gascon...

J'ai l'expérience que dans le pays de ma mère, l'Albret proche de l'Armagnac, on est plus proche lingüistiquement du béarnais que du gascon tonneinquais ou bordelais, par exemple... Si le béarnais n'est pas ma langue, le gascon bordelais et tonneinquais le sont encore moins...
Bref, il n'y a plus un gascon, mais une dizaine de gascons, et... le béarnais !
Auteur : Tederic M.
20/12/12
Il faudra surtout un jour que l'on nous explique ce qu'est le béarnais ...
Il n'y a pas un phénomène linguistique interne au domaine gascon qui permette d'identifier une langue béarnaise ...
Auteur : Vincent P.
23/12/12
A l'origine:Lespy
Je pense que c'est l'érudit palois Vastin Lespy (1817-1897) qui est à l'origine de la confusion en utilisant l'adjectif "béarnais", jusque là plutôt réservé au sens de ressortissant de ou relatif à la "province" du même nom, pour désigner les formes dialectales du gascon qui s'y parlent et qui sont assez hétérogènes.
Avant lui il faudrait remonter au mieux à Arnaud de Salette mais celui-ci fit oeuvre de traducteur (des Psaumes) en "Béarnais", pas de linguiste.
Le félibrige s'est ensuite engagé dans la brèche et l'occitanisme après lui (celui-ci n'est donc en rien le promoteur d'un "béarnisme" qui n'aurait pas existé auparavant).
Pour mieux comprendre le phénoméne il faut lire ou relire l'oeuvre de Lespy (inspirateur direct de Palay) : sa "grammaire béarnaise suivie d'un vocabulaire béarnais-français" en 1858 et son fameux "dictionnaire béarnais ancien et moderne" de 1887.
Le second au moins a été réédité et doit être disponible (il me semble l'avoir vu récemment à la librairie béarnaise de L-M Darrigrand à Salies mais c'est à vérifier).
Peut-être cette relecture permetrait-elle d'évacuer un certain nombre d'idées fausses au sujet de la prétendue dualité du gascon et du béarnais, dont il n'est d'ailleurs pas du tout certain que Lespy et Palay après lui l'aient si peu que ce soit revendiquée.
Auteur : G S-G
23/12/12
Je remarque que l'utilisation du terme "béarnais" est, comme tout ce qui est "béarnais" en Béarn, un phénomène palois, fruit d'un petit patriotisme bourgeois un peu désuet (le même qui veut que Pau soit la plus belle ville du monde).

Le Béarnais que je suis, au sens ethnique du terme, n'a jamais entendu dire que l'on parlait "béarnais" en Béarn.
Mes grands-parents n'ont jamais parlé que de patois. Qui était le même que dans le "Gèr" et les Landes.
Même si le patois de Morlaàs n'est pas tout à fait le patois de Thèze. Cela dit, ils étaient Béarnais.

Il doit être possible de déceler des attestations précoces de l'usage de "béarnais" pour la langue administrative gasconne du Béarn. Cela revêt seulement un intérêt politique.
Auteur : Vincent P.
23/12/12
Je comprends l'attachement de 'Biarn toustém' au terroir, ou à une certaine image du terroir. Du train où vont les choses, il ne restera plus bientôt que des images.
Mais je n'aime pas les subtilités qui ne trompent personne et fatiguent tout le monde.

- Soit on déclare défendre "la langue gasconne en considérant aussi ses spécificités locales" ou bien "notamment les variantes dont s'occupe notre association (paloise, bordelaise, bigourdane, etc.)", ou encore à la rigueur "la langue gasconne, dont les divers parlers prennent parfois dans notre département le nom de 'béarnais', ou quelque chose d'approchant mais de pas ambigu. Si on voulait on pourrait.
- Soit on annonce clairement "Nous voulons que l'on distingue deux langues, béarnais et gascon, pour des raisons extra-linguistiques". Et on indique ces raisons.

Le 'Manifeste gascon' s'est ici même efforcé d'exprimer l'articulation entre les parlers, les "patois" (seul objet d'étude du linguiste et seul terme affectif), et la langue gasconne de référence, en puissance. On y prône la complémentarité des cercles de l'appartenance. La formulation n'est peut-être pas idéale, certes, mais au moins elle est claire. Pas besoin d'interpréter les ratiocinations sur les 'et', les 'ou', les 'ni', et autres pièges apparemment insurmontables de la langue française.

Mais qu'est-ce qui peut donc expliquer l'ambiguïté entretenue et la confusion des notions ?
J'ai commenté sur ce site un manifeste en faveur du 'gascon et béarnais'. Il s'agit peut-être du même texte. Inutile de ressasser.

Le gascon en Béarn est écartelé par les isoglosses. C'est tout.

Nous affligent dans le désordre :
- la promotion de micro-langues par des sociolinguistes-idéologues ;
- le refus implicite d'un gascon standard ;
- la fuite devant la notion de Gascogne intégrée ;
- le refus de reconnaître un peuple gascon ;
- la pusillanimité devant une éventuelle grande région Gascogne (dangereuse pour qui ?) ;
- les pressions départementalistes (comme sur les petits sucres des cafés : "Le Béarn, j'y crois", vous vous souvenez ?) ;
- le complexe vis à vis de la partie basque du 64 ;
- un provincialisme désuet ;
- et quelques autres petites choses sans doute.
Bref, un refus d'assumer la personnalité gasconne dans toutes sa diversité, et ce qui est plus grave les devoirs qui en découlent.
Cela fait beaucoup.

Mettons que le mot 'gascon' soit peu à peu sorti de l'usage, que la notion de Petite Gascogne (province) l'ait emporté sur la grande Gascogne linguistique, qu'il faut bien se raccrocher au prestige des noms historiques, que...

Assez de finasseries.

Bonne fin de l'an à tous !
Auteur : PJM
24/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Bo(u)n cap d'an a tu e a to(u)ts !
Le point de vue de Jean Lafitte
Adixat amics,

Ce matin, les vœux de Tédéric sur Gasconha-doman m’ont fait découvrir ce nouveau site, et le présent débat qui s’ouvre par une interrogation sans ambages :
les linguistes qui soutiennent le béarnais comme langue distincte du gascon « son vaduts pècs o qué ? ».
Et les échanges qui suivent sont à la hauteur, avec toute la correction qui caractérise Gasconha-doman.

Or au même moment, je reçois du secrétaire général de l’Institut béarnais et gascon la transmission du billet suivant paru dans la presse :

« Le béarnais se rebiffe
« LANGUES André Joly et Dairine O’Kelly, un couple d’universitaires et linguistes réputés, habitants de Gurs, dirigent la revue semestrielle « Modèles linguistiques » dont le dernier exemplaire qui vient de sortir est consacré en partie à la langue béarnaise.
« On peut y lire que le béarnais est « non seulement une langue romane autonome, au sens génétique du terme […] mais aussi une langue à part entière par l’ensemble de ses traits définitoires (phonétiques, lexicaux, morphologiques et surtout syntaxiques), qui la différencient, par exemple, du languedocien et du provençal. »
« On savait que les Béarnais étaient uniques, aujourd’hui la science nous explique pourquoi ! »

Intitulé « FW : Lu dans la presse », le message se borne à transmettre une photo .pdf, sans indiquer le titre de presse ni date de publication, ni faire le moindre commentaire, comme on pourrait l’attendre d’un « Institut » ; mais je présume que c’était dans La République des Pyrénées et l’Éclair d’hier 4 janvier, qui ne m’arriveront que lundi ou mardi.
Et s’agissant d’un « Fw », j’ai tout lieu de supposer que c’est la transmission d’une information reçue de Biarn toustém.

Quoi qu’il en soit, même s’il confond « exemplaire » et « numéro », le journaliste cite bien l’essentiel de ce qui doit ravir Biarn toustém (dont le Pr. Joly est conseiller scientifique) et qui surprend tous les amis de Gasconha-doman.
Le hic, c’est que nos béarnistes n’ont pas saisi l’ironie du commentaire final du journaliste. La « finesse béarnaise » s’émousse !

Sur le fond et a fortiori l’opportunité, je combats ce Manifeste depuis que j’en ai eu connaissance.
J’avais fait le point de mes travaux sur cette affaire le 7 septembre dernier en un document de 10 pages destiné à l’I.B.G. : aucune réaction.
Je ne vois donc pas de raison de garder cela sous le boisseau et le transmets séparément à Tédéric, qui saura le mettre à la disposition de tous les intéressés. Merci à lui par avance.

En tout cap, boun anade a touts,

Plân couraumén,

J.L.
Auteur : Jean Lafitte
05/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Boun anade, Dr Lafitte, bedi que la coumençat coume cau...
Qu'èy tabé recebut lou boste doucument. Merci hère.

Une précision : nous sommes ici sur Gasconha.com, "Gasconha-doman" est le nom du forum Yahoogroupes associé, qui a, par mes soins, la même orientation, mais est quelque chose de différent.

[Tederic Merger]
euh?
Adixatz
Le béarnais n'est pas l'ennemi...
Si La Gascogne se fait, se sera avec eux.
Ne mélangez pas des intellectuels ayant pondu un livre avec les béarnais.
Maintenant, il est vrai qu'en Béarn, l'identité est forte, et contrairement à ce que j'ai pu lire, ce n'est pas une sphère bourgeoise et paloise qui en est à l'origine.
Je suis désolée que les autres gascons se sentent diminués ou exclus.
Je vais faire un comparatif qui me fait sourire.
Certains d'entre vous ont la même réaction envers le Béarn que le Béarn envers les basques.

C'est un atout que le Béarn ait conservé une représentativité plus importante que les landes ou autres régions gasconnes. Il faut s'appuyer dessus au lieu de le rejeter.
Auteur : Chantal
28/01/13
M. Momas, que n'èi d'alhurs jamèi vist s'exprimar qu'en francés, es aflijat per la promocion de micro-lengas per sociolingüistas ideològues mès parla d'assumar la personalitat gascona dens tota sa diversitat.
Donc preservar una diversitat dens la Gasconha tot en uniformizant la lenga ?
Auta causa : los sociolingüistas occitanistas extremistas (coma lo "scientific" parciau militant normalizacionista D.S., per pas lo citar) son puslèu en favor d'una normalizacion occitana globala.
Auteur : Gaby
03/02/13
"Drin de tot"
Pour enrichir le débat voici ce que j'ai lu dans une contribution sur un réseau social :

Dans le livre "Drin de tot" (travaux de sociolinguistique et de dialectologie béarnaise de Andres M Kristol et Jacob Th. Wüest) dirigé par Michel Gosclaude, nous pouvons lire :
"Nous sommes conscients du fait que l'appellation de langue béarnaise ne plaira pas à tout le monde. A notre avis, il n'y a pas de raison de refuser l'appellation de langue au béarnais (...) En tout cas, si l'on s'en tient à la structure linguistique, rien ne nous empêche de considérer le béarnais comme une langue à part entière". 1985.
Ne disposant pas de cet ouvrage, je voulais savoir si la citation était bien rendue et si quelqu'un disposait de cet ouvrage pour y ajouter ses commentaires.

Cordialement
Auteur : jmcasa
03/02/13
Vive le Béarn!
Ben en attendant le Béarn est toujours "vivant"...et la Gascogne disparaît. Ne vous êtes-vous pas posé la question : Pourquoi ?
Je crois que lorsqu'il y a crise, les compromis sont essentiels même avec les horribles occitanistes ou les affreux béarnistes.
Franchement, avez-vous encore le choix pour sauver ce que vous voulez préserver ? Les seuls peuples qui y arrivent un peu, sont ceux qui se fédèrent.
On est toujours plus forts à plusieurs que tout seul dans son coin.
Je comprends le point de vue de la plupart des intervenants adeptes d'une Gascogne "pure" mais elle est vachement malade la demoiselle.
Vous voulez appliquer des remèdes homéopathiques alors qu'elle a besoin d'une opération à coeur ouvert.
Bon, je suis nouvelle sur ce site, je suis béarnaise et j'ai sûrement plein d'autres défauts.
Mais bon sang ! Vous intellectualisez trop les choses.
Le pragmatisme est beaucoup plus porteur. Vous aimez la Gascogne ?
Mettez votre orgueil de côté et faites des sacrifices. Vous pourrez toujours rectifier le tir dans quelques années et si ce n'est pas le cas, la Gascogne existera toujours à la prochaine génération. C'est ce qui compte.
Auteur : Chantal
03/02/13

Réponse de Gasconha.com :
Chantal, votre interpellation m'étonne et m'inquiète.
Gasconha.com est pluraliste, notamment par ses grans de sau, et je comprends que certains d'entre eux vous ont heurtée.
Vous y avez senti - à mon avis le plus souvent à tort - de l'anti-béarnisme ou de l'anti-occitanisme.
Pourtant, il me semble que Gasconha.com essaye justement - et réussit au moins partiellement - d'être un lieu où occitanistes, béarnistes, gasconistes, avec toutes les nuances intermédiaires, se rencontrent.
Avez-vous remarqué par exemple que les articles de "Biarn toustém" sont régulièrement en lien en page d'accueil de Gasconha.com (rubrique "Nouveautés sur le Web" en bas à gauche) ?
Et connaissez-vous beaucoup de sites qui acceptent et utilisent les différentes graphies du gascon, transcendant ainsi une des divisions qui ont fait beaucoup de mal ?

Quant à l'articulation Béarn-Gascogne, c'est simple : Gasconha.com défend la Gascogne MGM (Mar-Garona-Montanha) dont le Béarn fait partie. C'est un postulat fondamental pour Gasconha.com.

Si le Béarn est plus vivant identitairement que cette "Gascogne MGM" - et je le crois malgré des signes de faiblesse que nous recevons de lui, il peut tirer la Gascogne vers le haut, à condition de ne pas vouloir s'en dissocier.
Un exemple : Pau est, malgré tout, la plus grande ville gasconne, dans la mesure où Bordeaux et Toulouse ne peuvent pas ou plus y prétendre (elles jouent dans une autre catégorie).
J'aimerais que Pau assume un rôle de capitale gasconne. Elle ne le fait (plus) guère pour l'instant.

Mais dans le noyau dur de la Gascogne, il n'y a pas que le Béarn. L'ensemble de la Gascogne aturine (pays de l'Adour...) est qualifié, et même du dehors de cette "hyperGascogne", les concurrents sont bienvenus, dans une saine émulation pour préserver et développer ce que nous avons en propre !

[Tederic M., webmèste]
Étant moi-même béarnais, je ne vois pas en quoi le Béarn échapperait mieux que ses voisins à l'acculturation massive des dernières décennies.

La Chalosse a au moins aussi bien conservé quelque chose d'un esprit local.
Auteur : Vincent P.
03/02/13
de bon matin
Il ne faut pas être inquiet quand quelqu'une dit ce qu'elle pense.
Au contraire, je trouve cela très sain. Un site qui baignerait dans un bouillon uniformisé serait peu intéressant( avis personnel bien entendu).
Maintenant, je maintiens ce que j'ai dit sur certaines réactions anti-béarnaises ou occitanistes.
Il ne s'agit nullement d'une critique du site mais de défendre et expliquer avec mes mots mon ressenti face à certaines interventions. N'est-ce pas le but de cette rubrique ?

Pour commenter la réponse de Vincent P, toutes les régions gasconnes conservent quelque chose d'unique quand on les aime. Après on peut discuter de l'affectif et de la réalité.
Auteur : Chantal
04/02/13
Justement, j'entends discuter de la réalité : je ne vois vraiment pas en quoi le Béarn aurait mieux conservé sa culture vernaculaire que les régions voisines.

Bien entendu, si l'on compare avec la Gironde, le Béarn est l’Éden gascon.
On peut concéder également qu'une partie des landes au sens géographique sont bien entamées identitairement, idem de la Gascogne toulousaine.

Mais dans les faits, je ne vois pas grande différence entre le Béarn et le Gers occidental, ou les Landes méridionales ou encore la Bigorre, en matière de maintien de la culture autochtone.

Une ville comme Pau n'est pas plus en pointe que Tarbes par exemple sur cette question, loin de là. Le bassin de Lacq a complètement acculturé la vallée du gave de Pau en aval de Pau : il n'y a plus grand chose de béarnais à Orthez, Mourenx, Lagor, Arthez, ... Les vallées montagnardes se dépeuplent : il faut aller voir la tristesse de la vallée d'Aspe.

D'ailleurs, on nous gonfle avec le Béarn, où est la collectivité territoriale Béarn ? Ceux du Vic-Bilh sont alliés avec leurs voisins de la vallée de l'Adour.
Orthez et Lacq refusent de perdre des prérogatives face à Pau.
Où est le patriotisme béarnais dans les faits ?
Auteur : Vincent P.
04/02/13
Je partage l'avis de Jean Lafitte :
Auteur : Tederic M.
09/02/13
La discussion qui portait sur un manifeste...
La discussion qui portait sur un manifeste linguistique et sur un intitulé ambigu s'est élargie.

Pour Chantal : regretter le flou d'un intitulé ne condamne pas le Béarn, qui pourrait jouer un rôle dans la dynamique de la langue, comme l'a souligné Tederic, sans parler de son image historique mobilisatrice.

JMCasa : Je n'ai pas le nom du contributeur de l'ouvrage mentionné mais j'ai vu la même idée sous la plume de Ph. Blanchet : le béarnais peut se constituer en langue si les Béarnais le veulent. C'est un postulat 'sociolinguistique'.
Voici le lien :
http://biarn-toustem.blogspot.fr/p/langue-dialecte-patois.html

Gaby : "assumer la personnalité gasconne dans toute sa diversité", c'est pour moi prendre en compte les localismes, dont par exemple les différentes sortes de "béarnais", et les intégrer à une langue commune qui ferait office de 'koiné'. C'est un processus normal pour toute langue vivante dans le monde moderne (contre exemple : dès le XVe s. le français s'est construit contre ses propres ressources). Cette évolution ne s'est pas produite faute d'Etat gascon coïncidant avec l'aire gasconne ou d'une puissante académie de la langue. Quelle norme l'aurait emporté ? La tradition orthézienne, la langue des grandes villes (Bordeaux) ? On ne refait pas l'histoire.
Ce que je voulais dire aussi : un peu partout dans le monde les conditions de la vie moderne ont imposé l'usage d'une langue commune, d'abord aux milieux dirigeants puis progressivement à tous les autres, l'imprimerie aidant. Les dialectes des grandes langues ont reculé ou sont morts aux XIXe et XXe ss. Le suisse-allemand subsiste, comme le napolitain, mais ce n'est pas l'ambiance française, férue de normes et de règles uniformisantes valables pour tous les cercles d'appartenance.

Or, l'uniformisation est l'opposé d'une intégration raisonnée, surtout quand il s'agit du vocabulaire, de la syntaxe, de tout ce qui fait un parler distinct (fréquence du que énonciatif, maintien du f- latin, diphtongues...) et soutient l'affectivité.

"Uniformiser" serait casser les liens entre générations et le modèle linguistique vivant, celui des parlers. Mais j'ai bien conscience qu'aucune langue n'a échappé au processus unificateur.
Difficile alternative ? Le modèle scolaire est autre chose. Comment les enseignants font-ils la 'balance' entre le parler local et la nécessaire norme scolaire ? Ce doit être une expérience très intéressante si elle est bien menée.

Quant aux sociolinguistes, un exemple : nous savons que le provençal relève de deux grands dialectes : sud-Oc et nord-Oc ou Vivaro-alpin (naguère "provençal alpin"), et une zone de transition. Les occitanistes limitent donc la Provença au premier groupe  ; Le Pr Blanchet plaide pour une "langue provençale" couvrant l'ensemble (Prouvenço), pour des raisons 'sociolinguistiques', et la balance semble pencher de son côté. Quel est le bon choix ?

Et le "béarnais" dans tout cela ? je n'ai jamais entendu parler que de 'patois'. En attendant, je constate que le gascon aurait tout intérêt à se voir traité selon la présentation occitaniste la plus classique, qui n'est pas si distante de celle d'un Luchaire ou d'un Bourciez : comme une langue ou un dialecte spécifique, ce qui impliquerait un organisme d'illustration au niveau de toute la Gascogne avec des branches de Béarn, de Gironde, d'Armagnac, etc.
Qu'est-ce qui gêne dans cette complémentarité ? Qu'est-ce qui empêche de penser Biarn Toustém, par exemple, comme complémentaire de l'I.E.O. ? (Là j'ai le sentiment d'avoir dit une énormité, n'importe la langue).
Je ne dois pas tout comprendre.

L'effacement de la notion de Gascogne a joué fortement dans le flou actuel, et la rage des petites villes à se quereller pour des primautés de sous-préfectures, qui détruit le sens des territoires. Mais pourquoi s'enfermer dans des restrictions et des ambiguïtés de formulation ?
Je ne comprends pas.

Ce n'est pas seulement une question de langue.
Auteur : PJM
24/08/13
P. Bec, La langue occitane, Paris, 5e édition,...
P. Bec, La langue occitane, Paris, 5e édition, 1986, p. 55 :
"La portion septentrionale et nord-orientale du languedocien peut être considérée comme l'occitan moyen ou central et, dans une dynamique socio-linguistique, comme l'occitan standard".

"Standard" ? "Dynamique socio-linguistique" ?
Auteur : Reynier
24/08/13
Se parla biarnes
"En ta ua noça, soy estat n' un vilatge, un beth vilatge, qu'ei just de costa Pau. Alavets, n'arravengui pas, aqueth monde que parlan pareilh como açi  !"

C'est ce que déclarait à mes parents un de mes voisins, il y a plus de 50 ans, très surpris de la similitude entre nos parlers ( 80 km nous séparent). Il n'empêche, celui des Quatre Vallées est bien plus différent, alors que nous les jouxtons.

Alors, la spécificité béarnaise, il faudra un chantier de fouilles pour la dégager. J'adhère sans restrictions à ce qu'écrit Vincent P.
Toute ma sympathie pour le Béarn cependant, une partie de ma famille à longtemps vécu à Pontacq - qui ne doit guère différer de Tarbes linguistiquement.
Auteur : gps
06/09/13
De Febus à la Pampa
Le 26 septembre 1347, Gaston Fébus rend hommage au roi de France pour son comté de Foix, mais déclare que pour le Béarn « il ne tient ce pays que de Dieu et de son épée. »
Louis XIII rattachera le Béarn à la couronne de France par l'Édit d'octobre 1620, « acte par lequel seront unis le Royaume de Navarre et la souveraineté de Béarn à la couronne, mais avec réserve expresse de leurs fors droits franchises ».
« Les actes juridiques continueront a être rédigés en béarnais jusqu'à la Révolution française conformément aux volontés du Parlement de Béarn. »

C’est ce qui a construit à une certaine prééminence de ce pays, du moins dans les esprits. J’ai renoué avec des cousins argentins issus de villages proches de Saint-Gaudens, par « contagion » ces personnes étaient persuadées être béarnaises tout comme d’ailleurs leurs voisins et voisines de même souche, émigrés dans la Pampa au 19e s.
Un chauvinisme local qui fait que mes lointains cousins homonymes béarnais refusent aussi toute racine exogène, au mépris de la plus sérieuse des généalogies !
Auteur : gps
07/09/13
Zorro qu'ei arribat !
Repérer des caractères dans la syntaxe, la phonétique, etc., au sein d'un ensemble linguistique permet d'identifier ce qu'on appelle par convention des dialectes, voire des sous-dialectes (Mundarten, dialects). C'est ce que permet de revivre l'Atlas Linguistique de la Gascogne.
Le constat rejoint alors souvent la connaissance populaire, l'expérience vécue. C'est banal de le rappeler, n'est-ce pas ?

Pour le gascon, pas trop de problèmes, jusqu'à ce que...

Plus savants et plus malins que leurs prédécesseurs sur le terrain, certains s'essayent maintenant à inventer une langue béarnaise. Moteur de cette entreprise : un anti-occitanisme rentré ou affiché (réponse du berger à la bergère ?) qui aggrave des conflits déjà suffisamment dommageables à la langue.
Avec, à la clé, des pétitions internationales, de celles qu'on ne refuse pas de signer.

Il est regrettable de voir tant de battage et, parfois, de compétences, mises au service d'une entreprise réductrice. L'ambition (?) des uns et des autres finira par casser son hobby.

Les Béarnais qui veulent s'organiser ont une lourde RESPONSABILITE vis-à-vis des autres gascons, surtout de ceux qui vivent dans une région dont le parler est quasiment éteint. Si le Val d'Aran avait cent mille habitants gasconophones, la langue disposerait d'un réduit de ressourcement. A défaut, le sud-ouest de l'aire pourrait faire office, pour combien de temps ?, de conservatoire, de base de reconquête.

C'est l'inverse qui se passe.

AJUDA  ! / AYUDA  !
Auteur : Beroi
07/09/13
La langue, ce n'est pas le fond de la question
La confrontation occitan / béarnais ou tendances IEO contre IBG (pour simplifier, on comprendra, zut) n'est pas vraiment au centre du problème. Le gascon n'est plus la langue d'une société mais d'un milieu, et même de plusieurs. Pareil pour le languedocien ou l'auvergnat.
On peut toujours écrire pour eux en trente-six langues. Ce n'est pas la question de fond.

Regardez, il y a autant de fins connaisseurs d'un côté que de l'autre. Il y a des universitaires solides dans les deux "camps", depuis très longtemps. Si la langue était le seul problème, croyez-vous qu'ils ne pourraient pas se mettre d'accord sur les solutions techniques à apporter à l'écriture, aux normes ? Si ce n'est que ça, ça intéresse cinq personnes, et on n'a jamais vu une population se prendre d'amour pour la grammaire ou les querelles ortographiques  !

Le problème c'est le rapport avec le pays, les choix régionaux. Ce n'est pas, et ce n'est plus linguistique.

C'est ce qui se cache derrière les positions.
Mais ils ne veulent pas toujours l'avouer.
Auteur : Riscles
09/09/13
La langue, ce n'est pas le fond de la question
La confrontation occitan / béarnais ou tendances IEO contre IBG (pour simplifier, on comprendra, zut) n'est pas vraiment au centre du problème. Le gascon n'est plus la langue d'une société mais d'un milieu, et même de plusieurs. Pareil pour le languedocien ou l'auvergnat.
On peut toujours écrire pour eux en trente-six langues. Ce n'est pas la question de fond.

Regardez, il y a autant de fins connaisseurs d'un côté que de l'autre. Il y a des universitaires solides dans les deux "camps", depuis très longtemps. Si la langue était le seul problème, croyez-vous qu'ils ne pourraient pas se mettre d'accord sur les solutions techniques à apporter à l'écriture, aux normes ? Si ce n'est que ça, ça intéresse cinq personnes, et on n'a jamais vu une population se prendre d'amour pour la grammaire ou les querelles ortographiques  !

{{Le problème c'est le rapport avec le pays, les choix régionaux. Ce n'est pas, et ce n'est plus linguistique.}}

C'est ce qui se cache derrière les positions.
Mais ils ne veulent pas toujours l'avouer.
Auteur : Riscles
09/09/13
Les articles gascons
Serait-il possible de déterminer grossièrement puis de répartir sur une carte la position géographique respective des articles : "eth, lo, le " ? Ceci permettrait soit de rapprocher les parlers différents (nuances) soit de marquer les particularismes. Ce qui n'empêcherait pas de nous en entretenir ensuite, l'article ne marquant pas forcément les clivages supposés.
Auteur : guy pierre souverville
10/09/13

Réponse de Gasconha.com :
Le magistral Atlas Lingüistique de Gascogne le fait peut-être.
Carte pour le Couserans (eth/lo/le)
La carte précise en Couserans, extraite de "Les Interférences linguistiques entre gascon et languedocien dans les parlers du Comminges et du Couserans : Essai d'aréologie systématique" par Pierre Bec.

http://farm4.staticflickr.com/3671/9426183687_674d92a3ee_o.jpg
Auteur : Vincent P.
10/09/13
Carte 2434 ALG
La carte moins précise de l'ALG pour l'ensemble de la Gascogne :

http://farm3.staticflickr.com/2805/9714599995_18acb51698_o.jpg
Auteur : Vincent P.
10/09/13
Maxime
"Deux sociolinguistes ne peuvent se regarder sans rire."
Auteur : Ciceroo
10/09/13
cheveux en 1000000
quand on sait que d'une vallée à l'autre les vocabulaires changent,les coupeurs de cheveux en??? ont du pain sur la planche.
Pendant ce temps,ils ne disent pas de mal de leur prochain...
En langue d'oc,il y a une racine commune et des patois(oh le vilain mot)
adichats a toutis, hil de puto,macarel
un toulousain de Toulouse
Auteur : jean morel
01/10/13
La Gascogne anglais-friendly ?
Dans le magazine du Conseil régional d'Aquitaine (distribué dans toutes les boîtes aux lettres) d'automne 2012 :
- p.14 : un articlòt, d'ailleurs joliment tourné et informatif, sur le kiwi de l'Adour, titré "J'ADOUR LE KIWI".
Un paragraphe de l'article est titré "Kiwi-friendly", et commence par la phrase "Avec un climat océanique et un sol humide en ses couches profondes, le bassin de l'Adour, est par essence kiwi-friendly."
Aucune traduction, "l'aquitain" de base est supposé comprendre. Moi, j'ai des doutes sur la pénétration de "friendly" et de ses composés dans la Gascogne profonde, et encore plus sur sa prononciation.
Mais c'est comme ça que la langue du monde pénètre peu à peu, quasi spontanément.
- à côté, p.15 : c'est le coin dédié aux "langues régionales" (OCCITAN - en fait du sud-gascon difficielement compréhensible en Périgord par exemple, mais ce n'est pas expliqué, sans doute pour ne pas contredire l'unicité de l'occitan en région Aquitaine - et BASQUE).
Là par contre, que de précautions pour se justifier  ! L'entête général de la page explique que "cette initiative s'inscrit dans le cadre du plan pluri-annuel 2011-2014 de promotion des langues occitane et basque au sein de l'institution régionale. Afin que cette page soit accessible aux non-bascophones et aux non occitanophones, l'article s'accompagne d'une synthèse en français".
Je doute que l'article en "occitan" ("2 PENENTS" ENTER DUAS MARS E DUS ESTATS) promeuve grand chose.

Mais je voulais surtout souligner le contraste entre la pénétration sauvage de l'anglais dans n'importe quel article d'un journal institutionnel, par des bribes comme "kiwi-friendly", et l'insertion laborieuse de "l'occitan" et du basque, sur une page réservée.

Ensuite... joguem un chic ! Coma poderem diser "kiwi-friendly" d'un biais mei gascon, o medish franco-gascon  ?
Auteur : Tederic M.
12/12/12
Afficher La Gascogne anglais-friendly ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que souy plâ d'abis dap bous ! Que souy hart de leye aquere slow-food y tout aqueth volapuc instituciounau !
Auteur : jmcasa
12/12/12
kiwifil (kiwiphile) ?
Auteur : G S-G
14/12/12
Accent grèu sus le finala deu condicionau ?
Adishatz,

Qu'aurí ua question per mossur Morà (Lo Pèir). Quauqu'arren que'm tesica : perqué bótatz un accent grèu, au lòc d'un agut, sus le finala deu condicionau, com, per exemple, "serè", o "minjarè" ?
Auteur : Castèths
11/12/12
Afficher Accent grèu sus le finala deu condicionau ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Divi plan avodar qu'es ua fauta en efèit. E que'vs mercegi per aquera arremerca.
L'emplec deus accents n'es pas simple, subertot en tot escríver rapidament.
Auteur : Lo Pèir
12/12/12
la chonca
Bonjour,
Nouvel "apprenant", je ne trouve nulle part un mot utilisé dans les landes pour dire tremper (par exemple tremper du pain dans un œuf ou un liquide) : la chonca, choncar (tyounque).
Quelqu'un a-t-il connaissance de ce mot, une orthographe ou une référence ? (je ne parle pas de chopar). Merci d'avance.
Auteur : saugnac
10/12/12
Afficher la chonca en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai donc étrenné le Multidiccionari francés-occitan en ligne Dicod'Òc en recherchant "la chonca", et ça marche !
Auteur : Tederic M.
10/12/12
Per nosatis "har choncas" qu'èra a l'estiu per gran calor, qu'emplivam ua bòla d'aiga fresca e de vin arroi, dab sucre.
Qu'i metèvam trocicòts de pan a trempar. E mingèvam aquò dab un culhèir.
Qu'aimèvam hòrt aquò deu temps on èram mainatges. N'èram pas guastats com auei.
Auteur : Lo Pèir
10/12/12
choncar
Merci, il suffisait effectivement de chercher "saucer".
Auteur : saugnac
11/12/12
Un p'tit tour en Normandie ?
Changeons-nous (pas complètement) les idées avec ce texte de bon aloi sur "La diffusion de la toponymie scandinave dans la Normandie ducale" !
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/print.php?dossier=dossier2&file=05beaurepaire.xml
De ce texte que j'avais trouvé il y a des années, et qui est resté sagement en ligne sur le site de l'Université de Caen, j'avais retenu, entre autres, que "la lettre F est absente de la langue gauloise."
Comme elle était absente du proto-gascon...

On peut aussi tenter un rapprochement entre vascons et vikings, pour ce qui est des conséquences d'une invasion sur les restes toponymiques et lingüistiques, même si certains pensent qu'il n'y a pas eu en Gascogne d'invasion vasconne.
Auteur : Tederic M.
05/12/12
Afficher Un p'tit tour en Normandie ? en particulier, et peut-être donner votre avis...

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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