VIELH
NAVÈTH
Tonneins / Tonens
Bordeaux / Bordèu
Pays de BuchLang-Baz*
*Langonnais-Bazadais
pour les intimes
(Aucun mot recherché)
Résultats par types de document :
1681 mots
212 prenoms
2050 noms
3589 lòcs
450 banèras
944 grans de sau =====>
718 ligams
Cercatz ! Cherchez !
Tapez un mot (ou un tròç de mot) :
Recherche par Google

dans Gasconha.com
dans Internet
Cherchez par aire géographique ou par thème dans les ligams :
aire géo :
Toutes !
Angoumois
Gascogne bordelaise
Gascogne médiane
Gascogne toulousaine
Lana de Bordèu
Lande-Adour-Chalosse
Landes-Adour-Chalosse
Pays Basque
Pyrénées
thème :
Tous !
Langue
Cuisine
Jòcs, hest@s, heir@s
Musique
Architecture
Histoire
Vasconie
Ecologie
País
Technique de bâtiment
Prospective
Pour recevoir les navèras (nouvelles) de Gasconha.com : courrier
Cliquez ici pour vous inscrire à G(V)asconha-doman
Cliquez sur le logo pour vous inscrire
à G(V)asconha-doman
(forum par e-mail sur la Gascogne d'hier à demain)
Écrivez-nous !
Code HTML pour les webmestres :
Lo blòg deu Joan
Au centre de la gascosfèra.
LEXILOGOS
LEXILOGOS
mots & merveilles des langues d'ici et d'ailleurs

MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams
Peillic
Nom d'un quartier donnant le nom des maisons qui sont bâties dessus. Notamment "Peillic du Levant" et "Peillic du couchant", par rapport à leur situation géographique. {{Pouvez -vous trouver l'origine du nom Peillic}}, svp, sachant que peil n'est pas une orthographe courante landaise par rapport à pey ou pouy, mais il existe également "péille" (robe) ou "péilloc) (vêtement).
Auteur : Bouniort
30/09/14
Afficher Peillic en particulier, et peut-être donner votre avis...
Laas : Andorre, Monaco ou Groland ?
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/05/03/et-si-la-petite-commune-de-laas-devenait-une-principaute,1192232.php Préparé dans l’ombre depuis 2011 ce projet assez ahurissant fait depuis quelques semaines la page intérieure de plusieurs médias, en commençant par « La République » (voir ci-dessus) et « Sud Ouest » et en continuant son chemin via l’ « Express » et le « petit Journal » de Canal + . Il illustre, de façon pathétique, tout ce que nous commentons ici, les uns et les autres, mois après mois : {{le désespoir des petites communes rurales}}, leur désir de se raccrocher à toute branche à leur portée, {{la perte de conscience historique}} et l’impact du monde formaté véhiculé par les media. Laas, 111 habitants mais tout de même si l’on en croit le Petit Journal, une fabrique de bérets (pas florissante, on l’imagine), une entreprise de taille de pierres et un ébéniste d’art. Celui-ci, peut-être d’installation récente d’après l’accent, est actuellement occupé à la construction d’une cabane de douane, curieux pour une municipalité qui se verrait bien au contraire en zone franche mais bon… Peu importe d’ailleurs puisque en fait, tout dans ce projet est dans la pure apparence, dans les signes qui ne renvoient à rien et en particulier à aucune réalité historique (ce serait Bidache, on pourrait discuter mais pas là !). Le maire (M.Pedehontaa) a toutefois conçu un drapeau (probablement pas issu du blason de la commune d’après son allure) qui fait la part des vaches du Béarn (significatif que cette évocation ait fait s’esclaffer le public du Petit Journal, évidemment peu au fait de ce genre de réalités). Ce projet n’a bien sûr aucune chance de voir le jour, même de forme atténuée, et le maire, en fin béarnais, a sans doute surtout envie d’accroitre la notoriété de sa commune et d’attirer un flot de touristes mais qui sait si une part de lui-même n’espère pas davantage ? Reste que {{tout cela sonne faux et creux}} malgré un comité de patronage de l’association « principauté de Laas en Béarn » qui se veut prestigieux et malgré le travail préparatoire (se sont-ils fait payer et combien ?) de deux jeunes « spécialistes » en développement touristique, tous deux parfaitement extérieurs au pays, naturellement et sans doute peu connaisseurs de ses diverses particularités . Curieux d’ailleurs que ne soit à peu près jamais mentionné dans les contributions médiatiques (et peut-être aussi dans la savante étude des deux spécialistes du tourisme) {{le seul attrait touristique majeur de Laas : le château du XVIIè siècle}} légué il y a une quarantaine d’années au Touring club de France par ses derniers propriétaires, alors très connus en Béarn ; ces généreux collectionneurs et mécènes avaient ainsi légué un ensemble considéré comme remarquable par les historiens de l’art. Le Touring Club ayant disparu, je ne sais qui est maintenant propriétaire du château mais il est toujours là et c’est sans doute sur lui que devrait s’appuyer une volonté de création de valeur à base touristique (avec la pêche dans le gave d’Oloron en association avec Navarrenx tout proche sans doute aussi). Avec bien sûr une utilisation intelligente de l’identité béarnaise et de la culture gasconne sous-jacente. Celle-ci n’est jamais mentionnée ou sollicitée dans cette artificielle construction et le Béarn l’est à travers la très chauvine appellation (déposée également à l’INP !) de « Béarn centre du monde » sans doute vaguement inspirée de Salvador Dali : étonnant que cette revendication-là n’ait pas été reprise par l’IBG !
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
30/09/14
Afficher Laas : Andorre, Monaco ou Groland ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Porteurs de patronymes gascons dans les médias
La présentatrice météo née à Hossegor qui parle de Gascogne ça me fait penser: je tique quand j'entends dans les médias (j'écoute surtout la radio) un nom du pays ou qui me sonne tel.

J'aimerais lancer un fil de discussion pour recenser ces hommes et ces femmes qui apparaissent dans les médias nationaux et qui semblent avoir un lien avec l'objet de ce site...

Je démarre avec l'ancienne patronne des patrons, Laurence P. à l'insu de laquelle j'ai eu quelques bonnes secouées de rire en me demandant si elle n'était pas parente avec Parisot (roulez le r et faîtes péter le t), berger de ma connaissance. Bon, je reconnais qu'il m'en faut peu mais écouter parler de compétitivité des entreprises avec quelques brebis en fond et un pébroc bleu qui dépasse... je ne résiste pas !
Ceci dit au début avant de l'avoir vu écrit, vu comme ils prononcent, j'avais imaginé quelque chose come "Parizeaux", pas vous?

Moins marrant, il y a le premier flic de France, Cazeneuve, qui est élu... dans la Manche (!), parle un français parfaitement plat et pas franchement populaire (écoutez un de ses discours, il vous faudra peut-être sortir le dictionnaire).

Je me demande, ces deux-là sont-ils des descendants de gascons émigrés à Paris et alentours durant le XXe siècle, nés ainsi très francisés, ou simplement les produits d'un parcours au sein de l'élite parisienne (économique ou politique) qui les a "lissé"?

Plus largement pensez vous qu'il y ait un enjeu, pour une identité gasconne en réaffirmation, autour de ces personnalités médiatiques et de la conscience, voire de la fierté qu'elles ont ou pourraient avoir de leur ascendance au pays du béret?

Malgré un long parcours au sein des rédactions parisiennes, la voix de Jean Michel Apathie reste incontestablement Souletine, celle d'un Pierre Albaladéjo me manque, et je trouve qu'elle faisait un bel ambassadeur sonore.
Auteur : Artiaque
29/09/14
Afficher Porteurs de patronymes gascons dans les médias en particulier, et peut-être donner votre avis...
La Gascogne mentionnée à la télé dans bulletin météo
C'est quelqu'un qui regarde peu la télé qui vous écrit. Mais hier soir j'ai vu à la télé un bulletin météo par Tania Young. {{Accent ultra standard-média, élocution fluide et aisance svelte... mais elle mentionne la Gascogne}}. Est-ce rare de mentionner la Gascogne dans ce genre de bulletin météo ? je ne suis pas sûr, j'aurais tendance à croire que oui, "Gascogne" étant supplantée par "Sud-ouest" ou "Aquitaine", non ? Ou suis-je "parano" ? Ou alors désignait-elle la petite Gascogne ("le Gers") ? Sabi pas... aous gascounhaoutes d'at dise ! Du coup, qui est cette jolie Tania Young au nom qui sonne aussi "global" ? Je vois sur Wikipedia et sur Gala que cette "star montante du petit écran" est née à Hossegor, et que "elle se produit occa­sion­nel­le­ment avec son groupe « Peau de bête » qui a vu le jour dans sa ville natale". Diable ! en plus elle chanterait dans un groupe d'Hossegor* qui ne porte pas un nom anglais ?{{ Ue jouene pepite gascoune ?}} {{Patatras}}, le premier lien youtube vers elle et son groupe nous la montre chantant en anglais une chanson que je ressens comme "variété internationale"... aux "Francofolies de la Rochelle 2010"... je croyais naïvement qu'aux "Francofolies" on chantait en français... Non, et apparemment le jeune public adhère... Ataou que brinquebale le Gascougne... * Pour les profanes, Hossegor est en Gascogne.
Auteur : Tederic M.
28/09/14
Afficher La Gascogne mentionnée à la télé dans bulletin météo en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peyrelevade "girondin"
[Jean Peyrelevade aujourd'hui aux "Carnets de l'économie" à France Culture->http://www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-jean-peyrelevade-44-l%E2%80%99affaire-credit-lyonnais-un-symptome-du-mal-]. "Il y a beaucoup plus de tentatives de corruption dans un Etat centralisé et souverain que dans Etat décentralisé dans lequel il y a des contrepouvoirs." "Montesquieu, il est vrai aussi en économie, la séparation des pouvoirs... Si j'avais vécu sous la Révolution, j'aurais été girondin, donc on m'aurait coupé la tête..." Mon contentement aurait été plus grand si le journaliste avait prononcé "Peÿrelevade" et non "Pèrlevade", mais {rai}, faut pas trop rêver ! Cela dit, ce nom est apparemment limousin plus que gascon (il aurait pu être gascon), et je ne sais pas comment on prononce en limousin.
Auteur : Tederic M.
18/09/14
Afficher Peyrelevade "girondin" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Aquitaine-Midi Pyrénées dans le changement à grande vitesse
http://www.lesechos.fr/politique-societe/dossiers/regions-Aquitaine-Midi-Pyrenees-2014/index.php Le quotidien économique parisien nous ramène à nos discussions acharnées de juillet dernier autour de la réforme territoriale concoctée par l’Elysée et objet d’un projet de loi voté à l’étourdi par l’Assemblée nationale en juillet et que le Sénat doit examiner à la rentrée d’automne. Bien loin d’emboiter le pas au schéma Aquitaine +Limousin + Poitou Charentes retenu, le quotidien examine {{le couple Aquitaine +Midi Pyrénées, seul évident au plan économique tout en s’appuyant sur une forte parenté culturelle où l’ossature gasconne, au cœur de l’ensemble, a toute sa place}} : -* une industrie aéronautique en plein boom, appuyée sur deux métropoles à qui elle a commencé à faire oublier leur stupide rivalité traditionnelle, comme le souligne François Chollet, adjoint au maire de Toulouse, -* nécessaire prise en charge conjointe des richesses et aussi des problèmes des bassins hydrographiques Garonne /Adour, -* complémentarités en audiovisuel ainsi que des filières universitaires. Intéressante à cet égard la double opinion du Président de l’Université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara, reconnaissant une plus grande « puissance internationale » (le terme serait à définir exactement) à une collaboration Bordeaux - Toulouse plutôt qu’à un rayonnement inégal (« en étoile ») de Bordeaux sur Pau, Poitiers, Limoges et La Rochelle potentiellement porté par la méga-région (l’ « Arregionassa » ALPCh) mais aussi l’aveu que dans le cadre de compétences métropolitaines accrues, une université s’éloignant de la stratégie régionale poserait problème » (NB :remplaçons « université » par « Métropole » et cette remarque de bon sens prendrait une signification décuplée !). Un bémol :{{le sens critique des journalistes enquêteurs des Echos n’a pas été jusqu’à s’attaquer au tabou LGV}} ; du reste la relance des deux enquêtes d’utilité publique Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse ( presse du 16 septembre) n’est sans doute pas étrangère au titre de l’enquête. Certes Toulouse aurait davantage droit à plaider au « désenclavement » que Bordeaux ou demain Bayonne dans cette affaire mais l’effet TGV sur les installations d’entreprises dans la métropole aquitaine ne durera peut-être pas si Toulouse rejoint le club, {{les entreprises actuelles étant aussi promptes à repartir qu’à s’installer}}… et Pierre Delfaud, ancien président de la cellule prospective du CESER reconnaissait que « Bordeaux va continuer à gagner des habitants, moins à cause de la vitesse que de son attractivité » … A ce sujet, la question des conséquences de la péri-urbanisation massive des deux métropoles est évacuée un peu vite par Robert Marconis, géographe et professeur émérite toulousain pour qui « dans le périurbain, il y a aussi des solidarités qui se créent, des villages qui reprennent vie » Peut-être, mais en face de quels dégâts, peut-être plus profonds et durables ? Une perle gasconne dans ce numéro spécial, l’article consacré au groupe Lesgourgues qui « rayonne dans le monde grâce à l’armagnac » : « {{à l’étranger, dit M.Lesgourgues, Midi-Pyrénées ou Aquitaine n’évoquent pas grand-chose. Nous nous revendiquons d’abord Gascons, du pays de d’Artagnan. C’est ce qui parle aux gens}} ». On ne saurait mieux dire !
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
18/09/14
Afficher Aquitaine-Midi Pyrénées dans le changement à grande vitesse en particulier, et peut-être donner votre avis...
Appel à la traduction pour quelques phrases d'une pièce de théatre
"Avec un groupe d'amateurs, nous répétons une pièce de théâtre dont je suis auteur et metteur en scène. Le sujet est une comédie "landaise" située en 1913. Le valet parle parfois patois, au grand dam de sa patronne, vicomtesse. Je voudrais quelques traductions de phrases, avec la phonétique, pouvez-vous m'aider ? {{La pièce se déroule dans un village à coté de Cazères sur Adour en 1913.}}" {{Oui nous pouvons vous aider !}} Chers gasconhautes, traduisez ce que vous voulez dans le formulaire {gran de sau} ci-dessous. Je mettrai en graphie franco-phonétique si nécessaire. L'auteur nous signale aussi que sa pièce est libre de droits et que son seul plaisir est de la voir jouée. "donc si vous connaissez des troupes en recherche de textes!!!!" {{{Voici les "petites réparties" du valet à lui faire dire en "patois" :}}} **ce balai, il fait que gigoter ** des jurons si possible sans le nom de « dieu », genre : saperlipopette, morbleu, jarnicoton.. **je vais marcher au pas **une brosse à cheveux **bon noël **je suis amoureux d’elle **qu’est ce qu’elle est belle ! ** ça fait treize ! **j’en peux plus ! **ah ! Je mélange tout ! **arrêtez de me taper dessus **Je l’aime, elle m’aime, marions-nous ! ** donne-moi un baiser **quelque chose de très beau ! **quelle poisse ! Partir trois ans ! **ça, j’aime pas ! ** des amuse-gueule : des amusa balots ??? **Laissez-moi passer, sale chouette ! **c’est un malicieux (escarniou ?) **mettre un chapeau à une vache **misère de misère ! je crois que je vais me trouver mal ! **t’es vraiment une brave
Auteur : Tederic M.
17/09/14
Afficher Appel à la traduction pour quelques phrases d'une pièce de théatre en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pastorala basca d'Alienor d'Aquitania
Qu’avi mencionat dens un aut hiu l’aute jorn (« dialogue avec Otxoa ») la pastorala d’Ossès en Baixa Navarra sus la vita de la nosta famosa duquesa –reina deu segle XIIau. {{Que i anèi l’aute dimenge (31 d’agost) e qu’esto ua esperiença de las beras}} : espectacle plan héit ,dab l’ajuda de tot un vilatge, etc… Mes tabé qu’estoi hòrt – e agradablament - estonat d’entener au beth mièi d’aqueth tecste (dab cantas) de tres oras, tot en basco soletin, la canta biarnesa de « dus pastors a l’ombreta » plan cantada en gascon durant las nòças d’Alienor dab l’Enric II Plantagenet … Anacrònisme, plan segur (la canta qu’es hòrt mèi recenta) mes qui non gasto pas lo plaser !
Un chic mès tard qu’audim tabé un poema deu trobador Bertran de Bòrn, arrevirat en gascon per l’entrada oficiau deu rèi e de la sua hemna a Londres ;
{{Que noti peu dusau còp que pastorals bascas hén plaça a la nòsta lenga ; non sèi pas si es aquò mès o menx tradicionau mes qu’es de notar dab simpatia.}}
Ua question sus las pastoralas ençò noste :au menx en Biarn e Bigòrra qu’en i avo.La Pastorala de Fondeville qu’es coneguda. Que parlan sus internet d’ua « pastorale de Nay » (benlèu en francès,la lenga n’es pas indicada) jogada en 2009 e 2010. Benlèu quauques gasconhautes e’ns en poderan diser mèi ?
Auteur : GSG
07/09/14
Afficher Pastorala basca d'Alienor d'Aquitania en particulier, et peut-être donner votre avis...
La réalité ethnique du Bas-Médoc à l'époque moderne : Ordonnac
La toponymie du Médoc est viscéralement gasconne, et se différencie rarement de celle des autres pays gascons, notamment landais, aux mutations phonétiques médoquines près. Il n'en va pas de même des patronymes, qui semblent mettre en évidence au moins deux phénomènes : - Une tendance manifeste à l'utilisation d'anthroponymes contre la tradition gasconne des toponymes qui deviennent patronymes. Le patronyme girondin le plus porté, Bernard, en est l'illustration, alors même que les textes médiévaux montrent que les usages étaient gascons à date ancienne. - Des migrations gavaches qui semblent importantes sans que personne ait jamais cherché à les détecter ou les recenser. Je vais prendre appui sur la commune d'Ordonnac, dans les environs de Lesparre, quand le Médoc commence à se faire marais. Je fouille les registres généalogiques à notre disposition sur le net, en prenant en compte les patronymes attestés à date ancienne, disons au moins au XVIIIème siècle. Ma source : http://www.geneanet.org/search/?place=ordonnac&ressource=arbre Je ne classe pas les patronymes par ordre alphabétique, mais par ordre d'affichage sur Geneanet. - Charron : clairement un patronyme d'entre Gironde et Loire avec un maximum de concentration en Poitou. Chez les Charron, on retrouve des Guilhou. Il ne peut pas s'agir d'un patronyme médoquin car le n final est prononcé en gascon du Médoc. Les deux sources actuelles sont le pays charnégou entre Béarn et Basse-Navarre, et plus classiquement les pays de Guyenne comme le Quercy ou le Rouergue. Il s'agit en tout cas d'une migration. - Berlan : variante du patronyme Berland. C'est un anthroponyme i.e. un prénom germanique devenu nom de famille. Sous la forme Berlan, il s'agit d'un patronyme très médoquin mais Berland est là encore un patronyme d'entre Gironde et Loire ainsi que périgourdin et limousin. En tout cas, que Berland en Médoc soit autochtone ou pas, il relève de modes anthroponymiques septentrionales. - Gerbaud : la souche médoquine est importante, c'est encore un anthroponyme germanique, que l'on retrouve sous forme de noms de famille dans le Limousin ou en Poitou. Migration ? Formation autochtone ? - Gretau : sous cette forme, le patronyme est quasi disparu, mais la forme Greteau est abondante en Entre-deux-Mers, ainsi que dans la vallée de la Loire, et je postule là encore une vieille migration. - Jacob : prénom biblique, on ne peut rien en tirer. - Leraud : patronyme limousin. Le premier Leraud à Ordonnac dans les actes semble charpentier, c'est conforme aux métiers des migrants périgourdins et limousins. - Ponceteau : pas d'équivalents entre Gironde et Loire. Que signifie donc cette finale en -eau ? Nous savons que la finale francisante -eau a été adoptée par le gascon, même très au Sud, sous la forme -éou. "Petit Poncet" dans tous les cas. - Sauts : un patronyme gascon sans ambigüité. Dans la généalogie de ces Sauts, il est amusant de constater que les patronymes sont gascons, mais via des alliances avec le Médoc de la lande : Beneyt, Bosq, Castaing, ... - Rey : oc sans problème. - Prévosteau : encore aujourd'hui concentré en Médoc mais il n'y a rien de moins gascon en apparence. - Chen : semble gascon. On trouve un étonnant patronyme dans cette généalogie : Calolirye. Dès que l'on remonte dans le temps, on retrouve des patronymes étranges et typés, comme s'il y avait eu un phénomène de migration au XVIIème siècle qui avait noyé les patronymes gascons. La mise en valeur des marais ? - Bouléris : gascon - Taudin : gascon, l'équivalent des Tauzin plus au Sud. - Lambert : on ne peut rien en dire. - Arnaud : idem. - Barreyre : gascon, l'équivalent des Barrère plus au Sud. - Bergey : idem, équivalent de Bergé. - Chaumeton : une fois de plus, une souche du Limousin. - Vignaud : difficile de dire. Vignau est gascon, mais les variantes ne le sont pas. - Lacourrège : clairement une migration sud-gasconne. - Louley : gascon. - Clemenceau : d'entre Gironde et Loire en toute théorie mais on ne peut pas passer balayer l'hypothèse d'une formation autochtone, après tout, ce n'est que "Petit Clément". Ici, c'est un Guilhem Clemenceau : prénom gascon à la veille de la Révolution. - Bacquey : gascon, l'équivalent de Baqué au Sud. - Grenier : faut-il postuler des traductions en français à date ancienne ? Grenier est l'un des patronymes les plus communs en Gironde. - Lamonier : obscur. - Marcolet : enfin une formation anthroponymique clairement gasconne, "Petit Marc". Le prénom de cette Marcolet est Peyronne. Deviendra Marcoulet par la suite qui est encore un patronyme médoquin commun. - Daumens : gascon. - Mitrosse : variante de Mitroche, ce qui montre l'ancienne prononciation du s en gascon. Semble là aussi gascon. - Seigneuret : "Petit Seigneur", variante plus gasconne Signouret. Il semble qu'il y a eu en Médoc de vraies francisations graphiques à date ancienne. - Ardouin : très concentré entre Gironde et Loire. - Benillan : gascon. - Bourgeaud : ne semble pas gascon, périgourdin sous la forme Bourgeau. Les alliances de cette famille montrent de nombreux patronymes gascons : Hosteing, Dejeans, Monge, Faure, ... - Montangon : fréquent en Pays Gabay. - Teissonneau : forme moderne Teyssonneau. Les caractéristiques du gascon médoquin peuvent expliquer ce patronyme : maintien de ÿss, pas de chute du n intervocalique (on est sur un dérivé de taysson "blaireau"). Cependant, le patronyme semble attesté avant tout en Pays Gabay. - Pasquets : semble gascon. - Braneyre : gascon. - Caussan : gascon. - Lalanne : probable migration sud-gasconne. Attesté dès le début du XVIIIème siècle. - Egreteau : d'entre Gironde et Loire. - Lartigue : gascon. - Chiconneau : l'un des plus vieux patronymes, dès le XVIIème siècle. - Pouyalet : gascon. - Liquard : probablement un anthroponyme, exclusivement girondin dans sa distribution. - Chichereau : là encore, assez vieux, tout début du XVIIIème siècle. Nettement poitevin. Je m'arrête là. Pour qui est familier de la Gascogne, assez nettement, le "parfum" patronymique est différent de celui auquel l'on peut être habitué. On détecte, à mon sens, de nombreuses migrations en provenance d'entre Gironde et Loire (probablement via le Pays Gabay et les liens entre les deux rives de l'estuaire), ainsi que du monde périgourdino-limousin. On détecte de vieux patronymes gascons, gascons par la phonétique mais aussi gascons par leur sens : Taudin, Bacquey, Bergey, Barreyre, Pouyalet, Braneyre. Dans tous les cas, sur le fondement des actes à notre disposition, l'on peut commencer à constater que le Médoc semble un pays de destination prisé. Je suppose que la mise en culture des marais n'est pas sans lien. Je postule, pour le reste, que les caractéristiques du dialecte gascon du marais, qui le rapprochaient des parlers limousins, sont en lien direct avec ces migrations gavaches au sens large. Pour finir, je constate que le Médoc, accusé à Bordeaux de consanguinité, est l'une des régions gasconnes les plus ouvertes sur l'extérieur.
Auteur : Vincent P.
07/09/14
Afficher La réalité ethnique du Bas-Médoc à l'époque moderne : Ordonnac en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mapa de Gasconha
Fòrça mercés per publicar-m'ac!, non l'è hèta cap jo aquera mapa, qu'ei trobada per hilat internàutic, non coneishi cap se qui ac a hèt. Seguraments i a incorreccions, més per aquerò cau dar-le publicitat, entà que cada parçan digue com ac cau escríuer e se ei correcte eth territòri. En çò que tanh ara Vath d'Aran, ei fòrça correcta aquera carta. Creigui que cau qu'era gent que viu en Gasconha hage ua referencia d'ua mapa dera autentica Gasconha, dera Gasconha des gascons, e non d'aquera manipulada per estat Francés.
Auteur : Gascon d'Aran
03/09/14
Afficher Mapa de Gasconha en particulier, et peut-être donner votre avis...
"Center Parcs La vitrine du Lot-et-Garonne"
Comme vitrine d'une collectivité territoriale, j'attends une mise en avant de ce qui lui est propre. Or l'image que nous assène [47_magazine->http://www.cg47.fr/fileadmin/Mediatheque/Publications/47_magazine/47mag_n27_juillet_2014.pdf] en première page, c'est celle d'un dôme (je crois que c'est le terme qu'ils utilisent) mettant sous cloche un espace de baignade. Rien donc de local ni de départemental, la photo a forcément été prise dans un autre CenterParcs, dans une autre région... et {{on devine que cette firme (d'origine néerlandaise, je crois) reproduit son... produit d'une implantation à l'autre, quelle que soit la région, quel que soit le pays}} : dôme, "cottages (1)"... Je ne conteste pas le droit de Center Parcs à investir dans les Landes d'Albret ("forêt landaise lot-et-garonnaise"). Je conteste déjà un peu plus que cet investissement privé soit tellement soutenu administrativement et financièrement par une collectivité locale - aide-t-on autant les petites entreprises touristiques, les petits hôtels, les petits restaus, les gîtes et chambres d'hôte... ? {{Mais que cette opération soit considérée comme le fleuron de l'attractivité départementale, je dis non !}} Je pense aussi aux 150 hectares de plus (2) qui seront ainsi {embarrats}, et dont - qui sait - quelque ancienne borde de "Cantechorles" ou "Prentigarde" sera éradiquée... (1) Si encore ils appelaient leurs "cottages" des "maÿsouets", en leur donnant une forme vasconne, ils pourraient m'amadouer... (2) avec les chasses privées, les champs de maïs grillagés, les champs de tir, les fermes photo-voltaïques, les résidences clôturées, les chemins perdus ou privatisés, il ne restera bientôt plus grand chose du libre parcours dans la forêt landaise.
Auteur : Tederic M.
01/09/14
Afficher "Center Parcs La vitrine du Lot-et-Garonne" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un exemple de généalogie en Cubzadais : le commandant Cousteau
Cousteau est né à Saint-André-de-Cubzac d'une famille aisée. Sa généalogie est intéressante.

- Cousteau, le patronyme, est nettement gascon, malgré la finale francisante. Une forme d'oïl serait Couteau. Il est nécessaire en tout cas de revoir nombre de patronymes nord-girondins en -eau et de vérifier le caractère purement oïlique.

Le patronyme est concentré essentiellement en Médoc et en Lomagne, mais la famille du commandant provenait de Bourg-sur-Gironde.

- Le plus ancien Cousteau de la généalogie en ligne est fin XVIIIème siècle, à Gauriac. Un capitaine de marine.

Sa mère était une Sou. C'est un patronyme du Bourgeais, très localisé, dont je ne connais pas l'étymologie. Aucune raison de le croire autre chose que gascon, n'étant pas présent en Saintonge.

- Ce Pierre Cousteau, capitaine de marine, épouse une Cugneau de Gauriac.

Le patronyme Cugneau a disparu. Il était attesté en Bourgeais, qui est la souche qui nous intéresse, ainsi qu'en Bigorre.

Là encore, pas d'équivalent en Saintonge, on a encore probablement une finale francisante sur un terme gascon, qui doit être le même que dans Cugnaux, en banlieue toulousaine.

Les Cugneau sont apparentés aux Lameau, présents en Blayais depuis le XVIIème siècle. Il y a une souche périgourdine près de Brantôme, mais également une souche dans l'Orléanais. Vieille migration d'oïl ? Origines périgourdines ? Origines locales avec finale francisante ?

- Un fils nait du couple Cousteau-Cugneau : Jean, marchand drapier à Gauriac, toujours.

Il épouse une Romat de Bourg. Là encore, le nom semble très localisé en Bourgeais. On en trouve aussi en Saintonge charentaise autour de Barbezieux.

Les deux souches sont-elles apparentées ? Impossible de le savoir. Ce qui est certain, c'est que Roumat est un patronyme gascon très fréquent, Romat peut en être une version archaïsante avant ouverture vocalique du o.

De toute façon, l'oïl ne peut pas expliquer le terme Romat.

Chez les Romat, on est allié aux Chastaing de Bourg. Patronyme limousino-périgourdin notable qui tend à confirmer que l'estuaire a attiré les migrants du Massif Central.

- Du couple Cousteau-Romat nait à Bourg Paul qui sera notaire à Saint-André-de-Cubzac.

Il épouse une Moure de Bordeaux mais de vieille famille aisée cubzadaise.

Les Moure sont des environs de Maransin, en Grande Gavacherie. Néanmoins, il ne semble pas être un patronyme saintongeais, on trouve des souches béarnaises, audoises, lozériennes, ... Il y a cependant un foyer de Moure en Berry.

Cette famille est alliée aux Regnault de Pontaupin, une famille du coin dont je suppute néanmoins la fausse noblesse.

Ces Moure sont alliés également aux Bellouard dont on peut apprendre sur le net qu'ils sont une grande famille de Saint-André.

Là c'est clairement un patronyme de la façade ouest de la France, très fréquent en Poitou, il faudrait savoir à quelle date il s'est fixé en Gironde, il semble la seule attestation d'ailleurs.

- Le couple Cousteau-Moure aura un fils, Pierre, docteur en droit, on est maintenant dans l'élite régionale.

Il épouse une Duranthon de Saint-André toujours.

Deux souches pour ce patronyme, dérivé de Durand : une souche gasconne des environs de Marmande et une souche auvergnate. Il peut s'agir évidemment d'une souche locale.

En remontant la généalogie de ces Duranthon, on les trouve à Asques à la fin du XVIIIème siècle.

C'est une famille de banquiers, de notables. Au fur et à mesure des générations, ils sont alliés par des femmes nées à Bordeaux, aux Jayer (pas de souche locale, à creuser, l'ancêtre du commandant est née à Bordeaux d'un Jayer et d'un Lagarde), aux Audineau (là c'est clairement l'Ouest (Aunis et Bas-Poitou), aux Charron (même chose).

On retrouve dans la généalogie des Charron des Duranthon, ce qui tend à prouver des alliances entre familles bourgeoises de Saint-André.

- Du couple Cousteau-Duranthon, nait Jacques-Yves Cousteau. Quels sentiments ethniques possédait-il ?

Pour avoir une idée, il faut lire son frère, collaborateur notoire. Rien d'autre que l'identification à la France, conformément à un milieu social, très probablement.

Peu importe au demeurant, la généalogie de Cousteau reste intéressante dans ce qu'elle dit de la réalité ethno-culturelle de ces terres frontalières du Nord-Gironde, le vieux substrat des gens d'oc, les alliances avec les bourgeoisies cosmopolites régionales au sens large à Bourg et Bordeaux, les migrants limousins.
Auteur : Vincent P.
24/08/14
Afficher Un exemple de généalogie en Cubzadais : le commandant Cousteau en particulier, et peut-être donner votre avis...

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :