Pays d’Orthe

Hastingues

http://www.centrecultureldupaysdorthe.com/le-pays-d-orthe/hastingues/

La proposition de BBF de restituer "Hastings" conformément à l’étymologie de la bastide, est ridicule. Adapté "Hastinga" en basque.
[Vincent.P]

Pourquoi est-ce ridicule ? Parce que ça ne correspond pas à la prononciation gasconne de ce nom, et que ça fait anglais ?

Gentilé : les hastinguots (en gascon, graphie alibertine : hastingòts)

[Tederic]


 

Articles

  • 24 juillet 2008
    | 1

    Hurous de Bibe Vincent.P

    víver = vivre Sur une maison de Hastingues.

  • 13 février 2006
    | 2

    Hastingues : les origines gaifier@free.fr [Forum Yahoo GVasconha-doman 2006-02-13 n° 6072]

    Adishatz monde,
    On a parlé récemment d'Hastingues (...)


 

Lòcs (lieux-dits = toponymie, paysage...) de Hastingues :


 

 

 

Grans de sau

  • C’est ridicule parce que BBF pense que par respect pour les langues qui ont formé le toponyme originel, il faut restituer les formes anglaises des bastides gasconnes !
    Il faudrait donc écrire Leyburn et Lincoln pour Libourne et Nicole ...
    En gascon, c’est Hastingas /has’tingues/.

  • "Ridicule" est un adjectif un peu excessif qui peut froisser.
    Je connais très bien Bénédicte Fénié et sais avec quel sérieux elle travaille.
    Ensuite, on peut ne pas être d’accord avec certains de ses choix, c’est le destin de toute publication, celui de rencontrer des critiques et des contradicteurs.
    Je ne souhaite pas te donner de leçon de morale, Vincent, mais je pense qu’il faut prendre garde aux mots employés.
    Je sais aussi que je ne suis pas toujours dans le politiquement correct, surtout quand il s’agit d’allumer les occitanistes, qui m’agacent prodigieusement.
    Bénédicte, qui n’est pas forcément acquise au dogme occitaniste, est cependant obligée de ménager sans cesse la chèvre et le chou, de naviguer dans ces eaux troubles que sont le milieu régionaliste, où tout le monde se hait et s’envie, se tire dans les pattes et essaie de ramener la couverture des subventions à lui.
    Quand ce n’est pas la simple recherche d’une ridicule gloriole pseudo littéraire, scientifique ou autre.
    Donc, elle n’est pas totalement libre de se laisser aller comme je peux le faire. Elle est parfois obligée de réaliser d’inconfortables grands écarts.
    Je crois qu’il faut être indulgent.
    Tu sais, le simple fait de continuer à me fréquenter, à m’inviter dans tel colloque, à me faire participer à tel ou tel travail (traductions gasconnes du Pavillon de Sabres, Cap Sciences etc...) lui vaut des remarques acides de la part de certains pontes occitanistes.
    Je ne citerai pas de nom, je dirai simplement de la part d’un grand écrivain occitan encore vivant, par exemple.

    Ceci dit, je comprends ta remarque. Cette logique devrait mener à écrire Bizkarrotze, Arangoitze etc...

  • Je cite BBF :

    "La particularité de ce toponyme, effectivement d’origine anglaise, exige la restitution de la forme originelle qui renvoie à la ville de Hastings.
    C’est un nom anglais issu d’un patronyme.
    Hastings [has’tiŋɣɘs]"

    Exige ? Mais qui exige ? Qu’est-ce qui exige ? J’ai du respect pour BBF étant donné que j’ai dévoré nombre de ses ouvrages, mais enfin, je ne peux pas m’empêcher d’y voir l’étymologisme occitaniste poussé dans ses derniers retranchements.
    Celui qui se permet de "restaurer" des noms occitans pour des communes gasconnes issues du basco-aquitain (et donc fatalement, il n’y a aucune règle de transcription. Par exemple : s ou ç dans Arança ? C’est le même son en gascon sauf en bethmalais).

    Le comble reste pour moi l’apposition de la forme occitane révélée "Hastings" (déjà Hastyngges en 1370) avec la prononciation correcte...
    Entorse énorme au dogme publicitaire "on lit comme on écrit contrairement à cette affreuse langue française compliquée".

    Il est possible que "ridicule" soit excessif. Je ne sais pas, j’appréhende mal la manière dont peut être perçu ce que j’écris.
    Je ne le dis pas avec méchanceté, juste incompréhension. Je le dis franchement, je ne peux pas comprendre que l’on puisse écrire "exige".
    On développe au moins. On explique que la démarche consiste à restituer les toponymes dans leur couche la plus ancienne. On se drape dans le respect de la multiculturalité.
    On ne dit pas "exige".
    On ne le dit pas parce que l’ouvrage en question est subventionné par le département des Landes et qu’il sera pour les 50 ans à venir la référence pour des panneaux bilingues.
    En Béarn, le Grosclaude de 91 est la référence utilisée dans les panneaux bilingues des stations de bus. On fait comment quand Grosclaude s’est manifestement trompé ?
    Au Pays Basque, c’est simple, on va demander au maire, il vous le dit le nom en basque, on transcrit, voici le nom basque.
    En "Occitanie", même dire le nom de son village relève de la caste occitaniste.

  • Hastingues a été fondé par un Anglais du nom d’Hastings, peut être y a t-il une volonté qui "exige" la restitution du nom à son créateur, tu vois si on prend le problème uniquement d’un point de vue historique peut être qu’"exiger" n’a plus le même sens que selon le point de vue que tu défends.
    Mis à part ça, il faut que cette décision soit un cas particulier.

  • Je m’interroge sur la signification de la terminaison ingue, engue, enc encq, enque, engo qui semble dépasser très largement le cadre de ce débat.
    Dans Marengo mar signifie grand, dans garengue gar est un hydronyme, dans grönengue grön est vert et dans graufesenque grau pourrait être un marais ?

  • Hastingues ne relève pas d’une telle série, tout du moins pas directement, puisque la commune landaise tire son nom du Hastings anglais.

    Le suffixe germanique -ingen/ing désigne l’appartenance. Il a bizarrement donné -ens dans de nombreuses régions françaises, mais reste plus proche de l’étymon en Lorraine sous la forme -ange.

  • http://fr.dir.groups.yahoo.com/group/Noms_rouergue/message/9643 (lire tout ce fil de messages du groupe ami "Noms_Rouergue") :
    "Dans son dictionnaire occitan-français, Louis Alibert voit dans les suffixes

     enc, -enca une origine incertaine prélatine qui aurait subi l’influence de

     ing germanique. Ces suffixes donnent entre autres des adjectifs exprimant la
    ressemblance, la couleur, l’origine : agostenc, doblenca, rogenc estivenc ; des
    ethniques : besierenc, alzonenc, ariegenc. Il est intéressant de noter l’aire
    d’expansion pan-occitane de ce suffixe jusqu’en Catalogne où il affecte le
    catalan dans sa composante ethnique ."


Un gran de sau ?

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