Hestaire/Festaire Tederic M.

- Tederic Merger

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Festayres à Dax et hestayres à Mont de Marsan ?
Un gran de sau d’un forum de "Sud-Ouest".
Noter aussi le pseudo du lecteur, "Aquitaine Poitou-Charentes Limousin ne sont pas une vraie région...", et son logo...
http://www.sudouest.fr/2015/07/17/mont-de-marsan-se-prepare-a-accueillir-les-hestayres-par-dizaines-de-milliers-2029231-3452.php

C’est ici :
http://www.sudouest.fr/2015/08/13/une-nuit-a-la-rencontre-des-festayres-de-dax-2095931-5138.php
Voir aussi :
 Pas facile de lutter contre les FESTAYRES ! Même en pleine Gascogne (...)
 A propos de l’article de "Sud-Ouest" qui utilise le bon mot "hestayre" : son (...)
hèsta = fête

Grans de sau

  • Pas facile de lutter contre les FESTAYRES ! Même en pleine Gascogne !

  • Ce mot festaire ou festayre a envahi les journaux Sud-Ouest et La république ! Dernière en date pour les fêtes de Jurançon ("jusqu’à l’apéritif offert aux festayres") et de Nay !
    Il est vrai que si Nay devient Nai, hestayre devient festaire ! Quand à la prononciation de hestaire, beaucoup disent "festère"...
    A suivre !

  • Le débat Hestayre/Festayre parait... dérisoire pour certains.

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    festayre/hestayre dans "La République des Pyrénées"
    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/08/13/tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-festival-hestiv-oc-2015,1269483.php

    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/08/13/tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-festival-hestiv-oc-2015,1269483.php

  • Non, pas festère mais plutòt festair, sans le E atone. Quant à Nay, que ce soit écrit avec un Y ou un I, ce sera Nè. La graphie n’a rien à voir avec le schmilblick. Blaye, malgré le Y, est bien prononcé comme La Haye n’est-ce pas ? Quant au quai de la Souys, pourtant avec un bel Y aussi. Non ? Et tous ces Garbay et Cameleyre qui, encore malgré le Y, deviennent Garbè et Camlèr. Non ? Et Labouèr ? Vous en voulez d’autres, j’en ai tout un sac. Qu’ont les méchants occitanistes à voir dans tout ça. Les Gascons n’ont nullement besoin des occitanistes pour êtres des zéros et des has been, ils le font très bien seuls.
    C’est tout simplement que le gascon est mort et que ce n’est pas l’écriture occitane qui l’a tué ni l’écriture patoisante qui le sauvera.
    Donc Festayre, Festaire, Hestayre, Hestaire... Tout ça c’est du pathétique combat d’arrière-arrière-arrière-garde.
    RIP Gascougne/Gasconha............
    La graphie n’est pas le problème et vous le savez tous parfaitement. Apprenez donc à parler correctement le gascon et ne nous enquiquinez pas avec votre faux problème d’écriture qui n’est qu’un cache misère.

  • A inconnu ; peut-on discuter et évoquer librement sans finir à l’index de l’Inquisition ? La graphie n’est pas le problème ? Alors h ou f peut importe. I ou Y peut importe. Apprenez donc à parler correctement le gascon : je croyais qu’il était mort, has been ? Ne nous enquiquinez pas : je ne m’adressais pas à vous qui ne tolérez que peu de chose on dirait. C’est du pathétique combat d’arrière-arrière-arrière-garde : oui vous avez raison, comme le latin qui est mort ! RIP Gascougne/Gasconha............mais que venez-vous faire et dire sur ce forum ? Prions les morts et pardonnons les vivants festaires ! Du pain et des jeux et cela leur suffira ! Voilà la modernité victorieuse sur le pathétique combat d’arrière-arrière-arrière-garde ! Amen !

  • Vous avez très bien compris ce que je veux dire mais vous êtes de mauvaise foi (amen). Votre langue est morte et vous vous chamaillez pour savoir si on va écrire avec un I ou un Y. Je dis simplement que c’est pathétique. A part vous moquer des Festayres, vous faites quoi au quotidien ? Vous parlez patois à vos enfants, petits enfants. Vous leur avez transmis ce patrimoine auquel vous semblez si attaché ? Si non, alors cela signifie que vous êtes simplement inconséquent.
    Has been, c’est exactement le terme. Vous avez été mais vous n’êtes plus et c’est bon pour la santé mentale d’admettre la réalité plutôt que de vivre dans un passé idéalisé où les Y, quand même, c’était autre chose que ces I et ces F de mauviettes !
    Si ce qui vous reste d’identité gasconne, béarnaise ou je ne sais quoi, ne tient qu’à un Y, elle ne tient donc pas à grand chose.
    Vous ne vous adressiez pas à moi ? Non, c’est vrai. Sur internet, vous vous adressez à la planète entière. Vous le saviez ? Alors si vous ne voulez pas qu’un des 7 milliards de lecteurs potentiels de votre prose vous contredise, gardez vos opinions pour vous.

  • La forme festayre, en lieu et place de hestayre, est problématique, d’un point de vue identitaire, car elle fait perdre, à destination du grand public, le trait le plus saillant du gascon, à savoir le h aspiré.

    Reste qu’elle n’est cependant pas gravissime dans la mesure où festayre est une légère francisation, probablement d’ailleurs du fait des locuteurs naturels eux-mêmes, dès le moment que la hèsta devient la fête tout au long du XXème siècle.

    A mon sens, l’incapacité de faire prononcer le "yod" est plus grave : c’est une menace constante en français régional, mirage un peu triste du gascon. La seule solution est pragmatique : il faut écrire ÿ.

    Cette discussion rejoint celle des toponymes en -ey/eyre du Bordelais. J’ai constaté au Cap Ferret que Piquè face à Piquèÿ l’emportait dans la bouche des néo-résidents quand les "autochtones" - ou plutôt les estivants d’ancienne date - prononcent à la gasconne. En revanche, tout le monde dit Claouè pour Claouèÿ, même ceux qui disent Piquèÿ.

  • Ce qui est problématique ce n’est pas la forme écrite du mot, ce qui est problématique c’est que 99,9% de la population s’en moque éperdument. C’est un fait et ceux qui le nient font simplement un déni de réalité, lequel déni de réalité est une constante de tous les mouvements régionalistes, qu’ils soient occitans, gascons ou béarnais.
    C’est simplement ça que je veux dire et, si j’emploie des termes un peu agressifs (mais pas insultants), c’est simplement parce que c’est agaçant de lire ce genre de sempiternelle polémique totalement vide de sens dans le contexte socio-politique et culturel actuel où le fait gascon a quasi définitivement perdu la partie.
    En fait, vous vous faites du mal pour rien. Cultivez votre jardin et laissez pisser le mérinos.

  • Non, 99.9% des gens ne s’en moquent pas, la preuve en est qu’ils se retrouvent en masse lors de ces fêtes. Il y a une demande de sentiment régional, soit de la part des autochtones qui cherchent à exprimer leur différence dans le cadre français, soit de la part des touristes ou des néo-résidents pour qui le "Sud-Ouest" est quelque peu différent (une évidence pour qui est allé voir ailleurs).

    Bref, il faut surfer sur ce besoin d’identification, ce que les Basques savent habilement faire. Cela nécessite de jouer avec les symboles et les appellations. Dans cette optique, un mot qui ne sonne pas français comme hestaÿre est utile pour communiquer sur le fait gascon. Mais il n’est pas suffisant.

    Il y a de toute façon deux sortes de problèmes :

     Comment coordonner les actions en l’absence de collectivité territoriale ou autre expression institutionnelle gasconne ?

     Comment se débarrasser du prêt-à-penser occitaniste qui anime la plupart des mouvements régionaux ?

  • A l’inconnu (le pessimiste masqué qui revient nous lire pour se désennuyer après plusieurs semaines de sieste, je suppose ...) : si nos propos vous ennuient et/ou vous semblent stupides, un simple conseil : ne les lisez pas !
    Aux gasconhautes : je vous suggère d’écrire tous azimuths pour lancer la forme "hestayre", ce que je viens de faire à Sud Ouest (les adresses mels sont indiquées sur les articles).

  • On ne va pas réussir à ce que les gascons reparlent massivement gascon, mais on peut - il faut - sauver quelques mots gascons emblématiques qui contiennent eux-même, souvent, des traits emblématiques.
    "hestaÿre" est de ceux-là.

      Le "h" gascon à la place du "f" latin est encore connu d’une partie substantielle de la population gasconne d’âge mûr ; c’est simple à expliquer, c’est spectaculaire - ça établit même un lien avec l’espagnol, ça peut intéresser un public assez vaste, allez, à la louche, 10 % des plus de 50 ans en Gascogne...
    Si on pense qu’il ne sert à rien de s’appuyer sur ce genre de trucs pour cultiver l’identité gasconne, il vaut mieux aller se rhabiller* !
    Et ce n’est pas une querelle graphique puisque même la graphie alibertine dite souvent "occitane" écrit le "h".

     Le mot "hestaÿre" a l’avantage de présenter aussi le trait spécifique (non français, non hexagonal) de la prononciation ÿ (genre Lapeyre, Piquey, Claouey, Pouy...) ; celle-ci n’est pas spécifiquement gasconne : elle concerne par exemple des zones languedociennes.
    C’est un combat moins simple à mener, mais je pense que nous devons essayer de le faire, en accord avec ceux qui ont ce trait en héritage, languedociens, guyennais ou autres !
    Gasconha.com écrit systématiquement ÿ dans ses transcriptions franco-phonétiques, et il faut continuer !

    *On peut aussi penser que ça ne sert à rien de cultiver l’identité gasconne, même sans survie intégrale de la langue ; Gasconha.com se fonde sur le postulat inverse.

  • Vous avez raison, pas 99,9% mais 99,7%.
    Ce que veulent les gens dans ces fêtes, ce n’est sûrement pas ce que vous dites. Vous rêvez. Ils veulent s’amuser, boire, faire la fête en groupe. Le panurgisme, l’attrait des loisirs de masse pour sortir de la solitude quotidienne. Vous connaissez l’expression : "Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse".
    Depuis le temps que ces fêtes existent, si elles avaient porté une quelconque identité gasconne revendiquée comme telle, ça se saurait. La course landaise je veux bien, mais les beuveries collectives de festayres pré ou à peine post pubères à T shirt, pantalon blanc et foulard rouge, pour essayer de singer Pampelune...
    Je regarde ce site et j’y trouve des choses parfois intéressantes, mais votre déni permanent de la réalité sociologique vous mets à la hauteur de ces occitanistes que vous critiquez. Vous vivez tous dans un monde fantasmagorique.
    Pardonnez-moi ces mots un peu durs mais il faut vous réveiller et regarder la réalité en face. Tous vos trucs c’est du toc, du carton pâte, du décor de cinéma, une façade derrière laquelle il n’y a rien. Où est le mouvement nationaliste, identitaire gascon ? Nulle part !

  • Le pessimiste masqué n’est pas pessimiste mais réaliste. Même s’il fait de longues siestes estivales il ne dort que d’un oeil. Vous, vous rêvez tout éveillé. Quant à l’anonymat, c’est la règle ici non ? Vous ne vous appelez pas Gérard SG, ni Tederic Tederic, ni Vincent P. Vincent P, ni jmcasamayou jm casamayou. Moi, j’ai simplement la flemme d’inventer un pseudonyme.
    Je ne dis pas ce que je dis pour vous offenser, je dis simplement que, si votre site a des côtés très intéressants, le côté régionaliste à la petite semaine est très pénible et fait un peu pitié.
    J’essaie simplement de vous dire d’arrêter de vous ridiculiser auprès de ceux qui réfléchissent un peu. Je vous rends service en quelque sorte, en toute sympathie et modestie.
    Bon, je retourne à ma sieste. Vous, retournez à vos jolis rêves patoisants.

  • L’anonymat n’est pas la règle sur Gasconha.com mais une possibilité parmi d’autres, comme sur la plupart des sites web qui ont des forums.
    Ensuite, il y a une grande différence entre un masquage total et le choix régulier et permanent d’un pseudo qui finit par constituer une identité stable, dont les habitués connaissent d’ailleurs souvent le nom d’état civil correspondant.

  • Au contributeur anonyme qui a écrit ceci :
    « "Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse".
    Depuis le temps que ces fêtes existent, si elles avaient porté une quelconque identité gasconne revendiquée comme telle, ça se saurait. La course landaise je veux bien, mais les beuveries collectives de festayres pré ou à peine post pubères à T shirt, pantalon blanc et foulard rouge, pour essayer de singer Pampelune... »
    J’étais à Dax dimanche pour le dernier jour des fêtes et, comme d’habitude, j’ai senti une foule bon enfant, de tous les âges, conviviale. On y cherche parfois l’ivresse, mais pas forcément la défonce. Et le "flacon" a son importance, c’est à dire l’environnement "sud-ouest" avec une touche espagnole symbolisée par le rouge-et-blanc.
    Pour moi, c’est le sommet de l’année, et en tout cas la plus belle journée de l’été.

    Quant à l’aspect identitaire de la fête, j’ai donné ici quelques impressions :
    http://www.gasconha.com/spip.php?article1035#forum55254
    Pour résumer, les fêtes de Dax n’affirment pas une identité clairement gasconne, mais jouent sur une palette qui va de l’espagnolade au gascon en passant par le basque et le landais.
    Pour certains curistes et touristes, c’est tout simplement une fête basque, et ils l’aiment aussi pour ça !

  • Aqueth anonimós qu’a au menx, lo merite d’amuixar que los administrators e lectors de "Gasconha.com" segueixen tots un saunei, que sia dens la creacion d’ua collectivitat gascona, o com jo dens la lenga.
    Que va caler estar mei tolerent dab lo monde qui insistan sus l’aspèct de la lenga, pr’amor qu’ètz devut apercebut que los aliats d’ua arrenavida gascona ne còrren pas las arruas...

    Hètz beròi.

  • Le mots, les noms, font partie de l’arsenal identitaire.
    Il faut donc se battre là-dessus aussi.

    La Gascogne n’échappe pas à la situation générale française et européenne. Elle est très mal armée pour affronter cette situation. C’est le fait d’un évolution qui s’est accélérée depuis quelques décennies. Circonstance aggravante, occitanisme jacobin et repli béarniste ont fait écran entre l’identité effacée et un possible ressourcement gascon. Tout cela a été dit et commenté sur tous les tons aux fils de ce site, qui me paraît plutôt lucide.
    Ce n’est pas une raison pour ne rien faire.

    Pour le reste, cf. le Manifeste qui est réaliste.

    Quand aux moyens de propagande simple, faites des lettres-type et envoyez-les aux journaux, sur les sites de la toile, etc. Et si vous croisez un Kezako, rencontrez les responsable et discutez sans agressivité sur d’autres formes écrites, sur leur pub, etc.

    Les deux questions mentionnées par Vincent sont en effet, en l’état des choses, les seules pertinentes et celles qui marquent des objectifs envisageables :

     cordonner les actions hors institutions

     se débarrasser du prêt-à-penser occitaniste.

  • Je ne fréquente pas personnellement les grandes fêtes du Sud-Ouest, bien que j’en sois toujours la cible générationnelle privilégiée. Ce n’est pas dans ma culture familiale, ce n’est d’ailleurs pas non plus dans la culture béarnaise, malgré la tentative de faire prendre Hestiv’oc.

    De toute ma vie, j’ai fait une fois les fêtes de la Saint-Jean à Saint-Jean-de-Luz et je suis allé tirer chaque année de ma vie les peluches sur la place de la Hourquie, aux fêtes de Morlaàs. Bref ...

    Reste que je suis en contact avec ma génération (née dans les années 80), et je constate chez elle une passion pour ces fêtes de l’été. Le triptyque estival Mont-de-Marsan, Bayonne, Dax est devenu immanquable.

    Je suis le premier à déplorer le manque d’authenticité du décorum : l’insupportable Vino Griego devenu l’hymne de l’Aviron Bayonnais, le foulard rouge pompé sur Pampelune, la beuverie à ciel ouvert. Oui, oui, je préférerais que l’on entonne de beaux chants gascons, que chaque ville soit fière de ses couleurs, que l’on boive avec modération et chaleur humaine des vins de Tursan ou de Madiran, ou une hypothétique poumade gasconne ressuscitée.

    Reste que ma génération fait ses fêtes avec la sensation de quelque chose d’unique, de quelque chose qui est, au choix, selon la sensibilité, le "Sud-Ouest" ou le "Pays Basque". Il ne tient alors qu’à une avant-garde un peu conscientisée de savoir profiter de ce désir de différenciation culturelle en faisant un travail de fond : tout ça, c’est un peu la "Gascogne".

  • Même à Esquiule on lit Repas des Festayres !

    Et sur La République des Pyrénées aussi : " les festayres attendus"

  • Un còp de mei... le journal Sud-Ouest nous fait le plaisir de parler des hestayres et non des "festayres" à Mont de Marsan :
    https://www.sudouest.fr/2018/07/16/fetes-de-la-madeleine-le-programme-complet-des-cinq-jours-5236949-721.php

    • Pour les cas où l’insertion Facebook que j’ai tentée dans ce message ne fonctionne pas, une insertion plus classique :
      "Magdalena canta gascon" (Madalene que cante gascoun)
      Fêtes de la Madeleine à Mont de Marsan / Hèstes de la Madaléne au "Moun"
      Pour la première fois, des cantères gasconnes :
      Mercredi 18 juillet à 21h, à la Peña « LosPechos », 6 , rue Dépruneaux
      Samedi 21 juillet à 13h, à la Petita Moleta, 1 rue du général Lasserre (en haut de la place Pancaut)
      Dimanche 22 juillet à 21h, chez les « Amis d’Outre-Mer des Landes », rue Batelière
      Cançons / Cansouns :
      Las lanas
      Morlana
      Imne Landes
      Los pica-tarrocs
      Tan que harem atau
      L’ encantada
      De cap a l’immortela
      Aqueras montanhas
      Lo cant d’Alegria

  • Dommage qu’il est écrit " de l’hestayre " !

  • Dans le supplément d’hier, page 3 , colonne 2, en bas " offrirait L’occasion à des milliers D’HESTAYRES de participer, etc " il s’agit du compositeur de Paco Chocolatero.

    • Il faut ré-expliquer que écrire "D’HESTAYRES" ou "l’hestayre" revient à considérer que le h de hestayre n’est pas aspiré, même au sens français, alors que le h aspiré français l’est déjà moins en moyenne que le h gascon...
      C’est donc encore une perte majeure de notre particularité.
      Un exemple : en français, on ne dit pas "l’haricot", mais "le haricot" ; c’est le dernier reste d’aspiration du h en français... eh bien écrire et dire "l’hestayre", c’est supprimer brutalement le h aspiré en gascon, qui avait encore des beaux restes chez les locuteurs naturels (variables selon les parçans) !
      Et dire qu’on n’a pas à aspirer le h quand on utilise le mot hestayre en français ne tient pas, puisque le français connait le h aspiré du haricot.

  • Sud ouest remet en ligne le 10-08-18 l’explication de Fénié, rien de nouveau donc (sauf peut être dans certains commentaires) :
    https://www.sudouest.fr/2018/08/08/doit-on-dire-festayre-ou-hestayre-5293286-3350.php

    Le site net de la depeche.fr valorise souvent le terme d’occitanie dans ses articles.
    Dans un article consacré à l’agression de rugbymen toulousains à Bayonne, ils écrivent :
    Les Fêtes de Bayonne, ... , attire chaque année environ un million de "festayres" (fêtards en gascon)
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/10/2849664-deux-toulousains-serieusement-blesses-lors-rixe-fetes-bayonne.html
    Une petite reconnaissance du gascon en tant que langue/dialecte ne fait pas de mal !

  • Je viens de lire cet article que vous avez mis en lien et suis assez étonné que JJ Fénié ait dit ce que rapporte la journaliste, laquelle semble ne pas bien connaître le gascon et tout mélanger.
    Festayre au nord et hestaire au sud ? Première nouvelle !
    Nous savons tous ici que c’est malheureusement festayre absolument partout (vérifiable sur le net). JJ Fénié n’a pas pu dire cela ou alors il a dit une bêtise.

  • Je pense que la journaliste aura fait une interprétation ou un raccourci de l’explication de Fénié : en gascon, si du moins le mot, peut-être récent, était employé autrefois, la forme festayre devait être utilisée dans les zones où le "h" gascon était prononcé f par contamination occitane, voire française (vallée de la Garonne essentiellement), ailleurs et très normalement le mot gascon serait (est) "hestayre" comme ici où là les journamistes de Sud Ouest commencent à le reconnaitre.

  • Bonjour,
    Je subis les assauts de néo-bordelais qui prononcent et revendiquent haut et fort que ce Quai se prononce de la Souille, en vertu de l’exception Y en bordelé (je suis bordelé).
    Pour quelle sombre raison devrait-on prononcer Souille un truc qui devrait se prononcer, en toute logique bordeluche, Souisse ou au pire Souillsse ?
    Merci de vos gasco-éclaicissements.
    Th

    Voir en ligne : https://www.facebook.com/terrainHostile

  • Parce que le s n’est pas étymologique, c’est une fioriture graphique comme pour Escoussans, Carcans, Soussans ( alors qu’il se prononce évidemment dans les noms en -ons, -ats, -eys...)
    En effet , d’après B. Boyrie-Fénié, ça viendrait de solium ou un truc comme ça, si je me souviens bien.

  • Merci pour votre réponse, Gaby.
    Qui me satisfait à moitié.
    Il y aurait donc des s finaux étymologiques et d’autres décoratifs.
    Comment distinguer ces 2 catégories ?
    Je prononce mon nom Hosteinsse. A tort peut-être ? Peut-être ce s final (de Hosteins, Hostens) n’est-il que décoratif ?
    Effectivement, il ne m’est jamais venu à l’idée de prononcer Carcans Carcansse (alors que j’y ai passé toutes mes vacances de 2 ans à 18 ans) mais j’ai longtemps prononcé Hosteins Hosteins, avant de préférer Hosteinsse plus roots.
    N’est-ce pas juste un usage ou un non usage ?

    Voir en ligne : https://www.facebook.com/terrainHostile

  • On ne peut les distinguer que si on connaît l’étymologie...ou si on est de la région et donc on entend les gens prononcer comme il faut (encore que...je connais un pur Bordelais qui dit "Céron").
    Les noms en -e(i)ns/-enx (Hostens, Tonneins, Bassens, Semens, Morcenx...) viennent de -ingos (si je me souviens bien) donc c’est normal qu’on dise "einss".
    Ceux en -ans sont une variation de ceux en -an, ce qui vient de -anum.
    Ceux en -ols sont l’exception ! J’ai entendu à la fois "grignol" et "grignolss", "Pujol"...
    Quant à -ets (Portets, Castets, Sendets), il doit y avoir une histoire de déclinaison et non de pluriel (plusieurs châteaux ou plusieurs ports ça semble improbable) , les latinistes nous diront.


Un gran de sau ?

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