Halip Lartiga vient de répondre à mon message « Débat avec Halip Lartiga »
en commençant par ces mots :
> Je vais définitivement clore le débat.
J'accepte tout ce qu'il a écrit et j'arrête le débat. Je regrette seulement
qu'il ait pris pour une critique personnelle ce que je disais des gens qui
tavaillent dans un bureau ou une salle de classe et ont une sécurité
statuaire de l'emploi et de la retraite. Faisant partie moi-même de cette
catégorie et ne l'ayant jamais caché, c'était tout simplement pour dire que
nous sommes mal placés pour critiquer ceux qui ont du "tira la guignorre"
dans des conditions bien plus difficiles.
Quant à critiquer l'état français, ce n'est absolument pas productif : toute
grande puissance s'est construite sur les mêmes bases au cours des siècles,
avec d'ailleurs l'appui des élites des pays conquis. Et si nous parlons
gascon, c'est parce que César a conquis les Aquitains et que ceux-ci ont
adopté la langue et les dieux de Rome, tout en se réservant d'altérer la
langue et de mettre de côté quelques dieux de leur panthéon.
Occupons-nous donc de l'avenir, et tâchons de faire au mieux avec ce dont
nous disposons, dont notamment quelques locuteurs naturels qui peuvent
encore transmettre quelque chose de ce qu'ils ont reçu.
Sois assuré, Halip, que je te tiens toujours dans la plus grande estime, et
que je n'ai pas plus le culte des formes gasconnes du XIIe s. que de celles
des Troubadours des mêmes temps ; mais quant à choisir entre les unes et les
autres, je préfère celles de chez nous. Le tout au service de l'efficacité
en ce début du XXIe s. Ce doit être aussi ton souci, sans doute.
Amistats a touts.
J.L.





