Bonjour à tous,
Sur les limites de la Gascogne, Guilhem Pépin nous écrit ceci :
« Tout au long de toute les recherches historiques que j'ai à ce jour
effectuées, je me suis au contraire aperçu que les Gascons avaient une
vision très claire de ce qu'était pour eux la Gascogne, du Xe siècle au
XVIIe siècle : elle correspondait pour eux tout simplement à la Gascogne
linguistique telle que définie à partir des enquêtes du XIXe siècle. »
Voici un peu d'eau pour son moulin : un extrait de ma thèse et l'annexe X
qui lui correspond ; j'ai supprimé les textes béarnais pour ne laisser que la
traduction qui parle d'elle-même.
Vu de Toulouse en 1356, le gascon était langue étrangère ("lengatge esranh"
n'a pas d'autre signifcation en parler d'aujourd'hui), et vu de Pau,
l'au-delà Garonne ou Pyrénées confondait dans un même éloignement la Chine,
le Languedoc ou l'Aragon.
Hèt beroy.
J.L.
Extraits de la Thèse de JeanLafitte (Octobre 2005)
I - Corps de la Thèse, p. 92
Le morcèlement du monde au haut moyen-âge a donc facilité l¹apparition de
nos langues romanes, continuatrices d¹un latin diversifié dans l¹espace. ì
cet égard, il est symptomatique que les délais de procédure fixés selon la
distance par les anciens Fors de Béarn délimitent dans l¹espace des zones
qui coïncident avec nos découpages linguistiques : une zone proche, la
³Terre de Béarn² qui parle béarnais, une zone moyenne qui s¹arrête à la
Garonne, comme le gascon, et le reste du monde, au-delà du fleuve et des
Pyrénées
La vision médiévale de l’espace gascon lafitte.yan [Forum Yahoo GVasconha-doman 2007-10-21 n° 8440]







