PUGÀS (Lo). Etymologie - le nom gascon de la renouée.

- VERDIER Gilles

Dans le Rustan et vers Trie, la renouée persicaire (Persicaria maculosa) est appelée “lo pugàs” [pu’gah].
Dans d’autres lieux, on dit “pugaish” [pu’gach].
Son nom latin s’explique par la ressemblance de ses feuilles à celles du pêcher.
Cette plante vivace aux petites fleurs roses est connue comme “ua maishanta ièrba” qu’il faut arracher.
Les jardiniers de Saint Sever de Rustan savent que :
“Lo pugàs e lo vireish que son de bon porgar.... n’ei pas coma la lhetra...”.
La renouée et la ravenelle s’arrachent facilement.... ce n’est pas comme le liseron...

La graine de la renouée est petite et noire (comme celle du plantain).

Etymologie.
C’est peut-être le latin “pulex-icis” = la puce, par l’intermédiaire de la forme en latin vulgaire “pul(i)caceu(m)”, les petites graines noires ressemblant tout à fait à des puces...
D’autres appellations de cette plante nous confortent dans cette hypothèse :
• En occitan languedocien et provençal, c’est “l’èrba de piuses” = l’herbe des puces...
• En Franche-Comté, c’est « l’herbe aux puces » également.
• La renouée poivre d’eau (polygonum hydropiper), très ressemblante, est appelée « hêrbe-ês-puces » vers Montbeliard.
• Le plantain, autre plante à très petites graines noires, est appelé «  erbo de lo piôouze » en Limousin.


Un gran de sau ?

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