Voici comment l’IA, à laquelle j’ai demandé, par flemme, de me définir les apports de cette application web décrit le "Social Connectedness Explorer" :
Le Social Connectedness Explorer : un outil pour cartographier les liens sociaux contemporains
https://social-connectedness.org/explore
Le Social Connectedness Explorer est un outil de visualisation fondé sur le Social Connectedness Index, un indice statistique qui mesure l’intensité des liens sociaux entre territoires à partir des relations d’amitié déclarées sur Facebook.
Son principe est simple : plus deux territoires comptent de relations d’amitié entre leurs habitants, plus leur indice de connexion sociale est élevé. L’outil ne mesure donc ni une proximité géographique, ni une parenté linguistique, ni un flux migratoire direct. Il permet plutôt d’observer la densité actuelle des relations humaines entre espaces géographiques.
Son intérêt principal est de rendre visibles des liens qui, autrement, demeurent difficiles à saisir. Les cartes obtenues peuvent faire apparaître des continuités régionales, des effets de frontière, des héritages migratoires, des diasporas, des proximités culturelles ou économiques. Elles offrent ainsi un matériau original pour réfléchir à la manière dont l’histoire, les mobilités et les appartenances collectives continuent de structurer les relations sociales contemporaines.
L’apport de cet outil est surtout méthodologique. Il ne constitue pas une preuve autonome et définitive d’un lien historique entre deux territoires. Il fournit en revanche un indicateur supplémentaire, susceptible d’être confronté à d’autres sources : archives, histoire administrative, dialectologie, généalogie, migrations, données économiques ou démographiques.
Le Social Connectedness Explorer permet ainsi de passer d’une intuition géographique à une observation mesurable. Là où l’on soupçonne l’existence d’anciennes solidarités territoriales, de circulations durables ou de réseaux hérités, il offre la possibilité de vérifier si ces proximités se retrouvent encore aujourd’hui dans les relations sociales effectives.
Ses limites doivent toutefois être rappelées. Les données reposent sur les utilisateurs de Facebook et non sur l’ensemble de la population. L’intensité d’un lien numérique ne dit rien, à elle seule, de sa nature exacte. Enfin, les différences d’usage des réseaux sociaux selon les générations, les pays ou les milieux sociaux peuvent introduire des biais.
Utilisé avec prudence, cet outil n’en demeure pas moins précieux. Il permet de cartographier une forme de mémoire sociale des territoires : non pas l’histoire telle qu’elle s’est produite, mais certaines traces relationnelles qu’elle a pu laisser dans les sociétés contemporaines.
Je reprends la main, tant cette prose me semble impersonnelle ? Quid de la Gascogne ? Est-elle encore une réalité humaine malgré la division régionale ?
Et bien en prenant le point Pau, on voit bien que les amitiés virtuelles pour quelqu’un originaire de l’arrondissement (c’est la division qui correspond au point appelé Pau) dessine en creux la Gascogne.

À noter qu’en dézoomant, l’on peut avoir une idée des diasporas présentes dans tel ou tel secteur : sans surprise, les Portugais du Nord en Béarn !

Bordeaux, ville étudiante, ville où sont venus travailler des gens à 200km à la ronde, dessine un autre univers, qui prend le sud des Charentes et une partie du Périgord, mais tout de même ancré dans la "Gascogne de l’Ouest", sur l’axe Bayonne-Bordeaux. La Nouvelle-Aquitaine, humainement, ne va pas jusqu’au Limousin, encore moins jusqu’au Poitou.

Toulouse dessine un monde pas mal centré sur l’ancienne région Midi-Pyrénées, avec une moitié d’Aude. Cst conforme à ce que l’on peut penser des relations nouées dans cette ville, à cheval sur la Gascogne et le Haut Languedoc.

Au fond, nos intuitions sont confirmées, et toutes ces cartes montrent des relations de proximité, qui peuvent être induites par des divisions administratives au cœur des métropoles de Bordeaux et Toulouse, divisions qui en revanche, depuis Mont-de-Marsan, n’ont aucune réalité sociale.

Et Aran pour nous excentrer ? Un monde catalano-aragonais mais avec un lien commingeois net.








