- Tederic Merger

Rive droite gasconne Gascogne médiane Tonneinquais

Grateloup-Saint-Gayrand

Colombage / Colanar / Coulanà


Architecture vasconne pour ce qui fut, peut-être, une maison d’habitation ?


 

Grans de sau

  • On sait que ce style s’enfonce assez loin en Agenais, notamment en vallée du Lot mais aussi en allant vers la vallée du Dropt (je fournirai quelques exemples que j’ai observés à titre de comparaison vers Miramont-de-Guyenne), par contre je ne sais pas où il s’arrête vraiment.
    En allant vers le Périgord, la vieille ville d’Eymet semble balancée entre le style périgourdin et le style que je n’ose pas dire vascon, mais en tout cas "vieil-européen" avec façade sous pignon.
    On doit cependant trouver des "vasconnes" en Périgord Pourpre, je n’ai pas pour ma part une connaissance très grande de ce "parçan".
    Au Nord de Bergerac, là c’est clair, c’est fini. Je me demande du coup si en vallée du Lot ce serait la même chose avec Fumel comme limite de deux styles (on aurait donc une correspondance fabuleuse : à chaque fois où la forêt dense du Massif Central commence s’efface la maison vasconne du Sud-Ouest de la France).

    Qu’est ce que l’Agenais dès lors ?
    Drôle de pays dont nous avons parlé à de nombreuses fois, comme pris entre deux influences, une gasconne, une guyennaise. C’est là un pays assez peu étudié, historiquement, linguistiquement, ...

  • Les forêts étaient autrefois des frontières géographiques.
    Deffontaines situe la frontière de la Gascogne en moyenne Garonne dans les premières forêts de la rive gauche, dont il reste quelques unes (celle du Mas d’Agenais...).

  • E bé ! Aqueure tabeuy que le ban caleu arremouli !

  • Vincent : tu parles de "vieil-européen", voilà qui est intéressant. Dans ce cas, d’où viendraient les maisons
     à façade sur le mur gouttereau comme les périgourdines ;
     à toit à faible pente comme les girondines
     ?

  • En 2015, l’état de mes observations a quelque peu changé :

     Il existe un foyer de maisons à façade sous pignon et pans de bois important du côté de Confolens, aux confins de l’Angoumois et du Limousin. J’ai également vu de telles maisons en Bergeracois, aux lisières de la forêt du Landais, qui complète donc le foyer connu de la Double.

    Il semble que ce soit également le style médiéval des rares maisons encore debout en Poitou (par exemple à Charroux). Je serais prêt à parier qu’on le trouve également en Bas-Quercy, sur des maisons antérieures à la mode de la brique toulousain, pas encore influencées par les formes des Causses.

     Le style à façade sous pignon est également présent dans toutes les zones de montagnes de la péninsule ibérique, dans les Alpes sous la forme du chalet, dans les Ardennes (observations personnelles de cette année, ce printemps).

    Le caractère "vieil-européen" me semble évident. Archaïque.

     C’est à fouiller plus précisément mais il semble bien que les textes bordelais distinguaient clairement le style de toitures inclinées, avec tuiles plates, sous l’expression : "à la guise de France".

    Cf sur ce point : "Rue des Bahutiers".

    Pour autant, les maisons pouvaient rester de style à pignon : il semble que le mur gouttereau est ultérieur. Notre ami médiéviste Guilhem Pépin pourrait nous en dire plus.

     De quand datent les maisons périgourdines à toiture inclinée et mur gouttereau (qui sont sensiblement similaires à celles des Pyrénées, d’ailleurs) ?

    Probablement à compter du XVIIème siècle. En tout cas, en Béarn, aucune maison dite béarnaise n’est antérieure à cette époque, et toutes les maisons plus anciennes, probablement au nombre de 3, sont certes à toiture inclinée mais à pignon.

    D’où viennent ces maisons à toiture gouttereau ? Très probablement de l’architecture civile française.

     Quid des maisons à faible pente du Bordelais ? Je les crois pour ma part excessivement récentes. Toutes les vieilles maisons que j’ai détectées en Bordelais sont d’un style différent : soit purement landaises comme en Médoc, soit à la guise de France comme sur des petits châteaux de l’Entre-Deux-Mers, soit à pignon peu incliné comme dernièrement je l’ai constaté sur une maison du Fronsadais que je proposerai ici même en photo.


Un gran de sau ?

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