Bordeaux / Bordèu Entre-deux-Mers

Floirac

- Tederic Merger


 

Le Rébédech dans le bas Floirac

Arrivé dans les paluds de Floirac,
Le Rébédech dans le haut Floirac
le Rébédech (alias ruisseau de Claveterre) semble se diviser (ou plutôt il a été divisé !) en canaux plus ou moins perpendiculaires, quand il n’est pas busé comme il l’est dans le haut Floirac. Je soupçonne qu’il soit busé sous la rue Jules Guesde, quartier de la Souïs.

Floirac - le Rébédech le long de l’ancienne voie ferrée Bordeaux-Eymet
Floirac - le Rébédech le long de l’avenue Jean Alfonsea et de l’ancienne propriété Dupuch
Floirac - le Rébédech le long de l’ancienne propriété Delpech
Floirac Euratlantique - "les Rives de Rebedech"

La canaléte cimentée de "l’avenue de la Garonne" (Lataste pour Gasconha.com !) est aussi un bras du Rébédech.
Lataste - "avenue de la Garonne"

Le cadastre napoléonien (Section B feuille unique : La Palus) montre un estey dans le prolongement du quartier de la Souïs ; c’était peut-être le bras principal, voire unique, du Rébédéch.
Apparemment, le fonctionnement n’est plus celui d’un estey : l’eau de Gironde ne semble pas rentrer à marée montante.

Bref, l’homme a tout changé.
Il semble maintenant vouloir faire une petite place à ciel ouvert à ce réseau du Rébédech.
Le rapport à l’eau change un peu...
Espérons que dans ce nouveau Floirac-Euratlantique, des panneaux explicatifs avec des cartes du Rébédech seront installés !


 

Grans de sau

  • Je n’ai jamais réussi à trouver l’étymologie de Rébédech. Quelqu’un a une idée ?

    • J’ai cherché aussi sans succès.
      Le nom sonne gascon bordelais ; il ne figure pas sur les cartes anciennes ; sur le cadastre napoléonien, c’est le ruisseau de Clabeterre (avec des variantes ; nom à creuser également).
      J’ai cru bon de mettre deux accents aigus : "Rébédech" ; mais je trouve des mentions "Rebedech" au 19e siècle sans accent par Google livres.
      Il y a peut-être une racine de la famille "riv*" (arriu, arrivau, arriba etc.)
      La terminaison ch en Bordelais comme ailleurs en Gascogne est souvent difficile à interpréter, et même à prononcer avec sécurité. Baurech etc.

  • Aha ! Je crois que Tederic tient le bon bout.
    FEW 10 : R, p. 423 (rīvus) : l’occitan a des formes en rivatel, etc. (petit ruisseau) dont une variante gasconne est “riwatẹ́tš”(rivatèth, à Ustou en Ariège).
    L’i réalisé /e/, l’a prétonique /ə/ o /e/, le t sonorisé /ð/ sont autant de faits gascons tout à fait courants.
    Rivadèth o Revadèth, prononcé [reβeˈðɛc], s’accorderait bien avec le cours d’eau désigné. Reste à voir si cela colle ou a collé avec la phonologie locale.

  • Oui, c’est aussi mon idée : un diminutif de riu. Le passage riv- à rev- ne m’étonne pas (attraction du -e-). Par contre, un suffixe -th se prononcerait /t/.

    C’est peut-être un pluriel *rivedèths prononcé /-ts/, avec un chuintement.

    Pour le cas de Baurech, BBF propose (de mémoire) une étymologie -ticum, mais ici *rivateticum est improbable non ?


Un gran de sau ?

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