Lòcs (toponymie, paysage...) de Larressingle

Armagnac & Condomois Gascogne médiane

Larressingle

Macello / Escahouepé

en graphie alibertine :

Escauhapé
Voir Cauhapé. Cauhapè "Chauffepied". "Plaque métallique chauffante que l’on (...)

Cette borde qui vend sur place des produits bio semble s’être appelée tout simplement "Bourdette" ou Bourdéte" (Cassini, Cadastre napoléonien).

Maintenant nommée "Macello" (le nom de famille d’un habitant ou propriétaire, peut-être italien ?) par l’IGN, elle a quand même une pancarte "Escahouepe" qui cache forcément Escauhapé, variante du Cauhapé jamais vraiment expliqué.

FANTOIR : Escahoupe

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Beauhas
Beuhàs (?) / Bewhas (?)

en graphie alibertine :

Beuhàs (?)
Prononcer "Bewhas (?)"



 

 
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Le Crampé


 

 
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Paillès, Pailhès

en graphie alibertine :

Palhèrs
Plus fréquent en domaine languedocien qu’en Gascogne.

palha / paille

Se prononce presque comme le français "paille" (pour une fois, c’est facile !).

dérivés :
palhèir (forme nord-gasconne ; prononcer "paillèÿ") ou palhèr (prononcer "paillè") : meule de paille

Le prince gascon Bernat Tumapalhèr était donc "pourfendeur de meule de paille" !


 

 
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Pouy

en graphie alibertine :

(lo) Poi
Prononcer "(lou) Pouÿ".

pei, poei, poi, pui / colline, hauteur

Prononcer " puï ".

Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source inépuisable de noms propres, dans tout le domaine occitano-catalan.

variantes : poi (prononcer " pouï "), puèi, poèi, pèi (très fréquent en Bordelais et Médoc dans les noms de lieux, sous la forme "pey"), pèch (variante orthographique de "pèi").
"puch" semble être de la même famille, probablement une variante orthographique de "pui".
Signalons enfin puèg (languedocien) et puig (catalan), qui se prononcent plutôt "puech" et "poutch"...

Tout cela vient du latin "podium" (hauteur).
Dérivés :
pojòu, pujòu, qu’on retrouve sous les formes francisées "Poujeau" ou "Puyôo" et en languedocien sous les formes "poujol" et "pujol"
Berganton (p. 119) parle d’une "interchangeabilité" entre "puyau, puyèu, puyò" (pujau, pujèu, pujòu).
pojada (montée -fr. "poujade", "pouyade")


 

 
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Le Moura

en graphie alibertine :

(lo) Morar
Prononcer "(lou) Mourà".

mora / mûre

Prononcer entre "moure" et "mouro".
Variante : amora (prononcer entre "amoure" et "amouro")
Dérivés :
amorèr, mais aussi peut-être amoret : mûrier, ronce
morèir (prononcer "mourèÿ") : mûrier [JF Laterrade]
morèu : mûrier [Vigneau, dict. du gasc. Bazadais]
amorejar (prononcer "amouréja") : cueillir des mûres (mais attention, aussi "faire l’amour", "courtiser" !-))

Quant à morar (prononcer "moura"), Palay y voit "un lieu humide presque marécageux".


 

 
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Le Cause

en graphie alibertine :

(lo) Cause
Prononcer "(lou) Càwze"... Rapport avec causea (chaux) ?

caucia, caucea, causia, causea, causena / chaux

Prononcer "caoussïe", "caoussée", "caouzïe", "caouzée", "caouzéne"...

chauler : (en)caucear, cauciar
Multidiccionari francés-occitan


 

 
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Le Barry

en graphie alibertine :

(lo/eth) Barri
Prononcer "Bàrri" (accent tonique sur "Ba").

barri / rempart, faubourg

Attention, l’accent tonique est sur le "a". Le "i" ne doit pas beaucoup s’entendre.


 

 
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La Fontaine du Pichouret

en graphie alibertine :

(lo) Pichorret
Prononcer "(lou) Pityourrétt"...

pichòrra, pitòrra / grand pissat, cascade

« pichorre, pithorre (L.) sf. Grand pissat ; à Bay., purin humain ; par anal. cascade. » [Palay]
Multidiccionari francés-occitan

On remarquera que Palay, n’utilisant pas la graphie alibertine qui réserve le th à la fin d’un mot (castèth), l’utilisait ici à l’intérieur d’un mot, sans doute pour noter un t mouillé.

IGN : la Pitorre, 32800 Eauze

Y aurait-il eu dans l’usage de la langue une confusion entre la racine pishar et la racine chorrar ? pisharchorra

Le diminutif est normalement pichorret, qu’on trouve bien en toponymie (on trouve aussi pitor(r)et)...

Palay :
« pichourlét, pichourrét sm. – Petit filet d’eau canalisé, qui sourd d’un rocher ou du flanc d’un coteau ; lou pichourlét de la hount. »

Palay fait les renvois suivants, mais a-t-il raison de nous faire passer dans un champ sémantique totalement distinct ? :
« pitourrét C. pitarrét, piton.
espitourrét,-e V. espitarrét. »
espitorret s’est vu donné un sens encore différent sur Gasconha.com...
L’Espitourret

Avec le espichorrà’s de Lespy, on revient dans le champ sémantique de pishar :
« ESPICHOURRA-S ne pouvoir se retenir de pisser, pisser dans ses culottes. » [Lespy]


 

 
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Lascassagnes

en graphie alibertine :

Las Cassanhas
Lacassanha + (la) Cassanha

casso, casse, cassi / chêne

cassi est plutôt girondin, une autre forme gasconne est casso (prononcer "cassou" en accentuant la première syllabe), et casse existe aussi.
En langue gauloise : cassanos

"cassi-casso-casse" est-il plutôt le chêne pédonculé , le chêne tauzin étant "tausin" ?*
Dérivés (pour dire "chênaie" :)
cassiar (masc.), cassia o cassièra (fem.), cassiet, cassieda, cassoeda, cassanha (le si courant "cassagne"

*Le basque a deux mots différents : haritz pour "chêne pédonculé", ametz pour "chêne tauzin". Au Pays basque, le premier était particulièrement révéré.

Ostau deus Cassos / Oustaou dous Cassous
Proposition de typographie gasconne.
Tederic M.