Lòcs (toponymie, paysage...) de Macau

Médoc

Macau

Le Marchand

en graphie alibertine :

(lo) Marchand
Prononcer "(lou) Martchan"...

marchand / marchand

Même mot qu’en français, mais la prononciation peut différer nettement : Marchann, Martchann, Martyann...

Voici de l’habitat compact, et qui épouse joliment le tournant de la route !
Le Marchand est en bord de Gironde, en face de la pointe sud de l’Ile Cazeau.


 

 
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Macau

Rauzan

en graphie alibertine :

Rausan, Rosan ?
Prononcer "Ràwzan"...


 

 
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Macau

La Maqueline

en graphie alibertine :

La Macalina
Prononcer "la Macaline" ou "la Maqueline" à en juger par la transcription (...)

Il semble que ce soit comme un petit bras de Garonne qui enserre ce qui était autrefois "l’Ile des Vaches" (l’Ile des Baches, de las Baishas ?).


 

 
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Macau

Campardon

en graphie alibertine :

Campardon

arredon, redon / rond

féminin : redona (prononcer "rédoune" ou "rédouno")
variante avec le "a" d’appui gascon : arredon, qui donne souvent ardon dans la toponymie.

camp / champ

Souvent prononcé "cam", sans faire entendre le p final.
campanha : campagne

Je ne trouve pas ce Campardon sur les cartes plus anciennes que celle de 1950, et ne suis pas tout-à-fait sûr que cette maison est la maison principale de Campardon...
Elle est dans la série des maisons de prestige qui font face à la Garonne, comme Bolaire, mais un peu plus riche encore ; celle-ci est même en face de la pointe sud de l’Ile Cazeau.


 

 
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Macau

chemin du Petit Castéra


 

 
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Macau

Le Castéra

en graphie alibertine :

(lo) Casterar
Prononcer "(lou) Castérà".

castèth / château

casteran (prononcer "castéra") : châtelain
casteret : petit château
casterar (prononcer entre "castérang" et "castéra") : château ou place-forte

On peut imaginer une référence à un casterar ancien que cette maison aurait remplacé, et que son bâtisseur aurait voulu honorer.

Pas loin, il y a le chemin du Petit Castéra.
chemin du Petit Castéra

Mais le Cadastre napoléonien (B2) donne la "rue du Castra", la rue même où est cette maison.

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Bern

en graphie alibertine :

(lo) Vèrn
Prononcer "(lou) Bèr(n)".

vèrn / vergne, aulne

Prononcer "bèrn".
Viendrait du gaulois "vernos".
dérivés :
Vernet, verneda, vernhet, vernheda
= aulnaie
Le masculin "vernet" désigne un bois plus petit que le féminin :
vernhet < vernheda
(explication de L. Vernhet)
Le "vèrn" était autrefois planté en bord de rivière pour bien le tenir par ses racines.
Et de son bois, on faisait des "esclòps " (d’où l’expression "arbre aux sabots").
"bois léger et imputrescible, il servit à confectionner jougs de boeuf et esclops. Avec l’écorce, on peut faire de la teinture brun-oranger et avec le bois un chauffage qui laisse très peu de cendres". [Guy Suire]

"Bois rouge, arbre de 25 à 30 m. Bois recherché en menuiserie, ébénisterie. Ecorce utilisée en décoctions contre l’angine et pharyngites."
[Gilles Granereau]

Rien à voir avec l’animateur du même nom ...

prepausat per Vincent P. ;

 

 
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Bolaire

en graphie alibertine :

(la) Volèira, Bolèira ? (lo) Volèir, Bolèir ?
La graphie "Volèira" correspondrait à un sens volière ; mais on manque (...)

On trouve Boulayre à Luglon (40), qui doit en être le doublet. Un "voltigeur" ?

prepausat per Vincent P. ;

 

 
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Mirande

en graphie alibertine :

(la) Miranda
"tour de guet, belvédère" [Site des noms de J. Tosti]

mirana / lieu d'où la vue se porte au loin, poste d'observation

Prononcer mirane, mirano...
Palay donne la définition ci-dessus pour « miradou, mirane ».
Multidiccionari francés-occitan

Le Tresor dóu Felibrige donne« (rom. cat. miranda), s. f. Galerie qui offre une perspective, belvédère, faîte d’un édifice, lieu élevé ».

miranda, forme donc plus latine et moins gasconne, l’a emporté sur mirana dans la toponymie gasconne.
En Gascogne, on a aussi le très courant miralh.miralh = miroir, tour d'observation

Pan-gascon !

prepausat per Vincent P. ;

 

 
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Place de la Causette


Ma photo est bien laide, prise en conduisant, mais je ne l’ai pas prise pour des motifs esthétiques : "Placès de la Causette" ? Zézako comme on disait il y a encore quelques années ?

La place n’a pas l’air ancienne, plutôt le fruit d’un dégagement récent. Je suppose donc qu’il s’agit de la causette, le terme français pour le bavardage. Mais quelle est cette curieuse forme "placès" ? Existe-t-il un terme local de gascon "maquelin" pour désigner une place ?

prepausat per Vincent P. ;