Lòcs (toponymie, paysage...) de Gardegan-et-Tourtirac

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Gardegan-et-Tourtirac

Maoubastit

en graphie alibertine :

Maubastit

bastir / construire

Prononcer "basti" (le gascon ne prononce pas le "r" final en général).
"bastir" n’est pas spécialement gascon, puisqu’il existe en occitan en général, et aussi en catalan et castillan (à vérifier).
"bastissa" (prononcer bastísso ou bastísse), toponyme courant en Gascogne : bâtisse

mau / mal, mauvais

Prononcer "maou", ("aou" étant une diphtongue).
féminin "mauvaise" : mau comme le masculin, ou mala (prononcer entre "malo" et "mala").

CN (TA) : Maoubastit
IGN 1950 : Mal-bâti
IGN0 : Malbati

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Gardegan-et-Tourtirac

Clotte

en graphie alibertine :

Laclòta + La Clòta
Prononcer "Laclòte", "Laclòto"...

clòta / creux avec de l'eau au fond

Le masculin clòt semble exister aussi, avec un sens identique.


 

 
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Douprat

en graphie alibertine :

Deuprat

prat / pré

dérivés :
prada, pradèra : prairie
pradèu : airial
pradina (prononcer "pradine"...) est présent en toponymie nord-gasconne, et devait avoir un sens précis qui nous échappe.


 

 
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Peyoriolle
Pèir Auriòl / Peÿ Aouriòl

en graphie alibertine :

Lauriòu, Lauriòl + (l')Auriòu, Auriòl
Prononcer "Làwriòw" (plusieurs diphtongues !). Il semble que ce nom puisse (...)

lauriòu / loriot

Prononcer "laouriòou".

Pèir

Pèir, Pèr Pèira / Peÿ / Pierre

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu !

Dérivés :

Dérivés ou variantes [Alis-Aiguillon] : Peyre Peyroton Peychot

Futurs parents amoureux de Bordeaux et de sa région, vous souhaitez que votre fils s’attache lui aussi à ce pays et défende ses couleurs...
Appelez-le Pey ou Pèir* !
C’est "Pierre" en gascon de la région de Bordeaux.
C’est le prénom de Pey Berland, homme d’Etat, homme du peuple, homme de coeur et homme de religion, qui a défendu la liberté de Bordeaux contre le roi de France.

*"Pèir" est la graphie occitane normalisée de "Pey".
Il s’agit d’un seul et unique prénom qui se prononce " Pèÿ ".

La forme "Pey" est plus connue, et attestée officiellement. Vous n’aurez aucune difficulté à la faire enregistrer par l’Etat Civil : sinon, il devrait suffire d’invoquer Pey Berland et les multiples "Saint Pey" de la région...

La forme graphique Pèir, plus moderne et audacieuse, est moins évidente à prononcer pour la majorité des gens.
Il vous faudra donc faire, si vous la choisissez, l’effort pédagogique pour qu’ils ne prononcent pas "Pèrr"...

Pèir est la version nord-gasconne (en gros, département de la Gironde nord du département des Landes) de "Pèr" (ne pas prononcer le "r") qu’on trouve dans le reste de la Gascogne (voir les multiples "Saint Pé...").

A noter pour finir : le gascon permet une forme féminine différente du masculin, "Pèira", à prononcer entre "Pèïre" et "Pèïro". Profitons-en ?-)

CN (TA) : Péoriol
IGN et FANTOIR : Peyoriolle
Etat major 19e : Loriole


 

 
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Gardegan-et-Tourtirac

Les Faures

en graphie alibertine :

(los) Haures
Pourrait être le nom "Faure" mis au pluriel, comme la pratique en exista (...)

haur / forgeron

Attention, le "r" final ne se prononce pas en général en graphie occitane normalisée.
Prononcer "haou" ou "aou" est une diphtongue.

hauressa (prononcer "hoouresso") : hauresse, femme de forgeron [Fauché, dialecte gascon de Tonneins] ?
En toponymie, on peut envisager des confusions entre hauresse, fauresse et (a)horest (forêt...). ahorest = forêt


 

 
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Bracaud

en graphie alibertine :

Bracaut
Prononcer "Bracàwt".

Cassini : Brocau
IGN 1950 : Bracaout
IGN, FANTOIR : Bracaud
CN (Section B feuille unique : Matetournier) : barail de Bracaud, Bracaoût (avec l’accent circonflexe entre le o et le u !)


 

 
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Garrouillat

en graphie alibertine :

(lo) Garrolhar, Garrolhat ?
Prononcer "(lou) Garrouyà"... En limite nord du domaine nord-gascon (...)

garrolha / taillis de chênes

Gaby :
« Le mot garrolha [ga’rujə] désigne en Bordelais un taillis de chênes ou une chênaie peu
vigoureuse »

IGN : Garrouillat
IGN 1950 : Garrouilla
Cassini : le Garouillat
CN (TA) : Au Garouilla


 

 
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Roucaud

en graphie alibertine :

(lo, la) Rocau
Prononcer "(lou, la) Roucaou", où "aou" est une diphtongue. Semble être un (...)

arròc, ròc / roc, rocher

En gascon, on a plutôt arròc
arròca (prononcer "arroque") : roche


 

 
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Piné

en graphie alibertine :

(lo) Pinèr, Pinhèr
Prononcer "(lou) Pinè, Pignè". (lo) Pinèir, Pinhèir Prononcer "(lou) Pineÿ, (...)

pin, pinh / pin

Prononcer "pi(ng)", "pign".
dérivés :
pinhadar (pignada), par un dérivé intermédiaire pinhat (pignat - petit ou jeune pin) : plantation de pins
pieda (pïéde, pïédo...) : pinède
pinhadèir (pignadeÿ) : résinier ?
pinhòt (pignot - prononcer "pignòtt" !) (tronc de jeune pin utilisé dans le Bassin d’Arcachon)
pinha (pigne, passé également en français régional pour "pomme de pin"), pinhon (le pignon, qu’on trouve dans les pignes des pins francs, et qui se mange ; mais peut-être aussi un petit pin)
pinhèr : pin pignon, ouvrier qui pigne...
pinhèra : pinède, marchande de pommes de pin (à Bayonne)
et probablement pinassa (pinasse)

« le jeune pin se dit de trois façons : pinhat, pinhòu e pinhòt (Arnaudin, Méaule et Lalanne) » [Halip Lartiga]

piac :
Multidiccionari francés-occitan

piàc, piàt (L.) sm. – Jeune pin. Dans cette expr.- : moulhàt coum un piàc, mouillé, trempé comme un jeune pin ; ses branches en parapluie, en effet, arrêtent et retiennent l’eau du ciel. Palay

Pin maritime, Pin des Landes :
"1° résineux de France, favorisé par l’homme, il constitue la plus importante forêt de production de France, la forêt landaise (950 000 ha)."
[Gilles Granereau]


 

 
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Le Pey

en graphie alibertine :

(lo) Pei
Prononcer "(lou) Peÿ".

pei, poei, poi, pui / colline, hauteur

Prononcer " puï ".

Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source inépuisable de noms propres, dans tout le domaine occitano-catalan.

variantes : poi (prononcer " pouï "), puèi, poèi, pèi (très fréquent en Bordelais et Médoc dans les noms de lieux, sous la forme "pey"), pèch (variante orthographique de "pèi").
"puch" semble être de la même famille, probablement une variante orthographique de "pui".
Signalons enfin puèg (languedocien) et puig (catalan), qui se prononcent plutôt "puech" et "poutch"...

Tout cela vient du latin "podium" (hauteur).
Dérivés :
pojòu, pujòu, qu’on retrouve sous les formes francisées "Poujeau" ou "Puyôo" et en languedocien sous les formes "poujol" et "pujol"
Berganton (p. 119) parle d’une "interchangeabilité" entre "puyau, puyèu, puyò" (pujau, pujèu, pujòu).
pojada (montée -fr. "poujade", "pouyade")