Lòcs (toponymie, paysage...) de Bahus-Soubiran

Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Pabine
Pavina / Pabino

en graphie alibertine :

Pavina
Prononcer "Pabino"


Maison vasconne qui possède encore ses enduits blancs qui recouvrent les pans de bois, comme classiquement autrefois.


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Baloy

en graphie alibertine :

Balòi
Prononcer "Baloÿ".


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Barade

en graphie alibertine :

(la) Varada
Prononcer entre "Barade" et "Barado".

varat, varada / fossé

Prononcer respectivement "barat", "barade"...

varadar, avaradar (baradà, abaradà) : entourer de fossés

A propos des varats landais, Gilles Granereau, de l’ONF, nous explique :
"en gros, pour limiter les problèmes d’humidité, mais aussi pour délimiter les propriétés, on creusait des fossés (barat, barradeau...) ;
les déblais étaient mis sur la bordure et constituaient la dougue (ou douve, ou tempe - mot que je ne connaissais pas), plus ou moins large.
C’est sur cette dougue que l’on pouvait établir une haie (les aubépines, par exemple étaient largement utilisées, car, outre leur rôle défensif (contre les bestiaux), elles étaient employées comme porte-greffes pour les fruitiers).
Cette haie protégeait par ailleurs les fruitiers (ou parfois la vigne) qui étaient placés parallèlement.
A l’intérieur de cette zone close et assainie par les fossés, et protégées par les fruitiers et haies, on pouvait établir des cultures céréalières en général."

Un contributeur géomètre nous dit :
"Les fameux baradeaux simples ou doubles entouraient bien les prés ou terres pour, d’une part, assainir, et, ensuite, couper les racines de la forêt qui auraient tendance à aller dans le sous sol des terres.
De ce fait les baradeaux dans leur ensemble appartenaient au propriétaire terrien et non au sylviculteur.
J’explique cela dans mes bornages, mais j’aurais aimé trouver des textes ou schémas pour leur mettre sous les yeux."

Remarque [2021] :
La provenance gasconne du mot utilisé en français "baradeau" n’est pas claire. Ce dernier est d’ailleurs associé par des sites d’étymologie au verbe barrer.
Le nom de famille Baradeau est poitevin.
On ne trouve guère de Baradeau en onomastique gasconne, ni de baradèu ou baradèou dans les textes...

dérivés :
varadèr : creuseur de "varats"
minjar com un varadèr : manger... beaucoup
varada (prononcer entre "barade" et "barado") : féminin de "varat" ; correspond au mot français "vallée", mais le sens gascon était-il "vallée" ou "fossé", ou entre les deux ?

JPEG - 8.2 ko
Luz Saint Sauveur - Rue dets Barats
Bizarre ces noms de rues moitié français ("rue") moitié gascons qu’on trouve à Luz.
Mais surtout ne touchez à rien si c’est pour uniformiser en français !
En gascon, on peut, sur le modèle de la rue voisine "Bio d’era Moulo" (tout en gascon, elle), imaginer "Bio dets Barats" (Via deths Varats).
La graphie alibertine passerait peut-être auprès des autochtones, mais les estrangèrs prononceraient les "V" "V"...
Je trouve aussi que le dessin de la plaque et des lettres rend bien.
Tederic M.

(lo) Varadèr, Varadèir
Prononcer "(lou) Baradè", "Baradeÿ". Le second est nord-gascon.

varat, varada / fossé

Prononcer respectivement "barat", "barade"...

varadar, avaradar (baradà, abaradà) : entourer de fossés

A propos des varats landais, Gilles Granereau, de l’ONF, nous explique :
"en gros, pour limiter les problèmes d’humidité, mais aussi pour délimiter les propriétés, on creusait des fossés (barat, barradeau...) ;
les déblais étaient mis sur la bordure et constituaient la dougue (ou douve, ou tempe - mot que je ne connaissais pas), plus ou moins large.
C’est sur cette dougue que l’on pouvait établir une haie (les aubépines, par exemple étaient largement utilisées, car, outre leur rôle défensif (contre les bestiaux), elles étaient employées comme porte-greffes pour les fruitiers).
Cette haie protégeait par ailleurs les fruitiers (ou parfois la vigne) qui étaient placés parallèlement.
A l’intérieur de cette zone close et assainie par les fossés, et protégées par les fruitiers et haies, on pouvait établir des cultures céréalières en général."

Un contributeur géomètre nous dit :
"Les fameux baradeaux simples ou doubles entouraient bien les prés ou terres pour, d’une part, assainir, et, ensuite, couper les racines de la forêt qui auraient tendance à aller dans le sous sol des terres.
De ce fait les baradeaux dans leur ensemble appartenaient au propriétaire terrien et non au sylviculteur.
J’explique cela dans mes bornages, mais j’aurais aimé trouver des textes ou schémas pour leur mettre sous les yeux."

Remarque [2021] :
La provenance gasconne du mot utilisé en français "baradeau" n’est pas claire. Ce dernier est d’ailleurs associé par des sites d’étymologie au verbe barrer.
Le nom de famille Baradeau est poitevin.
On ne trouve guère de Baradeau en onomastique gasconne, ni de baradèu ou baradèou dans les textes...

dérivés :
varadèr : creuseur de "varats"
minjar com un varadèr : manger... beaucoup
varada (prononcer entre "barade" et "barado") : féminin de "varat" ; correspond au mot français "vallée", mais le sens gascon était-il "vallée" ou "fossé", ou entre les deux ?

JPEG - 8.2 ko
Luz Saint Sauveur - Rue dets Barats
Bizarre ces noms de rues moitié français ("rue") moitié gascons qu’on trouve à Luz.
Mais surtout ne touchez à rien si c’est pour uniformiser en français !
En gascon, on peut, sur le modèle de la rue voisine "Bio d’era Moulo" (tout en gascon, elle), imaginer "Bio dets Barats" (Via deths Varats).
La graphie alibertine passerait peut-être auprès des autochtones, mais les estrangèrs prononceraient les "V" "V"...
Je trouve aussi que le dessin de la plaque et des lettres rend bien.
Tederic M.

La Barrada

barrada / fermée

Prononcer entre "barrade" et "barrado".


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Bastarrot

en graphie alibertine :

(lo) Bastaròt
Prononcer "(lou) Bastaròt". Diminutif de Bastar.

basta / ajonc épineux

Prononcer entre "baste" et "basto".
Quant on trouve "Basta" en nom de lieu gascon, ce doit être un dérivé, avec un "r" final non prononcé : bastar (lieu qui héberge ce type de végétation).


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Belly

en graphie alibertine :

Belin
Prononcer "Bélïn", ou "Belïn" en pays negue.


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Benedit


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Bouet

en graphie alibertine :

Boet
Prononcer "Bouét" en faisant entendre le t final. "(le) Bouet" n’est pas rare (...)


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Le Bret

en graphie alibertine :

(lo) Bret
Prononcer "(lou) Brét". Le t final semble ne pas être prononcé en (...)

bret, breda / buisson épineux

Prononcer entre "bréde" et "brédo".

Il semble que le mot ait la forme masculine bret.

Le Bret

Variante : bresa

Labresa + (la) Bresa


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Brun

en graphie alibertine :

(lo) Brun
Prononcer entre "(lou) Bru" et "Brung". En France, dans toutes les régions (...)


 

 
Chalosse-Tursan

Bahus-Soubiran

Grangeot

en graphie alibertine :

(la) Granjòta, (lo) Granjòt
Prononcer "(la) Granjòte, (lou) Granjòtt"... respectivement formes féminine (...)