Lòcs (toponymie, paysage...) de Baleyssagues

Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Bernada

en graphie alibertine :

(lo) Vernadar
A prononcer : "(lou) Bernadà".

vernatar, vernadar / aulnaie

Prononcer ’’bernatà’’, ’bernadà’’.

Langon, XVIIe siècle.
Noté aussi en toponymie dans le Marmandais, je crois. vèrn = vergne, aulne

D’aulnes, il n’a plus guère, plutôt des pruniers, parfois abandonnés, et des sapins !

FANTOIR : 47020 Baleyssagues BERNARDA
CN (A2 Riquet) : Bernarda

prepausat per Vincent P. ;

 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Les Riquets
Les Riquets / Leÿ Riqué

en graphie alibertine :

Riquet
Prononcer "Riquétt, Riqué"...


Je ne pense pas me tromper en proposant une prononciation "Leÿ Riqué" : nous sommes dans une zone où l’article féminin pluriel est "les", où il se prononce "leÿ", qu’importe la consonne qui suit il me semble, et où -s final du pluriel n’est pas prononcé, pas plus un -t final.

Je pense que l’oc de cette zone, qui n’a vraiment plus que quelques traits gascons, a été profondément influencé par le parler marotin des Gavache qui ont été majoritaires sur la commune de Baleyssagues.

FANTOIR : 47020 Baleyssagues RIQUET


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Jenicot

en graphie alibertine :

Janicòt
Jan + double suffixe ic+òt Comme nom de famille (Jeannicot, Jeanicot, (...)

Jan Jana / Yan / Yane / Jean / Jeanne

Dérivés [Alis-Aiguillon 1600] : Janòt (Jeannot), Janicotet* (Jan + ic + ot + et - donc trois suffixes à valeur mi-diminutive mi-affectueuse !)

*Le livre de l’abbé Alis contient une orthographe du genre "Genny Coutet", présenté du même coup comme ayant une couleur anglo-saxonne...
Peut se prononcer "Yan".


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Fontmorin

FANTOIR : Faumorin
IGN : Fontmorin (parait plus vraisemblable)


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Les Barthes

en graphie alibertine :

(las) Bartas
Prononcer entre "Las Bartes" et "Las Bartos".

barta / barthe

Zone humide auprès d’une rivière.
"barta" est un mot prélatin.
Difficile d’affirmer si "barda" (voir les lieux qui s’appellent "Labarde") est une variante de "barta".
Si oui, on pourrait déduire à la fois "barda" et "barta" de bard ou bart qui veut dire "boue" ou "limon".

barta existe aussi en languedocien, mais avec un sens différent de forêt broussailleuse. Difficile de dire si les mots "barta" et languedocien et gascon ont une même origine.

(lo) Bartèr, (la) Bartèra
(la) Bartèra : prononcer "La Bartère", "La Bartèro"... (lo) Bartèr : prononcer (...)

barta / barthe

Zone humide auprès d’une rivière.
"barta" est un mot prélatin.
Difficile d’affirmer si "barda" (voir les lieux qui s’appellent "Labarde") est une variante de "barta".
Si oui, on pourrait déduire à la fois "barda" et "barta" de bard ou bart qui veut dire "boue" ou "limon".

barta existe aussi en languedocien, mais avec un sens différent de forêt broussailleuse. Difficile de dire si les mots "barta" et languedocien et gascon ont une même origine.


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Mounicat

en graphie alibertine :

Monicat ? (lo) Monicar ?
Prononcer "Mounicat" en faisant entendre le t final si la terminaison en (...)

Monic Monica / Mounic

Prononcer le masculin "Mounic", et le féminin entre "Mounique" et "Mounico".

IGN : Mounicat
FANTOIR : Mounica


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Baillarde

FANTOIR : Gagliarda
IGN : Gagliarda, Baillarde (pour deux lieux voisins)
Curieuse italianisation apparente de ce qui est "Baillarde" pour l’IGN en 1950.
CN (A1 Riquet) : Baillarde
CN (A2 Riquet) : Gagliarda
OpenStreetMap : Caliarda


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

La Burgère

CN (B le Bourg) : Terrey de la Buryère


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

Lamothe

en graphie alibertine :

Lamòta + (la) Mòta
Prononcer entre "Lamòte" et "Lamòto".

mòta / mothe

Prononcer entre "mote" et "moto".

Mot désignant au Moyen Age un tertre, parfois artificiel, sur lequel on bâtissait une forteresse.
Ce mot, présent aussi hors Gascogne, semble avoir disparu en gascon depuis longtemps, peut-être depuis qu’on ne construit plus de forteresse dessus ?
Michel Grosclaude donne à ce mot une origine pré-indoeuropéenne "archaïque". Le gascon n’a donc fait que l’adopter.


 

 
Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Baleyssagues

La Pichouse

en graphie alibertine :

(la) Pishosa
Prononcer "Pichouse"...

pishar / pisser

Prononcer "pichà".

pisha (prononcer "piche", "picho"...) : pisse, écoulement (très présent en toponymie)
Mais Palay donne plutôt pich (mot masculin) :
« Urine, pissat ; par anal. source jaillissante, filet d’eau jaillissant, cascade »

dérivé :
pishadèir (prononcer "pichadèÿ") ou pishadèr (prononcer "pichadè") : pissotière

En Bordelais, pishadeir, pishaduir (?) :
Nom énigmatique qui semble avoir désigné un quasi-pays :
 « picheduy, surnom donné par les landais du nord au pays viticole girondin » selon Palay rapporté par Matthias Koch
 « pays où il pleut toujours, lieu bas où se rendent les eaux » selon Mistral rapporté par Matthias Koch ; Mistral le fait dériver du verbe gascon "picha/pissa".
Pourtant la toponymie bordelaise ne semble pas présenter ce nom, sauf un lieu-dit ancien à Bègles en bord de Garonne sur les actuels "Petit Port" et "Grand Port" : le "Pichedhuy, Picheduy, Pichaduy, Pissaduy, Pisseduy, de la Reyne, Reyna..." (Matthias Koch)

pisha-viste (prononcer "piche-biste" - littéralement "pisse-vite" en français) : "sorte de culotte-pantalon que les femmes portaient sous la jupe, qui avait la particularité de ne pas être cousu entre les jambes".
[Association du patrimoine de Saint-Médard-en-Jalles - article dans le journal "Sud-Ouest"]

Probablement lié :
pishèir (présent en toponymie nord-gasconne sous la forme pichey)

Peut-être pas lié, mais avec des interférences possibles :
pishèr (pichè) : « sm. – Mesure de capacité (environ deux litres 1/2) ; pichet, grosse bouteille, jatte. » [Palay]