en graphie alibertine :
Larrei

rei / roi

Prononcer "rèÿ".

dérivés :
reiau (prononcer "réyaou") : royal
reiaume (prononcer "réyaoume") : royaume
reiòt (prononcer "réyott") : roitelet (notamment l’oiseau nommé ainsi en français)

Selon Palay, "rey" a aussi signifié "massif important, mont".

Très probablement "L’arrei", donc "Le roi", "arrei" étant probablement une forme très gasconne de "rei".

Variante(s) graphique(s) :

Larrey


 


 
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Grans de sau

  • Il y a un patronyme sur lequel tout le monde zappe, y compris S. Palay, Longnon, Dauzat, Lemoine etc . Donc, c’est le parapluie grand ouvert, que je me permets d’avancer une proposition, sachant à l’avance que je vais essuyer un feu nourri de contestations.


    La charrue ancienne, l’araire c’était la reille. Contrairement aux personnalités citées, Adelin Moulis écrit dans son Dictionnaire-Languedocien français : Relha : soc de la charrue et je lis sur un autre dictionnaire :
    Reille, soc triangulaire ou losangique qui se prolonge par une tige et ligaturé sur l’araire par de forts anneaux.
    Ce mot revient souvent du 16 au 19e siècle. On achetait du fer pour la reille quand le précédent était usé ou par trop émoussé.

    Au Moyen Age, sur les censiers de Boudrac (1340-1449 - ADHG HMT) figurent certains censitaires, Vidau et Domenge de la Rey que l’on devrait transcrire en gascon par d’era Rey, le copiste toulousain ayant, comme à son habitude, « languedocianisé » l’article mais séparé les deux mots. Ceci est extrêmement important car il y a là une connotation sociologique. Sous l’Ancien Régime, sur tous les documents, on distinguera le laboureur (ce terme suppose la détention d’au moins 7 ou 8 arpents de terre) du brassier moins nanti, lequel offre ses services aux précédent, à l’occasion ou régulièrement.


    La reille ou reye n’étant possédée que par les premiers. Eth d’era Reille orthographié La Rey peut très bien désigner le laboureur et je pense sincèrement qu’il n’y a pas d’autre explication, surtout pas celle de lo rey, le roi -roi de qui et de quoi - par dérision ? On pourrait l’envisager s’il n’y avait autant de personnes de ce nom, surtout dans certains villages proches de Bagnères.


    Mon trisaïeul était un Larrey. Le fait d’exercer, très modestement, l’art de maître-chirurgien (il semble qu’il y ait eu un grand nombre de Larrey autres que Dominique et Jean, dans cette profession), ne l’empêchait pas d’exploiter une propriété assez étendue pour l’époque. J’ai essayé d’étayer au mieux mes arguments, il y a peut-être des définitions plus convaincantes, mais en attendant aucune n’a été exprimée jusqu’ici sur le patronyme Larrey.

  • Il y a beaucoup de Leroy en pays d’oïl. Pourquoi exclure l’explication "L’arrei" ?
    Une recherche dans Google books me sort ceci, extrait de "Le Nom de Famille en Bearn et ses origines" de Régis de Saint-Jouan :
    "Ainsi dans une liste de vingt-trois jurats de la Vallée d’Aspe au XIIIe siècle, il y a un seul nom sans particule, un sobriquet, Arnaut Arrey (Arnaud Roi)"
    http://books.google.fr/books?id=flq_DBRPTEwC&pg=PA133&dq=arrey+castet&hl=fr&sa=X&ei=fjsJUvuQCOqE4ASDs4DYBA&ved=0CDoQ6AEwAQ#v=onepage&q=arrey&f=false

  • On ne sait trop sur quoi cela repose mais on ne peut le rejeter. Si je me suis montré par trop abrupt, c’est parce la proposition à laquelle je crois n’a jamais été avancée.

    Les deux définitions peuvent être partagées. Quoiqu’il en soit, leur signification originelle est tributaire de l’orthographe fluctuante de copistes qui ne se sont guère préoccupés de la vocation terminologique de LARREY


Un gran de sau ?

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