Mots

- Tederic Merger

votz

français : voix

Prononcer "bouts".
A pu être supplanté par le francisme "bouès" dans le dernier état de la langue.


 

- Tederic Merger

arrebolha

français : vairon

Question reçue d’un gasconhaute :
« Vairons = arégouilles ?
Il me semble que dans ma jeunesse, dans le Ciron, on appelait les vairons
arégouilles. »

Allez, on donne tout ce que dit Per Noste sur le site du Multidiccionari :
(petit poisson) pesquit | pesquita f. B., L. | pesquida f. | pesquira Big. ; rabasan (Savès) | rabesan | (ar)rebesan | arrebasan Lom., G., eL., Chal., VBilh | rabedan | rebedan nBig. ; rabolha f. | (ar)rebolha f. | arribolha f. Gir., Bazas, nL. ; rabòta f. Com., Cous., Toul. ; chipa f. Bay. ; amaranta f. | amarèga f. Com. ; porròt hAdour. ∫ (dim.) pesquitòt | pesquiton.
◊ grande quantité de  : pesquitalha f. | pesquitèra f. ; rabadalha f.

On y retrouve (ar)rebolha qui se lit "(ar)rebouille" et correspond sans doute aux "arégouilles" dont se souvient ce gasconhaute.


 

- Gaby

gaspòt

français : repas à la palombière

Mot benaujant.
Autre sens : grappillon (syn. arlòt).


 

- Tederic Merger

tara

français : buisson

[n’ac tròbi pas dens lo multidiccionari...
Tederic M.]
Multidiccionari francés-occitan

Félix Arnaudin nous dit que "tare" = buisson. "Uù tare de broc" = un buisson de bruyère.
Mais il cite aussi le verbe "tara/tarar" = pousser des tiges et les mots "tarin" = rejeton de souche de chêne tauzin et "taroun" = rejeton de chêne tauzin faisant partie d’un taillis qu’on coupe tous les quatre ou cinq ans.
[Claude]


 

- Tederic Merger

bujau, cabanòt, canhèr, tut

français : niche

http://www.locongres.org/fr/applications/dicodoc-fr/dicodoc-recherche :
Multidiccionari francés-occitan

niche f. (cavité)

lang : bojal (m)
gasc : bujau (m)

Basic (commun gasc-lang)
niche f. (chien) cabanòt (m.) Basic (commun gasc-lang)
niche f.

1. (dans un mur) bujau ; ulhau (alvéole, dans le creux d’un rocher) ; hornet ( sous le manteau de la cheminée) ; lucanet ( à fromages).
2. ( à chien) cabana | cabanòt m. | cabaneta ; tuta | tut canhèr m. Alb..
3. (espièglerie) nharga ; marganha ; guilhesca ; bèfa | beferia ; nhafla ; lipada Bay. ; escarni m. ; despieit m.
◊ faire des  : nhargar ; har marganhas.

Per Noste (gascon)
niche nf. canhèr nm. Atau que’s ditz (gascon)
niche f. tut m.


 

- Gaby

grusèra, gresèra

français : lieu stérile

Pron. "gruzère".

Lieu stérile, en friche, avec des cailloux. On trouve ce toponyme en Marmandais.

Variantes : gresèra (pron. "grézère"), grusa (pron. "gruze"), que l’on trouve en toponymie girondine.


 

- Gaby

margajat

français : imbécile

En Libournais.


 

- Tederic Merger

còs

français : tertre, côteau, monticule

Palay : cos (l), còu sm. – Coteau, monticule. V. coste, coustalàt. N. de p. Ducos

Le nom Cossium est une latinisation de l’aquitanique *koiz, gascon coç, cos ’tertre’, basque goiz ’en hauteur’
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vasates

Ce même "cos" semble dépasser le domaine gascon puisqu’on le trouve au nord de Montauban : L’Honor-de-Cos, Cos, Piquecos...
« Le terme " Cos" signifie hauteur ou colline dominant l’Aveyron. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/L’Honor-de-Cos

On trouve aussi des "Le Cosse" (Mourens, Mongauzy, Moissac) qui pourraient être des "Le Cos".

Une hypothèse : que les nombreux "Cousso" ou "Cousseau" gascons dérivent de "cos", comme les "Poujo, Pouyo..." dérivent de "pouy" et les "Tuco" (Tucòu) dérivent de tuc.
Attention : en Bordelais, il pourrait y avoir des "Cousseau" originaires d’oïl.

Un homonyme : còs = français corps

Noms damb "còs" :


 

- Tederic Merger

espostià’s

français : se poster

Palay
Multidiccionari francés-occitan
 :
espoustià-se (Lav.) v. – Se poster, prendre position- : que t’y bas espoustia..., tu vas bien te poster pour...

Ua amiga tòia que m’ac a dit dens lo sens un shinhau particulièr de "qu’èi passat un moment damb un tau, a devisar" : que’m soi espostiada dab eth
En realitat, qu’avèvi entenut "espostejada", mès lo Palay n’ac escriu pas atau.
Esperi ne pas me trompar...


 

- Tederic Merger

lanç

français : élan

Los ahars n’an pas lanç : les affaires ne sont pas dynamiques

« 1- get ; getada ; accion de lançar ; arronç ; saut en longor
2 - eslançament de dolor ; nhac ; hissada »
Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !


 

- Tederic Merger

barriòsta

français : pièce de bois à l'arrière des filadières

https://apps.atilf.fr/lecteurFEW/index.php/page/lire/e/27729 :
« Gasc. Pièce de bois qui se met à l’arrière des filadières pour supporter le haveneau »

https://books.google.fr/books?id=WdJjAAAAcAAJ&pg=PA179&lpg=PA179&dq=barioste&source=bl&ots=P3oxuooCYq&sig=SuKl5jDihU_twXoTYqAqFnapZdQ&hl=fr&sa=X&ved=0CEwQ6AEwBWoVChMIgcnWxNziyAIVyKsaCh0JbAiO#v=onepage&q=barioste&f=false :
« traverse de bois d’environ vingt pieds de longueur, qu’ils nomment barioste : elle sert à supporter les deux bras du haveneau »
(semble concerner la pêche dans la Garonne)http://www.gasconha.com/ecrire/?exec=paraula_edit&id_paraula=4631

Encyclopédie de Diderot et d’Alembert :
« Il y a à la félardière une petite poutre appelée barioste, d’environ dix pieds de haut, sur laquelle sont placées les deux barres de l’haveneau »

Autres attestations chez Google Books, dans le même sens.
barrioste figure aussi dans le dictionnaire de Vincent Foix.

Le double "r" semble préférable.
Pourrait être un alliage savoureux entre « "arriòsto" (Lav.) ;sf._ poutre maîtresse,pièce de charpente qui retient les chevrons » et la racine barr* (barreau, gourdin, rondin...).


 

- Tederic Merger

èrm

français : terre non cultivée, déserte

« (latin eremus) ; desèrt, tèrra perduda, non cotivada, lana, bosiga », ce’ns ditz lo "Tot en gascon".
Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

Prononcer plutôt "èrr".


 

- Tederic Merger

galh

français : gaillard, vivace

J’ai trouvé ce mot chez Palay par le Multidiccionari, mais je n’ai entendu que "gailheÿ" (galhèir) en français du Médoc, et je trouve aussi cette racine dans « Se hèi aquò, qu’es pramor d’estar tot engalherit. » (la parabole de l’enfant prodigue en gascon occidental normé)
LO MAINATGE ACABAIRE Traduction en gascon occidental normé réalisée par Philippe Lartigue, professeur certifié de langue d’oc/Histoire-géographie. Adaptations graphiques à partir de la graphie préconisée par l’I.E.O.

Je me demande si gualhard, qui a un sens assez proche, a la même racine. Si oui, ce serait une racine germanique ?


 

- Tederic Merger

biscar

français : bisquer, enrager


Jòc entaus saberuts en lenga Tederic M.


 

- Tederic Merger

boha

français : cornemuse des Landes de Gascogne

Prononcer "bouhe".
Belle page explicative avec photos et carte de l’aire de jeu à la fin du XIXème siècle sur le site des Bohaires de Gasconha.

voir aussi :

bohar / souffler

bufar en languedocien.
La boha (prononcer "bouhe") est la cornemuse landaise.
dérivé :
bohada (prononcer "bouhade") : "giffle" en médoquin

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« esbouhà v. Essouffler ; esbouhà-s, s’essouffler, perdre haleine.
esbouhàt,-ade adj. Essoufflé,-e, asthmatique ; se dit d’un terrain soufflé, bouleversé par les taupes.
desbouhà v. Dégonfler ; desbouhà-s, se dégonfler. »


 

- Gaby

gringalhut

français : grenu, avec des aspérités

Prononcer "grîngayùt".
En garonnais. Se dit par exemple d’une pierre. On dirait que c’est un hapax !


 

- Gaby

de ralètas

français : discrètement, sur la pointe des pieds

Prononcer "dé ralètes".
Se dit par exemple pour quelqu’un qui s’échappe. Au moins en garonnais et bordelais, mais RELETO est connu par Mistral comme adverbe, en Gascogne. Pour "à la dérobée", on peut aussi dire a l’escapada. Pour "se glisser (hors de...), s’échapper furtivement...." : s’espishar.


 

- Gaby

grenopit

français : flétri, etc.

Prononcer "grénoupit".
En Bordelais (garonnais, Médoc...)


 

- Gaby

vasiu

français : qui pousse bien (arbre)

Prononcer "bazîw". Du verbe vàser "croître"
En Bazadais notamment.


 

- Gaby

ralut

français : mal-venant (arbre)

En Gironde (Entre-2-Mers, Bordelais...).


 

- Tederic Merger

De Nogaròu n’a pas qui vòu, e lo qui n’a se’n vòu dehar !

français : De Nogaro n’a pas qui veut, et celui qui l'a veut s’en défaire !

(De Nougarò n’a pas qui bò
e lou qui n’a se’n bò dehà
)

Traduction :
De Nogaro n’a pas qui veut
et celui qui en a veut s’en défaire.

Explication :
Nogaro est rare, précieux. Mais celui qui en jouit ne l’apprécie pas.
Bref, le proverbe dit "vous n’êtes jamais content, vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez !"


 

- Tederic Merger

balet

français : hangar ou auvent placé devant la maison

Prononcer "balétt".
Mot utilisé en Moyenne Garonne.
Il correspond aux mots emban, estantade... utilisés ailleurs en Gascogne.

voir aussi :

emban / auvent


 
 

- Tederic Merger

N’ei pas tot còp lo qui semia lo qui sèga

français : Ce n'est pas toujours celui qui sème qui moissonne

semiar = semer
Explicacion suu sit d’Avòste


 
 

- Tederic Merger

tord

français : grive

Prononcer "tourd" (ou "tourt" ?).
Voir Noms vernaculaires des grives.

voir aussi :

trida / grive

Prononcer entre tride et trido.
Voir Noms vernaculaires des grives
et aussi la grive sur www.etymologie-occitane.fr


 
 

- Tederic Merger

aulor

français : odeur

Prononcer "awlou".
aulorejar ("awlouréja") : dégager une (bonne ?) odeur

Je me souviens de ma grand-mère disant "qu’auloreja" (qu’awlouréjo) pour dire "ça sent bon".
D’ailleurs, avec mes oreilles peu exercées au gascon, je n’entendais que "kalouréjo" (sans la diphtongue "aw")... A moins que ma grand-mère ait vraiment prononcé comme ça ?


 

- Gerard Saint-Gaudens

Dus arrepoers suus Biarnès (dus arrepoués sous biarnès)

français : Deux proverbes au sujet des Béarnais

"Lo Biarnès qu’èi sus l’aute gent com l’aur subèr l’argent"

(lou biarnès qu’èi sus l’aute gent coum l’or subèr l’argent)
trad : le béarnais est au dessus des autres comme l’or au dessus de l’argent ;

Solide aquèth arrepoer que vièn directament deu Biarn ( un aute arrepoer - francès aqueste- que ditz hòrt plan qu’òm es pas jamèi tan plan servit com per se medix ! ). Que s’i nòta l’emplec tipic en Biarn de "èi" com a tercera persona deu present e l’antic mot "suber" tabé emplegat d’un biaix benlèu mès corrent en compausats com "suberbèth".

S’es vertat aquèth arrepoer, n’ac sèi pas e non sèi pas tapòc se la moneda d’aur era tostemps milhora que la d’argent...Los economistas deu sègle XVIIau que disevan que "la maixanta moneda que caça la bona" !

Mes entà equilibrar aqueth compliment aus Biarnès, meritat o non, que propausi tabé unhaut arrepoer, lanusquèth aqueste :

"De quate Biarnès lo Diable qu’a part en tres"

(de qouate biarnès lou diabble qu’ a part en tres)
trad:sur quatre béarnais le diable a partie liée avec trois .

A vosautes de causir çò qui vulhitz !


 

- Gaby

auger la nhiula

français : avoir la flemme

owjé la gniwle

En garonnais (ALG)