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Libournais

Castillon-la-Bataille

Castillon-la-Bataille

Castillon-la-Bataille

En "normalizat" :

Castilhon
Prononcer "Castilhoun". Bien présent en Gascogne. Pourtant, "castèth" ne (...)

33350 - lat. 44.849998474121094 / long. -0.03333299979567528
 

Commune gasconophone de Gironde, du moins quant on y parlait autre chose que le français ...
Juste à la frontière avec les pays guyennais du Périgord même si on trouve encore des formes gasconnes à Lamothe-Montravel (La Tauziatte).

La toponymie de Castillon est pleinement nord-gasconne : Beney, Rue de la Carreyre, Au Castéra, Larquey, Mingasse, Les Mouleyres, Au Pinta, ...
[Vincent.P]


Punts vesins :
(distance ≤ 16km)

  • Sainte-Radegonde

  • Mouliets-et-Villemartin

  • Belvès-de-Castillon

  • Saint-Magne-de-Castillon / Sent Manhe de Castilhon
    Saint-Magne-de-Castillon / Sent Manhe de Castilhon
    La toponymie de ce village du Nord de (...)

  • Grans de sau

    • Sa langue aussi, telle qu’elle paraît dans les paraboles.
      Rien à voir avec le parler du pays foyen voisin.

    • Je crois que la Gironde n’a jamais été autant analysée sous l’angle de son évolution politique : je dois dire qu’il est intéressant de voir, après une décennie à parler de ces sujets, qu’ils sont enfin repris par les médias, ici un média national, Le Monde.

      L’article, cependant, se focalise quelque peu trop, selon moi, sur le seul ressenti identitaire, qui est primordial, mais n’explique pas tout. Castillon, c’est aussi un dommage collatéral de ce que devient Bordeaux.

      Castillon, en Gironde, gagné par le racisme et la peur du déclassement

    • Je n’ai pas pu lire la totalité de l’article, n’étant pas abonné au "Monde".
      A la fin de ce qui m’est lisible, il y a ceci :
      « C’est compter sans les peurs qui viennent s’ajouter au déclassement d’une ville ouvrière de 3 100 habitants. Car, derrière les belles façades, on cache sa misère comme dans de nombreux bourgs le long de ce que l’Insee appelle « le couloir de la pauvreté », qui s’étire entre la pointe du Médoc et Agen.

      Avec un taux de chômage de 27 % (dont près de la moitié sans qualification), et 25 % d’allocataires du RSA, les indicateurs sociaux en font l’une des communes les plus pauvres de la Nouvelle-Aquitaine »

      Mes remarques :
      Quand on ausculte la santé socio-économique d’une ville, il faut considérer son unité urbaine ou son aire urbaine, au sens de l’INSEE. Je ne sais pas la différence entre aire urbaine et unité urbaine, mais dans le cas de Castillon, c’est commode : les deux se confondent et se constituent des communes de Castillon, Saint Magne et Lamothe-Montravel.
      Entre 1999 et 2015, la population de cet ensemble est passée de 6015 à 6384 habitants, donc une croissance d’un peu plus de 5%.
      La commune de Castillon fait un peu moins de la moitié et, sur cette période, a diminué.
      Il a dû se passer ce qui arrive partout ailleurs : le vieux bâti urbain de Castillon, malgré le charme de ses "pierres ocres" que signale "Le Monde" (on devine les pierres blondes de Bordeaux), a dû être délaissé au profit de pavillons hors du tissu urbain.
      Les populations les plus précaires, celles qui ne pouvaient pas acheter du neuf ou n’avaient pas de voiture, ont dû rester dans le vieux Castillon, ou même sont venues y occuper les vides. Ce sont elles qui doivent contribuer à ce taux de chômage de 27 %, mais je le redis : il faudrait connaitre le taux de chômage sur la totalité de l’aire urbaine.

      "Le Monde" parle du « déclassement d’une ville ouvrière ». Je ne sais pas quelles industries ont périclité.
      Le paragraphe économie de Wikipédia sur Castillon se limite à un fait positif, mais qui commence à dater :
      « Emploi : entre 1990 et 1999 le canton de Castillon-la-Bataille a connu une croissance significative essentiellement due au secteur tertiaire dynamisé notamment par les activités de prestations viticoles. »

      Quant au mystérieux « couloir de la pauvreté » censé s’étirer entre la pointe du Médoc et Agen : nous l’avons déjà mentionné à propos du vote Front national aux dernières élections, qui prospère sur le même couloir.
      Beaucoup de familles d’immigrés maghrébins en mal d’emploi, beaucoup de familles de "gens du voyage" sédentarisés ?
      Il semble qu’il a manqué de nouvelles activités qui absorbent la main d’oeuvre dont l’agriculture, se mécanisant, n’avait plus besoin.

      Enfin, d’un point de vue gascon, que pourrions-nous conseiller ? Imaginons-nous aux commandes de la communauté de communes* !-)
      En espérant d’abord que nous ne commencerions pas à nous déchirer entre gasconistas...
      Je vois que Castillon est une bastide. Justement, Vincent, nous avons échangé hier sur l’idée de communiquer sur les bastides, et je pense que je peux te citer sans trahir un secret :
      « la gasconnité peut s’articuler pour partie avec l’envie de revivre les centre-bourgs : on pourrait même faire des slogans [...] sur l’art de vivre en Bastide. »
      La communication ne suffirait sans doute pas pour faire venir du monde (qui vienne vraiment par choix).
      - Il y a une problématique du bâti ancien, difficile à adapter aux normes actuelles.
      - Il faut aussi qu’il y ait de l’emploi : nous ne voulons pas que les nouveaux castillonnais aillent travailler chaque jour à Bordeaux (bien qu’il y ait une gare, et c’est un avantage qu’il faudrait exploiter).
      - Côté identité gasconne : mettre des drapeaux (celui du léopard ?), mettre en valeur ce qui reste de toponymie gasconne..., aider les activités culturelles les plus enracinées, raconter l’histoire de la Bataille de Castillon en sympathie avec le parti anglo-gascon, aider d’éventuels labels de producteurs gascons...
      Mais tout ça ne pourrait juguler à court terme « le racisme et la peur du déclassement », ce qui fait que... nous serions balayés aux élections suivantes (pour continuer ma fiction) !-)

      * cette communauté de communes, Castillon-Pujols, dépasse largement l’aire urbaine de Castillon, incluant par exemple Branne et Mouliets-et-Villemartin de l’autre côté de la Dordogne.

    • Vincent m’ayant depuis envoyé la totalité de l’article, je peux préciser le malaise de Castillon : la ville a reçu deux vagues d’immigration marocaine à 40 - 50 ans d’intervalle, la seconde "poussée par la crise de 2008 en Espagne".
      Ce sont surtout les jeunes de ces familles marocaines (donc logiquement plutôt ceux de la deuxième vague ?) qui poseraient problème par leurs incivilités, dans un contexte de chomage élevé.
      Pour le coup, je ne vois plus le lien avec la métropolisation de Bordeaux*, les populations en présence (les vieux castillonnais non marocains restés en ville, les vieux castillonnais marocains, et les jeunes marocains qui ne sont encore guère castillonnais...) ne me semblent pas liées à Bordeaux, et n’y vont probablement jamais ou presque.
      Mais il doit aussi y avoir des pendulaires bordelais qui, eux, habitent en lotissement, mais perçoivent de loin la zizanie dans le vieux Castillon...

      Au total, je ne sens pas que l’Esprit gascon puisse ici et maintenant pacifier les choses...

      *Le lien pourrait être quand même que Bordeaux a tendance, comme métropole régionale, à vider de sa substance un territoire comme celui de Castillon, en confisquant des fonctions administratives ou économiques.


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