- Tederic Merger

lièit

français : lit

variantes :
liet (Aspe, Barétous), lèit...

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Grans de sau

  • Dans le parler garonnais "planiu" de Marmande, on dit "lit" en prononçant nettement le -t.
    Il est possible que ce soit un francisme adopté pour éviter de créer une confusion avec "lèit" (lait) qui est au masculin dans la région.
    Plutôt que "lit", peut-être que la solution "lhèit" [yèy] pourrait être acceptable, telle qu’elle est du côté de Seyches ou de Puymirol.

  • On peut aussi choisir de dire "lèit" pour les 2 mots, comme en Bazadais. Lhèit est plutôt béarnais ; et vers Seyches ou Puymirol cette prononciation ne serait-elle pas due au languedocien "lièch" ?

  • Lo lheit,leit = lit
    La lèit = lait

    nueit/neit, neu, cueit, cueir, ueu, heira, cueisha, huelha, ueit, uei, miei, vielh, viela, ge(i)r, bueu etc...

    Arrêtez de languedocianiser le gascon ! Que les Languedociens ouvrent leurs E et nous foutent la paix avec leurs accents graves !

  • Ca dépend des endroits !!! On le voit sur l’Atlas Linguistique de la Gascogne.
    Par exemple, en Bazadais, on dit "nèit", "mièi", "gèir", "dessèir", "fèira", mais en effet on dit "cueisha", "vielh", "bueu"...
    Et on dit "lèit" dans les deux cas.

    Le béarnais n’a pas le monopole de la norme !! On a justement une langue dialectale !!

  • A "é" qui nous accuse de languedocianiser le gascon, je répondrai en faisant écho à Gaby.
    Si chez nous on ouvre la voyelle "e" dans des mots où l’on attendrait une fermeture dans un gascon plus central ou méridional, c’est que la proximité du languedocien, plus précisément du nord-languedocien, se fait sentir.
    Sans compter l’influence du français, courante chez les néo-locuteurs.

    Peut-être que par souci de cohérence graphique et étymologique devrions-nous ne pas noter à l’écrit cette ouverture dans tous les cas et donc remonter à l’origine latine de tel ou tel mot.
    Par exemple, le suffixe latin -atoriu(m) a donné en français -oir et en gascon -der [dé](sud-gascon) et -deir [déy] (nord-gascon).
    Or, chez nous cette prononciation fermée [déy] est plutôt théorique.
    Généralement, c’est bien [dèy] qu’on entend. Alors, que convient-il d’écrire dans ce cas, -deir par souci de cohérence graphie-étymologie ou -dèir par souci de cohérence graphie-phonie ?

  • D’un costat, que m’aduvi dab Gaby, de l’aut, que’m disi se’s entà notar totas les particularitats locaus, ne vei pas mé l’interès de le grafia "classica"...

  • Je ne pense pas que "é" soit béarnais, plutôt de la lande même, donc locuteur d’un dialecte qui aide justement à savoir quand s’ouvre ou se ferme un e en gascon, sachant qu’il est fort probable que les parlers nord-gascons sur ce point aient été entamés par la poussée du français.

    Réponse de Gasconha.com :
    Complément d’explication : il est facile pour les locuteurs de parlar negue de savoir si c’est "é" ou "è", parce que "é" en "negue" se prononce "eu" (en notation française), donc d’une manière franchement différente du "è".

  • Pensi que fau transcriver totas las varietats foneticas, mès dens una grafia normalisada ("e" per "é" o "ë" ; "è" per "è"). Quò’s pas incompatible !
    Après, atz tanben la grafia "Viaut" : per exemple "recaptadUEIR" que vodré remplaçar a l’encòp "recaptadeir", "recaptadèir", e -n’ec oblidimpas !- "recaptaduir" (fòrma oèst-girondina e, supausi, landesa tanben).

    Una remarca : los Landés disen "mè(i)" ...e los Biarnés de Per Noste disen que fau escriver "mei" !!

  • Enfin, a nòste (Bòrn e Lana-Gran) que dísem "mé".
    Qu’èi parlat de ’queth trabuc deus particularismes locaus percé, se voloren apitar aquera grafia "occitana", qu’èra entà aver un chic de normalizacion a l’escriut.
    E en mushans tots los particularismes (com hèm, e com hèci jo), que n’arríbam au medish punt on èran bèth temps i a.
    Per exemple, en Reclams, o ena Bouts dera Mountanho, cinc textes, cinc ortofrafas. Un qu’escriu "mé", un "mei", un "mèi", un "mès" e un aute "mes".
    Alavetz, que perpausi que hècim le nòrma suu mon parlar e le mia façon d’escríver ! Atau, que serà mé simple per jo ; e per vosatis, ne serà pas qu’ua question d’adaptacion ! Non ?


Un gran de sau ?

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