Noms
En graphie alibertine : Tutet
tutèth / goulot d’une bouteille[Bazadais - B. Tauzin] |
Variante(s) graphique(s) :
Tutet
En graphie alibertine : Me’n vau
Me’n vau = Je m’en vais.
Variante(s) graphique(s) :
Ménbaou
Chafre d’un habitant de Budos, commune voisine de Léogeats.
On devrait écrire "Me’n vau" mais l’apostrophe dans un nom ne semble pas convenir au programme informatique...
En graphie alibertine : Minon
Prononcer "Minoun".
La transcription de "Minou" en "Minon" surprendra, mais elle n’est pas absurde.
Les appellations, souvent affectueuses (Pilou, Nanou, Titou*...), notées à la française en "ou", sont en général occitanes, et peuvent être notées en "on" en graphie occitane normalisée, qui note "o" le "ou" français. Quant au "n" final, il se prononce un peu ou pas du tout.
*Je suis preneur d’exemples de telles appellations, qui peuvent être des "chafres", et souhaite connaître le prénom correspondant, s’il y en a un.
Pour "Minou", on pourrait penser à Dominique comme prénom officiel, mais apparemment ce n’est pas le cas ici.
[Tederic]
Variante(s) graphique(s) :
Minou
En graphie alibertine : Taton
A quel prénom cela peut-il correspondre ? Gaston ?
Variante(s) graphique(s) :
Tatou
En graphie alibertine : Solèrs
Prononcer "soulès".
Semble bien être le pluriel de "Solèr".
Ce nom assez fréquent dans toute la Gascogne vient sans doute du toponyme identique, lui aussi assez répandu.
solèir, solèr / étage ou grenierPrononcer respectivement "soulèÿ", "soulè".
variante gasconne majoritaire : (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Soulès
En graphie alibertine : Manaut
Prononcer "Manàwt".
L’explication comme variante de "Menaut" parait plus juste que celle de "manoeuvre", donnée par Claude Larronde, concurremment avec la première.
ManautPrononcer "Manàwt".
Voir Menaut.
Variante orthographique française : Manaud |
Variante(s) graphique(s) :
Manaut
Manaud
En graphie alibertine : Vergeruc
Très probablement "vergèr" + suffixe "uc" (péjoratif)
Anecdote :
Un enfant du pays (gascon), nommé "Bergeruc", devenu acteur à Holliwood, a pris le nom de "Bergerac", plus identifiable.
Mais le nom de la ville de Bergerac ("Brageirac" en occitan du Périgord) n’a probablement rien à voir avec "Bergeruc"...
vergèr, vergèir / vergerPrononcer respectivement "bergè", "bergèÿ".
Gascogne intérieure : vergèr (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bergeruc
En graphie alibertine : Espiassa
Phénomène courant en gascon, le "n" intervocalique (entre voyelles) est tombé.
Donc, voir Espinasse.
Variante(s) graphique(s) :
Espiasse
En graphie alibertine : Negue
negre, negue, ner, nere / noirPrononcer "négré" avec l’accent tonique sur "né".
variantes : negue ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Négue
En graphie alibertine : Ninòt
petit enfant
nin / bébéPalay : Multidiccionari francés-occitan
« nin,-e adj. et s. – Aphérèse de (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Ninot
En graphie alibertine : Menusèir
menusèr / menuisierPrononcer "ménuzè".
Variante nord-gasconne : menusèir (prononcer "ménuzèÿ") |
Variante(s) graphique(s) :
Ménusey
En graphie alibertine : Prigle
perigle / tonnerreVariante : prigle
pet de prigle, pet de perigle : coup de tonnerre
dérivé (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Prigle
En graphie alibertine : (lo) Teishenèir
Prononcer "(lou) Téchéneÿ".
teishenèir, tishanèr, tisnèr... / tisserandteishenèir : prononcer "téchénèÿ".
Mais ça, c’est une forme nord-gasconne. (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Técheney
Teycheney
En graphie alibertine : (lo,eth) Valent, (la) Valenta
Prononcer respectivement "(lou) Balén", "(la) Balénte"... (masculin, féminin)
vàler / valoirPrononcer "balé" en mettant l’accent tonique sur "ba".
dérivés :
valent (…) |
ValentPour Valent, prononcer "Balén".
Pour Valenta, féminin que propose (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Balén
Chafre d’un habitant de Budos, commune voisine de Léogeats.
En graphie alibertine : Cameta
Petite jambe.
cama, camaligat, cama ligada / jambePrononcer entre "came" et "camo".
camèth, camèra ou camèu, camèla : pourvu (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Caméte
En graphie alibertine : Choan
Les mules de l’attelage traditionnel landais étaient nommées Martin et Choan.
Peut-être que ce chafre s’y réfère.
En graphie alibertine : Larrègla
Le double "r" est important !
Est-il d’origine basque ou gasconne ?
Ce qui pourrait faire pencher pour un nom basque, c’est "Larre".
Une explication donnée par un spécialiste (J.Tosti) :
"pour désigner une terre "le nom le plus répandu est le basque Larre, avec le sens de pâturage naturel (plutôt que lande, une autre acception du terme), que l’on retrouve aussi dans Larralde, Larronde (= à côté du pâturage), Larramendy (la montagne du pâturage ou le pâturage montagnard)."
Donc Larrègle pourrait avoir une racine basque.
Mais on trouve une autre étymologie (Toponymie gasconne, de B. et JJ Fénié) avec une origine gasconne/béarnaise : du gascon "règla, rèula", la règle monastique, qui a donné La Réole (en Gironde ou Haute-Garonne) ou Larreule (en Béarn). Larreule, que l’on écrit aussi avec deux "r" !
Ce patronyme viendrait de "la rèugla", entre "la règla" et "la rèula", lieu où se trouvait un monastère.
Voilà des hypothèses que l’on peut discuter.
[Alain Lalanne (Larrea en basque)]
Le double "r" peut être basque ou gascon, mais je penche fortement ici pour l’hypothèse gasconne (à partir du latin "regula") :
– On trouve le nom de famille, et aussi des noms de lieu, Larrègle ou Larègle, presque uniquement en Béarn et dans le Sud des Landes, mais pas au Pays Basque.
– Si la partie "Larre" de "Larrègla" était basque, il faudrait expliquer "gla" en basque...
En revanche, si l’explication par "regula" est bonne, il y a bien eu une évolution particulière, qui a donné "Larrègla" et non "Larrèula".
La localisation des "Larrègla" en bordure du Pays Basque pourrait expliquer cette particularité par un substrat vascon plus fort que dans le reste de la Gascogne.
[Tederic]
Variante(s) graphique(s) :
Larègle
Larrègle
En graphie alibertine : Pèths
peaux, écorces
pèth / peau, écorcePrononcer entre "pèt" et "pètch", plus près de l’un ou de l’autre suivant (…) |
Variante(s) graphique(s) :





