Mots

estantèr

français : étai de bois

ou pièce de charpente.
Prononcer "estantè". [Palay]
los estantats : la structure en colombagecolana = pièce de colombage, tournisse

voir aussi :

estantada / auvent

Prononcer "estantade" ou "eustantade".
Voir la page sur la maison landaise.

La page wikipedia "Estantat" donne (repris de JJ Fénié) la jolie expression "« har estandada », qui peut se traduire par rester sous l’auvent, afin de discuter en famille, entre voisins ou contempler le crépuscule en prenant le frais les soirs d’été".

Entre estantad(e)/estandat/estantat, il est un peu difficile de choisir. Peut-être y avait-il des variantes du mot, mais "estantad", qu’on rencontre souvent dans les écrits, est suspect, surtout qu’on va facilement le prendre pour un mot féminin espagnol du genre "felicidad"...
Mais le "d" final a parfois pu noter des mots gascons masculins qui ont en fait le son "t".


 

cabiron

français : chevron

Prononcer entre "cabirou" et "cabiroung".
Un lexique gascon de la charpente ? Tederic M.

"pièce de bois équarrie soutenue par des pannes, et qui supporte des liteaux, lambourdes ou voliges" [Wikipedia]
dérivés :
cabiroat : carpenta, assemblatge deus cabirons [P. Morà] = cabiroatge (cabirouatye) [Justin Cénac-Moncaut]

Duvert et Bachoc écrivent "A Labastide-Clairence, dans le gascon du village, l’eskaratze se dit sotou, soule* est le fenil et la toiture se dit "kabiroun".
*Il doit s’agir de "sòu" (soou) - si maltraité par les transcriptions françaises peu familières de la diphtongue "òu", et de "solèr" (soulè).

Le mot basque "gapiru" présent en Basse Navarre et Labourd
Charpentiers basques et maisons vasconnes [Duvert & Bachoc] Note de lecture sur le hors-série 2001 du bulletin du Musée basque et de Bayonne
est l’adaptation directe de "cabirou".

Ce mot "cabiron" était bien connu dans une grande partie de la Gascogne, où le mot français correspondant "chevron" n’avait pas "pris", au contraire de "fetatge", par exemple, pour "poutre faitière", qui s’était imposé en Bordelais, Médoc, Agenais...
Cette force du mot se voit aussi dans son rayonnement au pays basque.
Voir si "cabiron" est présent aussi en Languedoc, Guyenne, Provence... son origine latine le rend vraisemblable.

D’autres mots relatifs à la charpente :
http://gasconha.com/spip.php?page=gran&id_gran=32712


 

estantada

français : auvent

Prononcer "estantade" ou "eustantade".
Voir la page sur la maison landaise.

La page wikipedia "Estantat" donne (repris de JJ Fénié) la jolie expression "« har estandada », qui peut se traduire par rester sous l’auvent, afin de discuter en famille, entre voisins ou contempler le crépuscule en prenant le frais les soirs d’été".

Entre estantad(e)/estandat/estantat, il est un peu difficile de choisir. Peut-être y avait-il des variantes du mot, mais "estantad", qu’on rencontre souvent dans les écrits, est suspect, surtout qu’on va facilement le prendre pour un mot féminin espagnol du genre "felicidad"...
Mais le "d" final a parfois pu noter des mots gascons masculins qui ont en fait le son "t".

voir aussi :

emban / auvent

Noms damb "estantada" :


 
 

morèu

français : mûrier, fauvette, sarrasin...

Prononcer "Mourèw".
"mûrier" [Vigneau, dict. du gasc. Bazadais], fauvette selon le dictionnaire de Meaule, sarrasin (céréale) selon le contaire Miquèu Baris...

voir aussi :

mora / mie, moelle, parties molles

La mora... Etymologie allant de mie, moelle.. et mollard !

« Aqueth prauvon, sense caishaus, que deisha la crosta e que minja la mora… »

En gascon la « mora » est un mot qui désigne :
• la mie du pain,
• La moelle dans certaines parties de Gascogne.
• mais aussi des parties du corps bien rebondies et molles comme le mollet (lo moron de la cama), les fesses (las moras deu cuu).
En gascon de la Val d’Aran, on a aussi de la même famille : « eth morelh deth braç » = le biceps et « eth morelh dera cueisha » = le muscle de derrière la cuisse.
En catalan, on a «  la molla del pan » = la mie du pain mais aussi les miettes.

Etymologie.

Le latin « mollis » = souple, mou. On a en latin « mollia panis » = la mie de pain.
C’est cet adjectif qui a donné en français « mou  » mais aussi « mollet » et plus vulgairement « un mollard  »… !
En catalan, ça a donné directement « la molla » et en gascon, par le remplacement des -ll- intérieur en -r- on a « mora ».

Mais on a aussi en latin « medulla » = la moelle. Ce mot a donné en ancien occitan : « mezola » = la moelle. En gascon, ça a donné le mot « lo medoth » à la double signification : la moelle et la mie.
A Saint Sever de Rustan, « la mora » est uniquement la mie de pain et « lo medoth  » est uniquement la moelle. Ce dernier mot tend d’ailleurs à disparaître pour le gallicisme la « moèla » : Shuca’t aqueth òs e tira t’en la moèla… moth = mou


 

- Tederic Merger

arreganh, arganh

français : hargne, fierté hargneuse

Prononcer "arrégagn", "argagn" si contraction...

Deux sens apparemment sans rapport :

hargne

dérivés :
arreganhat : hargneux, insolent, rebelle [dictionnaire "Tot en gascon"]
français régional : arregagnat = râleur, grognon (bayonnades.fr)

Le verbe espagnol regañar semble être de même origine.
Il signifie "aboyer", mais aussi "quejarse, lamentarse, gritar" [www.elcastellano.org]

miette

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« argagn sm. – Miette, parcelle. V. brigalh, mic. Û argagn de pà, une miette de pain (Lalanne) »


 

caucera

français : crêpe

Prononcer entre "caoucéro" et "caoucére".

Se dit au moins en Albret, aussi en Armagnac peut-être ? Les gasconhautes nous le diront !

Cau héser cauceras...
Cau héser cauceras lo jorn de la Candelera, end’aùger argent tota l’annada, mès ne’n cau pas dar !


Ailleurs, peut se dire crespèra", voire crespèth (forme masculine)


 

abriu

français : avril

Prononcer "abriyou".

Au mes d’abriu...
Au mes d’abriu, quites pas un hiu !
Au mes de mai, pas guair !
Junh, julhet, agost, tot !

 

ressegaire

français : bûcheron, scieur de long

Prononcer "rességaÿre".
variante : arressegaire

Buzet sur Baïse - Le rességayre
Buzet sur Baïse - Le rességayre
Tederic M.
voir aussi :

sèga / ronce

significations multiples : ronce, haie, mais aussi "scie" (segar = scier)
dérivés :
las seguèras (les moissons)
(dans le sens "scie"), har l’arressèga (ou la ressèga) : répéter d’une manière insistante le même discours... sciant


 

 ?

français : petit lezard
voir aussi :

 
 

man

français : main
Ua man lava l’auta.
Une main lave l’autre.

 

dar

français : donner

Prononcer "da".

Cadun ne pòt dar que çò qu’a !
Chacun ne peut donner que ce qu’il a !
voir aussi :

balhar / donner

Prononcer "bailla".

dérivé :
balhiu : généreux
Lexique gascon de Jean Dartigolles (Cernès) Extraits choisis

donar et dar existent aussi.


 

créder

français : croire

Acent tonique sur "cré".

variante : créser

Lo qui vòu pas créser vòu véser.
Celui qui ne veut pas croire veut voir.

 

trouac sègue

français : Perce-haie ?

Il y a une petite erreur de transcription. Voir Trauquesègue / Traucasèga


 

Djalatch

français : ?

 

poustic

français : ?

 

- Gaby

sharnagat

français : petit grondin rouge du Bassin

 

arron

français : après

Prononcer "arroun".


 

camalira

français : ?

 

drapèth

français : drapeau

 

- Gaby

caplassèra (capsalèra)

français : extrémité de parcelle

Métathèse amusante de "capsalèra". On trouve aussi, en nord-gascon, de nombreux synonymes : cantalèira, caselèira, vessanèir (versanèir), alèia, lèia, tornant,... et je dois en oublier.


 

- Tederic Merger

lièit

français : lit

variantes :
liet (Aspe, Barétous), lèit...


 

- Tederic Merger

cuu

français : cul

Prononcer "cuou", où "uou" est la diphtongue "yw" en graphie phonétique internationale.
variante : quiu


 

- Gaby

sautalèit

français : trampoline

Prononcer "saoutelèÿt" (pensi). [Tederic M.]

voir aussi :

lièit / lit

variantes :
liet (Aspe, Barétous), lèit...


 

- Gaby

sarra-ròda

français : frein (de véhicule)

a Bordèu - ALG [Gaby]

Prononcer à peu près "sarre-rode". [Tederic M.]

voir aussi :

arròda / roue

prononcer entre "arrode" et arrodo".
forme nord-gasconne : ròda

arrodèr, arrodèir (prononcer "arroudèÿ") : charron
arroderat, arroderada : ornière

Viendrait du gaulois "rota".
A rapprocher du basque "errota".


 

- Gaby

saut dau pau

français : saut à la perche

sivant Espagnet, 1849 [Gaby]

Prononcer à peu près "saout daou paou". [Tederic M.]

voir aussi :

pau / poteau, pieu

Prononcer "paou" (ou "aou" est une diphtongue).
diminutif : palòt


 

- Gaby

règa dau quiu

français : raie du cul

(Masson) [Gaby]

Prononcer à peu près "règue daou kiiiiyou". [Tederic M.]

voir aussi :

cuu / cul

Prononcer "cuou", où "uou" est la diphtongue "yw" en graphie phonétique internationale.
variante : quiu


 

- Gaby

a borlucs

français : par gorgées

En garonés.


 

- Gaby

tastulhejaire

français : "peloteur"

En garonés.