Notre région, c’est la Gascogne !


Un tchic de tout

Grans de sau

  • Sur une carte météo... la carte des précipitations dessine mon pays.
    Quoi de plus étrange pour la météo que de suivre des limites politiques : il manque la moitié sud du dessin !
    Avec ce petit clin d’œil, je vous souhaite un bon après-midi... sous la pluie ou la neige !

  • Adiu Tederik,

    Juste un petit lien pour les Landes :

    landesdegascogne.blogspot.fr

    Amistats !

    Gaztun

  • Bonjour, J’aimerais en savoir plus sur votre région, quels sont les endroits à privilégier ?

    fr.wikipedia.org/wiki/Gascogne

  • Tout est beau chez elle, il n’y a rien à jeter,etc... comme dit la chanson !

  • Bonjour, serait il possible de me traduire une phrase en gascon ?

  • Atterré , sidéré , par tant de brutalité et de barbarie . Tout ses innocents qui ont perdue la vie dans des circonstances affreuses.... De tout coeur avec les victimes et leurs familles . Et contre ces infâmes bourreaux ...

  • Oui nous avons tous été très touchés par ces horribles tueries du soir et de la nuit de vendredi . Tous ces derniers jours cela m’a fait penser aux précédents historiques où toute une population était terrorisée,privée de capacité de réaction immédiate devant des attaques violentes, répétées et programmées visant à ruiner un pays et de s’en emparer .
    Un cas très ancien ayant fortement affecté nos régions gasconnes est celui des « invasions normandes « de nos vieux manuels d’Histoire entre 844 et 982 .Entre ces deux dates, destructions et massacres systématiques ont ruiné la Gascogne et d’autres territoires relevant plus ou moins directement du royaume des Francs au point que les institutions disparurent pendant de longues décennies :du terrorisme massif avant la lettre .
    Entre 848 qui vit la destruction de Bordeaux (« les Danois l’incendièrent et massacrèrent sa population » écrit l’historien Prudence) et 982 (bataille de Taller qui vit le duc de Gascogne Guilhem Sanxe vaincre militairement les Normands de nos régions et la mort de leur chef Harald) ,s’étale plus d’un siècle de silence radio , si l’on peut dire . Ce ne fut par exemple qu’en 977 ,début du reflux de la vague,que furent rétablis les évêchés de Bordeaux et de Bazas(ce dernier par Gombaud, frère de Guilhem Sanche, devenu évêque de toute la Gascogne occidentale jusqu’à Bayonne) après une disparition vraisemblable pour près d’un siècle ; cette date marque d’ailleurs aussi le rattachement du comté de Bordeaux renaissant à la Gascogne .A noter que le fameux traité de Saint-Clair sur Epte en 911 entre le roi carolingien Charles III et Rollon avait antérieurement réglé la question pour le nord du royaume mais le sud-ouest de celui-ci avait continué à souffrir .
    Difficile certes de comparer des évènements si distants les uns des autres .Toutefois la leçon est peut-être que ce genre d’épreuve très lourde peut durer très longtemps mais qu’on en sort toujours. Mais espérons que ce sera beaucoup, beaucoup moins long cette fois et que l’épreuve sera plus limitée .

  • Rien de commun entre ces situations historiques passées et la situation actuelle, ni sociologiquement, ni humainement, ni historiquement. Ni les mêmes conséquences.
    Toutes les conditions sont réunies pour que ça se répète. Quant à en sortir...

    Parmi les victimes, Alban Denuit, de Marmande, maître de conf (arts plastiques) à Bordeaux-Montaigne. Et quelques "provinciaux" venus travailler ou se distraire à Paris, une ville qui s’éteint.

  • Adishatz à tots !

    A l’occasion de l’euro de football, je me suis aperçu qu’il existe une selection Corse et une selection basque non reconnue par la fifa et l’uefa.

    Un derby euskal herria-Gasconha serait bien sympa !

  • Indication que je trouve intéressante, (autant pour l’anecdote que pour ces mots qu’on ne trouve pas souvent je crois), émanant du Musée de la Chalosse à Montfort-en-Chalosse :
    Les balais de « milherocas » (sorgha à balai) faisaient partie intégrante du contrat de métayage. Chaque métayer devait fournir à son propriétaire 2 balais pour les étrennes : un « escabot » pour la cheminée, et une « escoba »pour les besoins domestiques.

  • Escabot -> escobòt (escoubot), plutôt ?

  • Merci d’avoir rectifié, c’est effectivement « escobòt »(escoubot), j’ai fait une erreur de frappe toutes mes excuses.

  • Bonjour

    Est ce le logo du site existe (ou pourrait exister) sous forme d’un autocollant (sticker) que l’on pourrait coller sur la plaque d’immatriculation de voiture sur le A au dessus du n° de département ?
    Je sis A car j’habite dans la défunte Aquitaine. Pour le Midi-Pyrénées, la situation est presque identique pour le Gers et la Bigorre.

  • Vu sur le net un pacman moderne !

    JPEG - 59.8 ko
  • Dans le Gers , en ce moment , on récolte le blé ...Qui connait l’origine de cette coutume : prendre 12 brin de blé , parmi les plus beaux , les lier en petite gerbe , pour sois même ou pour offrir , la mettre à l’entrée de la maison ou elle apportera la prospérité durant toute l’année . Chaque brin symbolisant un mois écoulé ...A la fin , il faudra jeter hors de la propriété , la vieille gerbe épuisée , pour faire place à la suivante ...Il ne faut pas la bruler , certains préconise de l’enterrer , et si vous perdez un brin dans l’année en cour ...Aie !

  • Cela relève des traditions cycliques de l’année. Le blé, récolté "cru", a par lui-même une force vitale qu’il faut conserver jusqu’au début du cycle (saisonnier) suivant. On ne le mangera donc pas tout entier, pour préserver son efficacité, qui s’usera au fil des mois. Sinon on interrompt le renouvellement.
    Dans certaines régions d’Europe, la fin des récoltes (Erntdankfest, Dazhinky) est marquée par le brûlement d’un mannequin ou d’une poupée, qui représente alors la vielle année agricole. D’innombrables rituels du même genre étaient pratiqués un peu partout.
    Les génies du blé étaient honorés aux Robigalia, aux fêtes romaines de Consus et Ops...
    ... coutume prolongée plus tard par les Rogations.

    La fin de la récolte, quand elle a été suffisante, est toujours l’occasion de fête :

    https://www.youtube.com/watch?v=homfVOIKqo4

    http://balticharvestfest.com/

    http://www.certiferme.com/blog/article-86-49957-1-perso-les-sept-epis-de-ble-10-juin-2011.html

    http://deco-jardin.journaldesfemmes.com/forum/affich-76821-recherche-le-dicton-des-7-epis-de-ble

    http://conseils-astuces.over-blog.com/article-les-7-brins-de-ble-78537903.html

    http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/coutumes_culture/septembre/epluchettes_ble_dinde/coutume_culture.html

    Sur le monde rural :

    http://www.philagora.org/gascogne/gascon27.htm

    Tant que nous y sommes :
    gerbes et aviation de Gascogne sur :

    https://m.facebook.com/traditions.armeeair/photos/a.1520790291558396.1073741828.1520777391559686/1521374681499957/?type=3&fref=nf

  • Connaissez-vous ces traditions :
    Au premier chant du coucou :
    - se rouler par terre pour ne pas avoir de rhumatismes (mon père)
    - toucher une pièce qu’on gardait par précaution dans sa poche pour s’assurer la prospérité dans l’année (Valence d’Agen)
    À la naissance d’une fille, on enterrait le cordon ombilical sous un rosier (Valence d’Agen)
    C’est risible aujourd’hui de par nos connaissances scientifiques mais c’était sensé à une époque où on ne cernait pas toutes les relations de cause à effet de la nature (voir l’Astrologie encore aujourd’hui)

  • - Il y a tout un ensemble de croyances sur le cordon ombilical et l’arrière-faix (duquel il faut interdire les chiens de s’approcher : danger de parasitage et d’avortement des vaches). Y a-t-il des références spécialement gasconnes ?
    Jusqu’au XVIIIe siècle au moins les restes de membranes étaient très recherchés par les marins, notamment en Angleterre : ils protégeaient des naufrages. Protection d’un "double" associé à l’eau.
    - Confier le cordon au rosier blanc, c’était mettre la fille sous la protection de la Vierge Marie.
    - Le coucou, oiseau du printemps, dont le cri est associé au renouveau.

    Toutes ces pratiques et croyances formaient un système cohérent, un code symbolique et un appui pratique dans la vie des communautés.

  • Merci pour les gerbes de blé ...je trouve se symbole très beau et il semble universel ( du moins dans les zones de culture de céréales... )

  • numéro 20 : bien sûr il faut préciser : cordon ombilical des enfants nouveaux nés, mais arrière-faix des vaches après le vêlage...

    rhumatismes : plus économique que des gélules ou des piqûres !

  • Gascon deth Coserans enlà, no som cap desconeishut d’unsquanti de vosauts, Jean Lafitte, etc...e coma Booz, "Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingts"...

    Que’m som esparrincat(ch) en mantuns jornaus e revistas (Païs gascons/Per Noste, Reclams, Gai Saber, calams e concorses d’expression gascona d’Anglet ath Vall d’Aran...).

    Urous d’escambiar, tostems.

  • Ah Miquèu, que sòi content de’t trobar ací ! Que sòi Renaud, deth Ostau Comengés.

  • "Le retour de Marty/Joanòt aux fêtes de Montréal du Gers ! A ne pas manquer !
    Adishatz"

  • PS:un mystère subsiste cependant : où en Gascogne (ou ailleurs en France ou en Europe )trouve-t-on aujourd’hui une pelouse qui ne soit pas totalement cramée , pas poussée et donc en état d’être tondue ? Pour le coup, c’est un sacré privilège ... Comme quoi,les Gascons ont parfois de la chance quand même.

  • Il y a des endroits où il a plu cet été. Mon jardin est resplendissant.

  • Comme quoi les Landais ne sont pas tous égaux... de la tête aux pieds devant la sècheresse ! Au risque de donner à mon tour dans le plus sombre pessimisme,je durais que dans mon coin ,c’est cuit !

  • Bon, adara que vauc aver lo temp !...
    de perpausar lo men gran de sau (a mèi de fèu).
    Qu’èi causas a l’ic dider au gran colhon de francès deu Biarn, sabetz ?...
    Lo Pau.

  • connaissez vous cette expression du patois Bayonnais : Lop ! (prononcé Loupe !) et en connaissez vous la signification ?
    Merci d’avance

  • Extrait du bulletin de Météo-France de ce jour :
    "De la Normandie à l’Alsace, et englobant les Hauts de France, le soleil brille dès ...
    Sur le reste du pays, c’est la grisaille qui domine le matin, avec des nuages bas ou des brumes et brouillards, sur le sud de la Garonne notamment, et localement givrants, en val de Saône ou sur le nord du Massif central. Des entrées maritimes concernent toujours le Languedoc-Roussillon, et gagnent aussi l’ouest Corse dans l’après-midi. La région PACA reste sous le soleil toute la journée."
    Constatations : l’Alsace résiste, les Hauts-de-France, de faible altitude, sont parfaitement admis, le sud de la Garonne reste un pays sans nom, le val de Saône, Massif-Central et ouest Corse sont des noms géographiques, le Languedoc-Roussillon survit à son annexion, et PACA reste un pataquès.
    Comment faire pour que les présentateurs-trices de TF1 et France 2+3 connaissent l’existence de la Gascogne, pourtant située à l’est du golfe de même nom ?

  • Ce qui détermine les usages : 1) le vocabulaire administratif officiel ; 2) les appellations touristiques.
    La Gascogne n’a aucune chance avec le premier ; guère avec les secondes, trop émiettées.

  • bon, ça fait des années que je connais ce forum mais j´arrive pas encore a comprendre comment il faut faire pour envoyer un message "isolé", sans le faire paraître au beau milieu d´un forum, mes excuses ;-)

  • Un message isolé s’appelle un "article", même s’il est très court*.
    Un article se crée dans la souillarde, accessible par le lien Espace privé (ou "Se connecter" si vous ne l’êtes pas) en bas de chaque page de Gasconha.com. Il faut bien sûr que vous soyez connecté sous votre profil.

    Sur la page d’accueil de l’espace privé, cliquer sur l’icône "Ecrire un nouvel article" ; c’est la deuxième ou la troisième en partant de la gauche dans le bandeau vert où il y a aussi les icônes correspondant à la création de lòcs, de noms, de mots...

    *Autrefois, c’était des grans de sau mèstes...

  • Ce matin vers 10h30/11h je commençais les épluchages de légumes et les préparations pour le repas de Noël, Rolando Villazon présentait une émission en public retransmise sur France-Musique, André Minvielle était invité il a improvisé (je crois) ses onomatopées sur le boléro de Ravel, s’ensuivit une conversation avec Villazon sur les phonèmes gascons, leur utilisation dans la langue "polyglotte" et musicale (j’ose ce néologisme) de Minvielle et éloge de Minvielle de ces sons . Etonnement de Villazon sur le mot "gascon", Villazon le grand ténor mexicain installé à Paris qui s’étonnait qu’on puisse dire gascon.
    En même temps grande admiration de Villazon pour les propos et la langue de Minvielle.
    Moi, j’ai biché, je sais ce qu’est le gascon et j’en repère les sonorités grâce à vous tous ici, ( et à mes grands parents qui ont quitté ce monde et la Gascogne il y a plus de 60 ans).
    Ecoutez cette séquence sur France-Musique en post-cast et passez un bon Noël.

  • Je regardais les rideaux bordelais devant les portes des échoppes et maisons qui sont si caractéristiques de la ville. J’ai l’impression de me souvenir que dans les embans de maisons landaises ,il y en avait toujours qui séparaient de l’intérieur, elles étaient une bonne barrière contre les mouches..
    Sur une photo d’un très bel emban restauré mise en ligne sur ce site par Tédéric, il y avait deux petites photos de ce qu’était la maison avant la restauration. Il me semble qu’il y avait un rideau relevé.
    Je me demandais si la coutume bordelaise, ne serait pas en fait une coutume de nos maisons gasconnes .

    • Je prends en photo, depuis un peu plus d’un an, les rideaux bordelais mais je ne surcharge pas ce site de ces photos, d’abord parce que répétitives, ensuite parce que Bordeaux ne me semble pas le sujet central de Gasconha.com. Je renvoie à mon compte Instagram pour ceux que cela intéresse : Lien. Difficile de "browser", j’en conviens, ce n’est pas une application très fonctionnelle pour classer ses photos.

      Maintenant, en ce qui concerne les rideaux, j’ai été très surpris de constater que c’était là tout à fait répandu en Aragon, autour de Saragosse. Jusqu’à la méprise avec Bordeaux parfois, du fait de l’existence d’un style tout à fait similaire à nos échoppes bordelaises (qui sont pareillement identiques aux "toulousaines" de Toulouse). Je n’ai pas souvenir d’en avoir vu à Angoulême ou Saintes, pour prendre deux villes moyennes, proches de Bordeaux, qui ne relèvent pas du domaine "gascon". Pas plus à Périgueux. En revanche, ça et là en Lot-et-Garonne, oui : j’ai un souvenir de rideaux à Astaffort par exemple.

      Je ne sais pas en tout cas si nous pouvons y voir une tradition landaise, je suppose que c’est plutôt là une tradition universelle dans des conditions climatiques précises.

      Voici deux photos de rideaux à Utebo, en périphérie de Saragosse :

      1 - 2

      Et pour une illustration du style échoppe à Saragosse : 3

  • Bonjour.

    Auriez vous une hypothèse sur l’origine de mon patronyme (Sageros) originaire des environs de Saint-Martin-Curton ? nous ne prononçons pas\plus le s final. Nous ne savons plus parler gascon depuis mon arrière-arrière-grand-père donc difficile pour nous de trouver une explication !

  • Bonjour,
    La souche de votre nom Sageros semble bien être à Saint-Martin-Curton ou Beauziac d’après Geneanet (attestations dès 1701, 1702).
    Le toponyme Sageros qui existe à Saint-Martin-Curton près de Heulies est moderne : il n’existait pas sur les cartes anciennes, ni d’ailleurs la route qui le dessert. Il a donc été donné par le nom de famille et ne nous aide pas à expliquer.
    Le seul mot gascon qui pourrait rentrer en jeu est un dérivé du mot sagèth (sceau) qui fait ses dérivés en sager* (sagerar = sceller), mais il ne semble pas présent en toponymie gasconne.

    Je pencherais plutôt pour un nom importé à Saint-Martin-Curton ou Beauziac par un immigrant d’une autre région. Donc un nom d’origine non gasconne !
    Le s final ne serait pas d’origine. Il y a chez Geneanet une attestation de Jeanne Sagero à Antagnac en 1787. Et une attestation catalane de Sagero...
    Je vois aussi des Sagerau, Sagerrau, Sageral dans le domaine Limousin-Périgord (Louise Sagerau à Verteuil-47 en 1840), et Sagereau bien plus loin, en Anjou ! La transformation en o des au venus d’ailleurs n’est pas automatique, on l’a vu avec le nom poitevin Mimaud, mais on ne peut pas l’exclure non plus.

  • Salut à tous,
    Je me suis livré en amateur à une rapide analyse des cartes communales des votes de premier tour selon un regard gascon.
    J’ai choisi parmi les votes massifs les votes Macron et LePen qui laissent paraître quelques motifs géographiques.
    Pas de commentaires en revanche sur les votes Mélenchon et Fillon qui m’ont paru moins intéressants à lire géographiquement.
    Parmi les votes rares j’ai également retenu les votes Poutou et Lassalle, comme étant les deux candidats gascons de cette élection.
    C’est ci-joint si cela vous intéresse. Je suis bien sûr intéressé par vos avis.

    PDF - 830 ko
    1er tour présientielle 2017 - Analyse des cartes communales des votes LePen, Macron, Lassalle, Poutou
    Artiaque

    Et quoique vous pensiez de cette élection, purtap-pe plaa !

  • Merci Artiaque ; intéressant en effet. On y voit comment les électeurs, à travers leurs conditionnements géographiques et sociaux, essaient, comme ils peuvent, d’exprimer quelque chose de ce qu’ils sont, individuellement sans doute mais aussi collectivement, ce qui est plus confus. A quelle collectivité, consciente ou inconsciente, se réfèrent-ils, etc...?

    A propos de carte : avez-vous pu reprendre celle des pays gascons à laquelle vous vous étiez attelé il y a quelques mois ? Elle paraissait alors assez avancée pour qu’un aboutissement soit prévisible assez rapidement, puis ... plus rien.

  • - Vote Front National : l’arc qu’il décrit au nord de la métropole bordelaise, allant du couloir FN de Moyenne Garonne jusqu’au Nord-Médoc (en enjambant l’estuaire !), passe par le "Nord-Gironde" (Castillonnais, Libournais, Blayais... donc au nord de la Dordogne) plutôt que par l’Entre-deux-Mers.
    Nous avons discuté sur Facebook à partir d’une analyse de Vincent P. du même scrutin, notamment sur cet arc qui contourne Bordeaux par le nord... J’ai rapporté un article de "Sud-Ouest" qui donne la parole à l’universitaire Le Bras. Celui-ci donne comme un des facteurs explicatifs du vote FN la présence d’une population immigrée ancienne dont les rejetons rejettent (!) une nouvelle vague d’immigration (ce pourrait être les italiens en Lot-et-Garonne, mais aussi en Nord-Médoc m’a-t-on dit). Vincent a aussi invoqué un vote "chasseur" et un vote de rejet d’une population gitane nombreuse par endroit sur cet arc.
    - Vote FN sur un couloir fluvial, interrompu par des métropoles régionales : en regardant la carte, je trouve une ressemblance entre le couloir garonnais où le vote FN est interrompu par Bordeaux et Toulouse, et le couloir Saône-Rhône où il est interrompu par Lyon.
    - Pour ce qui est de la Gascogne, il me semble que le vote Macron vient en négatif du vote Le Pen : Macron est fort là où Le Pen est faible.
    - Vote Lassalle : vascon, occitan et corse ! Ici "occitan" veut dire pour moi " du domaine d’oc" (Gascogne, Massif central, Provence, Languedoc intérieur... partout où le fond de population d’oc n’a pas été trop minorisé) ; comme Artiaque, j’ai remarqué sa petite percée dans la "diagonale du vide" qui rejoint les Ardennes...

  • Merci Artiaque en effet pour cet éclairage, candidat par candidat.

    - Concernant le vote FN, la ville-relais entre la vallée de la Garonne et le Nord-Gironde est Bergerac : la plaine de Bergerac, en effet, est totalement ouverte via la Dordogne sur Bordeaux, et Bergerac est aussi importante que Marmande pour nombre de populations du Lot-et-Garonne, très en contact avec cette ville, malgré le relief et la route, qui est loin d’être une autoroute.

    Bergerac, qui n’est pas en Gascogne pour rappel, est néanmoins aujourd’hui l’incarnation d’une ville de périphérie, ici bordelaise. L’installation de Bordelais, poussés hors la métropole via l’inflation des prix, n’y est pas rare. Il suffit de s’y rendre pour constater ses difficultés. Villeneuve-sur-Lot me semble du même acabit.

    - Concernant le vote Lassalle, il marque à merveille un espace hyper-gascon, et je crois, sans exagérer, que l’on a là une marque nette d’un reste de vote ethno-culturel, par sympathie de proximité.

    Je suis également assez d’accord que le vote Lassalle du Massif Central, en fait le cœur de l’Occitanie linguistique, marque une adhésion au personnage en des pays qui n’ont pas subi les évolutions du pourtour méditerranéen. Bref, il n’est pas abusé non plus d’y voir à mon sens comme les restes d’un vote "occitan" rural.

    Le succès, relatif certes, du vote Lassalle invite à nous interroger sur la manière d’accompagner un discours réformateur quant à l’aménagement du territoire : l’attachement à la commune est fort, toute proposition de disparition violente pourrait être mal comprise des populations pourtant sensibles au maintien d’une culture locale et de solutions régionales.

  • Gérard,
    Vous avez raison de me relancer sur cette carte des pays gascons qui sommeille depuis un an maintenant.
    Cela a assez trainé.
    Bem-ji ! akabal-la ke kaw, lew ke-m i baw atela.

  • Super ! Qu’at esperem tots dab impaciença (e se’v podem ajudar d’un biaix o d’un aute qu’ac podetz diser).

    PS : ilmafalu lire defoi a voi ote la parti gaskone du meçaje méjé compri !

  • je vous propose des modifications expliquées dans la petite animation pour obtenir un drapeau plus respectueux de notre histoire de nos particularismes régionaux.
    https://www.youtube.com/watch?v=3cJ3vRCH13w&t=12s

    JPEG - 163.6 ko
  • Bonjour,

    Je me permets de porter à votre connaissance, de manière purement informelle, la sortie de contes noirs (fantastiques et policiers) dont l’intrigue se déroule dans les Landes du XIXe siècle.

    Bien cordialement,

    G.E.

    https://www.monpetitediteur.com/contes-belduriens-gaztun-eluak.html/

    JPEG - 1.1 Mo
  • je cherche la ’je vous salut Marie’
    Ave Marie , dans la langue de St.bernadette

    merci

  • En gascon plus ou moins commun :
    Que vos saludi , Maria, lo senhor qu’es dab vos, qu’etz benedita enter totas las hemnas e Jesus,lo frut deu vòste vente, es benedit.Senta Maria,mair de Diu ,preguetz per nosauts,praubes pecadors adara e a l’òra de la nosta mort.
    (prononcation quasi phonétique : qué bous saludi,Marie,lou segnou qu’és dap bous ,qu’ètz benedite enterr toutes las hemnes e Jésuss,lou frutt dou boste bente ès bénéditt.Sente Marie, may de Diou,préguétz per nousaouts,pécadous adare é a l’ore de la noste mourt.

    Pour être plus près du dialecte pyrénéen de Bernadette,"lo" est au moins à remplacer par "èth" e "la" par "éra".

  • "Les caouecs" qu’es lo chafre (= subernom, escai-nom) deus abitants de Blanhac. E, perqué aurén tòrt, que ne son crane, a çò qui sembla :
    http://www.mediacit.info/blagnac/12964-pourquoi-habitants-blagnac-nomment-caouecs
    http://www.bsc-athle.com/images/Affiche-Trail-des-Caouecs-062017.jpg
    À quand le prochain avion Airbus CAVEC 320 ?

  • En gascon du sud, j’aurais mis ’’Que’vs saludi’’ e ne dit-on pas ’’pregatz’’ à l’impératif ? (Mès son pas que detalhs :) )


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La grande Gascogne n’a pas d’existence administrative, et ne peut guère en avoir avant longtemps, parce que les régions administratives s’organisent autour de métropoles régionales.

Or, aucune des deux métropoles régionales Bordeaux et Toulouse ne rayonne sur tout l’espace gascon, et à l’inverse, les deux débordent largement (surtout Toulouse) de l’espace gascon.

Alors, la nouvelle Gascogne sera celle de la société civile, des initiatives privées et associatives !