- Tederic Merger

en graphie alibertine :
(l’)Ahivat, Ahivada

fius, hius, hiu, ahiu / fief

Le mot apparait dans des textes médiévaux en Gascogne : « a cuy aura a (...)

Prononcer "(l’)Ahiwatt, Ahiwade"... (masculin, féminin)
L’Affieffé(e) : mis(e) en fief



 

Grans de sau

  • Oui, l’f germanique donne a priori /h/, cf. falda > hauda, hauta. La prononciation /h/ est propre à l’ancien gascon (entre autres) quelle que soit l’origine de l’f, et elle est très probablement là dès le début.
    La graphie a longtemps conservé l’F latin, même prononcé /h/, en réservant l’H (muet en latin) comme séparateur (toujours muet, donc) pour indiquer une diérèse (ex. ahost [aˈusᵗ] pour éviter aost [ˈawsᵗ], cada hun [ˈkaðə ˈỹᵑ] pour éviter la liaison cada un [kaˈðỹᵑ], etc.).
    Ceci, bien sûr, avec quelques hésitations entre l’f et l’h, mais très peu en fait.
    Avec le temps, on a commencé à noter de plus en plus d’h prononcés /h/, mais sans renoncer, en concurrence, à la valeur de l’h muet du latin.
    Du coup, pour certains mots ayant un H graphique, il faut une analyse étymologique attentive (mais pas trop compliquée en général) pour déterminer s’il faut entendre un /h/, ou juste une diérèse.

  • Bravo Jan l’Aisit pour cette explication claire et nette sur le point majeur du h gascon et de sa concurrence à l’écrit avec des h de nature différente !

    Je découvre aussi le mot germanique falda et vois que Palay le connaissait :
    « haude C. haute, giron, sein. »
    Qu’ac vau crear sus Gasconha.com...


Un gran de sau ?

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