Pachère
(la,era) Paishèra
Prononcer "La Pachère". Barrage de bois sur un cours d’eau.
Les toponymes "Pachère" sont fréquents en Gascogne, sauf en Bordelais.
Le Couserans (et aussi le pays de Foix ?) a "Paychère".
Le Languedoc devrait normalement avoir "Paysselle/Paissèla" (sur le modèle gascon vaishèra / languedocien vaissèla), or il a plutôt "Payssière", qu’il semble avoir donné au français ! Le languedocien a peut-être emprunté au gascon la forme paishèra en gardant le r, par attraction vers la terminaison ièra, et en languedocianisant le reste ?
paishèra / barrage sur une rivièrePrononcer "pachèro", "pachère"...
Différent de paishèth/paixèth "piquet, (…) |
Vos commentaires
-
Le "birol", c’est un engin de pêche composé d’un bateau supportant deux filets coniques inversés qui tournent avec l’effet du courant.
Les poissons (coulac, gat, mules) se prennent ainsi automatiquement et sont dirigés par un petit filet faisant office de couloir dans une caisse de bois semi-immergée qui maintient ainsi le poisson au frais.
Vient de " biroler" (tourner) -
Je suis propriétaire d’un terrain à Sault-de-Navailles où le cadastre indique un lieu "Fontaine de Pacheyt" (orthographié "fontaine de Pachey" (sans t final) sur le cadastre napoléonien). Ce lieu qui abrite une source est aujourd’hui boisé.
Le dictionnaire du béarnais et du gascon modernes de Simin Palay n’a pas d’entrée pour "pacheyt", mais pour "pachèt" :
pachèt, pachoû : sm. — Échalas : pieu haut mais guère épais, tuteur d’arbre, ordinairement de bois de châtaignier. V. pauhic.
et :
pachère ; paychèro (G.) ; plechère : Barrage qui. en principe, serait fait avec des pieux (pachèts), mais ainsi dénommé aujourd’hui, quel que soit le mode de construction ; digue, batardeau. établis généralement pour une prise d’eau (...)et pour rebondir sur le gran de sau d’Andriu :
pacherén,-rénc ; sm. — Cépage cultivé en hautin, contre des pachèts, notamment dans le Vic-Bilh et le Madiranais. Il donne un vin très généreux. -
Pour moi, Pachey et Pacheyt sont bien des notations de Paishèth (pieu), avec cette terminaison en t "mouillé" notée th en graphie alibertine, la même que dans castèth, que Palay note « castèt,-tèth,-tèyt ».
Ces mots en th dérivent en r :
– castèth -> casterar, casteran, casteret
– paishèth -> paishèra, paishèra
Ce couple th-r issu du ll latin est une des particularités remarcables du gascon.

