Haut Entre-deux-Mers Entre-deux-Mers

Le Puy


 
en graphie alibertine :

(lo) Pui
Prononcer "(lou) Puÿ, Putch"...

pei, poei, poi, pui / colline, hauteur

Prononcer " puï ". Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (...)

Village de la Petite Gavacherie à la signification transparente.
La toponymie gasconne est loin d’être minoritaire : Monségur n’avait jamais cessé de parler gascon de toute manière.
Bouzon, Bordepaille, Gachon, La Pibole, Champ de Lalanne, Au Barreyra, Les Barthes, Les Embarrys, Peyrollet, ...


 

 

Lòcs (toponymie, paysage...) de Le Puy :


 

 

 

Grans de sau

  • Je me demande si une forme gasconne ne serait pas "Lou Puch" dans cette région de l’Entre-Deux-Mers. J’ai suivi BBF.

  • Ça fait longtemps que j’y pense, pour moi, "puch" et "puy" sont deux graphies différentes pour la même prononciation. Cela suggère que le "y" n’était pas prononcé exactement comme un "y" ni le "ch" comme un "ch" français, mais que c’était un son que le français avait du mal à noter.

    La graphie alibertine le note "g", je crois, ce qui donnerait "pug", mais je ne peux pas me résoudre à l’utiliser. Que proposent les gascons alibertins ?
    J’ai pensé parfois à mettre un "j" ("puj"), mais ça fait bizarre...
    J’ai aussi un gros problème avec le "Buch" du Pays de Buch, qui avait peut-être le même son.

    Et que dit BBF là-dessus ?

  • Au fond, le phénomène serait lié à la prononciation du yod dans ces régions.
    "Pui", dont les dérivés s’écriront en j, convient bien alors.

    Pour écouter le gascon de Blasimon :

    crdo.risc.cnrs.fr/data/thesoc/33-BLASIMON.wav

  • Il y a à côté un château du Puch.
    Puy est la forme standardisée (issue du franco-provençal ??) utilisée pour graphier en français les différents puèg, p(u)èg, puòg... Une francisation stricte était impossible puisque le sens oronymique du latin podium n’a pas dépassé la Loire.
    Pug devait être la forme ancienne, mais dans le gascon des villages alentour, qui est un gascon de reconquête, on dit "lou peu", prononcé comme peu en français.
    On dit aussi "lou feu’. Cela correspond à pueg, fuec, sans accent (même forme en limousin du Périgord, mais aussi en marot, i.e gavache).
    Enfin, le -g final dans ce cas est très logique, puisque les dérivés sont pujar, pujada (o po-).
    La seule graphie injustifiée pour la commune serait *Lo Pui.
    On n’est pas au Sud de la Gascogne, qui connaît poi. Je précise que je suis du pays.

  • Il est tout de même très problématique d’user de cette graphie qui n’a même jamais été usée dans les textes médiévaux bordelais.
    Elle me semble beaucoup trop ambigüe et privilégie au fond un point assez mineur de dérivation (dans ce cas précis, Puj est bien meilleure) au détriment des règles générales de la graphie, à savoir que "Puèg" sera prononcé "Puèc".

  • Pibol est une forme languedocienne périgourdine pour "peuplier".
    On trouvera aussi "viule".
    L’occitan (j’emploie le mot à dessein) de cette région est fortement transdialectal : voyez les oeuvres du poète félibre de Ste-Foy Charles Garrau (Lous Tastounemens d’un abuglé, Bordeaux, 1838).

  • "La Pibole" à Bonnegarde (40) tend à montrer que le terme est également connu en gascon.

    Certes, la forme gasconne est pibo, altération classique de l’étymon latin pipulu qui est proparoxyton, accentué sur l’initiale, quand les autres langues romanes du Sud de la France ont pibol ou alors par chute de la pénultième des dérivés en pipl*.
    Mais dès le moment qu’il y a une forme féminine, en gascon, la voyelle étymologique réapparait.


Un gran de sau ?

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