Notre région, c’est la Gascogne !

 
 

Corse et Catalogne : des questions.

mardi 13 février 2018, par Gerard Saint-Gaudens

Au delà des prises de position tranchées sur ces deux thèmes d’actualité en 2017/2018, des questions se posent, pourtant rarement traitées au fond.

Difficile de ne pas parler de deux actualités assez chaudes depuis des semaines, dont aucune ne concerne directement la Gascogne mais aucune n’est non pus totalement étrangère à sa destinée. L’une parce que très voisine et proche par la culture et la langue, l’autre par les thématiques qu’elle suscite.
On l’aura deviné : il s’agit de la Catalogne et de la Corse respectivement.

Difficile d’en parler aussi car ces thèmes sont brûlants et divisent, en France comme ailleurs. Tout particulièrement dans les pays d’oc pour d’évidentes raisons. Quand on regarde ce qui se dit dans les divers média et les réseaux sociaux on voit bien deux camps opposés.

Il y a ceux qui sont tentés de donner aveuglément raison à ceux qui militent de quelque façon que ce soit pour « l’ élargissement » indéfini de ces régions minoritaires dans leurs Etats respectifs, dans le but d’aller le plus loin possible et si possible jusqu’à leur indépendance.

Mais il y a aussi ceux qui se raidissent dans un républicanisme quasi jacobin et refusent toute évolution de ce genre, même limitée. Dans cette optique l’évolution en Catalogne leur fournit des arguments pour s’opposer à toute déviation à partir du droit commun territorial dans le cas de la Corse ( sur le thème « vous voyez bien, quand on commence, ça ne s’arrête plus ! »).

Et puis il y a ceux qui se situent quelque part entre les deux et sont assez mal à l’aise pour définir et dire leur pensée. Ne serait-ce que parce qu’en France en particulier la confusion entre autonomie et indépendance est à peu près totale et permanente malgré les timides tentatives de mises au pont ici ou là.
Cas concret : un sondage dont se fait état le Figaro du 9 février : le titre de l’article indique que près des deux tiers des Français sont opposés à l’autonomie de la Corse alors que le corps du texte, deux lignes bas, mentionne que 62% sont opposés à l’indépendance de l’île ; il y a pourtant plus d’une nuance entre les deux termes quand on sait que toutes les îles méditérranéennes (sauf Malte, indépendante et la Crète, gérée par le centralisme grec et autonome sur le seul plan ecclésial au sein de l’Eglise orthodoxe) sont autonomes en droit et en fait.

Comme tout le monde j’ai bien ma petite idée mais mieux vaut à mon sens essayer de définir les données de la question plutôt qu’être le nième cherchant à imposer ses vues.

Parmi les questions nées de l’affaire corse :
Quelle démarche est la plus efficace pour aider une région marginale ou « périphérique » à régler ses problèmes qu’ils soient économiques, sociaux ou culturels ? Une solution juridique précise et sur mesure ou une reconnaissance du droit à l’expérimentation cher au Président français actuel rappelant curieusement l’ « empirisme organisateur » maurrassien ?
Et d’abord dans quels domaines exercer ce droit à l’expérimentation ?

L’économie est importante certes mais d’autres domaines ne le sont-ils pas aussi ?

Généraliser ce droit à l’ensemble des régions ou le limiter à celles qu’on « écrirait dans la Constitution » ? Ecrire quoi du reste et comment ? Avec qui et pour qui rédiger si l’on sait que certaines régions, comme la Corse, constituent des communautés humaines bien réelles (si réelles qu’elles aspirent à être nommées « peuples » ) et que d’autres ne sont qu’assemblage hâtif de territoires ne partageant pas grand-chose ?

Et enfin comment suivre sérieusement et objectivement au fil des années l’évolution des dites expérimentations ?

Enfin quand on parle de langue (et que n’a-t-on entendu ces jours derniers qui ne s’appliquerait pas aux cas occitan et gascon !) que signifient des termes comme « co-officialité » (totale ? partielle ?) de la langue régionale et « bilinguisme » terme accepté par le Président de la République qui s’est bien gardé de le définir davantage ?
Le passage d’une diglossie très déséquilibrée (encore plus dans le cas gascon que dans le corse, évidemment) à une situation plus équilibrée ne suppose-t-il pas des étapes et des mesures incitant au rétablissement de la transmission générationnelle qui ne peut se limiter à l’école ? Avec la question de la mesure du lien entre utilisation publique et sociale de la langue et son usage privé et familial.

Dans le cas de la Catalogne, d’autres questions sont à poser pour éclairer le jugement :
Un Etat peut-il retenir de force, voire en multipliant les objections juridiques même bien fondées, une de ses composantes régionales si celle-ci affirme massivement ou du moins majoritairement son intention de le quitter ?
Jusqu’à quel degré d’approbation cette intention doit-elle se concrétiser ? 50% des votants plus une voix suffisent-ils ? Ou faut-il une « majorité qualifiée » prouvant une intention massive et irréversible ,du genre 80 % ?
Et en cas d’hétérogénéité forte de choix entre les diverses composantes géographiques de cette entité, la « majorité » de celle-ci peut-elle entrainer les autres dans ce qui est bel et bien une aventure qu’elles n’auraient pas choisi ? Je pense ici au Val d’Aran gascon (officiellement « occitan »), majoritairement non partisan d’une Catalogne indépendante ou à cette néo-Padanie qui émerge actuellement au sein de la Catalogne sous le nom de Tabarnia ? Les partisans de l’indépendance arguent volontiers du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, belle formule aux accents gaulliens mais où commence et où finit un peuple ?

Plus profondément est-il devenu si évident aujourd’hui qu’un peuple ne peut plus coexister à côté d’un autre dans la même entité nationale ?
Malheureusement aucun article de presse ne semble s’être posé ces questions jusqu’à présent, la mentalité française semblant hermétique à ce type de considérations. C’est certainement à l’opinion « périphérique » de tenter de les faire remonter. Essayons.



Grans de sau

  • La Corse d’abord, et sous l’angle de sa langue ; la Catalogne est un sujet différent.

    La Corse est en France depuis moins longtemps que la Gascogne. Ce doit être une raison primordiale de la persistance plus tardive de sa langue autochtone :

    « Une enquête de 2004 auprès des collégiens montre que 80 % ont une compréhension correcte du corse, et que 30 % peuvent être considérés comme corsophones, après des tests permettant de corriger leurs affirmations. On constate que les risques de non-transmission de la langue sont réels, mais aussi que les bases d’une revitalisation sont présentes puisque la langue est pratiquée correctement par un tiers de cette classe d’âge. »
    Langue corse : situation et débats
    par Jean-Marie Arrighi

    Cet extrait de livre donne aussi une histoire de la langue corse. Avant le rattachement à la France, il y avait une diglossie entre les parlers corses et l’italien toscan...

    « La langue corse est plus que jamais menacée, le nombre de locuteurs est estimé à 60 000 environ et seul 2% des familles assurent la transmission de la langue. Si le bilinguisme ne fait plus débat, la co-officialité du corse et du français porté par la majorité territoriale reste clivante. »
    Que reste-t-il de la langue corse - 2018

    Pour ceux d’entre nous qui sont un peu au courant des mécanismes de survie d’une langue, c’est déjà clair avec ces deux citations :
    La langue n’est pas morte, mais à 2% de transmission familiale, sans une politique très volontariste, du genre de celle menée en Catalogne espagnole ou au Pays basque espagnol, le compte à rebours fatal est engagé.

    Nous savons aussi que l’Etat français ne mènera pas lui-même cette politique très volontariste. Ce n’est pas dans son ADN d’encourager le pluralisme linguistique sur son territoire (et je fais ici une litote).
    Le seul espoir est qu’il laisse à la Cullettività di Corsica assez de compétences pour appliquer un programme de sauvetage qui devrait s’étaler sur une ou deux générations.
    C’est sans doute ce que réclame l’exécutif corse depuis qu’il est national-autonomiste.
    Mais est-ce possible dans le cadre légal actuel ? C’est ce que je me propose d’examiner prochainement. Dinca dàuit !

  • Il me semble qu’il y a une contradiction dans les propos de Tederic :
    "La Corse est en France depuis moins longtemps que la Gascogne. Ce doit être une raison primordiale de la persistance plus tardive de sa langue autochtone"

    Et quelques lignes plus loin :
    " La langue corse est plus que jamais menacée, le nombre de locuteurs est estimé à 60 000 environ et seul 2% des familles assurent la transmission de la langue."

    Euh 2% des familles assurant la transmission, quelques dizaines de milliers de locuteurs réels... c’est comme en Gascogne en fait non ?

    Je chercherai plutôt du côté de la très faible urbanisation et industrialisation en Corse. En gros si j’enlevais les grandes agglos et ne laissais que les villages de montagne, la langue gasconne paraîtrait "dynamique". Vous auriez des concerts polyphoniques et des panneaux bilingues, un paysage rural plus semblable à celui d’avant, une persistance nette du sentiment identitaire... et une langue qui se raréfie néanmoins.

    C’est qu’il y a bien une deuxième lame de fond, après la disparition de la société paysanne. Je crois que c’est l’atomisation médiatique : chaque individu est plus branché sur son réseau médiatique virtuel (comme moi en cet instant même) que sur son voisin. Or les télés et radios sont très majoritairement en français (même en Corse), la production musicale et cinématographique est très majoritairement créée entre Londres et Los Angeles, internet à 99% dans les principales langues mondiales.
    Faut-il chercher plus loin ?

    Éventuellement, cette atomisation dans une société de loisirs est aussi une opportunité pour des langues et cultures "rares" qui peuvent multiplier leur audience si elle savent se rendre désirables. Le critère "utilitaire" (repoussoir des langues régionales pour la génération précédente) devenant très secondaire dans ces choix individuels (sauf pour l’anglais globish).
    Pour illustrer : en 2017 je pense qu’il s’est créé en France plus d’apprenants du japonais via l’intérêt pour les arts martiaux, les mangas et la gastronomie... que d’apprenants du corse et du gascon additionnés.

    Quant à l"usure" de la langue locale qui serait fonction linéaire du temps passé depuis la conquête française, je suis peu convaincu. En Corse, en Gascogne ou ailleurs la langue autochtone s’est d’abord maintenue tant que se maintenait une civilisation paysanne autocentrée. S’il y avait eu une révolution industrielle forte en Corse au XIXe, si Lacq, la Télévision et 80% d’une génération au bac avait été inventés en 1805, le français ne se serait-il pas imposé beaucoup plus tôt ici et là ?

    Ensuite trois axes ont assuré me semble-t-il l’imposition du français en deux générations : les études secondaires puis supérieures généralisées, l’audiovisuel monolingue exclusif, la fin de la cohabitation des couples avec les parents/beaux-parents.

    Notons au passage que l’imposition du français comme langue officielle est à peu près concomitante en Corse et en Béarn (la période révolutionnaire).

    • En Gascogne (même en Béarn), la francisation a commencé plus tôt qu’en Corse.
      Au moment de l’achat de la Corse par la France (1768 me dit Wikipédia), la langue écrite, donc la langue de prestige, en Corse était l’italien. Le peuple parlait corse dans la vie courante, et savait mettre de l’italien standard dans son parler si nécessaire. Ce n’était pas trop difficile, les parlers corses n’étant pas très éloignés du toscan qui a servi pour établir l’italien standard. C’est expliqué dans le premier lien que j’ai donné.
      Au même moment, c’est le français qui tenait déjà en Gascogne le rôle de l’italien standard en Corse. Sauf en Béarn, où le béarnais gardait un usage écrit, mais qui se réduisait inexorablement depuis le rattachement à la France.

      Mon hypothèse, c’est que ce décalage a retardé l’assimilation du français en Corse, par rapport à la Gascogne.
      Au 19e siècle, pour simplifier, la classe lettrée corse apprenait le français, et la classe non lettrée savait à peine que la langue de prestige avait changé. Il faut du temps, pour qu’une société change de langue, ça se passe du sommet vers la base sur plusieurs générations.
      Au même moment en Gascogne, la classe lettrée avait déjà adopté le français, et le peuple commençait à s’en imprégner.
      Alors, si on se propulse en l’an 2000, ça peut expliquer en partie le décalage Corse-Gascogne : un tiers des collégiens corses est encore capable de parler corse (mon premier lien), alors qu’en Gascogne, on est déjà, je pense, plutôt proche de 0% capables de parler gascon, sauf zones de montagne.
      Je subodore que les choses s’accélèrent (pour les raisons que tu donnes, Artiaque), et que, hélas, les vingt dernières années, la Corse s’est rapprochée à marche forcée de la situation de perte de langue qui caractérise maintenant la Gascogne.
      Je n’exclus pas - et j’espère - qu’il reste cependant encore un avantage corse sur ce point.
      Concrètement, j’imagine que beaucoup de jeunes corses peuvent entendre parler corse par leurs grands parents. Ce n’est plus le cas globalement en Gascogne, sauf zones de montagne.

  • Donc pour revenir à la question présente, comment sauver le corse ou une autre langue régionale française ?

    Remettre la langue à l’école oui. Mais pas seulement.

    Il faudrait d’une part contrebalancer les trois axes susdits :
    - être au contact quotidien de ses parents/ beaux-parents
    - ne pas forcément quitter son village à l’adolescence (pouvoir être formé près de chez soi)
    - disposer d’audiovisuel abondant et de rédactions.
    Rien que ça. On ne répare pas un coup de bulldozer à la truelle. Il faut une autonomie politique (pour la compétence éduc./formation) et un groupe d’entrepreneurs et de journalistes (pour les médias) et des relais dans les conseils municipaux (pour les PLU et le lien vieux-jeunes).

    Il faudrait d’autre part jouer la carte de l’exotisme sexy et de la comm’. Difficile pour une langue romane (au passage utiliser des K des X des Z et des W rendrait la graphie du gascon beaucoup plus à la mode pour un public jeune) dont les locuteurs s’habillent comme tout le monde et mangent à McDo (où sont nos "sushis makis" à nous, notre karaté ?). A ce niveau l’architecture est puissante (construire un édifice de premier plan à Pau ou Bordeaux en architecture traditionnelle aurait un impact formidable j’en suis persuadé).

  • Bamanakan, songhaï, tamashek... les langues nationales peinent à s’imposer dans les écoles maliennes

    La classe africaine. L’Etat a fait le choix d’utiliser plusieurs langues dans l’enseignement primaire, mais les partisans du français restent nombreux.

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/15/bamanakan-songhai-tamashek-les-langues-nationales-peinent-a-s-imposer-dans-les-ecoles-maliennes_5257576_3212.html

  • Pour faire écho à Tederic et à sa phrase "En Gascogne (même en Béarn), la francisation a commencé plus tôt qu’en Corse", je suis toujours étonné de cette réputation de "pureté" du béarnais... Quand on regarde bien et longuement les cartes de l’ALG, on se rend compte que le Béarn est très francisé dans son lexique...

    • Cette "pureté", qui veut que le Béarn soit une arcadie linguistique, fait partie de la mythologie contemporaine des mouvements régionaux. C’est un biais très problématique, qui unit paradoxalement occitanistes et béarnistes, car à la vérité, le Béarn me semble tout à fait francisé, bien au delà de considérations linguistiques, depuis au moins les années 70, et le développement de Pau.

      Je suis béarnais, il est très aisé de faire le constat que le fait culturel local s’est bien mieux maintenu en d’autres endroits qu’en Béarn. Sur le plan linguistique, je pense qu’il existe des zones importantes, rurales, où même les sexagénaires ne connaissent pas le gascon : c’est très particulièrement le cas autour de Salies-de-Béarn et Navarrenx, sans même un effet "Lacq" pour l’expliquer. Les zones plus conservatrices ne sont pas à trouver en montagne qui plus est, mais plutôt sur le plateau de Ger, où jusqu’il y a 15 ans, vivotait une civilisation encore très rurale.

      L’exceptionnalisme béarnais est de toute façon irritant dans tous les domaines, face au constat de la réalité du terrain.

  • 1) Les parlers corses se trouvaient en diglossie avec l’italien standard.
    Renoncer à ce support équivaut à se priver d’une ressource internationale.

    2) Réduit à eux-mêmes, les parlers corses n’ont pas plus d’avenir que les parlers allemands d’Alsace-Moselle privés du support de l’allemand standard. Ils subsisteront certes, un temps (dans quel état ?), mais de quelle société seront-ils la clef ?

    Voyez :
    https://www.wmaker.net/avivavoce/forum/Paoli-ma-quale_m150875.html

    3) La Corse fut triplement protégée : par son insularité ; par son organisation sociale familiale ; par les liens de solidarité entre insulaires à l’étranger.

    4) L’effondrement de la Corse dans les années 1950 était acquis : émigration ; francisation administrative ; immobilisme social. La réduction de la fonction publique ex-coloniale, le scandale des "boues rouges", les injustices foncières (Aléria), ont amorcé un renouveau contre lequel l’Etat français a tout essayé (et essayera tout).

    5) S’il est parfois question du Gers comme de la "petite Corse du Sud-Ouest", pour des raisons que je ne développe pas, ce n’est malheureusement pas un équivalent de Corse, même de très loin.

    Bref, les deux situations sont trop différentes.

    Quant à l’éradication des langues autres que le français de Paris, elle se nourrit partout des mêmes discours et attitudes, avec des retards culturels et des "incitations" politiques variées certes.

    S’il n’y a pas de conscience d’appartenance, la récupération sera cosmétique. C’est d’abord dans les familles que la langue se sauve. Autrement...

    N. B. : Une langue nationale ne se confond pas avec une langue officielle. En droit, une région, voire une commune, peut-elle déclarer une langue "d’usage officiel" et "de caractère national" sur son territoire ?

  • Un joen gascon qui coneish la Còrsa que m’a responut acò per Facebook :

    A/ çò qui vòlen escrìver los còrses en la constitucion qu’ei un dret legislatiu, poder votar e har aplicar uas leis suu lor territòri

    B/ co-oficialitat= bi-linguism de las enstitucions e deus sons agents. Lo bi-linguism qu’u auposa Macron qu’ei ua politica de valorizacion mes shens nada discriminacion positiva e lo mono-linguism de las enstitucions e deus sons agents

  • 1) Les pays catalans sont la façade maritime orientale de la péninsule Hispanique.
    Il lui sont intimement liés, sans que cela préjuge de leur statut politique. L’"Espagne" est leur Hinterland.

    2) La situation actuelle résulte des atteintes portées il y a plusieurs années au statut par le gouvernement de Madrid.

    3) Plus lointainement la tradition carliste des fueros a été reniée depuis longtemps par les différents régimes de l’Espagne "moderne".

    4) l’indépendantisme catalan, traditionnellement fort dans les aires de peuplement catalan de la Généralité, a gagné - partiellement - une capitale largement internationalisée.

    5) Ce qui, aujourd’hui, passe par la revendication indépendantiste, est fait d’aspirations et d’intérêts variés, dont tous ne seront pas conciliables.

    6) Ces aspirations reflètent assez largement la situation sociale et culturelle de l’ensemble de l’Etat espagnol.

    7) Le roi s’est posé en défenseur de l’unité étatique, confondant sa charge avec celle d’un appendice ministériel.

    8) Si la Généralité devient un Etat indépendant, espérons que cela aura des conséquences fortes sur les Catalans dans l’Etat français.

    9) Bien plus difficile et nécessaire que l’indépendance formelle est la non-dépendance, et dans l’ordre du possible la moindre dépendance.




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