Noms

En graphie alibertine :   Lauriva


 
Variante(s) graphique(s) :

Lauribe

"Bonsoir aux gascons !
Je sollicite votre expertise en matière de noms gascons.
"Lauribe" est le nom de mon oncle, je sais que c’est le nom d’une seule famille, béarnaise à l’origine.
On m’a proposé comme signification :
rivière "lau".
Qu’en pensez vous ?
merci
JMS"

J’y verrais, avec circonspection, deux possibilités :
1- "auriu,-va", farouche, fougueux,-euse, sauvage. Dans ce cas on pourrait penser à un surnom de femme qui aurait été transmis à sa progéniture : (lo hilh de) l’auriva.
2- "auriu,-va", venteux,-euse, exposé,-e au vent. On pourrait penser à une maison située en un lieu où le vent souffle.
[Daniel]

Auriu veut dire peureux ou venteux, selon les cas, d’après Palay. L’auriva (lauribe) devait être une maison exposée au vent.
[Gérard]


 
 

En graphie alibertine :   Deupeirèr

Deu + peirèr = de la carrière de pierres
Prononce "Doupèÿrè".
Dans la graphie française officielle, il semble que l’accent sur le "e" se soit parfois perdue.

pèira / pierre

Apparait généralement sous la forme "peyre" dans les noms propres. dérivés (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Dupeyré


 
 

En graphie alibertine :   Surlana


 
Variante(s) graphique(s) :

Surlanne

Attesté au 18e siècle à Oeyreluy, et même en 1683 à Dax.
Pas de "loc" ressemblant, sauf SUSLANNE [SAINT-PANDELON - 40].
Et Saint-Pandelon est à côté de Oeyreluy, et "sur" peut se dire "sus" en gascon.
Erreur de notation de "Suslanne", ou traduction du gascon au français ?
Il faudrait chercher des attestations anciennes de ce lieu "Suslanne", et voir aussi si des "Surlanne/Suslanne" n’y ont pas habité.


 
 

En graphie alibertine :   Gaussem


 
Variante(s) graphique(s) :

Gaussem

Chéri Gaussem, viticulteur, maire de Gabarnac de 188... à 1919, fut poète gascon.
[Gaby]

Geneanet le donne au 17e siècle principalement à Cantenac.
Il doit s’agir du même nom que "Gaussen", attesté aussi en Gascogne bordelaise, mais beaucoup plus en Languedoc.
[Tederic M.]


 
 

En graphie alibertine :   Mestejoan

mèste / maître

Ou patron.

Joan Jouan Jean

Attesté en 1415 dans les registres de la Jurada de Bordèu sous la forme (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Mestejouan


 
 

En graphie alibertine :   Peirahita

hita / borne, limite de propriété.

Forme les noms très courants en Gascogne "Lafitte" ou (plus gascon) (…)

pèira / pierre

Apparait généralement sous la forme "peyre" dans les noms propres. dérivés (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Peyrefite


 
 

En graphie alibertine :   Despatz


 
Variante(s) graphique(s) :

Despats

Despax

"Soi a cercar lo sense e l’escritura vertadièra d’aqueth nom.
A d’èster gascon : la part màger deus Despax son en Gasconha. Mès èi pas encara trobar una etimogia de las bonas. Se quauqu’un a una idèa..."

Geneanet : DESPAX 1602 - 1602 Castillon-Savès,32490

IGN :
DESPAX [SAINT-FERRÉOL-DE-COMMINGES - 31]
EN DESPAX [MONFERRAN-SAVÈS - 32]
ESPAS [32 - GERS] ("Aspas" pour Cassini)
EN DESPATS [ANSAN - 32] ("Despax" pour Cassini)
DESPAS [FRONTIGNAN-DE-COMMINGES - 31]
LES ESPAS [MONTESQUIEU-AVANTÈS - 09] ("les Espats" pour la Carte d’état major du 19e, "les Esparses" pour Cassini !)

Le "x" final dans une graphie gasconne ancienne peut cacher plusieurs choses.
"Despats" est probablement une variante graphique de "Despax", qui se prononçait probablement "Despats".
Il pourrait y avoir à la racine un nom de lieu pré-gascon, vu la terminaison en sifflante -atz.
Décomposition "D’Espatz" possible.
Gasconha.com choisit donc pour l’instant une forme normalisée "Despatz".


 
 

En graphie alibertine :   Mochèrs


 
Variante(s) graphique(s) :

Mouchès

Geneanet :
MOUCHES 1697 - 1778 Montpouillan,47200
MOUCHES 1742 - 1767 Sénestis -St Caprais d’Aire,47430
MOUCHES 1670 - 1762 Bascons,40090 Landes
MOUCHES 1723 - 1747 Bascons,40090 Landes
MOUCHES 1727 - 1727 Bostens,40090

IGN :
MOUCHES [32 - GERS]. "Mouchais" selon la carte de Cassini - l’étymologie "mouges" (moines) donnée par Wikipedia parait fantaisiste. "moines" se dit en gascon "monges" et aurait pu donner "Monges", mais même pas "Mongès" et encore moins "Mouchès" ou "Mouchais" dont l’accent tonique et le son sont nettement différents. Wikipedia écrit aussi "Moishers en gascon", qui fait fi (à juste raison) de l’hypothèse rapportée plus haut, mais n’en avance pas d’autre.
MOUCHES [GENSAC-SUR-GARONNE - 31]
MOUCHES [AIGNAN - 32]
MOUCHES [SAINT-JUSTIN - 40]
MOUCHES [SÉNESTIS - 47]
MOUCHES [LACHAPELLE - 82]
MOUCHERON [FRANCESCAS - 47] et MOUCHERUCQ [SORE - 40] peuvent être des dérivés de "Moishèr" voire de "Moishèth", (dans la toponymie gasconne, existe "Mouchet", mais est-ce un "Moishèth", un Moishet ou un Mochet ?-)).
On peut se demander si le "Mousserolles" de Bayonne n’a pas lui aussi un radical "Moishèr".
Une étude complète de tous les noms gascons commençant par "Mouch" serait nécessaire.
Observer aussi les noms commençant par "Mouss" comme "Le Mousse" (qui peut être "Le Moussé") et "Moussés" (qui existe à Rieumes et peut être une simple variante de Mouchés, si le "ch" de "Mouchés" ne marque qu’un "s" chuinté).
Gasconha.com avait déjà abordé ce terrrain d’étude avec le nom Dumouch.
Pour l’instant nous choisissons comme Wikipedia la graphie alibertine "Moishers".


 
 

En graphie alibertine :   Sopessens


 
Variante(s) graphique(s) :

Soupessens

"J’ai trouvé des Soupessens à Osse en Aspe au XVIIIème siècle et dans l’ouvrage HISTOIRE DE L’ÉGLISE RÉFORMÉE DE LA VALLÉE D’ASPE par ALFRED ÇADIER PASTEUR, il est noté que l’origine de ce nom serait par rapport à l’église ou sanctuaire : Sopessens (super sanctis)."


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Montaut

Prononcer "Mountàwt".
L’explication semble simple : mont aut = mont haut


 
Variante(s) graphique(s) :

Montaut

Pas exclusivement gascon.


 
 

En graphie alibertine :   Escath


 
Variante(s) graphique(s) :

Escach

"Un patronyme catalan pour lequel on pense automatiquement à un surnom donné à un joueur d’échecs. Il semble cependant plus raisonnable d’en faire une variante d’Escaitx (voir ce nom)."
[Geneanet, source J. Tosti vraisemblablement]
Geneanet le donne avant 1700 en Pays de Foix (Le Mas d’Azil - attestations les plus précoces) ou en Couserans.
Il y a quand même un lieu "Escach" à Aspet.
A rapprocher du lieu "Escat" donné non loin de là par Cassini ?
L’IGN donne aussi :
ESCAT [SAINTE-RADEGONDE - 32]
ESCAT [BIGNOULETS - 40]
ESCATCH [COURET - 31]
Ce dernier semble notre "Escach", et il se dessine une famille Escat/Escatch/Escach entre Couserans et Comminges.
Le "t" final ne se mouille-t-il pas dans cette contrée ?
A vérifier, mais pour la graphie normalisée, nous allons tenter "Escath" qui semble assez bien traduire le son, même si ce "th" final n’est pas forcément le fameux "th" gascon de "casteth".


 
 

En graphie alibertine :   Lesclaus

esclaus / écluse ? (mot à préciser)

Attesté par un nom comme LESCLAOUS [MAGESCQ - 40] et les "Pedesclaux", (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lesclaux

Attesté Sud-Landes et Chalosse.
On pourrait aussi envisager "Los claus" au lieu de "L’esclaus".


 
 

En graphie alibertine :   Lesclausa + (l’)Esclausa

Prononcer "Lesklawze".

esclaus / écluse ? (mot à préciser)

Attesté par un nom comme LESCLAOUS [MAGESCQ - 40] et les "Pedesclaux", (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lesclause


 
 

En graphie alibertine :   Chanquet

chanca, changa / échasse

dérivés : chancaire (tchancaïre, tchancayre) : personne qui monte des (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Chanquet

Présent à Buzy au moins de 1880 à 1939
origine basque possible.
Ou avatar de chanca, chancaire...
[JM Soulié]

Il y en a encore à Buzy, et ailleurs.
CHANQUET [ESQUIULE - 64, en zone bascophone]
CHANQUET [LASSEUBE - 64]

Attestations les plus anciennes de Geneanet à Esquiule.
Difficile de dire si le nom est gascon ou basque. S’il est gascon, a-t-il un rapport avec les "chancas" (échasses) ?
[Tederic M.]


 
 

En graphie alibertine :   Brusaut


 
Variante(s) graphique(s) :

Brusaut

Attestations anciennes dans le départ. 65.

Bruzaud

C’est bien gascon : Bigorre... Bruzau existe en nom de lieu.


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Carreron

Dérivé diminutif de "carrèra".

carrèira, carrèra / rue, route

Souvent écrit "carreyre" en Gascogne bordelaise. variante : carrèra (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Carrerou

Présent, sans être fréquent, en Bigorre et Béarn.


 
 

En graphie alibertine :   Camelat

A rapprocher de "LE CAMELET [LAGRANGE - 65]" (IGN) ? ou des Camblat qu’on trouve ici et là (camp lat = champ large ou vaste) ?

Camblat + (lo) Camp lat


 
Variante(s) graphique(s) :

Camelat

Origine très localisée à Arrens.
IGN : CAMELAT [COLAYRAC-SAINT-CIRQ - 47]


 
 

En graphie alibertine :   Carressa

Variante de "Cardesse/Cardessa" ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Carresse

Béarnais, attesté comme NF du côté de Carresse...
Nom probablement pré-gascon comme de nombreux macrotoponymes béarnais.
Nous lui donnons comme forme normalisée "Carressa", comme dans la liste de l’InOc, sans être sûr du "a" final.


 
 

En graphie alibertine :   Doasan

Devrait s’expliquer facilement par une racine latine (Donatianus ?).


 
Variante(s) graphique(s) :

Doazan

Gascon.
DOAZAN [MAS-D’AUVIGNON - 32]


 
 

En graphie alibertine :   (l’)Artèr

[Mise à jour 2016 :
"Artèr" étant plus convaincant que "Hartèr" (lire discussion), l’a remplacé comme forme alibertine.]

On pense au mot "hart" mais il n’est pas sûr qu’il y ait un rapport avec lui.

eretèr, eretèir / héritier

Prononcer respectivement "érétè", "éréteÿ" ; le second est nord-gascon. (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Harté

Existe comme lòc en Landes et Béarn.
"harteyre" existe à Captieux.

Geneanet : HARTÉ 1744 - 1951 Bascons, 1750 - 1750 Lencouacq

Harthé