Guiche, Came, Urt, Bidache, Bassussary, Montory, Mouguerre... sont-ils vraiment gascons ?

- Vincent P.

Lingüistiquement, ces villages sont gascons, c’est un fait avéré.

Mais cette étude scientifique n’a pas vocation à décider qui est basque et qui est gascon : c’est pour cette raison que vous trouvez pêle-mêle des communes béarnaises bascophones ( Esquiule ), des communes basques gasconophones ( Montory, Bassussary, Guiche ), des communes anciennement indépendantes et du Béarn et de la Basse Navarre ( ancienne souveraineté de Bidache ) soit gascophones ( Bidache ), soit bascophones ( Viellenave sur Bidouze ), soit bilingues.

Il est impossible de décider en toute neutralité du tracé de la "frontière" entre pays Basque et Gascogne.La linguistique, l’histoire, la géographie, l’économie interviennent et selon l’arrière-pensée de chacun, l’on insistera sur l’un ou l’autre des facteurs.

Ma solution est beaucoup plus consensuelle : nous sommes en pleine zone de transition, en zone "charnègue", lieu où les cultures soeurs basque et gasconne se mêlent.

Faisons preuve d’ouverture d’esprit, et aussi bien Basques que Gascons, cessons de nous quereller quant à savoir quel quartier de Bayonne est gascon, si le Boucau est basque, si Esquiule est souletine ou béarnaise, si Escos est navarraise ou béarnaise, si Bidache est gasconne ou basque, ...

Il est grand temps que l’on reconnaisse l’homogénéité de la culture du Sud-Ouest français et du Nord espagnol.

Ligam ajouté par le cap-redactor :
CharnéGroupe, groupe généalogique du Pays de Bidache d’où vient la carte qui illustre cet article

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Vos commentaires

  • Le 30 avril 2005 à 11:20, par maider_urcuit

    Guiche, Came, Urt, Bidache, Bassussary, Montory, Mouguerre... sont-ils vraiment gascons ?
    Je pense que c’est plutot des villages basques !!!

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  • Le 9 juillet 2005 à 10:18, par Jean de Bidache Tous charnegous !

    Bien dit ! La vérité (sauf peut être dans l’élevage) est davantage dans le métissage que dans la pureté -toute relative d’ailleurs- des peuples et des races...

    Si "charnégou" signifie "métis" -et non "charnière" comme souvent de fois dit et même écrit- alors qui peut se vanter (et à quelles fins ?) de n’être pas un peu, beaucoup, voire passionnément charnégou ?

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    • Le 23 octobre 2006 à 12:58, par Joan Luc Labòrda Appartenance nationale multiple

      Adishatz, egun on, bonjour !

      Bon, je vais quand meme causer en français.

      Il faut réinventer la notion de nation, et ne plus la lier avec l’idée de territoire.

      Que soi gascon, segur, e benlèu soi un pauc francès tamben, e benlèu un pauc basco même si je ne sais pas aligner plus de 3 mots en euskara.

      Tout ça pour dire que plusieurs nations peuvent coexister sur le même territoire et même dans le même individu :

      La seule façon de vraiment définir une nation est culturelle et c’est à chacun de définir quelle est son appartenance.

      Joan Luc

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      • Le 29 juillet 2007 à 20:35, par Tederic MERGER > Quelles cultures nationales ?

        La seule façon de vraiment définir une nation est culturelle et c&

        Oui, mais Joan Luc, il faut sortir des généralités !

        Tu parles donc de &
        Je comprends bien qu’il s’agit de trouver des modes de vie collective ancrés dans notre histoire et notre géographie, et qui peuvent être plusieurs à cohabiter dans notre région.

        J’ai tout de suite envie d’imaginer une culture gasconne, une culture basque, une culture occitane... qui entrent en émulation et gagne des segments de la population régionale.

        Alors, culture gasconne... qu’i botam ? Qu’est-ce qu’on y met ?

        J’ai des idées là-dessus : écologie, connaissance intime du milieu, vie très collective, développement des chorales et des sports collectifs...

        Que ne pensatz ?

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    • Le 23 juin 2008 à 22:21, par Peïo Dibon > Tous charnegous !

      Selon moi, Arancou (Erango), Bardos (Bardoze), Bergouey-Viellenave (Burgue-Erreiti) et Guiche (Gixune), sont des territoires bien basques mais sont assimilés à charnègues car ils sont proches de Bidache (Bidaishe) et Came (Cama) qui eux sont proprement charnègues car ces derniers territoires sont basques alors que leurs peuples sont gascons. Bidaxune OU Bidaishe, Bidache peut se vanter de sa situation frontière, tout comme Came (Akamarre ou Cama).

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      • Le 17 juillet 2008 à 11:59, par Vincent.P > Tous charnegous !

        En 1305, 3/4 des lieux-dits étaient basques à Arancou. Si je prends aujourd’hui une carte : Bachocq, Camou, Arnauchaus, Lacoste, Mouliot, ... Même chose pour Bergouey-Viellenave, Bergouey étant même un toponyme roman végétal. L’implantation de Labastide-Villefranche sur des terres prises à la Navarre par le Béarn (le Lauhire) a dû favoriser cette romanisation (dont celle de Came, également sous l’influence romanisante de Bidache, en provenance de Hastingues probablement et d’Arthous).

        Guiche est également totalement gasconophone : au XIVème, 2/3 des maisons ont des noms basques. Aujourd’hui, la toponymie basque est résiduelle, d’autant plus qu’on se rapproche de La Bourgade. Là également, la romanisation est la conséquence de la maîtrise du commerce fluvial par les Gascons.

        Bardos est restée de langue basque : il est probable qu’elle aurait subi le même sort avec deux siècles de plus. Les Dibon sont d’ailleurs bien représentés dans cette commune.

        Mais de toute évidence, rien ne remet en cause le substrat basque de cette zone. Il faut clairement distinguer trois zones charnègues : la zone de contact aturine (le pays charnègue par excellence), la zone de contact du Lauhire séparée de la première par le bois de Mixe, la zone de contact de l’Oloronais (partie béarnaise de la vallée du Saison).

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        • Le 21 septembre 2008 à 15:28, par Peïo Dibon > Tous charnegous !

          Je ne comprend pas ce que vous voulez dire au sujet des Dibon ; basques ? gascons ? Pouvez-vous argumenter cette phrase SVP.

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          • Le 11 octobre 2008 à 16:17, par Vincent.P > Tous charnegous !

            Le patronyme Dibon/Diboun, anciennement D’Ibon, a toutes les apparences d’un nom basque (Ibon) romanisé (de+ : originaire de). Il a été donné dans un contexte passablement romanophone en référence à un lieu-dit interprétable par le seul basque : c’est l’incarnation d’un patronyme charnègue. Sa présence dans les communes gasconophones voisines est la preuve des intenses relations matrimoniales entre communes restées de langue basque et communes passées au gascon.

            http://charnegroupe.free.fr/HTML/ALPHA/D_12.htm#DI

            NB : Iboun est un lieu-dit de Bardos sur la rivière Ithurriague : probablement ibi(=gué) + sufixe locatif basque -un. Attesté Ibon en 1594.

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  • Le 5 décembre 2006 à 13:21 Carte des limites de l’euskara, du prince Bonaparte

    Bonjour Vincent,

    On peut se procurer assez facilement, chez Mattin denda à Bayonne, la carte du prince Bonaparte, bascologue de renom, publiée en 1863.

    Les limites précises de l’euskara à cette époque y sont bien définies.

    Je l’ai payée 7,45 euros.

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  • Le 8 mai 2008 à 11:11, par agnes le pays gascon

    Bonjour,

    je fais juste un petit saut sur votre site, fort interessant... En fait, je suis à la recherche d’une information en particulier : quelles sont les limites géographiques du pays gascon ???

    Merci d’éclairer ma lanterne, et bonne journée...

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  • Le 14 février 2017 à 17:56, par Jules Donat Le seul flic charnègue du polar mondial :" Trois jours charnègues"

    Bonjour,

    La définition fera débat, mais l’objectif est de se divertir.
    N’hésitez pas à me contacter pour parler du roman ou pour une séance de dédicace.
    Le roman est disponible sur tous les sites et peut-être dans les librairies de Bayonne.

    Bien cordialement

    Jules
    [Voir la présentation du roman dans le .pdf en lien à gauche du titre du gran de sau suivant.
    Lou webmèste]

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  • Le 15 février 2017 à 09:01, par Gerard Saint-Gaudens Guiche, Came, Urt, Bidache, Bassussary, Montory, Mouguerre... sont-ils vraiment gascons ?

    La définition en question met le "peuple charnègue" à l’imparfait alors qu’il est toujours bien vivant. Mais on a bien envie de lire cette enquête en pays charnègue !

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  • Le 15 février 2017 à 10:26, par dominique Guiche, Came, Urt, Bidache, Bassussary, Montory, Mouguerre... sont-ils vraiment gascons ?

    Bonjour,
    Je vous envoie la référence d’un petit journal de la guerre de 14-18 que j’ai trouvé sur Gallica (142 ème territorial de Bayonne). Manifestement cette petite feuille a été censurée plusieurs fois, mais une parution avec des petites "blagues" ( en gascon et basque et français) le tout avec des passages "patriotiques" mais aussi de la lassitude et de la dérision (cachant de la colère). Cela n’est pas très important, mais on y voit le mot charnègue au présent, on est en Avril 1915.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110129t/f1.item.zoom

    Je n’arrive pas à sélectionner le petit dessin "humoristique" où il y a le mot" charnègue" c’est p.3.

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  • Le 15 février 2017 à 10:28, par dominique Guiche, Came, Urt, Bidache, Bassussary, Montory, Mouguerre... sont-ils vraiment gascons ?

    PS. la petite blague définit le charnègue comme un "métis de basque et Gascon" curieux,non ?

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  • Le 25 novembre 2023 à 21:56, par Tederic MERGER Osserain-Rivareyte parlait gascon.

    <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>


    Osserain-Rivareyte / Aussaranh-Arribarèita

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