Mots

- Gaby

caitivèir

français : misère, espièglerie, coquin, etc. etc.

Pron. "queytibèy". Attesté dans le Bordelais rive droite.


 

- Tederic Merger

mercés hèra

français : merci beaucoup

"mercés hèra" (prononcer entre "mercés hère" et "mercés hèro") est une forme regasconnisée et plutôt béarnaise.
"mercés hòrt" peut marcher aussi, et sans doute bien d’autres expressions suivant le parçan.

voir aussi :

mercés / merci

"mercés" n’était plus beaucoup utilisé par les gasconophones, qui utilisaient le "merci" français.
Parfois Merci hèra (merci beaucoup - prononcer "merci hère") en Béarn, ou merci hòrt.
Mais ceux qui veulent retrouver une certaine pureté de langue y reviennent.
mercés plan : merci bien


 

sauta-cleda

français : saute-barrière

saoute clède

"Bonsoir,

Je ne sais pas bien comment fonctionne ce site, je cherche une explication.

Quand j’étais petit, mon grand père me traitait de "saoute clède" c’est en tout cas ce qu’il reste dans ma mémoire.

Plutôt que d’ouvrir le portail je sautai par dessus.

En gascon chalossais comment l’écririez-vous ?

Merci."

Eh bien, ça veut tout simplement dire "saute-portail" ou "saute-barrière" comme vous l’avez pense !
Il n’y a pas de particularité chalossaise pour cette expression.
"sauta-cleda" est écrit en graphie alibertine. La graphie de l’Escole Gastou Fébus serait plutôt "saute-cléde", à prononcer comme vous l’avez entendu, quelle que soit la graphie.

voir aussi :

 
 

pòrc

français : cochon

porcau (prononcer "pourkàw") : « sutis porcalis (loge à porcs) a donné "la porcau" avec omission de sutis » Suffixe -au
Selon G.Rohlfs, le suffixe -au (du latin -ale) (…)

porcau apparait dans la toponymie sud-gasconne d’une part, et d’autre part en pays gabaye ou guyennais souvent avec un d ou un t final (La Pourcaud, La Pourcaut, Lapourcaud...).

porquèr (prononcer "pourkè") : porcher

voir aussi :

tesson / porc

Prononcer entre "tessou" et "tessoung".
"tesson" est plutôt "medoquin" (à confirmer).


 

roubic

français : ?

 

- Tederic Merger

ahèts

français : sédiment, résidu

Le mot est donné par Palay, seulement au pluriel.
Il le cite au sens figuré : "Qué soun anats dinqu’aus ahèts = ils ont remué l’écume et le scandale".
Exista-t-il jadis au singulier (ahet) ?

Un dictionnaire basque donne "ahetz" avec la même définition.

Vu la morphologie un peu gasconne du mot, et qu’il y a plus d’emprunts du basque au gascon que l’inverse, on peut supposer un emprunt au gascon, les emprunteurs basques n’ayant pas d’ailleurs fait attention au pluriel.


 
 

- Tederic Merger

batèra

français : batère, action de dépiquer, époque des dépiquages
La "battère", par Guy Pierre Souverville
La "battère", par Guy Pierre Souverville
Evocation de la "battère" d’autrefois, avec de belles photos et un petit lexique gascon.
Guy Pierre Souverville
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- Tederic Merger

labor

français : labour

Prononcer "labou".
Attention, Palay nous dit que c’est féminin. Il précise aussi qu’en Armagnac, ça signifie la surface d’assolement annuel.


 

- Gaby

raspèir

français : tas de rafle (râpe)

(St Loubès)


 

- Gaby

sagrunada

français : ragoût aux haricots

Mot guyennais (Entre 2 Mers). Retrouvé en Périgord (sabronado) pais=


 

- Gaby

cambas d’olha

français : gâteaux du type merveilles

Mot guyennais retrouvé en Médoc (camas d’olha) et Libournais.


 

- Gaby

guitzaduira

français : sulfateuse

Syn. de "engestaduira". Benauja


 

- Tederic Merger

recardèra, recardèr, arrecardèr, arcardèr

français : revendeuse (sur les marchés...)

Prononcer "récardère/récardèro".
En Bordelais et nord-Gascogne, c’est "recardèira" (prononcer "récardeÿre").
Plus au sud, l’ajout du "a" prosthétique gascon donne "arrecardèra", et même "arcardèra" selon la réduction du type arredon>ardon.

Les revendeuses sur les marchés étaient souvent des femmes (les récardeyres de fruits et légumes font partie de la légende populaire bordelaise), mais ce mot se met aussi au masculin :
 recardèr (prononcer "récardè")
 recardèir (prononcer "récardèÿ")
 arrecardèr (prononcer "arrécardè")
 arcardèr (prononcer "arcardè") (qui n’a rien à voir avec les "arcades" même si le métier pouvait s’y dérouler !)

Noms damb "recardèra, recardèr, arrecardèr, arcardèr" :


 

còt de huec

français : coup de feu ?

En gascon central, "còp de huec". Mais un "p" final est prononcé "t" en certains endroits de Gascogne, notamment en moyenne Garonne.

voir aussi :

 

- Tederic Merger

Ador, Adorr ?

français : Adour

Une attestation ancienne, de Riscle, laisse penser que le "r" final était prononcé, sinon le texte n’aurait pas écrit "Adorr".
Il est donc envisageable d’écrire la version gasconne alibertine "Adorr" pour que le "r" final soit prononcé.
En même temps, il faut tenir compte de l’usage populaire dans les derniers siècles de gasconophonie : "Adou" ou "Adour" ?


 

potonejà’s

français : s'embrasser

Prononcer "poutouneyàs".

voir aussi :

pòt / lèvre, baiser (nom commun), bise

diminutif (bisou) :
poton (prononcer "poutou") ou
potic (prononcer "poutic")
potoar (prononcer "poutoua") : embrasser (dans le sens de "donner un baiser")
potonejar (prononcer "poutouneïa") : donner un ou plusieurs petits baisers


 

- Tederic Merger

sus

français : sur

Préposition.
Peut s’agglutiner à l’article : suu camin ("sou camïn") = sus lo camin ("sus lou camïn")

Noms damb "sus" :


 

- Tederic Merger

capcasau

français : fivatier, homme libre possédant un fief

C’était à l’époque féodale.
"Le capcasau, capd’hostau ou capcasalier, est le premier occupant d’une terre à qui le féodal, venu par la suite, a confirmé le fief."
http://dzt-isto.chez-alice.fr/28_voisi.htm

Il serait intéressant de savoir si une femme pouvait tenir cette place, et donc être "la capcasau".
Les règles de transmission de la "casa" dans l’espace vasco-pyrénéen ne le rendent pas inconcevable en Chalosse.

voir aussi :

casau / jardin

Prononcer "casaou" ou "casaw".
diminutif : casalet

En fait, le "casau" a pu être à l’origine bien plus qu’un jardin : un domaine rural.
Voir à, ce sujet la page du site de Doazit en Chalosse sur les capcasaus.


 

gessir

français : sortir, provenir, naître

gessida (prononcer entre "géssido" et "gésside") : participe passé féminin du verbe "gessir" = issue, sortie, née.


Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !


 

- Tederic Merger

menin, menina

français : petit, le plus petit ; aïeule

ex : lo dit menin = le petit doigt, l’auriculaire
Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

Meníno = aïeule, femme très âgée S.Palay


 

- Tederic Merger

gormandèr

français : gourmandise

Dans le sens du "péché mignon".
Prononcer "gourmandè".

voir aussi :

 

carnisseria

français : boucherie

Prononcer entre "carnisserïe", "carnissérïo"...
Mais le mot a pu être supplanté par le français "boucherie".

voir aussi :

carn / chair, viande

Prononcer "carr" (le "n" final ne se prononce pas ou guère - à confirmer).
dérivé (nord-gascon) :
carnèir (prononcer "carnèÿ") : charnier, mais aussi (plus sympathique), récipient en terre contenant de la viande à saler.


 
 

- Tederic Merger

a blanc estòc

français : en coupe rase

Notamment dans la forêt landaise.

Pèir Morà donne "soca, troish"* comme un des sens pour le mot "estòc".


Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

Je glane quelques mots gascons dans "Landes & Chalosses de la fin de l’Ancien Régime à 1980" (sous la direction de Serge Lerat - Editions Cairn), même si, comme je l’ai écrit ailleurs, cet ouvrage ne fait pas fort sur la langue...

* souque, trouch


 
 

Ve’t passejar

français : va te promener

"Je souhaiterais une traduction en patois bigourdan."

Je n’ai pas vérifié, mais je suis sûr que "bette passeya", que vous avez proposé (ça ne peut être que vous !), est une bonne traduction, et sans doute bien au delà du "patois bigourdan", par exemple en béarnais et probablement en armagnacais.
Gasconha.com utilise de préférence la norme alibertine dans les "paraulas", ce qui donne à l’écrit "Ve’t passejar", mais la prononcation est bien "bet’ passeyà".
[Tederic M.]


 

penin

français : pénis d'enfant, petite chose, petit bout

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« penìn,-e s. – Pénis d’enfant ; par ext., petite chose, petit bout. N. de p. Penin, Peninou. Dim. peninét,-nòt,-e. » penhin = enfant (affectueux)


 

cauderon

français : chaudron

Prononcer "caoudérou(n)".
caudèra (prononcer "caoudère"..) : chaudière
cauderèr (prononcer "caoudérè") : chaudronnier

voir aussi :