Mots

tilhòla

français : bateau qui voguait entre autres sur l'Adour...

Prononcer "tilhole".

Dérivé :
tilholèr (prononcer "tilhoulè") : batelier d’une tilhole
Voir la chanson des Tilhoulès, une sorte d’hymne de la Gascogne aturine.

Mais les tilholes sont aussi mentionnées sur d’autres cours d’eau que l’Adour, par exemple la Garonne.


 

quin

français : comment

"com" et "coma" existent aussi (prononcer "coum" et "coume/coumo’).

Quin vas ? (prononcer "kïnbas") : comment vas-tu ?

Quin va ? (prononcer "kin ba") : comment ça va ?


 

la nosta

français : (la) notre

Prononcer entre "la nouste" et "la nousto".
la nosta hilha : notre fille

a nòsta (prononcer entre "a noste" et "a nosto") ou a nosta (prononcer entre "a nouste" et "a nousto") : chez nous


 

- Tederic Merger

arròs

français : alios

Un mot gascon* passé au français.
"Grès imperméable, qu’on trouve souvent dans le sous-sol landais, résultat d’une solidification des sables en présence de colloïdes et d’oxyde de fer, de teinte rouge brun foncé."

Après avoir comporté "aliòs", et vu les discussions ci-dessous, c’est "arròs" qui l’emporte comme version gasconne. Mais le débat doit continuer, sur ce mot très intéressant : origine aquitano-vasconne, modalité du passage au mot "alios" retenu en français...

*Mais avant d’être gascon, d’où venait-il ?


 

bualar, buelar

français : pacage réservé aux bovins

Prononcer "bualà, buélà".

Noms damb "bualar, buelar" :


 

- Tederic Merger

pausa

français : pause

Prononcer entre "pàwzo" et "pàwze".
Une petite pause : ua pausòta. "Arresta’t ua pausòta ! / Arreste’t ue pàwsòte !"


 

doçament

français : doucement

Prononcer "douçomén", "douçamén"...
shuau (visiblement de même racine que le français "suave") existe aussi. Prononcer "chuaou".
tot shuau (peut-être contracté en "tushau") : tout doux


 

 ?

français : festin

 

desperoquèra, despeloquèra

français : action de séparer l'épi de maïs de ses feuilles, lors de soirées conviviales

Prononcer entre "desperouquère" et "desperouquèro"...
L’épi pouvait se dire panouille (panolha) et l’opération suivante (séparer les grains de la panouille) était la despanouillade.
panolha = épi de maïs


 

 ?

français : oh enculé

[Un internaute a soumis cette demande de traduction. Ne jouons pas les "vierges effarouchées" !-)
Les expressions grossières et les jurons font partie de la langue de tous les jours, et sont dignes d’intérêt.
Il sera sans doute bien difficile de savoir si le gascon d’autes còps avait un correspondant direct de ce juron (ou cette insulte ?) français.
"enculat" irait très bien dans ce sens, mais existait-il ?
"hilh de puta" a une utilisation proche, même si le sens littéral est clairement différent.
En gascon bordelais, Mèste Verdier pourrait par exemple être une source. L’étude du bordeluche, dont la source majeure est le gascon, aussi.
Plus généralement, y avait-il un vocabulaire populaire autour de la sodomie ?
Tederic M.]


 
 

 ?

français : rosé des pres

 

 ?

français : tranchoir

 
 

haucet

français : faucille

Prononcer "hàwssét".

Noms damb "haucet" :


 

chon

français : ?

"tchoun" proposé par un gasconhaute et qui est soumis ici aux autres gasconhautes n’est peut-être pas un nom commun.
On trouve des "Chon" dans la toponymie gasconne.
Voir "Thiou Tchoun Choun", qui privilégie la thèse de l’hypocoristique.
Mais des arguments pour un "chon" nom commun seraient examinés avec attention. Des toponymes comme "Le Choun" vont dans ce sens.


 

mercés

français : merci

"mercés" n’était plus beaucoup utilisé par les gasconophones, qui utilisaient le "merci" français.
Parfois Merci hèra (merci beaucoup - prononcer "merci hère") en Béarn, ou merci hòrt.
Mais ceux qui veulent retrouver une certaine pureté de langue y reviennent.
mercés plan : merci bien

voir aussi :

 

pouletoun

français : ?

 

trufandèr

français : moqueur, enquiquineur
voir aussi :

trufar / moquer

Employé le plus souvent, comme en français, à la forme pronominale ("se moquer").


 

aut e par

français : ?

"Cela se traduit comment en français ?"


 

pelicòt

français : petit enfant ?

 

mounard, mounart

français : ?

 

garbalh ?garbai ?

français : aiguilles de pin sur le sol

Les mots grepin, et aussi bluhon, ont le même sens.
Variante : garbalha (prononcer "garbaille"...) pour laquelle Palay propose aussi "Débri des gerbes".


 

coutouna

français : ?

 

peugue

français : mer, océan

Prononcer "péougue".
Vient du latin "pelagus".
Mot masculin.
A pu désigner aussi des rivières ou fleuves ("le Peugue" qui va de Pessac à Bordeaux).

Pour les "bougés" (habitants du pays de Buch), la pêche en mer s’appelait la pêche du peugue, et les pêcheurs qui la pratiquaient les "peugaïres" (prononcer "péougaÿres").
La question du "Peougue" et du "Peugue" a été étudiée dans le détail par Jacques Clémens dans le Bulletin de la Société historique (n° 148).


 

chirp

français : crapaud

Prononcer tchirp ?
(Pays de Buch...)
chirp / chirpo (lo). Landes.chirp = crapaud
« Etymologie. Cette racine “chirp” a donné aussi en gascon “ua chirpa” = une callosité, une couche de crasse... et “chirpós”= crasseux. En français populaire, on a “crapauteux”. Le mot “chirp” fait partie de cette liste de mots typiquement gascons dont on ne trouve aucune trace dans les autres parlers de France, ni dans les idiomes ibéroromans (G. Rohlfs Le gascon p. 101). L’étymologie est à ma connaissance inconnue. C’est un mot typiquement landais. A noter que la couleuvre s’appelle dans les Landes (Biscarrosse) “la chirpèira” car elle avalerait les crapauds (dire rapporté par Philippe Lartigue dans un article de ce site). »
Lo harri... Que de noms pour le crapaud...


 

hètz

français : lie du vin

(esp. hez)


 

tintahiu

français : Phytolacca americana (teinturier, ou raisin d'Amérique)

[Proposition d’un gasconhaute, qui l’a orthographiée, en "hyper-franco-phonétique", "tineteïou !"]

"tintahiu", rétabli par Halip, décrit bien une des utilisations de cette plante : tintar lo hiu (teindre le fil)


 

cachòta

français : tout gros coléoptère noir

Prononcer "catchote".
Cafard, hanneton, cerf-volant, capricorne...
Dans le Pays de Buch, désigne également une petite voiture sans permis.
[un gasconhaute]


 

hita

français : borne, limite de propriété.

Forme les noms très courants en Gascogne "Lafitte" ou (plus gascon) "Lahitte".
Vient du latin "ficta", limite de propriété.

hitar, hitèra :
« hita, hitère s. – Lieu où il y a des hites. Palay »
Multidiccionari francés-occitan

voir aussi :

ahitau / hameau

Prononcer "ahitaou" en diphtonguant "aou".

Noms damb "hita" :