Mots

horlat

français : vannier ?

[Filou]

Filou, tu as donné Hourlat comme nom de famille, mais avec la signification "vannier".
Je le propose comme nom commun, donc dans les "mots gascons".
Je me suis permis de rajouter un point d’interrogation quant au nom commun "horlat", parce que l’indication d’une source serait bienvenue.

Je ne trouve pas d’attestation gasconne du nom de famille Hourlat.
Par contre, le lòc "le Hourlat" semble exister dans le département 65.
Je serais tenté de l’interpréter par "horc-lat", avec le bien connu hourc,horc et l’adjectif "lat" (large - du latin "latus") qui est présent dans la toponymie gasconne, avec son féminin "lade/lada" comme dans "Sauvelade").
Mais justement, le rapport avec "vannier" n’apparait pas.
[Tederic]


 

lop, loba

français : loup, louve

masculin : prononcer "loup" en faisant entendre le "p" final.
féminin : loba (prononcer "loube" ou "loubo")

lobèra (prononcer "loubère") : lieu des loups (voir le dictionaire de Vincent Foix) [Max Loubère]

lobatèr, lobatèir :
Palay :
Multidiccionari francés-occitan

loubatè,-re, loubatégn,-o (B.-L.) adj. – Qui est du loup, où il y a des loups- : endrét loubatè, endroit où il y a des loups.
loubatè sm. – Louvetier, chasseur de loups

Noms damb "lop, loba" :


 

cautèra

français : marmite

Prononcer "caoutère".
source : Pierre Manse [Merilheu de mon enfance]
[lo filo ? :-)]

En graphie occitane alibertine, c’est plutôt "lo Filon" (le "n" final ne se prononçant pas toujours, suivant les endroits, et en tout cas pas comme un "n" français), et le "o" se prononçant comme le "ou" français.
Ex : "Vairon" pour Bayrou

Cette terminaison forme pas mal de diminutifs affectueux en occitan.

Pour faire plus gascon, on pourrait réintroduire le "h" à la place du "f", ce qui donnerait "lo Hilon" !

Soent, caudèra vòu corrijar cauderon !
Souvent, la marmite veut corriger le chaudron !
voir aussi :

 

metau

français : marmite de fonte

Le métaou : marmite de fonte où l’on donnait à manger au cochon
[Filou]


 

 ?

français : repère

"Bonjour,
L’autre soir, j’ai assisté à une conférence où il a été expliqué que le toponyme "Bayonne", situé à Gujan, venait du gascon et signifiait "Repère".
Qu’en pensez-vous ?"


 

horn

français : four

Prononcer "hourr".
dérivé : hornèra (prononcer "hournère, hournèro...") : fournière ?

Noms damb "horn" :


 

vila

français : ville

Prononcer entre "bile" et "bilo".
Dans les noms de famille ou de localité, peut avoir gardé le sens plus ancien de "ferme".

voir aussi :

viela / ferme, hameau, village, ville

Prononcer entre "biéle" et "biélo".
Vient du latin "villa" (ferme, mais évolution du sens vers "hameau", "village", "ville"...).

Attestation de "viela" (sous la forme "viele") : "...donam per costume a ladite viele de Sent-Seuer..."
[Extrait de la Coutume de Saint-Sever, 10 mai 1480, en annexe du mémoire de DEA de Philippe Lartigue "LE VOCALISME DU GASCON MARITIME DIT GASCON « NOIR »"]

Dérivés :
vielar, (prononcer "biéla" ; sens proche de "viela", voir variante "vialar"),
vilan, vielan (prononcer entre "bilà" et "bilang" pour le premier et entre "biélà" et "biélang" pour le second) : roturier [Palay] ; on reconnait le "villain" français.

Noms damb "vila" :


 

crasta

français : craste

Prononcer plutôt "craste", puisque c’est surtout un mot landais.
C’est un petit canal ou fossé de drainage.

voir aussi :

canau / petit canal de drainage

Mot féminin : la canau !
Prononcer le "au" en diphtongue (entre "aou" et "aw").


 

veud

français : veuf

féminin veuda ou
veusa (prononcer "béwze")


 

accabe

français : ?

 

alavetz vatz véser

français :
Mot languedocien correspondant : alors vous allez voir

Prononcer "alabets bats béze".


 

lenga

français : langue

Prononcer entre "lengue" et "lengo"


 
 

vidauba, vitauba, vidauga, vitauga

français : clématite

Prononcer entre "bidaoube" et "bidaoubo".
vit auba = vigne blanche

Lespy :
Multidiccionari francés-occitan

« BITAUBE vigne sauvage, clématite des haies, clematis vitalba ; on dit aussi bitaugue (Nay) : Bitaugue ditz a bit... you nou dau nat rasim. LAC. La vigne sauvage dit à la vigne : Je ne donne aucun raisin, Voy. Bidaube. »

Palay  :
« bitàube (ou bit-àube) ; bitàugue sf. – Vigne sauvage, clématite de haie (clematis vitalba) ; cf. bidàube, bidàuguère. »


 

net

français : propre

netejar (prononcer entre "nétéjà" et "nétéyà") : nettoyer


 

saliga

français : saule

Prononcer entre "saligue" et "saligo".
En Tursan, Armanhac.
saligar (prononcer "saligà") : saulaie
[Vincenç]
saligat : saulaie, ou petit saule ?

voir aussi :

sauç / saule

saucina : variété très petite de saule.
saucinar (prononcer "sawsina") : lòc plantat de saucinas...
Les formes saudina saudinar existent aussi.

Attention aux faux amis avec saüc, que les sélections dans la base de données de Gasconha.com peuvent ramasser, ne faisant pas de différence entre c et ç ni entre u et ü !saüc = sureau

saüc / sureau

Prononcer "sahuc" sans aspirer le "h".
variante :
saüquèr (prononcer "sahuquè" )

Noms damb "saliga" :


 
 

sèrra, sarra

français : colline ou chaîne de collines

Prononcer entre "sèrre" et "sèrro".
Ou ensemble de collines.
Michel Grosclaude (DENFG) :
« D’une racine pré-indo-européenne signifiant simplement colline (et non « colline en dents de scie » comme on le lit trop souvent, même dans des ouvrages sérieux, cf. sierra). »

serròt (prononcer "seurròt" en pays de "parlar negue") doit être un diminutif, dont la signification exacte est à précisér.

sarra peut être une variante de sèrra.

Noms damb "sèrra, sarra" :


 

arrosia

français : résine

Prononcer entre "arrouzie" et "arrouzio".
arrosina ou rosina (prononcer "arrouzine", "rouzine"...) sont des formes nord-gasconnes.

arrosinèr (arrousinè), arrosinèir (arrousineÿ), rosinèir (rousinè) : résinier (en aval du gemmeur dans la chaine de traitement de la résine)

Lo gematge Qu’am escrivut aqueth article peu bulletin municipau de la mairetat d’Ondres.


 

 ?

français : les verts galants

"comment traduire en bearnais #les verts galants#" ?
merci


 
 

coston

français : cotelette de porc

Prononcer entre "coustou" et "coustoung" au singulier, et "coustous" au pluriel.

"coston" doit signifier aussi une petite côte, mais comme élément du paysage, à en juger par son existence comme nom de lieu.

voir aussi :

còsta / côte

dérivés ou variantes :
costalat : côteau

On aurait pu penser que le mot còs, qui explique le nom de famille Ducos, et des noms de lieu comme Cos d’Estournel, soit un còst dont on ne prononce pas le "t" final. còs = tertre, côteau, monticule
Mais il viendrait plutôt d’une racine prélatine "kos" (colline) qui aurait survécu en gascon.

"còsta" pourrait être le mot pour traduire le français "colline", même si "tuc", "turon", et d’autres, peuvent dire des types particuliers de colline ou de relief.


 

Bonas vacanças !

français : Bonnes vacances !

Prononcer entre "bounos bacanços" et "bounes bacançes".


 

aqueth tanben

français : celui-là aussi

 

lanòt

français : petite lande

Nom de lieu très fréquent dans les Landes de Gascogne, comme il fallait s’y attendre !

voir aussi :

lana / lande

Prononcer "lane" dans la plus grande partie des Landes, "lano" en Gascogne intérieure.
Variante girondine : landa
Le nom Lalanne veut dire "Lalande".
dérivés :
lanusquet (landais)
landescòt (landais, dans le Médoc)
landés semble moins authentique, plus français.

Capvath la lana : A travers la lande

Viendrait du gaulois "landa".


 

arradic, arrasic, rasic, arradit, arraditz

français : racine

Mot féminin quelle que soit l’apparence...
variantes :
arrasic, rasic, arradit...

Dérivés :
enrasigament : enracinement

Noms damb "arradic, arrasic, rasic, arradit, arraditz" :


 

que l’èi adara

français : je l'ai maintenant

"QUE L’AY ADARE"


 

atau qu’ei

français : c'est ainsi

Notre contributeur proposait "atoussia".
"Atau sia" (prononcer "ataou sïo" ou "ataou sïe") signifie "Ainsi soit-il".


 

òra

français : heure

Prononcer entre "ore" et "oro".
quina òra ei ? : quelle heure est-il ?


 

marro

français : bélier

Prononcer "marrou" avec l’accent tonique sur "ma".
Fait partie de la liste des mots dans la terminaison desquels Jacques Allières voit un substrat basque (cf. mèrlo, hrèixo, casso, arplo, templo, marro etc...).