Noms
En graphie alibertine : Darquèir
D’Arquèir.
Larquèir + (l’)Arquèir
Prononcer "Larquèÿ".
L’arquey semble avoir été le fabricant d’arcs.
Variante(s) graphique(s) :
Darquey
En graphie alibertine : Cabau
Existe (rarement) en nom de lieu en Gascogne.
A-t-il exactement la signification du mot "cabau" ? C’est possible : un domaine agricole peut avoir été vu et nommé sous l’angle d’un "capital".
cabau / capital, cheptelPrononcer "cabaou" ou "aou" est une diphtongue. |
Variante(s) graphique(s) :
Cabau
En graphie alibertine : Hransinan
J.Tosti, sur son site des noms, écrit ceci :
"Le nom est porté dans les Landes.
Variante : Rancinangue.
On trouve aussi dans les Landes et la Gironde les noms Ransinan, Rancinan.
Les finales -angue et -an (suffixes servant à former des noms de domaines gallo-romains) semblent montrer qu’on a affaire à des toponymes. Reste à les localiser et à en comprendre le sens.
A noter que le r initial peut correspondre au gascon hr-, lui-même équivalent de fr- (ce qui nous donnerait des formes Fransinangue, Fransinan)."
On peut faire confiance à ces éléments d’explication, en remarquant avec plaisir que J. Tosti connait bien une des caractéristiques remarquables du gascon. Bravo à lui !
Variante(s) graphique(s) :
Ransinangue
Epicentre en grande Lande. Pas de lòc apparenté.
La graphie normalisée Hransinan correspond à l’hypothèse d’un nom latin "Fran..." gasconnisé.
Cette hypothèse est émise par Vincent.P, qui a trouvé aussi l’équivalence RENSINENGUE/RANSINAN :
"Je crois pouvoir amener la preuve que le patronyme Ransinangue est la
transcription plus phonétique d’un ancien Ransinan :
geneanet.org
La déformation date donc de la fin du XVIIIème siècle. Cela ne résout
pas la signification de Ransinan/Rancinan.
Malheureusement, je ne trouve aucun lieu-dit susceptible de
correspondre à ce patronyme.
Je suppose qu’il est à chercher dans la
région de Bélin-Beliet.
Le patronyme "de Franciny" (en théorie, un
ancien *Francinacum") a existé en pays d’oïl, ce qui peut laisser
croire que l’hypothèse d’un Francinanum n’est pas improbable.
On remarquera que le patronyme aurait pu tout aussi bien devenir
Rensinengue."
Rancinangue
Géopatronyme ne donne plus ce nom que dans le département du Cantal, mais on peut penser qu’il est originaire des Landes de Gascogne comme variante de "Ransinangue".
Rancinan
En graphie alibertine : (era,la) Boïga
bosica, bosiga, bodiga, boïga / frichePrononcer entre "bousique" et "bousico".
variantes :
bosiga, bodiga, et (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Bouigue
En graphie alibertine : Rondon
Le nom de famille semble rare, mais issu du département 65.
Le loc ’Rondounin’ existe au Fousseret.
Cela ne nous donne pas le sens de ce "rondon" (prononcé "roundoun").
Variante(s) graphique(s) :
Rondou
En graphie alibertine : Meliet
Epicentre dans le département du Gers.
Meliet existe aussi et est une forme plus normale.
L’existence du lieu "En Meliet" suggère que Meliet était un nom de personne.
En gascon, Meliet serait le diminutif de Melin, mais on ne trouve guère de traces de Melin en Gascogne.
Variante(s) graphique(s) :
Melliet
Meliet
En graphie alibertine : Remaselhas
Epicentre en Haute Lande et Bas Armagnac.
Remazeilles et Remasseilles existent aussi comme locs...
Le rapport avec Roumazeilles, Ramaseilles, etc. parait évident.
Variante(s) graphique(s) :
Remazeilles
En graphie alibertine : Lanacastèth
castèth / châteaucasteran (prononcer "castéra") : châtelain
casteret : petit château (…) |
lana / landePrononcer "lane" dans la plus grande partie des Landes, "lano" en Gascogne (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lanacastet
"LANACASTET ou bien LANACASTETS"
En graphie alibertine : Deuhart
"Hart" existe bien en toponyme gascon, le plus souvent écrit "Hard".
Signification à préciser. Le rapport avec l’adjectif "hart" est à confirmer.
Duhart, et aussi, probablement, Duart, existent comme nom basque, et s’expliquent par "D’Uharte", où Uharte se décompose en u*+arte, en fait "ur-arte" (entre des eaux) selon Orpustan ["Toponymie basque"], qui rapporte que les scribes ont parfois écrit "Ufart", en raison du passage gascon f/h.
La transcription occitane proposée ci-dessus ne convient pas, évidemment, à ces noms basques.
Il semble que les Duffard et les Duhard ne sont pas, eux, concernés par l’explication basque, vu qu’on n’en trouve pas du tout au Pays basque.
A moins qu’on imagine une arrivée de "D’Uhart" basques dans des zones gasconnes où leur nom a été transcrit Duffard ou Duhard.
Variante(s) graphique(s) :
Duffard
Duhard
Trouvé à Laruscade (Pays gabaye) en 1717 et à l’Isle-Jourdain en 1612 (Généanet).
Il n’est pas sûr que la souche de Laruscade soit gasconne.
En graphie alibertine : Huraviela
"viea" est clair, mais "hura" ? "La Hure" existe bien en Gascogne comme nom de lieu.
viela / ferme, hameau, village, villePrononcer entre "biéle" et "biélo".
Vient du latin "villa" (ferme, mais (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Hurabielle
En graphie alibertine : Pedurta
Nom plutôt béarnais.
Comme toujours, on hésite entre "Pèr" (le prénom) et "pè" (le début de quelque chose).
Quant à "Urta", à part la bergerie d’Urte à Louvie-Juzon (64), pas d’attestation comme nom de lieu ni sous la graphie "Urte" ni sous la graphie "Urthe".
Mais le lòc Pedurte existe à Navailles-Angos (64). On peut imaginer qu’il soit le berceau du nom de famille. Le "h" n’est pas significatif.
Alors, deux hypothèses :
1) Pèr d’Urta aurait donné son nom au lieu, puis ce lieu serait devenu un nom de famille.
2) Pè d’Urta serait un nom de lieu sans antécédent, et serait devenu un nom de famille.
"Urta" pourrait être une racine vasconne.
pè / piedEn plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…) |
Pèir, Pèr Peÿ PierrePèir Berland defenot la libertat de Bordèu !
Dérivés :
Dérivés ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Pedurthe
En graphie alibertine : Sobiron
Le rapprochement avec "Sobiran" (Soubiran) est tentant. La racine est sans doute la même (super -lieu élevé), mais avec une terminaison différente.
Variante(s) graphique(s) :
Soubiron
Soubirou
En graphie alibertine : Palobart
C’est bien gascon, quoique rare.
Paloubard est un lòc à Oust (09).
Pas d’explication pour l’instant.
Variante(s) graphique(s) :
Palobart
Paloubart
Paloubard
En graphie alibertine : Rotgèr, Arrotgèr
Rotgèr RogerPrononcer "Roudyè". |
Variante(s) graphique(s) :
Rotgé
Bien présent dans le département 65.
Routgé
En graphie alibertine : Larribèra + (l’)Arribèra + (la) Ribèra
Prononcer "Larribère", "Larribèro"...
arriba / rivePrononcer entre "arribe" et "arribo".
riba en Nord-Gascogne.
arribèra, (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Larrivière
Attesté par Geneanet en Gascogne : 1679 - 1732 Bazas
Geopatronyme le donne beaucoup dans le département des Landes.
Le double "r" fait penser à une trace gasconne d’un nom "Larribèra" francisé, mais on trouve le nom avec les deux "r" ailleurs qu’en Gascogne.
Curieusement, "Larribère" n’est pas courant en Gascogne, même avec un simple r.
En graphie alibertine : Lamaison + (la) Maison
maison, mason / maisonPrononcer entre "mayzou" et "mayzoung".
La forme "mason" (prononcer entre (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Lamaison
En graphie alibertine : Darribas, d’Arribas
D’arribas = "De rives" (mot à mot)
arriba / rivePrononcer entre "arribe" et "arribo".
riba en Nord-Gascogne.
arribèra, (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Darribes
En graphie alibertine : (lo,eth) Colomèr
Prononcer "(lou) Couloumè".
colom / pigeonPrononcer "couloum". Dérivés :
colomèir (prononcer "couloumèï") ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Couloumé
En graphie alibertine : (lo) Hornèir
Prononcer "(lou) hournèÿ".
Equivalent nord-gascon du languedocien "fornièr" ("fournier").
Est-ce que ça avait le sens de "boulanger", comme en languedocien ?
horn / fourPrononcer "hourr".
dérivé : hornèra (prononcer "hournère, hournèro...") : (…) |
Variante(s) graphique(s) :



