Notre région, c’est la Gascogne !

 
 

Armoiries de la Gascogne

jeudi 14 janvier 2016, par PJM

À la suite des progrès enregistrés dans le domaine des emblèmes gascons et de la clarification des données, notre petit groupe (Boyvil, Gérard SG, PJM) a tenté de concevoir des armoiries de Gascogne, à savoir des armes significatives pour l’ensemble des pays gascons, Gasconha. Après de très nombreux essais théoriques et graphiques, nous vous faisons part de nos réflexions et attendons vos remarques sur ce projet.

1) Ces armoiries, marqueurs d’identité pouvant convenir à toutes les situations, sont nécessairement composites. Le duché de Gascogne avait disparu (en 1032) avant que les bases de l’héraldique européenne n’aient été stabilisées (site Héraldique européenne). Il n’y a donc pas d’armes adoptées pour la Gascogne intègre. Restent donc les armes des « pays », quels qu’aient été leurs statuts respectifs, pays composant ou héritiers de la Gascogne jusqu’à 1694 (Armorial général de France) et 1719, date de la création de la Généralité d’Auch qui reconstituait une (petite) Gascogne administrative et dotait celle-ci d’armes qui jouissent toujours d’une réelle estime locale et qui, au moins à ce titre, ne peuvent être oubliées.

2) Quelles sont donc les armes des pays à retenir, comment les placer sur la table de l’écu de Gascogne ?
Nous avons choisi, en accord avec de classiques principes héraldiques et avec le bon sens, de retenir les principaux pays historiques, en gros duchés et comtés du XIIe au XVIe siècle :
- le duché d’Aquitaine, ensuite appelé Guyenne : il représente tant le nord (actuels Bordelais et Agenais « guyens ») que l’ouest (l’Aquitaine sous suzeraineté « anglaise » jusqu’en 1453) de la Gascogne. À ce titre sa place est naturellement en haut et au milieu de l’écu (« chef et cœur ») ;
- en dessous de lui, viennent deux représentations de deux pays phares : le Béarn et l’Armagnac (celui-ci représentant d’autres pays mineurs souvent et de plus en plus rattachés à lui), dont la position à gauche et à droite de l’écu (« dextre et senestre » pour le porteur) tiennent compte du positionnement géographique. IIs doivent cette position à leur rayonnement historique, du reste très longtemps antagoniste.
- en dessous encore, de gauche à droite pour l’observateur (comme ils le sont d’ouest en est), l’ensemble Albret-Marsan (représentant à eux deux à peu près toutes les Landes actuelles et au-delà) et la Bigorre.
Enfin, vers la pointe de l’écu, comme ils se trouvent géographiquement dans le sud pyrénéen), deux pays qui comptent beaucoup pour la Gascogne, Commiges et Couserans, auxquels se rattache le Val d’Aran, représenté par sa clef en pointe de notre écu.

3) Comme emblème ou « meuble » unificateur, nous avons adopté la croix de Gascogne (Crots dou larèr), pendant symbolique parfait au lauburu basque, à la croix de Toulouse occitane, à la croix de sant Jordí catalane, au rozon arpitan, etc. Historiquement connue surtout par les compagnies de mousquetaires gascons (donc tout à fait « héraldico-compatible ») elle rappelle aussi des motifs de notre art populaire et colore en tous cas notre blason d’une flamme d’espérance

4) Des possibilités les plus pertinentes se dégagent celles-ci :

- Les armes de la Généralité de Gascogne du XVIIe siècle peuvent être placées :
- soit au centre en raison tant de leur caractère synthétique (car cette amorce de Gascogne « moderne » englobe nombre de pays particuliers), l’écu à la crotz figurant au centre ;
- soit sur le même rang que les autres quartiers.

- nous préférons une disposition « gironnée » (lignes de compartimentage obliques) à la disposition en compartiments rectangulaires plus fréquente (équipollé), tant par leur particularité qui attire davantage le regard que par le double et implicite rappel visuel du triangle gascon (et aussi du sautoir d’un des drapeaux de la Gascogne ).

Les quelques variations possibles se fonderaient sur les contrastes souhaitables pour la lisibilité.

Portfolio



Grans de sau

  • Armoirie de la Gascogne ou plutôt des pays qui composent la Gasconha
    Excellente initiative !
    Les Pays retenus sont bien choisis pour nous représenter ...juste un petit " bé mol " sur le Val d’Aran qui peut trouver une autre place sur une autre composition , type " très grande armes " , façon " penon héraldique " ,plutôt que sur le même écu avec de grand pays comme la Guyenne ...
    Pour l’Albret , je me permet de vous recommander le blason " plain " de gueules à celui plus tardif écartelé avec les fleurs de lys des Capétiens.
    Vous avez choisi un gironné de 8 ou 9 pièces : c’est très original mais j’ai peur que les meubles de l’écu semble " écrasés " par cette disposition , surtout les lions de Bigorre ou les vaches du Béarn .
    Un blason plus classique : coupé parti de 2 ou 3 traits ; ou parti d’1 et coupé de 2 semble plus approprié ...
    Vous pouvez faire tenir l’écu par des supports approprié , vache et lion qui rappelleront les animaux emblème du blason ; Ils tiendront également les drapeaux " trenca " et "escuarterat " .
    Ce ne sont que quelques idées et remarques ...
    En fait , une seule " chose " m’inquiète un peu :vous parlez de l’écu à la " crotz " = ce n’est pas le blason du Languedoc ? On pourrait légitimement se demander ce qu’elle ferait sur des armoiries Gasconnes ? ( à oublier ! )
    Si c’est la croix Gasconne = parfait , c’est un symbole magnifique !

  • Merci, Torné-Sarte, de vos encouragements et remarques !
    Je réponds dans l’ordre :

    - La clef d’Aran est entée en pointe, elle a donc une place modeste mais significative. C’est son statut qui nous a décidés.

    - un pennon : serait peu lisible, de même que de grandes armes très complexes, que justifierait un Etat gascon, mais nous n’avons pas même de région. Donc : privilégier la lisibilité, l’identification, la couverture du territoire, et tenir compte de ce que les gens connaissent de leur patrimoine héraldique.
    N. B. : il y aura aussi à faire des armes de pays (les PMA et PMI de la carte de Gascogne en cours). Beaucoup de travail en vue.

    - Albret ancien s’impose en effet, sinon cela fait trop de partitions secondaires, on s’y perd. Graphiquement, une partition de gueules permet des combinaisons satisfaisantes.

    - Nous avons envisagé des dizaines de solutions (ce qui nous a fait veiller très tard et longuement ferrailler par mails), solutions que L. Boyvil a toutes matérialisées (gros travail) avant qu’elles ne subissent l’épreuve du feu, si j’ose cette métaphore.
    Nous avons constaté que le gironné, d’abord choix secondaire, ne nuisait pas à la lisibilité. Nous avons aussi conçu des parti-coupés, etc., très acceptables aussi. Mais de la finalisation, fin finau célébrée au restaurant, est sorti le gironné, du moins hors l’écu central.

    - Les supports. Là aussi nous nous rencontrons ! Disons que ce n’était pas au coeur du problème. Néanmoins nous en avons essayé plusieurs (comme il est suggéré sur ce site dans le fichier synthétique sur les emblèmes gascons http://gasconha.com/spip.php?article181
    et même deux drapeaux de chaque côté, comme sur les armes du Royaume-Uni. Un loup et un lion, ou un taureau et un lion, voire un ours, joli mais un peu loin de notre "ambition raisonnable". De cela, ce sont les usagers qui décideront.

    - Pas d’inquiétude : ce sera la Croix de Gascogne bourgeonnée et flammée, la "Croix du foyer", Crotz do larèr, la seule, la vraie !

    Je pense que bientôt vous verrez les graphismes de Laurent sur le site.

    Gasconha aban !

  • Où sont-elles ces armoiries ? Peut-on les voir ou pas ?

    [Je viens de charger les trois images fournies par PJM dans le portfolio de l’article ; il suffit de cliquer pour les voir en grand.
    Tederic M.]

  • Alors " longue vie " à la croix de Gascogne ...elle est promise à un bel avenir !
    Il me tarde aussi de voir votre gironné , pour juger de l’effet ; En tout cas on va ainsi se démarquer du zazpiak-bat ...
    Bien vu pour l’Albret ,... pour le Couseran peut être avez vous choisi la cloche de st Giron plus connu ? Et pour le Comminges une belle croix patté et pas l’otelle actuel ?
    Il nous reste la devise : ?
    Le cris de guerre : je propose " HARDITZ "

  • Ah ! je viens de découvrir le portfolio , O.K ! Super ! Bien vu pour le gironné !
    Les deux sont chouette , avec une préférence pour le deuxième , en tout cas beau boulot !
    Juste ,je m’interroge sur le parti Albret-Marsan , on dirait les losanges de l’Angoumois ; le Marsan ce n’est pas d’azur à deux clés d’argent ?
    Et le Comminges d’argent à une croix patté de gueules ?
    La devise vous l’avez trouvé : GASCONHA ABAN .

  • Merci, Torné-Sarte !

    La maison de Marsan avait un losangé d’or et de gueules :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Liste_des_vicomtes_de_Marsan.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ecu_losang%C3%A9_d%27or_et_de_gueules.svg

    Les deux clefs sont les armes de la ville du Mont qui, fort banales, ont été tirées d’un sceau (les clefs de la ville). Ce qui est plaisant, c’est que nous avions buté sur cet écueil !

    Les origines de l’otelle en tant que “meuble” secondaire ne sont pas claires. Nous avons gardé les "otelles du Comminges", connues comme telles. Rectifier en croix pattée ne serait pas une hérésie. Mais le champ rouge est bien adapté à l’ensemble.

    La devise pourrait admettre aussi Gasconha avan, puisque le /b/ n’est pas généralisé. Une possibilité plus gasconne que le v graphique serait auan, avec un u plus proche du /w/ qu’on entend vers Auch. C’est le problème du v gascon.
    En fait, il me semble qu’on peut admettre aussi bien aban que auan. Et j’espère que personne ne refusera les armoiries à cause d’une graphie (Gascougne, Gasconha..., etc).
    Aux usagers de faire comme ils voudront.

    amistats.

  • Hère beroy
    La versioû 2 que-m platz à you tabé.
    Gasconha aban coum Febus aban, la grafie qu’ey anciane e counegude.

    Ue questioû : perqué pas entervira Biarn e Labrit, e Armanhac e Guyenne, enta ha correspone las pousicioûs à la geografie ?
    (Ne counéixi pas arré à l’heraldique).

  • C’est aussi la meilleure à mes yeux,sans aucun doute.

  • Merci de vos appréciations à tous.

    La version 1 me paraît plus équilibrée. Mais comme je l’ai dit, ces version sont le résultat de très nombreux essais et discussions contradictoires. Là, je crois que nous tenons une solution satisfaisante avec quelques variantes admissibles.

    Pour la place des quartiers ou des girons, nous avons été... écartelés entre plusieurs principes qui sont très inégalement suivis par les héraldiques officielles là où il en existe :
    - où user d’un ordre de dignité qui peut partir du chef et redescendre jusqu’à la pointe comme on le voit sur les armes de l’Espagne ou du Royaume-Uni (1 et 4 royaume d’Angleterre / 2 royaume d’Ecosse, / 3 Irlande) ou bien du milieu du chef vers les côtés (l’ancienne Prusse, voir les commentaires sur Otto Neubecker, Le grand livre de l’héraldique) ;
    - ou plus simplement suivre un ordre géographique : c’est ce qu’ont fait la Suède et la Pologne pour leurs nouvelles circonscriptions qui regroupent les anciens comtés (voir Huberdière-Mosnier, L’Europe aux mille blasons, Yoran éditeur à Fouesnant)
    - ou chercher la lisibilité par le contraste des couleurs.
    Rien ne s’y oppose dans la mesure où l’héraldique est avant tout une signalétique pratique,(comme ne cesse de le rappeler M. Pastoureau).
    La place du Béarn, simple vicomté mais resté pays d’Etats, se discute, mais visuellement, les nombreux essais ont permis de dégager la solution la plus acceptable. Evidemment, s’il avait fallu opérer avec trente blasons, ç’eût été un case-tête...

    La devise Febus aban ! est très incitative. Il suffit de suivre ce modèle authentique, (aban(s), avan ou auan, à chacun d’en user comme il lui plaira.

  • Pour moi c’est la version 1, en hésitant tout de même. Mettons ça aux votes. Et le triangle rouge et blanc, sans la Dauna, que devient-il ?
    Ceci est un blason, pas un drapeau n’est-ce pas ?
    On le popularise comment ensuite ?

  • Chacun choisira pour son compte entre ces versions faiblement différentes. Le plus important est l’accord global.
    (Le drapeau est une autre affaire : triangle rouge et blanc, sautoir ou croix de saint André blanc sur rouge. Tous les éléments de réflexion sont dans le site.)

    Populariser et diffuser : comment les Basques ont-ils fait avec leur Zazpiak bat ? à l’étude.

  • Si vous voulez voir quelques-une des nombreux essais dont les armoiries retenues sont le fruit, allez-voir sur :

    http://www.cop-de-pes.fr/album/heraldique-gascon/

    Vous y savourerez aussi les créations de L. Boyvil.

  • Pour la diffusion,l’envoi aux sites héraldiques au sens large ainsi qu’aux sites gasconisants à un titre quelconque est un minmum.Ensuite,aux offices de tourisme et aux principaux fabricants de logos/blasons/banières,etc... Au delà, à voir ...

  • Peut être une autre piste ? Avec comme devise : " Gasconha awan "
    Une inscription à la Commission Nationale d’Héraldique est peut être possible ? Lorsque le modèle définitif sera retenu .Il ne pourra être enregistré que sous la dénomination : armoirie des Pays Gascons ...et pas " de la " Gascogne .Il faudra lui trouver un nom , le "baptiser " cet écu ...

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  • On pourrait décliner en autocollants et autres objets :

    Le drapeau seul sans la Dauna (elle n’est pas gasconne, ni vasconne, elle est d’avant et universelle).
    Le drapeau avec le blason au milieu.
    Le blason seul.

    Qui accepterait de mettre la main à la poche pour en tirer quelques certaines d’exemplaires à diffuser ? J’en suis.

    A l’époque du tout image, c’est important.
    Comme j’ai pu déjà l’écrire, ressusciter la Gascogne dans les conditions actuelles me semble illusoire. Par contre, nous devons forger des outils conceptuels, linguistiques, cartographiques, historiques, iconographiques, identitaires, qui doivent présenter le monde g(vascon) en tant que tel, indépendant et non comme simple succursale ou province occitane (l’échec de cette voie est aujourd’hui patent pour qui est intellectuellement honnête. Nous y avons beaucoup perdu et peu gagné), au cas où une génération qui viendra après nous serait en mesure de faire revivre notre nation, en collaboration avec les Basques qui sont notre terreau ethnique et historique. Nous avons eu une forte spécificité pendant plus de 1500 ans, laquelle était admise et connue par nos ancêtres et par leurs voisins, ce qui est tout aussi important. Les écrits sont là pour l’attester, depuis César jusqu’à Malherbe. Les ouvrages de Guilhem Pépin montrent parfaitement cette réalité ethnique et historique gasconnes. Ce n’est perdu que depuis peu de temps à l’échelle historique. L’Histoire est longue...
    Quand aux fâcheux, qui crieront au "repli identitaire" (avec pas loin derrière la sempiternelle reductio ad hitlerum dont se moque bien Michel Onfray), laissons aboyer et que notre caravane passe.

  • Ce sont effectivement des essais , avec des images tirés d’ordinateurs .
    Un peu froid et artificiel , voire maladroit et amateur, plein de bonne intention mais...
    C’est une base, une palette... et quelques soit votre choix , le futur blason des Pays Gascons gagnerait beaucoup à passer entre les mains d’un héraldiste qui nous mettrait " au propre " toutes nos idées . Nous aurions alors un magnifique symbole , qui attirerait le particulier comme le professionnel .Ces armoiries réalisé par un professionnel pourront à leurs tours servirent pour réaliser des autocollants , imprimés divers ...
    Je vous engage à visiter les sites de :
    Laurent Granier (www.Laurentgranier.com/) mon préféré , mais aussi celui de Xavier d’Audeville ,Fréderic Luz et bien d’autre ...
    Nous aurions une " image " qui nous représenterait sur de nombreux site héraldique Européen ...Nous apparaitront automatiquement sur plusieurs répertoires , ont gagnerait en lisibilité ...
    Evidement cela représente un certains coût ( entre 500 et 800 Euros en moyenne ...)et il nous faudrait ouvrir une " cagnotte " .
    Je pense que cela resterait une belle aventure si à plusieurs nous finançons nos futurs armoiries , personnellement " j’en suis" et pour une fois amis gascon , ne ratez pas le train qui passe ...
    Ouvrons une de ses cagnotes en lignes qui servent pour les cadeaux de départ ...et finançons nous même drapeaux , blasons et symboles ...

  • Je suggère de ne pas se décider pour de simples raisons esthétiques:le plus réussi esthétiquement n’est pas forcément celui qui assure la signification historique et la représentation géographique les meilleures ,non plus que les meilleures chances d’être accepté ;les deux blasons Torné-Sarte sont beaux mais ne me semblent pas correspondre à ce que nous avons patiemment cherché.
    Le numéro 1 apparaissant sur "còps de pés" ,par exemple, a deux ou trois défauts(non esthétiques),mais je reconnais que notre ami PJM a gardé une certaine préférence pour lui également ,comme il l’ a écrit :
    - il met au même niveau le blason des rois-ducs(le léopard) au même niveau que les vaches béarnaises et du coup,met celles-ci au-dessus (et non plus face à face,comme ce fut historiquement le cas ) du lion d’Armagnac ;ce face à face était pensé de notre part ...De plus la disposition en trois paliers géographiques(Aquitaine au nord,puis les deux vicomtés et le Marsan/Albret et enfin tout au sud,les vallées pyrénéennes est également réfléchie ;
    - il place au niveau des pays composants le blason moderne de Gascogne,global par nature,ce qui est illogique.En sur le tout,comme dans la version 2,il est en valeur , ce qui plaira à toutes les communes,surtout de l’Est gascon,pour qui c’est à la fois LE blason et le drapeau de Gascogne ;toutefois,sa petite dimension lui enlève un caractère trop dominateur.Tout en coeur(sans blason autour,comme apparaissant en 2 chez "Còps de pés"), la croix gasconne est présente mais non ostentatoire ni écrasante.

    Je mettrais aussi volontiers la main à la poche quand nous aurons éclairci tout cela(pour les drapeaux,je crois qu’il faudra accepter d’en patroner au moins deux).

  • Je m’en tien au premier, mais de toute façon nos choix sont faits, nous les avons circonscrits, après ce sont les usagers qui choisiront.

    Bonne idée, Torné-Sarte. Il y a des moyens de protéger une oeuvre graphique. Toutefois, quand une image a paru sur Internet, elle est reprise et circule.

    Les essais présentés sont bien sûr des prototypes qui présentent une lisibilité maximale (et sont issus d’ébauches qui, sur le papier, étaient encore loin de cette formalisation).

    Quelle que soit le degré de qualité d’un dessin héraldique, ce qui est essentiel est la pertinence de sa fonction. Par exemple, nombre de recueils d’armoiries des XVIIe et XVIIIe siècles sont tristes, les figures animales y sont approximatives (avec des lions qui ressemblent à des caniches), mais la valeur du contenu est inchangée. La renaissance est venue avec des artistes comme Robert Louis en France et d’autres en Europe.
    Je crois que pour nous il n’est pas nécessaire de faire appel à un dessinateur spécialisé dans l’héraldique et son marché (rappel : il n’y a pas de service héraldique officiel en France), nos connaissances en la matière étant suffisantes. Nos propositions sont valides à tous égards.
    On peut toujours discuter sur la place de tel ou tel quartier (et c’est d’ailleurs ce qui a été fait, et ça n’a pas été tout seul), mais ce sera sans fin, d’autant qu’il n’y a pas d’instance étatique gasconne (ce qui ne serait pas une garantie : la plupart des héraldistes d’Espagne rejettent la conception et le dessin des armoiries officielles qui ont été imposées en 1981, dans le style logo).

    Quant à redessiner les meubles, à les proportionner et à les doter des ombres conventionnelles, pas la peine de dépenser pour cela. Une fois évaluée la question des droits, autant reprendre des images accessibles et libres.

    D’accord pour investir, mais sur des projets consensuels et en étant sûrs de la distribution, sinon cela ferait comme pour les ouvrages à compte d’auteur : 5 vendus, 495 à la cave.

    N. B. : Dans mon esprit, et conformément à ce qu’elle étaient à l’origine, les armoiries ne sont pas l’apanage d’un groupe social, d’une tendance politique, d’un milieu fermé ou d’une coterie de spécialistes mais des signes de reconnaissance publique. Elles ne sont pas une fin en soi. Dans une culture de l’image elle doivent se dégager de la gangue des préjugés qui les fossilisent (surtout en France) et être rendues à l’usage populaire.

    Merci à tous

  • le numéro 2 est très beau mais je réitère ma demande de ne pas faire apparaître cette croix Gasconne. Ne peut-on pas faire preuve d’un peu de modernisme et oublier ces signes violents et provocateurs, surtout dans ces temps tellement sensibles. Sans cette croix, ces armoiries reflètent l’unité et la sérénité de notre Gascogne, avec, je trouve qu’elle rappelle les luttes religieuses et les douleurs passées...
    Ou alors séparez la partie du haut en deux avec d’un côté la Guyenne et de l’autre la croix Gasconne, elle paraîtra moins agressive...
    (nota : je m’attends à une volée de bois vert... mais je dis ce que je pense)

  • Aucune volée de bois vert mais "signe violent et provocateur" est inexact et de trop.le reste est affaire d’appréciation.

  • E poudousse y avé ue versioû xens la croutz ?
    En Biarn ne pénsi pas que sie counegude. Que-s pot véde crisme sus mantûs maysoûs vielhes, quauques lauburu e autes simbèus soulàris, mes n’èy pas jamey vist aquere croutz.

  • Pas de "volée de bois vert" du tout.
    Mais comme il n’y a pas d’emblème fédérateur de la Gascogne, cette croix nous a paru le meilleur choix possible, et nous nous y tiendrons sans que cela implique une attitude particulière en dehors du message élémentaire : pouvoir fédérateur, rayonnement, flammes du foyer de la maison familiale, Gascogne.

    La discussion a déjà eu lieu sur ce site et j’invite ceux qui le veulent à s’y reporter, pour éviter de répéter et de lire toujours la même chose.

    Des armoiries ne sont ni passéistes ni modernistes, elles font signe. Nous tentons d’exprimer librement notre sensibilité d’appartenance. Car il est temps de réagir sans violence mais avec fermeté aux torts et dénigrements qui frappent notre pays, et de pro-voquer au bon sens du terme ceux qui partagent notre sentiment par-delà quelques divergences éventuelles.
    N. B. : si la croix était sur un canton, elle indiquerait un pays particulier, ce qui n’est pas le cas. Elle est à sa place seulement au centre.

    Vous soulignez, Peyraube, que la croix est une innovation. Nous avons relevé plusieurs signes de maisons, de ceux que vous signalez : on trouve des chrismes, de quasi-lauburu, des étoiles, des marques d’entrepreneurs, des signes solaires (les plus anciens sur le porche de Pimbo), des rouelles tournante (sous le porche de l’église de Boucoue) et des croix fleuronnées sur les vieilles tombes.
    Mais, voyez-vous, la "croix de Gascogne" qui s’inspire de modèles anciens, est déjà un peu connue comme telle sur des sites de qualité. Cela fait longtemps qu’on la fabrique en bijou ou affiquets. Comme aussi bien la croix de Toulouse pour l’Occitanie ou la croix de Sant-Jordi pour les Catalans (symbole de guerre footbalistique pour quelques-uns, à l’instar de la croix portugaise de la F. P. F.). L’innovation d’aujourd’hui est fédératrice.

    Si tous nous rejoignent, Béarnais comme Bordelais ou Armagnacais, nous aurons réussi à donner un signe de ralliement sans effacer aucun des pays concernés.

  • Pardonnez moi Mr Saint-Gaudens, mais une croix enflammée est quand même plus évocatrice de violence que d’espérance et elle fait davantage penser à une croix de bûcher plutot qu’à une croix du foyer (tout dépend ce que l’on entend par foyer).
    E jo tapau n’èi pas jamey vist aquera crotz, mes n’èi pas tot vist.....
    A tot préner, que preferi enqüèra la crotz occitana, qu’ei mensh agressiva....

  • Joan -Peir,
    Que ne disiez-vous plus tôt ce que vous aviez en tête !
    En effet,une croix "enflammée" serait au moins ambigue:ce n’est peut-être pas une arme(on aurait du mal à la tenir sans se brûler ) mais elle évoque les tristes croix enflammée du ku Klux Klan (enfin, c’est ce que ça m’évoque pour ma part en puisant dans mon stock d’images enfouies).
    La croix gasconne proposée est seulement "flammée" c a d que ses quatre extrêmités figurent l’amorce d’une flamme ; en fait c’est une évolution ou une interprétation des trois bouts de fleurs de lys figurant sur la Croix des Mousquetaires,figure gasconne emblématique connue très loin et populaire jusqu’en Russie par exemple.Après il est difficile de savoir comment elle peut être reçue et interprétée sans "mode d’emploi" ;il faudrait veiller à ce que son dessein ne soit pas interprétable en "croix enflammée"(notre ami Boyvil est très qualifié pour cela).Et puis ce sera ce que les gens en feront,évidemment .
    Quant à la modernité à laquelle vous faisiez allusion, elle pourrait s’exprimer par un logo gascon détaché des conventions héraldiques,,une "signature brève" en quelque sorte,plus touristique peut-être , en face de la "signature longue"(dans sa forme et dans la mémoire qu’elle véhicule) qu’est le blason "pan-gascon" que nous discutons aujourd’hui.On pourrait imaginer un profilage de figures de la Daune,la Crotz aussi peut-être,très stylisés sur fond de couleurs fortes,je ne sais ...
    GSG

  • La croix de Gascogne ? Elle évoque d’abord la Crotz do larèr, do foyer, le foyer de la maison familiale, le seul bien des gens modestes. Pas plus d’intention religieuse ou politique que dans les armoiries de Marseille ou de Milan, de Barcelone ou du bailliage de Guernesey.

    En fait, pour être exact, ce n’est pas un feu de secours (ang. beacon), encore moins le bûcher du phénix héraldique, mais une croix fleurie, posée sur un soleil ou accompagnée de rayons (dont les uns éclairent et les autres réchauffent selon la convention connue). Elle indique les points cardinaux comme le font les signes tournoyants de l’art populaire.
    Elle signifie convergence et réciprocité, chaleur, vie et humanité. Mais puisque l’héraldique, comme l’a rappelé M. Pastoureau, est d’abord un code pratique, le référent de la croix est ici de même nature que celui des quartiers : il s’agit d’un territoire, Gasconha.

    Il n’y a donc lieu ni a fantasmes ni à dénigrements.

    C’est aussi le seul emblème mondialement connu associé à la Gascogne grâce aux "Mousquetaires" du roman et du cinéma (dont le populaire Hunebelle-Marais-Bourvil, 1953). Face au Cardinal retors, ils incarnent un esprit de franchise, de gaîté et d’engagement qui n’est pas pour nous déplaire.

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  • Joli.
    Qu’ei de brai, je n’avais pas remarqué, c’est une croix bourgeonée ou florencée, avec des fleurs comme sur le mont fleuri des Catalans. Et il n’y a pas de flammes mais un soleil. Donc pas de foyer, non ?

  • En effet, j’avais écrit que cette croix évoque un foyer, image qui me paraissait claire et parlante.
    Mais il s’agit bien d’une croix terminée par des fleurs. Les rayons sont bien ceux d’un soleil.

    Donc dire seulement "croix de Gascogne" si vous préférez comme ça. Ce sera héraldiquement juste.

  • Bon allez j’abandonne,
    mais je voudrai quand même connaître vos sources qui vous font mélanger la croix gasconne et celle des mousquetaires, et à qu’elle époque cette croix a représenté la Gascogne . De toutes façons elle est beaucoup trop grosse, (je garde sur ma voiture l’autocollant représentant les 2 lions et les 2 gerbes mais je n’afficherai jamais celui là......)

  • Les deux lions et les gerbes sont le symbole d’une division administrative française, blason dessiné par les Français sous Louis XIV donc pas spécifiquement gascon. A utiliser mais pas en tant que seul symbole gascon. C’est aux Gascons de décider de leurs armoiries, pas au héraut d’armes du roi de France.
    Ensuite, la croix ne me gêne pas plus que ça. Un peu comme si les Basques reniaient le lauburu parce qu’il ressemble à la croix gammée des nazis. Il ne faut pas faire de fixation idéologique sur la croix car supposé symbole chrétien. De plus, qu’on le veuille ou non, nous sommes baigné de chrétienté depuis l’Antiquité. Le nier est un déni de réalité. Cela ne signifiant pas qu’on est obligé d’être chrétien soi même. Michel Onfray, qui est un athée revendiqué, n’a aucun problème quand il dit que la France est un pays d’identité chrétienne. Je vous conseille de l’écouter à ce sujet.

  • Je n’ai aucun conseil à recevoir, surtout de la part d’un philosophe qui se dit athée mais qui a quand même enseigné pendant des années dans un collège catholique de Caen. Si vous n’avez que lui comme référence, le débat sera toujours plus polémique que philosophique. Ne pas vouloir de croix sur un drapeau Gascon ne me semble pas être une fixation plus importante que de vouloir à tout prix l’imposer. Les Bretons s’en sont débarrassé et cela n’a pas fait un pataquès...
    De plus cette foutu croix n’a jamais figuré sur un emblème Gascon.
    Donc je ne renie rien Mr sans nom.
    Je vous signale également que je n’ai pas fait allusion cette fois à la religion mais seulement à la violence qu’elle me semblait évoquer.
    P.S la croix gammée n’appartenait pas à l’origine aux nazis,mais voilà un exemple de ce que l’on peut-faire avec certains symboles
    Ceci sera mon dernier message sur ce sujet car sinon cela risque de dériver.

  • Curieux comme tout se télescope à propos d’une chose si simple.

    Mais laissons les fantasmes et revenons à nos moutons, qui sont en l’occurrence des lions et des léopards.
    Je n’ai pas sous la main l’étude du CPG mais il est sûr que de tous les emblèmes potentiels gascons, le plus connu est cette croix et ses variantes. Son adoption résulte précisément du fait qu’il n’y avait pas d’emblème pan-gascon. L’adoption de cette croix répond au même souci qui a poussé les Basques à adopter le lauburu et à se l’approprier. De même il y a plusieurs siècles les Lorrains se sont approprié la croix double, qui se trouve encore ailleurs, et le chardon. On pourrait multiplier les exemples. Ce qui se traduit par : dans le stock des images possibles nous choisissons la plus performante en fonction du but recherché.

    En autocollant on peut n’utiliser que la croix seule. Elle n’est pas exclusive d’autres signes. Par exemple, si vous en faites faire une, vous pouvez la mettre à côté d’un blason du Béarn, ou de l’écartelé de la Généralité (conçu, en son temps, à partir du lion, figure la plus répandue en pays gascons, et de la gerbe, innovation qui convient à merveille à des terroirs comme l’Armagnac et surtout la Chalosse).

    Quant les armoiries sont apparues, par nécessité, il a fallu trouver des signes. On a puisé où on a pu mais avec cohérence, dans le répertoire existant : les traditions populaires, les sceaux, les signes les plus usuels, les ustensiles (épée, faucille, hache, pot), etc. Notre nécessité à nous ne repose sur aucun symbolisme a priori, seulement sur la fonction de signal.

    Les comtes de Toulouse ont disparu, il n’y a plus de vicomtes en Béarn, plus de roi en Portugal, plus de ducs en Bretagne... Les emblèmes sont retournés d’où ils étaient venus, dans la réserve des signes, disponibles et dépouillés. On pourrait en discuter à l’infini, faire des thèses, si notre point de vue à nous n’était limité à un objet concret, une population, un peuple en déshérence, une histoire non médiatique, une terre en assez mauvais état, une société dont nous n’entendons pas être exclus.

    Innover et rassembler, ou disparaître.

  • Bon... Bilhèu, n’at diurí pas díser percè tots los interésts que son arrespectables mes... bon... que’m disi... e be que’m disi... com díser... que , bè... que lànçatz calhaus en l’aiga aquí...
    A qué pòt servir tot aquò ??!!
    Perdon... ne me’n sui pas podut virar...

  • Je ne comprend pas ce qui se passe : certains messages ont déjà été postés il y a plusieurs semaines. J’ai l’impression de les avoir déjà lus (le 31 et le 32 par exemple).
    S’agit-il d’une mise en ligne automatique ?
    Ca fait tourner en rond.

    Bona nueit.

  • Sur la dernière mouture affichée dans le post par PJM, il me semble que les couleurs de l’écu sont inversées... Ce sont les garbes sur fond rouge et les lions sur fond bleu !
    Sinon, bonne initiative à mon sens.

    [Les auteurs du drapeau ont constaté l’erreur, et une version corrigée du blason a été mise en ligne.
    Tederic M.]

  • Joan-Pèir,

    Puisque vous semblez très sensible à tout ce qui peut ressembler de près, de loin ou de très loin à de la réaction, vous devriez également conchier tous ces blasons qui sont des symboles de l’ancien régime, du temps où la France était catholique, avec les nobles et le clergé au sommet. Bref, vous ne devriez accepter aucun truc passéiste et pré 1968, surtout pas les gerbes et les lions, créations de l’administration royale de Louis XIV, LE monarque catholique absolu.
    Vous me paraissez quelqu’un de très obtus Monsieur, et pas très tolérant en fait.

  • Bon,je ne prétends pas clôre le débat mais en lisant le flot des contributions d’hier mais je voudrais ajouter :
    - que l’héraldique admet une certaine "géométrie variable" (grandes et petites armes,ces dernières plus simples que les premières),etc... Bref que’internet permet de créer les blasons que l’on préfère.Si quelqu’un est allergique à la crotz gascona, eh bien qu’il l’oublie ,rien de grave là dedans ;
    - pour ceux qui,comme moi, la trouvent bien, deux recommandations:qu’elle ne soit pas trop écrasante en taillle(deux fois mentionné dans les échanges) et qu’elle ne soit pas sur un blason à fond rouge qui peut évoquer un incendie ...Et pas besoin de trop "ahronçar calhaus en l’aiga " com ac ditz Renaud !Chacun peut travailler pour la Gascogne à sa façon et mieux vaut ne pas trop "pelejà’s" !nous ne sommes déjà pas si nombreux que ça ...

  • Étant conscient des très graves dangers que fait courir la croix gasconne à la population, je me propose de publier à côté de chaque "Croix de Gascogne" le logo suivant pièce n°1. Veuillez croire, Mesdames et Messieurs, que je ferai tout mon possible pour éviter le bûcher à toute personne ayant malencontreusement manipulé cet emblème.
    Je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous avertir pour toute flambée de violence due à l’affichage d’une croix gasconne dans un espace public empli de compréhension, d’espoir, d’ouverture d’esprit et porteur de toutes les vertus.

    Un gascon très chaud.

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  • Effectivement, le blason du dernier message (40 de Laurent) est super.
    Il faudrait le proposer à la DDAF pour l’afficher à l’orée des pignadas et là il aurait vraiment de l’utilité, on ne verrait plus un seul fumeur dans la forêt Landaise. De plus c’est la vraie croix Gasconne enflammée. Bravo Laurent.

  • Lou lauburu n’ey pas sus las armes d’Euzkadi, que poudem avé la croutz gascoune, las armes e û drapèu, tres simbèus desseparats coum lous bàscous. Lou qui vòu la croutz dab las armes, perqué pas ? E lou qui ayme las armes xens la crotz, perqué pas ?
    Coum at ditz moussu Saint Gaudens ne y a pas de que-s peleya. Lous bàscous be soun menx dogmatics.

  • Oui, M. Peyraube, et j’ajouterai aussi qu’il faut être cohérents mais pas sectaires. L’héraldique a ses lois et ses conventions, nous nous y sommes pliés.
    On trouve des drapeaux basques avec ou sans le lauburu, des espagnols avec ou sans l’écu, etc.
    Nous avons juste besoin d’un drapeau commun (le trencat ou le sautoir, blancs et rouges) ; d’un signe aussi simple et pratique que le sont le lauburu pour Euskadi ou la croix d’Oviedo pour les Asturiens, etc. ; et d’armoiries qui, sans être trop chargées, rassemblent nos pays.
    La croix ? on peut en effet la traiter à part, mais la populariser comme emblème commun (ce qui nous faisait défaut) conviendrait à tous les parçans. On peut aussi concevoir des logos...

    Toutes les idées sont les bienvenues.

    N. B. : Avez-vous remarqué que la Généralité d’Auch d’autrefois s’avère beaucoup plus pertinente que l’ arregiounasse qui nous accable aujourd’hui ?

  • Je suis vraiment désolé de la tournure de certains messages, et surpris du manque d’ouverture de ceux qui se veulent les champions de la tolérance. Mis à part Peyraube et G.S.G., je ne pense pas que soit perçu, au travers de mes propos, une certaine philosophie qui me rend sceptique envers tous les signes se rapportant à ce qui pourrait évoquer (de près ou de loin) les sociétés occultes et secrètes et les mouvances religieuses et armées de l’époque médiévale.
    Ces armoiries que vous essayez de populariser, sont destinées je le suppose, à être arborées par les générations futures, et même peut-être, puisque c’est maintenant la mode, dans les stades ou pendant des concerts.
    Il faut donc qu’elles reflètent des choses culturelles modernes ou toutefois simples et sans ambigüité pour que la jeunesse s’en empare.
    N’êtes vous pas frappés par le nombre de "gwen ar du" bretons déployés à chaque manifestation ?
    Les mousquetaires sont peut-être très populaires, mais il ne me semble pas certain que la jeunesse Gasconne veuille s’en revendiquer. Par contre, une boha, par exemple, serait facilement brandie à l’occasion de concert (et cela trancherait peut-être le débat landaise ou Gasconne).
    Voilà simplement ce que je cherchais à dire, maladroitement sans doute.
    Et une petite question, Mr PJM ;comment pouvez vous être certain que cet emblème conviendra à tous les « parçans » ?
    Mais convaincu que tous les avis sont les bienvenus,comme vous le dites, je ne doute pas un seul instant que mon message puisse choquer quelqu’un.( mis à part bien sur cet inconnu qui intervient à bon escient sur divers sujet...
    Heureusement que nous avons des pseudos sinon comment pourrait-il nous répondre...)
    Allez n’ayez pas peur cette fois j’arrête pour de vrai sur ce sujet car comme le dit Renaud (34) « a qué pòt servir tot aquò ».

  • Certitude : on n’est certain de rien. Si tout était assuré, on n’agirait que par calcul ou intérêt. La vie serait un peu triste.

    Je peux comprendre vos réticences philosophiques, Joan-Pèir, mais il ne faut pas "surinterpréter" les emblèmes, même s’il est bon d’en marquer les limites et d’aider à les rendre consensuels (par des critiques signées comme vous le précisez avec raison). On peut être sceptique (et croyez-vous qu’on puisse réfléchir à la Gascogne sans éprouver de doutes ?) : c’est l’inconvénient des échanges par Internet que l’on se connaît beaucoup moins bien qu’autour d’un verre, et que les mots et les humeurs volent parfois plus vite que nécessaire.
    On peut évidemment discuter d’histoire, etc., mais vous savez qu’il sera impossible d’accorder tout le monde, à commencer par les spécialistes. On peut admirer, ou pas, du même oeil la cathédrale de Bordeaux et le pont Eiffel sur la Garonne, l’équilibre formel de la Dame de Lespugue ou la carène d’un avion. Les générations passées ont fait ce qu’elles pouvaient pour vivre et survivre, au-dessus d’elles- mêmes parfois. Qui jugera ?

    La modernité ? Nous sommes dedans. Il faut à mon avis tirer le meilleur parti de ce que proposent les techniques d’aujourd’hui. Mais l’objet de nos efforts était d’établir des armoiries, suivant des règles codifiées assez intemporelles. Il est évident qu’il faut aussi faire d’autres choses.
    La Gascogne n’a pas le "logiciel" breton et encore moins écossais ou catalan. C’est ainsi, et il faut essayer de rattraper le temps perdu. L’agonie a commencé avec l’école francisante et s’est aggravée après 1914. Une génération a suffi pour casser la population. Nous avons tous là-dessus des témoignages poignants (mais qui n’empêchent pas les gens de dormir). Donc : essayons de faire la mode plutôt que de la subir, surtout dans des domaines moins codifiés que les armoiries.
    Quand aux croix, elles ne sont en elles-mêmes ni modernes ni désuètes ni futuristes (leur graphisme peut l’être), tout dépend du regard qu’on porte sur elles. N’en parlons plus.
    Bien sûr qu’il y a d’autres vecteurs de la Gascogne et la boha est un exemple qui me plaît beaucoup, pour l’image et aussi le son. Bien que pas spécialement moderne, elle répond à un besoin et s’insère dans le paysage (triste parfois) de notre culture. Cela ne doit rien au grand courant médiatique mais à des groupes que "nos élites" méprisent au fond parce que "folkloriques" au sens français du terme (que de vilaines réflexions entendues sur ce thème !). C’est une belle revanche que le retour de la boha ! Cherchons donc l’innovation. Dans tous les domaines.

    N. B. J’avais pensé il y a cinq ou six ans qu’un emblème commun aux pays gascons pourrait être une tête de taureau ou de vache, vue de face (façon canton d’Uri en suisse), mais j’ai eu beaucoup d’objections. De même pour le léopard de Guyenne ou le lion, de même pour des cercles rayonnants pyrénéens : trop local ou pas connu... Ce n’était pas faux ! mais un peu restrictif. La croix en question a au moins le mérite de ne pouvoir être ’confisquée’’ par aucun parçan en propre. Cela dit, je considère que les vachettes béarnaises ont aussi un plein caractère gascon, comme la clarine du Couserans ou le léopard de Guyenne, ou ces beaux béliers de Lomagne postés par Torné-Sarte.
    Mais quand on cherche un emblème global, il ne faut heurter aucune sensibilité. Il faut pourtant proposer. Pas facile.

    Quant à savoir à quoi peut servir tot aquò, je dirais que c’est une action gratuite et dont le résultat... ne nous appartient déjà plus, malgré l’éventuel ’copyright’.

    Il y a aussi beaucoup d’autres sujets qui nous tracassent, dont les destinées de la région administrative, le déséquilibre des territoires, le poids des métropoles. Praube Gasounha. Ne perdons pas espoir.

  • N’ayant aucune connaissance en héraldique, je ne peux qu’exprimer naïvement mes impressions.
    Ces léopards ou lions sont pour moi étrangers. On devine les raisons qui les ont fait adopter dans les armoiries et blasons au Moyen-Âge.
    Pour moi, des gerbes, vaches et cloches me paraissent bien plus sympathiques.
    Dommage que l’ours n’ait pas été adopté à l’époque, mais on devine ce qu’il représentait dans l’imaginaire de nos ancêtres avec le conte alors très diffusé de "Jan de l’Ors". Mais enfin pourquoi ne pas actualiser nos symboles !

  • Òc-be, de vrai. Mes... l’ors, que n’i a "un bèth ramat" en le montanha que ne’n vorràn pas ! Los montanhòus e l’os, tot un poème !

  • En rédigeant un post au sujet de la bouhe justement,il y a un instant ,je me disais que cet épisode là est emblématique de tous nos efforts et discussions actuelles et expliquent assez bien les raideurs et agacements des uns et des autres :
    Sommes nous dans la transmission d’une tradition culturelle ,même avec un fil devenu ben ténu et cassant à la moindre tension ? Dans l’"invention" de la tradition (un concept forgé je crois à propos de la rénovation de la culture japonaise lors de l’ère Meiji du XIXè siècle ) ? Quelque part entre les deux ? En tous cas il est devenu difficile de toujours justifier de façon imparable telle prise de position,tel choix,etc... Nous y sommes sans doute condamnés en espérant que nous générerons des faits culturels pas trop inexacts et pas trop négatifs ,voire bien mieux que cela avec un peu de chance :la bouteille à la mer de l’histoire,qué !

  • La bouteille à la mer, belle image, mais faisons-nous plaisir : un bon cru !

    Mettre l’ours comme emblème pan-gascon, cela plairait sûrement dans les villes mais comme vous dites, Renaud, dans certains endroits cela deviendrait épique. De quoi écrire une pastorale tragi-comique, ou pis encore. On essaye ?

    Le lion, que nos ancêtres ne connaissaient guère que par les récits de voyageurs et les bestiaires qui contaient des histoires fantastiques sur le tigre, la panthère ou le phénix, fut très tôt adopté. Il s’y attachait une idée de bravoure et, par jeu de mots, un rapport plus ou moins senti avec le soleil et la lumière. On aurait aussi bien pu mettre un ours, et il semble que le lion ait été substitué à cet autochtone en certains endroits.
    Le léopard n’en est qu’une variante mais c’est sa posture qui lui vaut ce nom distinctif. A noter que le léopard d’Aquitaine n’est pas un emprunt à la dynastie Plantagenêt, mais un choix indigène. Les armoiries étant attachées à des territoires, il est frappant de constater que des régions qui ont souvent changé de tuteurs politiques ont gardé leurs armes intactes (par exemple le griffon de Poméranie, tour à tour suédois, prussien, polonais ; ou la Navarre coupée en deux). On ne les change pas, elles ne font qu’un avec la terre qu’elle évoquent.

    Mais en dehors des armes de communes, de pays, etc., on peut inviter l’ours, la vache, le serpent, le loup (de Loup-Garsie ou de Louvigny), l’aigle, l’écureuil (lou gat-esquirou), la chèvre (comme sur le clocher de La Crabe), la colombe, l’âne gascon qui porte la "croix de saint André" au garot... C’est même recommandé en fonction du contexte.
    Donc, Andriu, pas de problème : "actualisar ço qu’abem dejà", mais aussi "crear a la luz de ger", com dit lo Tederic.

    Prenons toutes initiatives possibles,

    Bon seir !

  • Et moi, alors, je ne suis pas sur la liste ? méfidot !

  • Il faut prendre les " emblèmes " héraldique pour ce qu’ils sont : des signes de reconnaissance , le simple moyen de se distinguer des autres ...comme le maillot d’une équipe de rugby ...et on joue dans la même équipe, non ?
    C’est la révolution de 1789 qui en fait un symbole de noblesse , d’oppression et d’obscurantisme .
    Mais beaucoup de personne porte blason sans être noble ...c’est même la majorité !
    Lion d’Armagnac , vache du Béarn... sont nos signes de reconnaissance ...ils nous appartiennent ,ils sont à nous, ils font partie de notre histoire . Chaque blason de chaque Pays Gascon trouve sa place " naturel " au sein d’une composition qui représentera " l’union " de toute ces disparités.
    La croix de Gascogne ? C’est un signe de plus ! Et un bon croyez moi , capable de nous représenter et de faire sa place entre la croix " Basque " et "Languedocienne ". Quelle soit doré sur fond rouge ou d’autre couleurs ...pas de soucie ! Symbole religieux ? ,Pas plus que la croix Suisse pour les Suisses... Cela dépend de votre sensibilité , mais c’est avant tout un symbole culturel , un symbole que nous allons transmettre à la génération suivante...Remplacez " croix " par " rosace " ou "rose "si le mot vous pose problème ...Les mots ne sont que des mots , c’est l’intention qu’il y a derrière qui est importante . Et notre intention n’est pas de rallumer une polémique religieuse mais de concrétiser des symboles qui vont nous représenter aux yeux des autres nations , de rassembler les peuples Gascons et faire en sorte que nous existions encore dans les années a venir ...
    Le drapeau " Gasconha " aura le même rôle : celui de représenter l’ensemble de nos particularité et différence ...beau challenge !
    De toute façons , ces symboles nous échappe déjà , ils vont être repris sur " la toile " , le " net " , vivre et évoluer ...

  • Eh oui, c’est pour tous...
    J’en finis avec ce sujet qui nous a bien occupés et qui maintenant va vivre sa propre vie : l’héraldique n’est pas une exclusivité nobiliaire (la grande majorité des armes médiévale sont roturières, comme l’a rappelé M. Pastoureau), ni le ’hobby’ de quelques milieux passéistes. Il s’agit d’un code graphique et informatif, appuyé sur un art rigoureux, dont l’usage fut à l’origine tout pratique. La confiscation progressive de l’héraldique par les milieux dirigeants, sa réduction à la vanité individuelle, accompagnent la décadence de l’art héraldique et l’appauvrissement de ses principes. En France ce n’est pas avant la fin du XIXe siècle qu’on assista au renouveau d’une héraldique dégagée des préjugés sociaux et des clichés. L’héraldique municipale en profita pleinement, montrant ainsi un caractère à la fois historique et populaire. D’autres pays, comme la Suisse, n’avaient pas oublié la fonction première du blason, et donnaient l’exemple d’une héraldique familiale bourgeoise ou paysanne, urbaine ou cantonale, sans complexes, vivante et parfaitement intégrée à la culture nationale. Le contenu des armoiries est vivant.
    Un gros événement fiscal fut sous Louis XIV la taxe sur les armoires. La Navarre est réputée être une terre de grande concentration d’armoiries paysannes.
    On peut aussi utiliser le motifs ailleurs que sur un écu. Un vaste champ graphique est ouvert.

  • Juste pour plaisanter et rafraîchir le climat : heureusement que Yan Bartès du petit journal ne lit pas nos messages car il pourrait dire "après la taxe sur les armoires instaurée par Louis XIV, voilà maintenant la taxe sur les croix instaurée par les contestataires"....
    Excusez moi PJM mais je n’ai pas pu résister à plaisanter sur votre petite erreur de frappe.

  • Oui, ça rappelle la taxe sur les portes et fenêtres. Mais n’allons pas donner des idées à Bercy, on ne sait jamais !

  • Il faut faire simple. L’horreur de 1696 est à bannir, elle ne représente qu’un reçu fiscal...

    Quelques remarques.

    La clé n’apparaît sur le blason du Val d’Aran que depuis 1991. Avant, c’était d’or à 4 barres de gueules, mais les héraldistes officiels de Barcelonne ont exigé un blason différent. Il en est de même pour la forme losangée qui n’est pas locale. Voir l’article passionnant de Angel Claveria Aner, "Es escuts deth Terçon de Quate Lòcs", Miscellanèa en aumenatge a Melquíades Calzado de Castro “Damb eth còr Aranés”. Vielha : Institut d’Estudis Aranesi, 2010 en ligne ici : http://xac.gencat.cat/web/.content/xac/01_continguts_arxius_comarcals/ac_aran/06_publicacions_aga/fitxers/07_eraldica.pdf

    Sur des armoriaux comme Traversier (début XIXe), le blason de Mont de Marsan est sur fond de gueules (rouge).
    Toujours le rouge et le blanc.

    En fouillant sur des cartes anciennes, les blasons de la Gascogne sont souvent écartelés d’Armagnac. Car finalement, les Armagnacs étaient les héritiers (spirituels ?) des ducs de Gascogne. Ne serait-ce pas plus simple d’adopter le lion de gueules sur fond d’argent ?

  • Monsieur PJM,

    Rassurez-vous, les bobos métrosexuels de Cnal+ ne savent pas que ce site existe, ni même la Gascogne d’ailleurs qu’ils mépriseraient comme bonsParisiens prenant tout ce qui est provincial pour quantité négligeable.

  • Joan Francés Blanc : Merci pour les précisions sur Aran. Le losangé est typique de l’héraldique catalane. Au fond, les exigences des héraldistes de Barcelone nous ont rendu service.

    L’écartelé de 1696 n’est pas mal fait et ceux qui l’ont conçu ont gardé le lion. Quant à la gerbe elle ne me paraît pas incongrue et pourrait même représenter les terroirs sans armes propres comme la Chalosse. L’intérêt de l’écartelé est qu’il est connu et employé. Bien sûr le lion de gueules serait une solution plus simple.

    Le difficile est de tenir compte de toutes les données en sélectionnant certains traits. C’est délicat, et pour le drapeau vous pouvez suivre sur le site les discussions et essais que Tederic vient de faire ressortir des profondeurs. Les fils de discussion sont pleins d’informations, y compris sur nos doutes, rectifications, et autres.

    A ce sujet, toujours aucune réponse depuis plusieurs années sur le drapeau rouge au sautoir blanc dont l’usage a dû commencer au moins au début du XXe siècle ou fin XIXe. C’est peut-être dans les archives du Félibrige ? Mais personne n’a donné la source documentaire.
    Dommage.

  • Pour l’écartelé , le lion représente bien les lions des pays gascons et effectivement les premières représentations sur des cartes montre le lion ( rouge ) d’Armagnac , écartelé avec un lion blanc ( sur fond rouge ) , représentation que je croyais fautive mais qui peut être était le premier " jet " ?
    Pour la gerbe de blé : je n’ai rien trouvé de très probant sur sa signification et le choix du motif . Je la vois comme l’union de tout les pays gascons, chaque brin de blé représentant une région ...liés ensemble ...en fait, on y vois , se que l’on veux bien y voir...
    Pour le drapeau " au sautoir " , il est inconnu en Gascogne " orientale " , et semble plus du domaine " Anglo-Angevin " et donc typique de la Guyenne .
    L’Armagnac serait plus représenté par la croix " droite " .
    Les Basques on produit des drapeaux pour chacune de leurs régions pour finalement choisir celui de la Biscaye...
    Et effectivement les Armagnacs sont les héritiers des ducs de Gascogne...Je serais le premier a souscrire à cette idée , mais je ne suis pas sûr que le Béarn et la Guyenne soit d’accord ...D’où le " trenca " , plus consensuel .La forme " ikurrina " sur fond jaune serait réservé pour la " grande Vasconie "...

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  • Non, je suis un peu à l’origine de cette histoire du sautoir... en fait, j’avais trouvé mention de cette histoire sur le site heraldica.org de François Velde il y a une bonne vingtaine d’années... mais je n’ai pu trouver le texte précis depuis...

    Il faut savoir parfois admettre qu’on ne sait pas, même si c’est toujours plus beau de reconstituer un drapeau, un emblême, une protolangue, un contexte... ;)

  • Pour l’écu de 1696, il faut juste imaginer que d’Hozier avait proposé deux écus pour la Guyenne et le Limousin...

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  • A ce jour en tout cas toutes les informations disponibles sur le sautoir se trouvent sur le site, dispersées certes sur plusieurs hius et sur plusieurs années, mais cela fait une bonne encyclopédie. On trouve aussi beaucoup de critiques qui ont fait avancer la réflexion, réduit les possibilités sans contraindre personne.
    Quoi qu’il en soit, les origines de plusieurs emblèmes historiques connus, voire célèbres, sont inexpliquées ou expliquées de façon contradictoire. Pendant que les spécialistes se déchirent sur tel ou tel point, les emblèmes, drapeaux, etc. en question sont vivants dans l’usage.
    Donc, en avant !

  • On revient de loin si la Guyenne avait hérité de chevrons au lieu du léopard ...
    Effectivement l’écartelé fait un peu " bricolo " , les commis de d’Hozier nous ont fait là un joli " logo " du XVIIéme siècle ...
    Maintenant si on parle Gascogne et généralité c’est celui là que la tradition a consacré .
    Le sautoir semble plus sujet à polémique , il y a une forte probabilité qu’il reste une " invention " du XIX éme siècle . Sa notoriété récente semble être due à l’absence de drapeau connu , authentiquement gascon .Il a comblé un vide ...mais à preuve du contraire ne parait pas historiquement valide même s’il est reconnu comme drapeau gascon de nos jours ...par la magie du net .
    Le drapeau Armagnac , moins connu, est lui référencé depuis les guerres dite de " Cent ans " . Par opposition aux Bourguignons , il y est décrit à de nombreuses reprise . évidement , il représente le parti du Dauphin , et reprend les couleurs des soldats français , qui avaient par opposition aux soldats anglais ( la croix rouge sur fond blanc )choisi se symbole .
    Mais il reste " d’Armagnac " , ainsi et surtout le beau blason au lion rouge .
    Je pensais combiner les vaches du Béarn et le léopard de Guyenne avec lui , pour simplifier les armes des pays Gascons .
    Cela aurait pu donner :
    mi-parti de Béarn et d’Armagnac avec en chef Guyenne ( ou en champagne ?)ou alors un tiercé en pairle plus opportun . Quelqu’un serait il tenté par sa représentation graphique ? Pour juger de l’effet ?
    Un peu comme pour la ville de Manciet .

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  • L’équipe qui a travaillé sur ces armoiries synthétiques de la Gascogne a arrêté son choix sur cette version :

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    Recommandation d’armes pour la Gascogne ou les Pays Gascons
    Recommandation d’armes ou armoiries synthétiques pour la Gascogne. (2016)
    Voir l’argumentaire.

    Je reproduis ci-dessous son argumentaire :

    Nécessité d’armes composites :
    Comme l’indique le site « héraldique européenne » le duché de Gascogne avait disparu (en 1032) avant que les bases de l’héraldique européenne n’aient été stabilisées et donc des armes adoptées pour la Gascogne. Restent donc les armes des « pays », quels que furent leurs statuts respectifs, des pays composant ou héritiers de la Gascogne jusqu’à 1694 (Armorial général de France) et 1719, date de la création de la Généralité d’Auch,reconstituant une (petite ) Gascogne administrative et dotant celle-ci d’armes, certes totalement déconnectées de réalités héraldiques antérieures mais qui jouissent toujours d’une réelle estime locale et qui, au moins à ce titre, ne peuvent être oubliées.

    Quelles sont donc les armes des pays à retenir ? Comment les placer sur un écu de Gascogne ? Et où les placer ?
    Nous avons choisi, en accord avec de classiques principes héraldiques et avec le bon sens, de retenir les principaux « pays » historiques, en gros duchés et comtés des XIIe au XVIe siècles :
    - le duché d’Aquitaine, ensuite appelé Guyenne : il représente tant le nord (actuels Bordelais et Agenais « guyennais ») que l‘ouest (l’Aquitaine « anglaise » jusqu’en 1453) de la Gascogne. A ce titre sa place est naturellement en haut et au milieu de l’écu ;
    - en dessous de lui, viennent deux représentations de deux pays phares : le Béarn et l’Armagnac (celui-ci représentant d’autres pays mineurs souvent et de plus en plus rattachés à lui), dont la position à gauche et à droite de l’écu tiennent compte du positionnement géographique. IIs sont privilégiés par rapport à d’autres pays en raison de leur rayonnement historique,du reste très longtemps antagoniste .
    - en dessous encore, de gauche à droite (comme ils le sont d’ouest en est), l’ensemble Albret-Marsan (représentant à eux deux à peu près toutes les Landes actuelles et au-delà) et la Bigorre.
    Enfin, au dernier étage (mais rien de méprisant à cela, simple question de priorisation historique et de géographie), coincés qu’ils sont sous la chaine des Pyrénées, deux pays historiquement moins importants mais qui comptent beaucoup pour la Gascogne, Commiges et Couserans, auxquels se rattache la clé du Val d’Aran, en pointe de notre écu comme il l’est géographiquement de la Gascogne .
    Au milieu de l’ensemble, « sur le tout » , nous avons placé les armes de la « petite » Gascogne du XVIIe siècle, en raison de leur caractère synthétique (armes de la Gascogne « moderne » et non celles d’un pays particulier) mais aussi en raison de leur caractère récent (suivant en cela les principes héraldiques habituels) ; ces armes sont, de plus, encore très populaires en Gascogne centrale (et y sont parfois utilisées en bannière comme dit ci-dessus.

    Un mot encore : nous avons préféré une disposition « gironnée » (lignes de compartimentage obliques) à la disposition en carré plus fréquente, tant parce que leur particularité attire davantage le regard que par le double et implicite rappel visuel du triangle gascon (et aussi du sautoir d’un des possibles drapeaux de la Gascogne).

  • A la suite de nouvelles informations apportées par Torné-Sarte, on ne peut dire que les armes de 1694, confirmées en 1719 étaient "certes totalement déconnectées des réalités héraldiques antérieures". Bien au contraire.

    Je propose de rectifier :

    "qui puisaient dans le répertoire antérieur (lion d’Armagnac et de Guyenne, gerbe de blé du cimier d’Armagnac)"

  • Je suis d’accord pour rectifier en évoquant le lion d’Armagnac mais pas celui de Guyenne(Aquitaine) d’une conception différente(lion léopardé).

  • Votre écu représentant l’armorial des pays gascons est une réussite dans sa conception.Mais il ne constitue pas le drapeau sous lequel les gascons pourraient se fédérer.J’ai assisté à un concert du groupe BOISSON DIVINE qui avait apposé sur le devant de la scène le drapeau rouge au sautoir gascon,et maints drapeaux à cette image flottaient dans l’assistance.
    Faute de voir un drapeau gascon homologué(cela fait plus de 10 ans que le débat a lieu sans jamais aboutir) je trouve normal que les gascons en mal de reconnaissances se réfèrent à ce dernier,qui, dans l’esprit populaire est accepté comme tel. Votre projet de blason ne remplacera jamais un drapeau .La Bretagne l’a compris car son blason "d’argent à 3 hermines de sable" est moins fédérateur que le GWEN A DU.Notre province est une des plus grande(sinon la plus grande) et il a urgence maintenant à se décider...la création de l’IKURRINA n’a pas pris 20 à son créateur, pourquoi les gascons feraient-ils moins bien ? Il n’y a plus de temps à perdre ...gascoù tostem amassa !

  • Les armoiries synthétiques n’ont évidemment pas la même fonction que le drapeau qui nous manque.
    Il est grand temps, en effet, de capitaliser les efforts de plusieurs années de recherche, de travail et de discussions parfois rudes, d’arriver à un consensus tant sur les couleurs, le plan du drapeau et les autres emblèmes possibles.
    En dehors du drapeau, il est certain que la Croix de Gascogne et la Daune peuvent remplacer avantageusement des signes usuels qui n’ont rien à faire en pays gascons.

    Mais je renvoie à la réponse de Tederic, et je vous suis :
    "Il n’y a plus de temps à perdre".

  • Bonjour,
    d’après une carte de 1650 les armoiries de la Gascogne sont écartelés en 1 et 3 d’argent au lion de gueule et en 2 et 4 de geule au lion d’argent, ces armes sont inspirées des comtes d’armagnacs qui ont pour blason d’argent au lion de gueule...
    Cordialement
    Je vous aurais bien transmis le document mais cela ne passe pas ..
    J.A.A.




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