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Lexique français-gascon d’Escource et de la Grande Lande

mardi 4 mars 2014, par Halip Lartiga

Word - 618.5 ko
Lexique français-gascon d’Escource et de la Grande Lande
Élaboré par Halip Lartiga d’après LO DICCIONARI
GASCON-FRANCÉS de Pierre MÉAULE (1894-1992).


Grans de sau

  • Je retrouve ce travail fait il y a des années et il faut tout de même que j’apporte quelques précisions. Ce lexique a donc été réalisé à partir du dictionnaire de Pierre Méaule d’Escource. Cet ouvrage remarquable est bien plus riche et documenté que celui d’Arnaudin dont il a d’ailleurs repris la matière.
    Dans sa préface manuscrite, comme l’est tout le document, Pierre Méaule parle d’un travail de 40 ans et ce dictionnaire est malheureusement trop peu connu et diffusé.
    Ce petit lexique, dont je suis le simple copiste, n’est en fait qu’un échantillon lexical des mots qui m’ont semblé, très arbitrairement, les plus intéressants du point de vue idiomatique. Je parle d’échantillon car l’original, qui compte environ 450 pages, avec une moyenne de 30 mots par page, totalise donc entre 13000 et 13500 entrées.
    C’est donc, pour notre dialecte gascon landais (je dis bien landais, pas chalossais. En gros la partie nord-occidentale du département des Landes et une petite partie sud-occidentale de celui de la gironde, hors bassin d’Arcachon), l’outil le plus complet dont on dispose.
    Une numérisation et une édition seraient nécessaires, avec mise en regard de la prononciation en API (voire un enregistrement pour chaque mot) de notre gascon "noir".
    Mon travail de mise en graphie normée ne rend absolument pas la phonétique. D’ailleurs, aucun choix graphique ne peut rendre cette musique, sauf l’API où les enregistrements, comme je l’ai dit. Donc, les querelles sur la graphie sont stériles puisque tout choix graphique, aujourd’hui, est sous-tendu par un parti-pris idéologique, même si ceux qui le promeuvent s’en défendent avec beaucoup de mauvaise foi.
    Pour ce qui est du gascon "noir", beaucoup de ceux qui l’utilisent mais dont ce n’est pas l’idiome originel n’en maîtrisent pas la prononciation ni même l’écriture (sauf exception, comme Vincent Poudampa qui s’applique vraiment à bien restituer notre parler quand il le chante). C’est cela qui entraîne, à l’écrit et à l’oral, de nombreuses erreurs de prosodie, d’accentuation et autres approximations où on ne sait pas très bien démêler les sons spécifiques oe/eu/è/é dont seul un landais locuteur natif est capable de se dépatouiller.
    Si je me mets à essayer de parler béarnais ou bigourdan, par exemple, viendra un moment ou le locuteur natif et naturel se rendra compte que je ne suis ni béarnais ni bigourdan, malgré mes efforts et la connaissance que j’ai du gascon pour l’avoir aussi étudié de manière scientifique. Ce n’est pas grave en soi, ça l’est plus quand les erreurs sont gravées sur des supports qui vont durer et, plus que la parole des indigènes, faire malheureusement référence.




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