Noms

En graphie alibertine :   Baranhon

Selon le site des noms de J. Tosti, "lieu clôturé (occitan baranha = haie)".
Voir aussi l’hypothèse de Jean FRANVILLE à partir de la racine gauloise wer (eau).


 
Variante(s) graphique(s) :

Baragnon


 
 

En graphie alibertine :   Maugèr

Prononcer "Maoujè".
Le site des noms de J. Tosti nous dit :
"Mauger, nom de personne d’origine germanique (Amalgari ou Madalgari : racine gari = lance, précédé de amal = laborieux, zélé ou de madal = conseil, selon M.T. Morlet)".


 
Variante(s) graphique(s) :

Maugé

Mauger


 
 

En graphie alibertine :   Maugèir

Prononcer "Maoujèÿ".
Variante nord-gasconne de "Maugèr".
le site des noms de J. Tosti nous dit :
"Mauger, nom de personne d’origine germanique (Amalgari ou Madalgari : racine gari = lance, précédé de amal = laborieux, zélé ou de madal = conseil, selon M.T. Morlet)".


 
Variante(s) graphique(s) :

Maugey


 
 

En graphie alibertine :   Noalhan

Prononcer "Nouailhan".

"A perpaus de Noaillan (e tanben de Noaillac e de Saint Hilaire de la Noaille, totas duas deu canton de La Reula) vaquí çò que ne’n ditz Alexandre Nicolaï dens : Les noms de lieux de la Gironde.- Librairie Féret et fils.-Bordeaux, 1938. :

... noms de lieux dérivés du mot latin "novalis", centres de population ruraux formés au cours du moyen-âge sur des tènements souvent très anciens mais ruinés depuis longtemps et défrichés à nouveau et remis en culture après les désastres des invasions ou des guerres, sur lesquels le clergé percevait le droit des "novales".

Tròban tanben dens : Michel Grosclaude.- Dictionnaire toponymique des communes du Béarn.- Escòla Gaston Febus.- Pau, 1991. una explicacion que se sembla a perpaus de Navailles (Navalhas)
Remarcas :
1 - En gascon, escríver Noalhan o benlèu Navalhan e prononciar [nawajã] coma las gents deu lòc. (En fèit, lo son [j] diveré èster remplaçat per una "l" molhada.)
2- Un tènement èra una tèrra concedida per un senhor."
[G. Dulau]


 
Variante(s) graphique(s) :

Noilhan

Noaillan

Nouaillan

Nouailhan


 
 

En graphie alibertine :   Colarin

"Colarin" se prononcerait à peu près "Coulari", avec un léger "ng" à la fin.
L’existence de Coularis qui pourrait être en graphie normalisée "Colarins" permet de faire cette hypothèse de transcription.
"colarin" serait un diminutif de "colar" dont nous n’avons cependant pas la trace...
Les noms Coulary et Coularis sont plutôt médocain.
Dans le domaine gascon, et plus largement occitan, on trouve des lieux Coularot, Coularou, Coularan, Coularet, Coularic, Coulariot... et Coularre à Mios (pays de Buch).


 
Variante(s) graphique(s) :

Coulary


 
 

En graphie alibertine :   Colarins

"Colarins" se prononcerait à peu près "Coularis".
Voir Colarin.


 
Variante(s) graphique(s) :

Coularis


 
 

En graphie alibertine :   Lugan

Nom occitan, et aussi gascon, quoique pas très répandu en Gascogne.

luc / forêt

Et plus exactement bois sacré. Vient du latin "lucus" (bois, forêt). (…)

Lugan

"Lucus" signifie bois, forêt en latin et plus précisément "bois sacré". (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lugan


 
 

En graphie alibertine :   Chicòia

Prononcer "Tchicoÿe" ou plutôt "Tyicoÿe" avec un t mouillé.
C’est en principe le féminin de Chicòi, avec le a atonique de la graphie alibertine (ne surtout pas prononcer "Tchicoÿà" !
Voir
Chicoy, Angloy, Amestoy...
.

petit / petit

Prononcer "pétitt" ou "petitt". chicòi = petit Il y a d’autres mots qui (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Chicoye

Curieusement, "Chicoye" est plus attesté en Gascogne que "Chicoy" comme nom de famille, mais le e final n’est peut-être que graphique.


 
 

En graphie alibertine :   (la) Laguna

lagua, laguna, laguiva / étang, petit lac

Prononcer entre "lagüe" et "lagüo". En nord-gascon (Médoc, Bordelais...), (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lagune


 
 

En graphie alibertine :   Delestèr

"le nom DELEST (le mien !) [est] bien gascon et originaire du pays de Born. Rien qu’à Mimizan il y a un "nid" de DELEST, idem à Lit et Mixe.
Au XVIII° siècle on retrouve ce nom écrit DELES mais c’est la même famille."
[Isabelle DELEST]

J.Tosti, sur son site des noms, écrit sur "Delest" :
"Nom porté dans les Landes.
Semble une graphie erronée de Deleste, qui désigne celui qui est originaire de Lesté. Trois hameaux des Landes s’appellent Lesté, à Castets, Sainte-Marie-de-Gosse et Sort-en-Chalosse. Sens du toponyme : peut-être un cours d’eau marécageux."

Lesté doit donc être "L’Estèr" (voir "estey" en Nord-Gascogne), et "Delesté" a pu devenir "Delest", puis "Deles", après avoir perdu son accent aigu sur le "e" final.

Sur ce terrible problème de l’oubli des accents, voir ici.

"De l’Est" semble improbable : le gascon landais ne semble pas avoir connu le mot "est" pour désigner le point cardinal (il utilisait "darrèr").

estèir / estey

Prononcer "estèÿ". Affluent de la Garonne, de la Gironde, et du bassin (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Delest


 
 

En graphie alibertine :   País

Prononcer "Païs".

país / pays

Prononcer "païs".

 
Variante(s) graphique(s) :

Pais

En fait, ce nom de famille est souvent porté par des personnes d’origine portugaise. Il n’est pas certain qu’il ait jamais été attribué en Gascogne, en tout cas sous cette orthographe.


 
 

En graphie alibertine :   Robin, Arrobin

Il n’est pas exclu que la forme "Arrobin" ait existé, comme "Arroman" existe comme forme gasconne de "Roman".
Mais pour l’instant, pas d’attestation de "Arroubin/Arrobin/Arrouby" comme nom de famille.
Comme nom de lieu, oui. On trouve "Arroubis" (Arrobins en "normalizat"), "Darroubin" (Portets, 33), "Arroubin" (Devèze, 65).

Robin Robin

Serait un diminutif de Robert. Prononcer entre "Roubi" et "Roubing". (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Roubin


 
 

En graphie alibertine :   (los) Jornaus

Prononcer "(lous) Journàws".
Comme nom de lieu, souvent accompagné d’un nombre :
les Cinquante Journaux
les Trente Journaux
les Cent Journaux

"Il s’agissait de la superficie qu’un homme pouvait travailler dans la journée. En moyenne, il faut entre trois et quatre journaux pour faire un hectare.
Certains paysans continuent encore à parler en journaux pour évaluer une superficie."

jornau / journal

Prononcer "journaou", "aou" étant une diphtongue. Journal au sens de la (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Journaux


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Beròt

Prononcer "(lou) Béròt" en faisant entendre le t final.
J. Tosti :
"Le nom est essentiellement porté en Béarn. Selon Michel Grosclaude (Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons), il faut y voir un diminutif de Beigt (= beau, gros, également nom de baptême médiéval)."

Arbanats - fin du chemin du Bérot au Puy de Choyne
Arbanats - fin du chemin du Bérot au Puy de Choyne

bèth, bèra / beau

belle : bèra (prononcer entre "bère" et "bèro") dérivés : beròi ("beau" ; (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Bérot


 
 

En graphie alibertine :   Laguens

"là-dedans".
Voir Lahore (Lahòra).


 
Variante(s) graphique(s) :

Laguens

L’IGN donne :
LAGUENS [MONBLANC - 32]
LAGUENS [ROQUEMAURE - 81]
QUARTIER LAGUENS [LÉON - 40]
SOURCES DE LAGUENS [CASTELNAVET - 32]
Donc 3/4 en Gascogne !

Et aussi, "ça" pouvant remplacer "la" :
SAGUENS [PORTET-SUR-GARONNE - 31]
EN SAGUENS [GIMONT - 32]


 
 

En graphie alibertine :   Deubranar

Prononcer "Doubranà".
C’est bien sûr "deu branar" (de l’endroit planté de brande).

brana / brande

Prononcer entre "brane" et "brano". branda (prononcer "brande") existe (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Dubrana


 
 

En graphie alibertine :   Sarrolha

J.Tosti, sur son site des noms, rattache Sarrouilhe et Sarrouille à Sourrouil :
"Assez rare, le nom est porté dans l’Aude. Il est plus fréquent sous la forme Sourrouille (40, 64). C’est un toponyme ayant le sens de pierrier, décombres, rencontré aussi sous les formes Sarrouilhe, Sarrouille. A noter les hameaux de Sourrouille à Fonsorbes (31) et à Lapenne (09)."


 
Variante(s) graphique(s) :

Sarrouilhe

Sarrouille


 
 

En graphie alibertine :   Arnèr

Prononcer "Arnè".
J.Tosti, sur son site des noms :
"Porté dans les Hautes-Pyrénées, désigne celui qui est originaire d’Arné, commune du même département. Mentionné sous la forme Arnerio en 1290, le toponyme est de sens incertain. Il peut être formé sur le nom d’homme gaulois Arnos, mais on envisagera plutôt une racine prélatine ar(n), à l’origine du nom de plusieurs cours d’eau."

Je pencherais plutôt pour la racine prélatine.
[Tederic]


 
Variante(s) graphique(s) :

Arné


 
 

En graphie alibertine :   Pedebernada ? Pedevernada ?

4 combinaisons possibles pour expliquer ce nom :
Pe = Per (Pierre) ou pè (pied, début) ; Bernade = Bernada (féminin de Bernat)" ou Vernada (avec la racine vèrn = aulne)"

Mais Per de Bernada (Pierre fils de Bernarde) semble plus probable, puisqu’on trouve en toponyme des Pedebernat et même Pedebernard.

vèrn / vergne, aulne

Prononcer "bèrn". Viendrait du gaulois "vernos". dérivés : Vernet, (…)

/ pied

En plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait (…)

Bernat Bernard

Bien prononcer le "t" final.

Pèir, Pèr Peÿ Pierre

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu ! Dérivés : Dérivés ou (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Pédebernade


 
 

En graphie alibertine :   Dagusan, (d’)Agusan

Très probablement "D’Agusan", mais que veut dire cet "Agusan" ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Daguzan