Noms

En graphie alibertine :   (las) Hargas

Prononcer entre "Hargues" et "Hargos".

harga, hàrgua (?) / forge

harga : prononcer "hargue" ou "hargo". hàrgua : on ne sait pas trop... (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Fargues


 
 

En graphie alibertine :   Destot

Se décompose probablement en "D’Estot".
Le lieu Estout existe, mais qu’est-ce que ça veut dire ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Destout


 
 

En graphie alibertine :   Bentejac, Ventejac, Ventejat ?

Ce nom existe seulement en Gascogne, comme nom de lieu et de famille.
Les noms en "ac" viennent généralement de l’époque gallo-romaine, et sont donc antérieurs à la formation du gascon, même s’ils ont suivi, en Gascogne, les mêmes modèles d’évolution que les mots gascons issus du latin.

Donc, expliquer directement "Bentejac" par les mots gascons "vente" (bente), "venta" (bente) ou "vent" (bent) est probablement impossible.
Par contre, les lingüistes qui connaissent le latin peuvent imaginer quel nom de domaine gallo-romain peut avoir évolué vers "Bentejac".
Et on ne peut pas exclure d’y retrouver, par exemple, le mot "vent" en latin (ventus), sachant qu’un élément aussi important dans la nature que le vent a une probabilité plus grande d’expliquer un toponyme que "ventre" ou même "vente".

Lire la discussion ci-dessous !


 
Variante(s) graphique(s) :

Bentéjac

Il y a en Gironde, dans les Landes, en Lot-et-Garonne de nombreux Bentéjac.
J’en ai dans dans mes ancêtres.
Ce nom vient-il de ventre (bente) vente (vente) ou benta (faire du vent) ?
Henri Portes

Bentégeac


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Venquet

Prononcer "(lou) Benquét".
Après l’avoir écrit "Benquet" comme la forme la plus fréquente en Gascogne, je choisis de l’écrire "Venquet" compte tenu des explications étymologiques données par les gasconhautes.
Le nom Venquet a semble-t-il quelques attestations en Provence. Y a-t-il là-bas la même étymologie qu’en Gascogne ? C’est possible, puisque le provençal ne prononce pas le "v" comme un "b", et que la forme "franco-phonétique" n’aurait pas de mal à y être "Venquet".
[Tederic M.]

venque ? / végétaux souples

Saule, osier... Aucun dictionnaire ne semble attester venque (prononcer (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Benquet

Nom trés répandu en Bordelais et Bazadais.


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Venquèir

Prononcer "(lou) Benqueÿ" (nord-gascon).
J’abonde dans le sens de Gaby et modifie la graphie alibertine de "Benquèir" en "Venquèir". Ne changez rien à votre prononciation habituelle : prononcez toujours "B", le gascon ne connaissant pas le son "V" !
Voir aussi Benquet/Venquet.
[Tederic M.]

venque ? / végétaux souples

Saule, osier... Aucun dictionnaire ne semble attester venque (prononcer (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Benquey


 
 

En graphie alibertine :   Branens

Les noms en "ens" sont réputés être d’origine germanique, de quand les goths régnaient en Gascogne.


 
Variante(s) graphique(s) :

Brannens

Bazas, 24 février 1737


 
 

En graphie alibertine :   (las) Tastas

tasta / broussailles, hallier

"Arnaut de Las Tastes : de l’ancien gascon tasta, « broussailles, hallier » (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Tastes

Bazas, 18 février 1697 et 9 février 1728


 
 

En graphie alibertine :   Capdecoma

L’extrémité de la vallée.

cap / tête, bout

Aussi bout ou extrémité de quelque chose. Ex : cap deu bòs = bout (fin ou (…)

coma / combe

Prononcer entre "coume" et "coumo". Une combe est une sorte de vallon, de (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Capdecomme


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Sarte

sarto / tailleur

Prononcer "sartou" en mettant l’accent tonique sur "sar". Variante : sarte (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Sarthe

Sarte

Geneanet donne des attestations anciennes gasconnes surtout pyrénéennes, écrites "Sarte" ou parfois "Sarté" (la forme écrite la plus courante étant "Sarthe") :
exemples :
DU SARTÉ Jeanne 1640 - 1666 Ger, 65100, Hautes Pyrénées
GALAN SARTE Jean (puiné) 1646 - 1690 Lannemezan
SARTE Guilhamot 1600 - 1600 Marsous 65400
SARTE Domenge 1630 - 1675 Saint Pastous, Hautes Pyrénées
SARTE Domengea 1620 - 1676 Gaillagos, Hautes Pyrénées »...

mais aussi celle-ci plus au nord :
SARTÉ Blaise 1670 : L... B...1647 - 1703 Castéra-Verduzan, 32083

L’accent aigu sur le e final est-il d’origine ? de toute façon, il ne signifie pas que l’accent tonique soit sur ce e final. Si c’était le cas, l’étymologie ne serait pas le mot gascon sarte/tailleur.


 
 

En graphie alibertine :   Moncocut

C’est aussi un nom de lieu dans le Sud du département des Landes.
Alors, "mont du coucou". Peut-être, mais c’est peut-être moins simple...

cocut, cocuth / coucou (l'oiseau)

L’oiseau. Prononcer "coucut". Le mot apparait dans de nombreux noms de (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Moncoucut


 
 

En graphie alibertine :   Samatan

Existe aussi comme nom de lieu.


 
Variante(s) graphique(s) :

Samatan


 
 

En graphie alibertine :   Pendans

Vient probablement d’un nom de lieu. Lieu en pente ou "dépendance" de quelque chose ?
Est-ce un nom français gasconnisé ? (le gascon supprime le "d" à "pendre" : "péner")


 
Variante(s) graphique(s) :

Pendanx

Pendans existe aussi, mais est-ce en rapport ?
Rapport avec Poudenx ? ou seulement attraction pour la terminaison ?
La terminaison "anx" serait germanique comme "ens".
A noter : un très grand nombre de lieux "Pendants" en France d’Oïl. Signification = dépendance ou terrain en pente ? Plutôt le deuxième sens probablement.
Pendanx est-il ce "Pendants" venu de la France d’Oïl et "gasco-landisé" sous l’attraction de noms comme Poudenx ? L’hypothèse est à envisager sérieusement.
La forme gasconne de "Pendant" serait "Penent" qu’on trouve effectivement en Gascogne, surtout en Béarn. On trouve aussi "Pénan" en Gascogne landaise, mais est-ce en rapport ?

Pendans


 
 

En graphie alibertine :   Meric

Ce nom est présent sur les bords de la Gascogne, et dans le domaine languedocien.

Meric

Pas spécifiquement gascon, mais occitan en général. Semble un (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Méric


 
 

En graphie alibertine :   Còstabonel

Ce nom semble pouvoir se décomposer en "Còsta Bonel".
Dans ce cas, le "o" final conservé à "costo" serait une transcription (rare dans les noms de famille) de la finale atone occitane que la graphie classique occitane note "a".
Quant à "Bonel", ce n’est pas une forme gasconne, ce qui suggère que ce nom est venu d’ailleurs en Occitanie.

còsta / côte

dérivés ou variantes : costalat : côteau On aurait pu penser que le mot (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Costobounel

Une très vieille famille langonnaise, et dont le nom semble n’exister qu’ici.
[David]


 
 

En graphie alibertine :   Cambòrda

bòrda / ferme, métairie, grange

Ou grange. Prononcer entre "bordo" et "borde" ; Dérivés : bordeta (…)

camp / champ

Souvent prononcé "cam", sans faire entendre le p final. campanha : campagne

 
Variante(s) graphique(s) :

Camborde

Camborde : lou camp (le champ) et borde (la grange) = la grange dans le champ


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Guarderar

L’hypothèse du défens (terre réservée au Seigneur) est à considérer.
En tout cas, ce devrait correspondre à un des différents statuts que pouvait avoir une terre dans la Gascogne d’autes còps.

guarda / poste de garde

Mot ancien, peut-être d’origine germanique. Prononcer "gwarde", "gwardo", (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Gardera

Nom très présent dans le pays montois.
[David]


 
 

En graphie alibertine :   Tresaugas

On peut y voir le chiffre "tres" (trois), mais pour "augas", c’est plus difficile.
"auga" existe-t’il dans le sens de "pré" ? Si c’était le cas, cela pourrait expliquer "Tresaugas", mais alors comment "augue" ne serait-il pas plus présent dans les noms de lieu gascons ?
Sinon, on peut penser à une variante de "aiga", mais c’est un peu bizarre, tant les formes "aygue" sont solidement implantées.

auga / molinie bleue

Prononcer "awgue"... "graminée vivace qui croît notamment dans la lande (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Tresaugues


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Claveròt, (la) Claveròta

Diminutif de "Clavèr" (Clavé).

clau / clou, clef

Prononcer "claou" ("aou" étant une diphtongue). Si "clau" est masculin, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Clabérot


 
 

En graphie alibertine :   Salins

Prononcer "Salis", le gascon béarnais ne prononçant pas le "n", dans ce contexte.


 
Variante(s) graphique(s) :

Salis


 
 

En graphie alibertine :   Sapèna

Peut-être "Sa pèna" ou "sa" est l’ancien article défini, plus tard remplacé par "era" en gascon pyrénéen.
On a aussi "Sacasa" (Sacaze), par exemple.

pèna, pena / rocher abrupt, falaise

Prononcer entre "pène" et "pèno". Jean Eygun rapporte pena ("pèno") pour la (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Sapène