Noms

En graphie alibertine :   Lestruga

Géopatronyme donne des Lestrugue à Boé.
Le lòc Lastrugue existe à Encausse (32).
Le lòc Malestrugue existe aussi...
Lastrugue est probablement "L’astruga", et Malestrugue est "Malestruga".
Et de même que Montastruc a pu donner Montestruc, L’astruga a pu donner L’estruga.
Donc, "Lestrugue/Lestruga" est probablement "La chanceuse". Peut-être initialement un lieu associé à un évènement heureux, ou le "chafre" d’une femme (dans ce dernier cas, le sens "adroite" est aussi à considérer).

astruc / chanceux

Né sous une bonne étoile (il y a le mot "astre" dans "astruc"), mais aussi (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Lestrugue

Le lòc Lestruges existe à Beaugas (47), légèrement hors Gascogne. Probablement "Las trujas" (les truies).
Probablement aucun rapport avec "Lestrugue".


 
 

En graphie alibertine :   Fautós

On choisit pour l’instant "Fautós" comme graphie normalisée phonétique, pour ne privilégier aucune hypothèse.

J.Tosti, sur son site des noms, nous dit ceci : "Le sens du toponyme est obscur. Michel Grosclaude (Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons) pense à l’équivalent du français hauteur, désignant une colline."

Dans le sens de l’hypothèse de Grosclaude, "Hautors" prononcé "Haoutous" et signifiant "Hauteurs", un indice : "la Pène d’eras autous" (la Pèna deras autors) à Gedre (65), qui semble au moins être une attestation de "autous" dans le sens de "hauteurs".
Resterait à établir le rajout du "f", qui ne pourrait résulter que d’une conjonction de deux modifications :

 l’ajout du "h" ; celui-ci se fait bien dans l’adjectif gascon "haut" qui correspond au latin "altus".

 la transformation du "h" en "f" par un scribe voulant dégasconniser à tort et à travers, et voyant à tort un "h" gascon.
Le "h" qui revient parfois pour noter le nom de famille, après le "t", est-il un fantôme du "h" initial remplacé par le "f" ? Décidément, ce nom est intéressant !
Si l’hypothèse "hauteurs" était confirmée, il faudrait écrire "Hautors" en graphie normalisée.
Il est étonnant, toutefois, de ne jamais trouver "fautou/hautou" (au singulier).

Claude Larronde propose, lui, l’hypothèse "fautós" (fautif). Cette hypothèse gagnerait à être confirmée par l’existence d’un féminin "fautouse".

Dernière piste qui n’a rien à voir avec les deux autres :
"Le Fautouras" à Mayres (07), augmentatif d’un "fautour/fautor" dont la signification est à préciser, mais on est loin de la Gascogne.

Geneanet.com donne le nom de famille Fautous/Fautoux à Doazit vers 1600. Il serait intéressant de remonter plus loin dans le temps pour guetter d’autres formes du nom.


 
Variante(s) graphique(s) :

Fauthoux

Fautoux

Fauthous

Fautous

"Bonjour, je suis d origine landaise, du coté de Garein, j aurais aimé connaitre d avantage sur mon nom : FAUTOUS...
Merci d avance, vive le sud ouest !"


 
 

En graphie alibertine :   Rostanh, Arrostanh

Arrostanh peut correspondre aussi, avec une étymologie qui semble différente, à Rustan, Rustaing, petit pays près de la Bigorre.

Un toponyme historique retrouvé : l’Arrostan. Un toponyme de Malabat (32)

Rostanh Roustan

Existe sous des formes diverses : – formes francisées : Rostain, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Roustaing

Rousteing


 
 

En graphie alibertine :   Bolhet

De "bolh", on pourrait déduire "petit lavoir".
Mais c’est à creuser, l’implantation géographique des "Bouilhet" étant sud-gasconne, alors que celle des Dubouilh est nord-gasconne.

bolh / lavoir

ou aussi golh. [lexique de gascon bazadais de Vigneau]

 
Variante(s) graphique(s) :

Bouilhet

Qué poush dise sé qué bos dise aquet ?


 
 

En graphie alibertine :   Sarramejan

sèrra, sarra / colline ou chaîne de collines

Prononcer entre "sèrre" et "sèrro". Ou ensemble de collines. Michel (…)

mejan, medan / moyen


 
Variante(s) graphique(s) :

Sarreméjan

Saraméjean


 
 

En graphie alibertine :   Catuha

Prononcer entre "Catuhe" et "Catuho".
Nom de famille landais, du Marsan principalement.
Le lòc "Le Catuhet" ou "Catuhet" existe plusieurs fois.
Semble correspondre au "Catufe" ou "Catuffe" languedocien. Même Catufet existe comme lòc.


 
Variante(s) graphique(s) :

Catuhe


 
 

En graphie alibertine :   Podens

Présent dans le sud des Landes.
La terminaison en "ens" est généralement considérée comme une trace germanique. Le "x" n’a pas de valeur étymologique.
Signification à creuser. Y a-t-il un rapport avec la racine latine "potent-" (puissant...) ?


 
Variante(s) graphique(s) :

Poudens

Poudenx


 
 

En graphie alibertine :   Baringo

Semble une variante de Barinco.

A rapprocher aussi de Barungo, Barunguo, Barungou, Barungue... trouvé dans le registre des naissances de Laruns. <ligam5437>


 
Variante(s) graphique(s) :

Baringou


 
 

En graphie alibertine :   Barinco

Prononcer "Baríncou", donc en mettant l’accent tonique sur "rin".

Vincent.P nous informe :
"Des Barincou sont attestés en 1759 à Lescar et en 1621 à ...Barinque !
D’ailleurs Barinque est attesté Barinco en 1402 (autrement dit, Barincou après le passage de o>ou).

La racine pré-latine barenc- (ravin) est très fréquente dans le monde pyrénéen.
Barincou n’a donc rien de spécialement béarnais même s’il est porté par des familles béarnaises (probablement sans lien de parenté avec les autres Barincou de Haute-Garonne).
NB :
http://laurent.bourdalle.free.fr.

Attention, l’accent tonique authentique n’est donc pas sur le "ou" final, ce qui est incompatible avec la phonologie française.


 
Variante(s) graphique(s) :

Barincou


 
 

En graphie alibertine :   Balaguèr, Balaguèir

Prononcer respectivement Balaguè, Balagueÿ.
La balaguère est un vent du sud, mais que signifie ce nom au masculin, qui a son épicentre dans le département de l’Ariège ?

Balaguèir est la forme nord-gasconne, trouvée en toponymie comme "Balaguey".


 
Variante(s) graphique(s) :

Balagué


 
 

En graphie alibertine :   Maniu

Prononcer "Maniw".
Deux explications qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre :
 nom individuel Amaniu, tronqué,
 à la rigueur : déformation de Mainiu

Amaniu Emmanuel

Prononcer "Amaniw". Mentionné par L’Histoire de Pessac de Raphaël St Orens (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Manieu


 
 

En graphie alibertine :   Candelòt

Diminutif de "candela" (chandelle) ?
Un lieu "Candelot" existe à Agnos (64).


 
Variante(s) graphique(s) :

Candelot


 
 

En graphie alibertine :   Bahonha

"Bahonha" est la graphie occitane normalisée à la fois pour Baffoigne, pour Bahougne, Baffougne, etc.
"ff" a noté en gascon ancien le "h" aspiré qui correspond au "f" latin.

Le lòc Baffougne existe à Saint-Michel-Escalus (40).
Le lòc Bafougne ou Bahougne existe à Leon (40), à Saint-Barthelemy (40) et à Saint-Cricq-Chalosse (40).

Tosti, sur son site des noms, écrit ceci :
"Le nom est porté dans la Gironde. On trouve la forme Baheigne dans les Landes. Sens incertain. Il devrait s’agir d’un toponyme à rapprocher de formes comme bahine ou bagniu, qui désignent dans cette région des nappes d’eau."
Le mystère reste sur la racine de ce nom. L’idée d’un élément de la nature, nommé ainsi dans les Landes et la Chalosse, est à retenir.


 
Variante(s) graphique(s) :

Bahougne

Baffoigne

"Le nom Baffonhia est cité avec cette orthographe depuis 1460 (Sanche de Baffonhia et son frère Minjot de Baffonhia).
C’est le fils de Sanche de Baffonhia (Jehan de Baffonhia 1495) qui a francisé le nom en Baffoigne vers 1510."

Baffougne

Baffogne


 
 

En graphie alibertine :   (los,eths) Pomèrs

Pommiers.

poma / pomme

Prononcer "poume" ou "poumo". dérivés : pomèir ou pomèr (prononcer (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Poumès


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Tartàs

Epicentre dans les Landes de Gascogne.
On propose un rapprochement avec la racine aquitano-vasconne "arte" (chêne), comme pour "artigue/artiga".
Le "t" initial serait dans ce cas un reste d’une langue très ancienne.
De toute façon, ce nom est très ancien, pré-latin, peut-être même antérieur à la couche aquitano-vasconne, puisqu’on le retrouve même en Roussillon, par exemple.
De plus, on ne le trouve guère associé à des qualificatifs, au contraire de Artigue, ce qui confirme qu’il correspond à un mot tombé en désuétude depuis très longtemps.
Comme "Artigue/Lartigue...", Tartas est plus concentré géographiquement comme nom de famille que comme nom de lieu.
La Gascogne en a le quasi-monopole comme nom de famille, alors qu’elle le partage comme nom de lieu avec d’autres régions.
C’est peut-être qu’en Gascogne et au Pays basque, plus qu’ailleurs, les noms de famille ont été des "noms d’ostau".

L’existence d’un lieu "Le Tartas", donc avec un article, fait penser à un nom plus récent. Il peut aussi y avoir homonymie.


 
Variante(s) graphique(s) :

Tartas


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Caunar

Prononcer "Caounà".
"cauna" (fondrière, grotte, cavité... en languedocien) + suffixe -ar ?
Dans ce cas, désignerait un lieu où il y a des fondrières.
Mais une racine plutôt languedocienne est un peu étonnante pour former des toponymes en Gascogne occidentale.

Sinon, plus gascon est le sens de ruche donné à caune (cauna) par Palay.
Mais cette racine semble elle-même peu présente en toponymie de Gascogne occidentale, et le suffixe -ar est-il plausible sur ce mot ruche ?

Pour la commune (ancienne seigneurie) de Cauna*, près de Tartas, l’étymologie Calnarium est donnée.
Il faudrait préciser le sens de ce mot latin, mais le suffixe gascon -ar, qui vient bien du suffixe latin -arium, a formé des mots puis des noms pendant la période linguistique gasconne, et le nom Cauna(r) n’est pas nécessairement un fossile du latin.

*Parfois écrit "Caunac", ce qui constitue un exemple de plus de l’étonnant passage ar/ac.


 
Variante(s) graphique(s) :

(de) Cauna


 
 

En graphie alibertine :   Larrivau + (l’)Arrivau

Prononcer "Larribàw" ou "Larriwàw".

Juillet 2018 :
Dans un premier temps, sur la base de arriba, j’avais écrit ce mot avec un b : arribau...
mais les "arriouaou" présents en toponymie suggèrent qu’une prononciation w est possible. Pour englober les deux, j’écris v : arrivau !
Reste à savoir si le même raisonnement ne pourrait pas valoir aussi pour arriba...
Tederic M.

arriba / rive

Prononcer entre "arribe" et "arribo". riba en Nord-Gascogne. arribèra, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Larribau

Laribau

Larribeau


 
 

En graphie alibertine :   Vailonga

Prononcer entre "Baïloungue" et "Baïloungo".
Bénédicte Fénié, dans son dictionnaire toponymique des communes des Landes et du Bas Adour, explique Beylongue par "Vath longa" (vallée longue).
Cette explication doit fonctionner pour Baylongue !

vath / vallée

Prononcer entre "bat" et "batch".

 
Variante(s) graphique(s) :

Baylongue


 
 

En graphie alibertine :   (lo,eth) Vernet

Prononcer "(lou) Bernét" en faisant entendre le t final.

vèrn / vergne, aulne

Prononcer "bèrn". Viendrait du gaulois "vernos". dérivés : Vernet, (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Vernet

Bernet


 
 

En graphie alibertine :   (lo) Cantau

Prononcer "(lou) cantaou/cantàw" ou "aou" est une diphtongue.
"pierre d’angle" selon Claude Larronde.

Ne serait-ce pas une variante de "candau", versant de colline exposé au soleil ?

candau, cantau / versant d'un côteau

Prononcer "kandaw/candaou". Questions aux saberuts : – Est-ce qu’il (…)

 
Variante(s) graphique(s) :

Cantau