Noms
En graphie alibertine : Moneton
Prononcer entre "Mounétou" et "Mounétoung".
Hypochoristique de "Ramon" avec rajout des suffixes "et" et "on", qui ont tous deux une valeur surtout affective.
Ramon RaymondPrononcer entre "Ramou" et "Ramoung".
Attesté dans les registres de la (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Moneton
Il est intéressant de constater que cette graphie est pré-française, et que la graphie occitane normalisée, mise au point depuis environ un siècle, retombe exactement dessus.
Mounétou
En graphie alibertine : (lo) Brandar
"Brandar", qui se prononce "Brandà", est la forme nord-gasconne (Libournais...) de "Branar" (prononcer "Branà").
brana / brandePrononcer entre "brane" et "brano".
branda (prononcer "brande") existe (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Branda
En graphie alibertine : Ladevath
"Là-dessous", de même que "Lassus", nom de lieu très courant en Gascogne, veut dire "Là-dessus".
"Ladevath" a en gascon les synonymes Lajús, Lajós (Lajous, Layous), Çajós (Sajous, Sayous) et d’autres...
devath / dessous, en avalPrononcer entre "débat" et "débatch". |
Variante(s) graphique(s) :
Ladébat
En graphie alibertine : Caunegre
Présent surtout dans les Landes marensines.
Probablement "vallon profond et noir".
negre, negue, ner, nere / noirPrononcer "négré" avec l’accent tonique sur "né".
variantes : negue ou (…) |
cau / ruisseau en montagne, ravin, sillon + chouPrononcer entre "caou" et "caw".
cau peut signifier dans les Landes (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Caunègre
En graphie alibertine : Perromat
Assez répandu en Gironde, présent aussi dans le département des Landes et au Pays basque.
Pèir, Pèr Peÿ PierrePèir Berland defenot la libertat de Bordèu !
Dérivés :
Dérivés ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Perromat
En graphie alibertine : Baudran
Existe (rarement) comme lieu en Gascogne, mais aussi hors Gascogne, en pays d’Oc et d’Oïl.
J.Tosti, sur son site des noms, donne l’explication germanique suivante : Bald (audacieux) + hramn (corbeau)
Variante(s) graphique(s) :
Beaudran
Baudran
Baudrand
En graphie alibertine : Darcòs
Nom dont le foyer semble être en Bazadais.
Pourrait être "D’Arcòs".
Mais on ne trouve nul part le lieu "Arcòs" (sauf "L’Arcos" à Ste Marie de Cuines, en Savoie !).
Le mot "arcòs" ou "arcòst" existe en Gascogne pyrénéenne (abri, versant abrité).
Est-il possible que les transhumances l’ait apporté en Bazadais ?
Serait-ce un vieux nom pré-latin ?
arcòst / endroit abritéPalay : « arcòs, arcòst (Mt Big.) : Abri ; endroit exposé au soleil et (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Darcos
En graphie alibertine : Soviela
Prononcer "Soubiéle"...
Comment expliquer "so" ?
Article salat ? Mais ce serait plutôt Saviela...
viela / ferme, hameau, village, villePrononcer entre "biéle" et "biélo".
Vient du latin "villa" (ferme, mais (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Soubielle
En graphie alibertine : Campardon + (eth,lo) Camp ardon
arredon, ardon, redon / rondféminin : redona (prononcer "rédoune" ou "rédouno")
variante avec le "a" (…) |
camp / champSouvent prononcé "cam", sans faire entendre le p final.
campanha : campagne |
Variante(s) graphique(s) :
Campardon
En graphie alibertine : Lautrenh
Terminaison -enh typiquement couseranaise.
Variante(s) graphique(s) :
Lautrein
Geneanet : de LAUTREIN 1669 - 1669 Montjoie-en-Couserans
LOUTREIN [ENGOMER - 09]
Loutrein
Terminaison "ein" courante en Couserans, où c’est un nom de lieu.
Donc, nom de la couche pyrénéenne pré-gasconne.
En graphie alibertine : (lo) Pagés, (la) Pagesa
Veut dire "paysan", et a la même origine, "pagus" ("pays" en latin).
Ce mot est surtout languedocien, mais on le trouve aussi en Gascogne.
Variante(s) graphique(s) :
Pagès
En graphie alibertine : Codonh
codonh / coingPrononcer "coudougn".
dérivé :
codonhèir (prononcer "coudougnèÿ") : cognassier |
Variante(s) graphique(s) :
Coudouy
En graphie alibertine : Peiruc
Prononcer "Peÿruc".
Semble être "Pèir" + suffixe gascon "uc".
Sur le même modèle que Menjuc, Guirauduc, Berduc, Arnauduc, Bidaluc, Bertranuc...
Ce suffixe "uc", il faudrait chercher sa signification : diminutif, augmentatif, autre chose encore ?
Pèir, Pèr Peÿ PierrePèir Berland defenot la libertat de Bordèu !
Dérivés :
Dérivés ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Peyruc
Peyrucq
En graphie alibertine : Peiruquèu
Probablement Peiruc + le suffixe "èu" ("éou" - "éw").
Ce suffixe est difficile à interpréter.
Le gascon transforme les finales occitanes "èl" en "èu" (ex : "macarèl" -> "macarèu").
Mais est-ce bien le cas dans les noms de lieu ou de famille comme Monèu* (Mounéou), Bertranèu (Bertranéou), Janèu (Janéou), Haouréou (Haurèu), Morèu (Mouréou), Gojatèu (Gouyatéou), Bernadèu, Hortèu (Hourteau)...?
Il faudrait rechercher l’existence en Languedoc des correspondants Bertranel, Janel, Faurel... Morel et Faurel existent.
Est-ce que le suffixe "èu" pourrait avoir dans certains cas une origine pré-latine ? On pense par exemple à la localité béarnaise d’Ogeu.
*apparemment un hypocoristique de "Ramon"
Variante(s) graphique(s) :
Peyruquéou
En graphie alibertine : Deucossòu
Voir Cossòu (Cousseau, Coussau, Cousso).
còs = tertre, côteau, monticule
Variante(s) graphique(s) :
Ducousso
Ducoussau
Ducousseau
En graphie alibertine : (lo,eth) Cossòu
Prononcer "(lou) Coussòw".
"cousso", qu’on trouve surtout du côté de l’Armagnac, est très certainement la version gasconne du languedocien "coussol".
Il est donc correct de l’écrire "cossòu" en graphie normalisée (avec la diphtongue "òu" qui n’existe pas en français, et se prononce "oou").

Maintenant, que veulent dire "cossòu" et "cossòl" ?
còs / tertre, côteau, monticulePalay : cos (l), còu sm. – Coteau, monticule. V. coste, coustalàt. N. de p. (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Cousseau
Coussau
Cousso
En graphie alibertine : Palhauba
Prononcer "Pailhàube", "Pailhàubo" ?
[Mise à jour 2019 :
L’explication que je donnais ci-dessous n’est plus totalement valable : je privilégie maintenant l’explication du doublet Palhauba/Palhauga par la mutation simple de -b- à -g- que j’évoquais déjà à la fin (citation depuis un article de Gaby) sans passer nécessairement par le mot auga (qui cependant vient peut-être aussi de alba !).
Donc, Palhauba et Palhauga dérivent tous deux de Palha auba, sur le modèle aqua alba > Agoauba > La Goauga (lòc La Gouaougue).
Je crée un nom normat distinct Palhauga, abandonnant la lettre -v- que je pensais pouvoir servir à englober les deux variantes.
Tederic M.]
Sous ce nom_normat, j’écris faute de mieux un nom qui semble unique mais avec de nombreuses graphies françaises, aussi bien pour des noms de lieu que pour des noms de famille : Paillaugue à Lencouacq, Paillaougue à Saint-Justin, et aussi Peillaube à Razimet...
L’hésitation entre b et g se retrouve plusieurs fois, par exemple pour Paillaube ("ou Paillaugue") chez Geneanet, ou le lieu Paillogue, Paillobe à Lausseignan.
Il y a donc eu un nom qui signifiait sans doute un élément de l’environnement rural, et que la graphie du français a eu du mal à enregistrer : une suite de sons du genre "auwe" ne lui est pas familière.
Palhauga, d’abord choisi, renforce une hypothèse palha+auga.
Mais une évolution phonétique de palha auba à palha auga est possible* sans passer par le mot auga (une sorte d’herbe).
On trouve aussi en Gascogne des Paillau, et La Paillau à Lagraulet Lomagne).
Palay ne donne aucun nom commençant par Palhau.
* auguicha, anguicha, avicha, avisha, aubicha...
Quelques considérations sur les noms régionaux de végétaux en Bordelais, Bazadais et Agenais
Je pense que ces mots viennent du latin alba “blanche”, cette herbe ayant une couleur glauque donnant à la strate herbacée de la lande humide un aspect blanchâtre, flou.
Alb- donne aub- en gascon ; le -b- à la prononciation douce [β] passe souvent à -g- [ɣ] surtout après [w].
auga / molinie bleuePrononcer "awgue"...
"graminée vivace qui croît notamment dans la lande (…) |
palha / pailleSe prononce presque comme le français "paille" (pour une fois, c’est facile (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Peillaube
Nom de lòc à Razimet et nom de famille ancien attesté à Razimet et alentours.
Paillaube
Geneanet le donne en Seignanx avec une variante Paillaugue, et aussi en Poitou, à Chef-Boutonne !
En graphie alibertine : Montanèr
Prononcer "Mountanè".
AnèrPrononcer "Anè".
Vient probablement du vascon Aznar.
Selon J. Tosti, (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Montaner
Montané
En graphie alibertine : Peilana
Pour "lana", c’est clairement "lande", pour "Pèi", on peut hésiter entre le prénom et le mot qui désigne le relief.
pei, poei, poi, pui / colline, hauteurPrononcer " puï ".
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source (…) |
lana / landePrononcer "lane" dans la plus grande partie des Landes, "lano" en Gascogne (…) |
Pèir, Pèr Peÿ PierrePèir Berland defenot la libertat de Bordèu !
Dérivés :
Dérivés ou (…) |
Variante(s) graphique(s) :
Peylane
En graphie alibertine : Salanava
nau, nèu, navèth, nevèth, nava, navèra... / neufprononcer "naw"
neuve : nava (prononcer "nawe", "nabe", "nabo", "nawo"...) (…) |
sala / maison seigneurialeAncien mot gascon, d’origine germanique. |
Variante(s) graphique(s) :



