Mots

tecon

français : haricot vert

Prononcer entre "técou" et "técoung".
dérivé : tecoèra (prononcer entre "técouère" et "técouèro") : probablement un lieu où poussent des plantes à cosse (haricots...)

voir aussi :

teca / cosse

(de haricot...)
Prononcer entre "téque" et "téco".


 

enlobadat

français : ?

 

colac

français : alose

Prononcer "coulac".
"Parfois, désigne aussi le saumon." [A. Champ]

dérivé :
colaquèra (prononcer "coulaquère") : lieu riche en aloses ?
colaquina (prononcer "coulaquine") : alevin de l’alose, petite alose


 

escalòt

français : petite échelle, classement

"petite échelle en gascon. Est employé pour désigner le classement d’un acteur (exemple : premier à l’escalot)"
[Définition donnée par le glossaire du site des Coursayres des Arrigans l’escalòt sert justement pour les coursayres]

"c’est l’échelle qui chaque semaine est adossée à la "pitrangle" pour que les acteurs de la course landaise dont je fais partie reçoivent leurs prix"
[l’Escartur]

voir aussi :

escala / échelle

Prononcer "escale" ou "escalo".


 

mostarda

français : moutarde

Prononcer entre "moustarde" et "moustardo".


 

larèr

français : âtre, foyer

Prononcer "larè".
larèr rurau (prononcer "larè ruraou") : foyer rural

variante : lar (prononcer "la")
« Lar, Laa, Laar : foyer, âtre
On appelait laa, lar (BAY.), la maison principale, le manoir : dans le partage des biens patrimoniaux entre enfants, cette maison revenait de droit à l’aîné, au chef de famille. » [Lespy]
Multidiccionari francés-occitan


 

doman

français : demain

Prononcer entre "doumà" et "doumang".


 

bona jornada !

français : bonne journée !

Prononcer entre "boune journade" et "bouno journado".


 
 

colacquere

français : ?

 

estupa-huc

français : coupe-feu (?)

Prononcer "estupe-huc".
"estupar" veut dire "éteindre".

voir aussi :

 

moton

français : mouton

Prononcer entre "moutou" et "moutoung".
Dérivé :
motoèr (prononcer "moutouè") : moutonnier

voir aussi :

aolha / brebis

Prononcer entre "aouille" et "aouillo" ;
Autres formes :
agolha, oelha, aoelha, olha...
dérivés :
aolhèir, aolhèr, aoelhèr, agolhèir... (berger)

aolha

 

tcho

français : ?

 

auba

français : aube, aurore

Prononcer entre "aoube" et "aoubo".

Auba roja, vent e ploja ("Aoube rouye, bén é plouye") : proverbe qui signifie "Aube rouge, vent et pluie", mais en français, ça ne rime pas.

Palay donne d’autres sens possibles :
Multidiccionari francés-occitan

« – Mélique des landes du Pont-Long qui croît dans les touyas ; pierre blanche qui affleure sur le plateau du Ger. Cf. avec Peyraube, n. de l. et de p.
– Aube ; étincelle volante ; vêtement blanc du prêtre dans les cérémonies du culte catholique »


 

ramonada

français : ?

Prononcer entre "ramounade" et "ramounado".


 

miòlo

français : mulet

Prononcer "miòlou" avec l’accent tonique sur "miò".
Mais mul (tout court) et mulet (prononcer le "t" final) existent aussi.

voir aussi :

chivau / cheval

Prononcer entre "chibaou" ou "chibaw".
Sans doute un emprunt très précoce (il pourrait dater de la fin du Moyen-Age) de l’occitan au français.
La forme normale aurait dû être en gascon "cavath".cavath = cheval

dérivés :
chivalèir (nord-gascon ; prononcer "chibalèÿ") : chevalier

Lou chibaou
Lou chibaou
Centre équestre à Barbaste.
Tederic M.

 
 

- Tederic Merger

sable

français : sable

sablar (prononcer "sablà") : lieu sableux, sablière ?

Noms damb "sable" :


 

 ?

français : delta

 

soursouille

français : ?

 

choune

français : ?

 

créisher

français : croître, augmenter

Prononcer "créché" avec l’accent tonique sur la première syllabe, comme l’indique l’accent aigu.


 
 
 

sorcièr

français : sorcier

Prononcer "sourciè".
Autres mots :
broish posoèr (prononcer "pouzouè")


 

hilhdeputa !

français : fils de pute !

Juron populaire en Gascogne.
Prononcer entre "Hilldepute" et "Hilldeputo", mais en principe, il vaut mieux ne pas le prononcer du tout !-) hilh = fils


 

toja, tuja

français : thuie

Prononcer entre "touje", "touye", "toujo", "touyo".
La forme tuja existe aussi.

Petit ajonc épineux autrefois beaucoup utilisé pour faire la litière du bétail et donc le sostratge, sorte de fumier.
Le tojar (prononcer entre "touyà" et "toujà") est un terrain de lande où pousse la toja.
tojet (prononcer entre "touyét" et "toujét") pourrait bien avoir le même sens.

L’équivalent français "thuie" a été trouvé chez l’écrivain gascon Pesquidoux, mais il n’est pas certain qu’il soit passé dans l’usage commun.

Un proverbe tiré de V. Lespy (proverbes du pays de Béarn - éditions Lacour) :
Non cau pas tròp usar la haus si vòlin que cope la toja.
Il ne faut pas trop user la faux si on veut qu’elle coupe la "toja".


 

alauda

français : alouette

Ce mot aurait existé tel quel en gaulois.
dérivés ou variantes :
alausa, alaudeta

Noms damb "alauda" :


 

escalumada

français : vapeur, écume

"Escalumado, s. f. : Vapeur qui s’élève au-dessus des terrains humides, pendant les fortes chaleurs, en Guyenne."
[Frederic Mistral, "Tresaur dau Felibritge"]

Au niveau des passes d’Arcachon, il peut y avoir de fortes vagues qui dégagent quand elles se brisent une lègère brume. Les marins appelaient cette brume "l’escaloumade". [notez bien : "escalOUmade" et non "escalUmade", ce qui justifierait la graphie normalisée "escalomada"].
Cette brume ressemble en effet à la brume qu’on voit parfois le matin à ras de terre.
[Les patrons du restaurant "L’Escalumade" de Gujan-Mestras]


 

garinhòu

français : idiot, imbécile, crétin

Graphie proposée par le contributeur* : garignoù

"A tu pec, garignoù !" est en usage en Sud-Gironde...

*Par souci d’homogénéité, c’est la norme occitane "alibertine" qui est utilisée pour l’entrée du mot, même si la proposition du contributeur a utilisé une autre graphie.