Mots

tòr

français : glace

"Jo que perpausiòi : (la) tòr [tO :]"


 

 ?

français : saumon

 

solan, solanh

français : adret

Prononcer entre "soulà" et "soulang"...
Versant exposé au soleil.

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« soulagnét sm. – Dim. de soulâ, petit terrain exposé au soleil »

Certains toponymes "Soulan" ou "Soula" au féminin semblent pointer sur un mot solan féminin qui serait peut-être solana avec chute du n, donc solaa comme lana peut donner laa...

Noms damb "solan, solanh" :


 

hastic

français : ?

 

polida

français : belette

Prononcer entre "poulide" et "poulido".
Mise à jour 2023 : polida serait belette en languedocien ; le gascon a d’autres mots. daunabèra, panlèit, panquesa, panquèra, pangarra, pancarra, pancada, comaireta, damisèla, beroteta = belette


 

a bichte de nas ????

français : à vue de nez

[afin de publier dans un livret...]

La forme occitane alibertine est "a vista de nas".
Autres formes utilisés, plus proches de la phonétique telle qu’on peut la rendre en français :
a bisto de nas
a biste de nas
"a bichte de nas" est sans doute plus local, et correspond aux endroits où le "s" est chuinté, phénomène relevé récemment par Vincent.P.

voir aussi :

vista / vue

Prononcer entre "biste" et "bisto".
A vista de nas : A vue de nez


 
 

Diu Vivant

français : Dieu vivant

Prononcer à peu près "diubiban" (dioubiban).
C’est du français aux trois quarts gasconnisé.


 

escoba

français : balai, genêt

Prononcer entre "escoube" et "escoubo".
Vient du du latin "scopa".
Les balais pouvaient être faits de genêt...
dérivés :
escobar (prononcer "escoubà") : balayer (si c’est un verbe), lieu planté de genêts (si c’est un substantif)

voir aussi :

 

capborrut

français : têtu, entêté

Prononcer "cabourrut".
testut existe aussi.
Ces mots se déclinent aussi au féminin : capborruda, testuda (prononcer entre "cabourrude" et "cabourrudo", entre "testude" et "testudo")


 

- Tederic Merger

tòcas i se gausas !

français : touches-y si tu oses !

"toquo-s-i se gausos !"


 

 ?

français : boursouflé

 

cabana

français : cabane

A prononcer à peu près comme en français, mais avec l’accent gascon, bien sûr !
Semble être un mot d’oc passé en français.
Multidiccionari francés-occitan

On le fait venir du bas latin capanna qui lui-même viendrait peut-être du gaulois.

Suivant les contextes, la cabane a pu prendre des sens spécialisés : Lespy évoque par exemple l’habitation pour loger les baigneurs dans les stations thermales ; mais le mot peut aussi s’appliquer s’appliquer à des logements de pasteurs de troupeaux ("Cabane de societat").

dérivés ou variantes :
cabanèr, cabanèir (cabaneÿ) en Nord-Gascogne :
« cabanè,-re adj. et s. Cabanier,-ère ; qui loge dans une cabane. » [Lespy]

caban (en Médoc et Guyenne)
« CABAN, s. s. m. s. m. Petit parc, en Guienne » [Tresor dóu Felibrige]
Multidiccionari francés-occitan

caban (Méd.) sm. – Hutte, mauvaise cabane. [Palay]

verbe cabanar (cette fois, prononcer "cabanà") : fermer les contrevents à moitié quand il fait très chaud (passé en français régional sous la forme "cabanner")
nom commun masculin cabanar : sorte de cabane (ou plutôt lieu où il y en a plusieurs ?)

cabaniu est sans doute à "cabana" ce que bordiu ("bourdieu") est à "bòrda".
En tout cas, le suffixe -iu* (diphtongue "iÿou") est le même, mais le sens que ce suffixe ajoute au mot racine n’est pas très clair.
Peut-être un "lòc" où il y a plusieurs cabanes.
Palay va dans ce sens :

cabanìu,-ibe s. – Cabanon ; qui est propre à faire ou à établir une cabane. N. de p. Lous cabanìus, agglomération de cabanes.

*Le suffixe -iu est à rattacher au suffixe français -il (mais pour d’autres mots terminés en -iu, ce pourrait être le suffixe français -if).

Noms damb "cabana" :


 

selha

français : seau

Prononcer entre "seille" et "seillo".


 

garric

français : chêne

Un des nombreux noms que peut prendre le chêne suivant la région et la variété.
dérivé :
garrigar (ne pas prononcer le "r" final), et bien sûr "garriga" (prononcer "garrigo"), mais ce dernier est plutôt languedocien.

Noms damb "garric" :


 

paguèra

français : ubac

Prononcer entre "paguère" et "paguèro".
« Pièce de terre, versant exposés au Nord, ou, en tous cas, ne recevant pas de soleil, par opposition à soula, soulàn. » [Palay]
Multidiccionari francés-occitan

Il parait qu’on peut dire aussi "l’escura" (l’obscure).

Noms damb "paguèra" :


 

tapo, tapon

français : bouchon, bonde

Attention, tapo et tapon sont les notations alibertines, qui se prononcent respectivement "tàpou" (avec l’accent tonique sur ta) et "tapou(ng)" (avec l’accent tonique sur pou).

Palay donne en premier ceci :
Multidiccionari francés-occitan

« – Tapon, tape, bouchon, étoupin, bonde ; bourre de fusil ; poignée de paille pour boucher, bouchonner, obturer ; pièce de cuir pour rapiécer ; hausse de talon de soulier »

dérivés :
tapoar (pron. : "tapouà"), taponar : boucher (verbe)

tap, qui faisait à l’origine l’objet de cette fiche, pourrait être vu, non comme un dérivé, mais comme la racine de tapo, tapon, mais les discussions ci-dessous montrent que ce n’est pas clair, et que le mot tap en gascon signifie bien plus souvent talus que bouchon.

Le rapprochement avec les tapas espagnoles semble s’imposer, puisque ce nom vient des couvercles qu’on met sur les récipients contenant des victuailles, pour les protéger des mouches.

A propos de "tapon", Jean Lafitte, promoteur du Diccionari deu Gascon Modèrn (DiGaM), nous donne les précisions suivantes :

"Palay mentionne "tàpou" et "tapoû" ("tapo" et "tapon" en graphie de l’I.E.O.), mais avec une foultitude d’acceptions, dont le chiffon roulé en pelote pour faire la vaisselle ;
et bien sûr "bouchoû", qui sert aussi à "bouchonner".

L’ALG* III, 973 n’a recueilli nulle part "tapoû(n)", mais seulement "boussoû(n)" (surtout au sud-Ouest), "bouchoû(n)" (surtout à l’Est, prolongé en Languedocien), "boutsoû(n)" et "boussèt", celui-ci plutôt
archaïque.
Et pour "tire-bouchon", Palay ne mentionne que "desboussadé" et
"tire-boussoû" ("desbossadèr" et "tira-bosson" en classique) .
Voir ma note du mot "BOUSSA" dans ma réédition du Lespy."

boçon sur Gasconha.com

Pour tire-bouchon, le conteur gascon Miquèu Barís nous a signalé tira-tap (prononcer "tire-tap" ou "tiro-tap").

En anglais, "tap" veut dire "robinet". Y a-t-il un rapport ?

*ALG = Atlas lingüistique de Gascogne

tap, et le dérivé tapòla pour talus ou "côteau ou versant de côteau" [La Lomagne n°1]. tapòla = colline, mamelon


 

còsta

français : côte

dérivés ou variantes :
costalat : côteau

On aurait pu penser que le mot còs, qui explique le nom de famille Ducos, et des noms de lieu comme Cos d’Estournel, soit un còst dont on ne prononce pas le "t" final. còs = tertre, côteau, monticule
Mais il viendrait plutôt d’une racine prélatine "kos" (colline) qui aurait survécu en gascon.

"còsta" pourrait être le mot pour traduire le français "colline", même si "tuc", "turon", et d’autres, peuvent dire des types particuliers de colline ou de relief.

Noms damb "còsta" :


 

poralha

français : volaille

Prononcer entre "pouraille" et "pouraillo".
De la même racine (pora/poure/pouro ou potha/poutche/poutcho = poule, qui ne semble plus utilisé) : poret (prononcer "pourét") = poulet.
Qu’aimi lo poret rostit...
polet se dit aussi (prononcer "poulét").

dérivés : porèr (prononcer "pourè"), poralhèr, poralhèra (prononcer entre "pouralyère" et "pouralyèro") : poulailler

voir aussi :

garia / poule

Prononcer entre "garïe" et "garïo".
Vient du latin "gallina" avec deux évolutions gasconnes :

 la transformation du "ll" en "r" ;

 la disparition du "n" intervocalique.

dérivé :
garièra : « Volière, cage à poule, mue » [Palay]
Multidiccionari francés-occitan


 

cleda, clida

français : barrière, portail

Prononcer entre "clede" et "cledo", ou "cleude" en parlar negue.

dérivés :
cledòt ou cledon (prononcer entre "clédou" et "clédoung") : petit portail

Médoc, Buch... (Dictionnaire du patois de La Teste de Pierre Moureau) :
clida : grande porte pour fermer les chemins de service dans les champs
clidon : porte de jardin

Noms damb "cleda, clida" :


 

cuchòt

français : pot à résine

Prononcer un peu comme "cutchot", mais avec un "t" mouillé plutôt qu’un "tch".
"Que nha pa mès apita aus pins, mès que cao rapella lou nom. N’eus pa toustem pley dap cire et mèche peur bène aus parisieun !"
Il n’y en a plus accroché aux pins mais il faut se rappeler du mot. ça n’a pas toujours été plein de cire avec une mèche pour vendre aux parisiens !
[BL]

BL a écrit "cutyot". Comme Gasconha.com utilise la graphie occitane normalisée, cela a été transcrit par cuthòt, le "th" rendant le "t" mouillé propre au gascon (et au basque).
On pourrait aussi proposer cuchòt.
Lo gematge Qu’am escrivut aqueth article peu bulletin municipau de la mairetat d’Ondres.


 

sarralh

français : enclos

Prononcer à peu près "sarraï".

"Enclos, domaine tout d’un tenant ; bercail ; resserre, cachette ; sac où l’on cache ; médaillon à deux volets ; fermoir de livre."
[Hlo]

voir aussi :

sarralha / serrure

Prononcer entre "sarraille" et "sarraillo".

Noms damb "sarralh" :


 

vente

français : ventre

Prononcer "bénté" avec l’accent tonique sur "bén".

Bentré Sadoul* que jogo (vente sadol que jòga) : "ventre repu joue" [en français, çà coule mal]

*En gascon normal, ce serait "benté sadouth" (vente sadoth).


 

pinhadar

français : pignadà, plantation de pins

Attention, mot masculin, comme branar (branà), tojar (touyà), tausiar (taouzià), juncar (juncà, junquà, junkà...), même si on trouve maintenant ici et là des horribles "La Pignada"*.

Guy Suire, chroniqueur des "mots d’ici" dans le journal "Sud-Ouest", a parfaitement raison :

Le "r" final de la graphie occitane ne se prononce pas.
variantes : pinhatar, piadar, piatar, pinadar, pinatar...

*Victor Hugo "eth medish" a écrit "les piñadas voilées par les rougeurs du couchant" [ALPES ET PYRÉNÉES]. Lui aussi pouvait se tromper...

Ce mot "pinhadar/pignada", en plus d’être important pour la Gascogne, dont le pignadà occupe près du tiers de la surface, est très intéressant.
Le Dr Lafitte a fait justement remarquer qu’il dérive de "pinhat" (petit pin) et non directement de "pin".
Il semble aussi que, contrairement aux mots de la liste "branar,tojar,tausiar,juncar...", il n’a pas donné de nom de famille, ce qui suggère une formation tardive du mot, peut-être quand sont apparues, au 19e siècle, des plantations de pin, donc, des espaces plantés de petits pins.

Ce mot appartiendrait donc à la dernière génération du gascon, et, curieusement (et peut-être que les deux faits sont liés), il est aussi un des mots gascons qui sont connus même par des non-gasconophones, qui en changent parfois le genre, hélas.
Toustém sou "pignada" lafitte.yan [Forum Yahoo GVasconha-doman 2008-01-05 n° 8567]

Anglet - Logo du Domaine du Pignada
Anglet - Logo du Domaine du Pignada
Le Domaine du Pignada est un centre de vacances.
Rappel : un pignada (pinhadar en graphie occitane normalisée) est un bois de pins.

Noms damb "pinhadar" :


 
 

cada quate ans

français : tous les quatre ans

 
 

aiga

français : eau

Prononcer "aÿgue", "aÿgo"...
Dérivés :
aiguèr ou aiganèr : évier
en gascon maritime :
aiguèir : évier, ou aussi "flaque d’eau"
aguèra :
Multidiccionari francés-occitan

« AGUÈRE filet d’eau pour arroser les prés » Lespy
aigut, aiguda (prononcer entre "aÿgude" et "aÿgudo") : aqueux ; se dit par exemple d’un fruit qui parait gorgé d’eau.

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

aigat : « aygade, aygat : abondante chute de pluie ; crue, inondation »
aigon : « aygoùn (G.-M.) sm. – Rosée »
« ayguère sf. – Aiguière ; endroit rempli d’eau ; petite mare ; ruisseau d’irrigation ; sillon profond dans un champ pour l’écoulement des eaux. Cruche à anse (L.). »

Noms damb "aiga" :


 

batalar

français : bavarder

Pron. "batalà"

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« batalère sf. ; batalìs sm. – Bavardage ; conversation à plusieurs ; conférence ; discours décousu ; causerie sans gravité, sur le ton familier, parlote. Abé la batalère, avoir parole en bouche. »


 

desca

français : corbeille

Prononcer entre "desque" et "desco".